SPASMES DE L ACCOMMODATION. CXV.X
reçu le calabar, la variation qui s'accuse dans la grandeur du cercle lumineux entoplique. (Voyez images entoptiques (94).
La pupille est un peu déformée, et on constate des irisations chromatiques; le milieu des cercles lumineux (surfaces blanches) est légèrement jaune. On reconnaîtra dans cette circonstance la preuve d'une discordance entre la tension accommodalive et la dislance de l'objet éclairé, et d'une discordance par excès d'action ciliaire : il y a myopie relative (28).
En même temps qu'une déformation, on observe des oscillations dans l'étendue de la pupille, au commencement de la contraction. Celte double circonstance et la diminution de l'éclairage rendent suffisamment compte de la diminution constatée dans l'acuité de la vision, les oscillations devantporler sur l'accommodation comme sur l'iris (de Graefe).
L'éclairage est diminué, disons-nous; si l'un des yeux est libre, on peut comparer aisément les images au moyen de la diplopie prismatique. L'éclairage rappelle celui des éclipses de soleil.
Les cercles de diffusion sont singulièrement rétrécis, et la vision en tire avantage pour les objets situés au delà des limites de l'accommodation. La ligne d'accommodation de Czermak est notablement accrue.
2° Action exercée sur V accommodation. — L'action exercée sur l'accommodation se reconnaît au changement produit dans la position des poinls p et r. Le mouvement du point r embrasse les 2/5 de l'étendue de l'accommodation normale. Le point p suit la même marche, mais conserve un peu d'avanlage sur le point r, lors du retour à l'état antérieur. Il y a donc, pendant le retrait de l'action spécifique, augmentation relative dans l'étendue du champ accommodalif.
On doit aussi signaler ici le grand effet produit sur l'accommodation par la plus légère manifestation de la volonté. On accommode pour la vision de près, et inversement on relâche son accommodation (pendant la période de retrait de l'action) avec une merveilleuse facilité.
5° Macropie relative. — Nous avons exposé (152) comment, l'œil étant sous l'influence des mydrialiques, les objets paraissaient plus petits; par un mécanisme inverse, sous l'influence de la fève de Calabar ou du spasme accommodatif, les objets devront paraître plus grands (macropie).
Pour une convergence donnée, la force accommodalrice développée par la volonté est moindre que d'habitude, puisque le calabar en accomplit une partie. Le sujet a donc conscience d'un éloignemenlplus grand de l'objet. Constance de l'angle visuel d'une part et sentiment d'une distance plus grande de l'objet, d'autre part : voilà tous les éléments d'une augmentation de la grandeur apparente.
La calabar a été éprouvé (de Graefe) en l'absence de l'iris ; or, les effets sur la réfraclion statique et dynamique sont demeurés les mêmes. C'est un fait que nous avons noté dans la théorie de l'accommodation.
Dirons enfin, qu'avec de très-faibles doses on peut ne pas agir sur l'accommodation et n'influencer que la pupille.