‹ Traité pratique des maladies des l'oeil :Chapitre 102 sur 147 · DE LA VISION · texte numérisé non relu

DE LA VISION

SECTION Ire.

g 1. — Névralgie des branches oculaires et orbitaires de la cinquième paire.

Syn. — Névralgie, de veûpôv, nerf, et okyoç, douleur. Prosopalgie, de TrpocwTïov, face, et txXyoç, douleur. Tic douloureux. Fr.

Les branches de la première et de la seconde division du nerf de la cinquième paire, qui se distribuent à l'œil, aux paupières et à la région circum-orbitaire, sont plus souvent que toutes les autres branches nerveuses qui se distribuent au reste du corps, le siège de douleurs intenses.

Distribution du nerf de la cinquième paire. — Il n'est pas hors de propos de rappeler ici que la situation superficielle de ce nerf l'expose, plus que tous les autres, aux lésions mécaniques et à l'action du froid : le fait qu'il parcourt des conduits fibreux ou osseux étroits peut aussi contribuer à la fréquence des affections douloureuses dont il est le siège. La cinquième paire, par sa racine motrice, anime les muscles qui servent à la mastication, et par sa racine sensitive préside à la sensibilité des dents et de toutes les surfaces tant internes qu'externes de la face. C'est de la cinquième paire que le nerf facial et les autres nerfs moteurs de la face tirent la sensibilité qu'ils possèdent. Ce nerf traverse chaque muscle de la face pour se rendre à la peau, dans laquelle il se termine. Il pénètre dans les organes de l'odorat, de la vision, de l'ouie et du goût, distribuant la sensibilité générale à tous les tissus de ces divers organes de la sensibilité spéciale. On considère ce nerf comme présidant aussi, à l'aide de fibres que lui envoie le grand sympathique et qui le rejoignent avant le ganglion de Gasser, à la nutrition des diverses parties auxquelles il se distribue.

Outre le nerf ciliaire, branche du nasal, qui (en se joignant à une branche du moteur oculaire commun forme le ganglion lenticulaire) distribue la sensibilité à l'intérieur de l'œil, il existe six branches de la cinquième paire qui se portent en rayonnant de l'orbite aux parties environnantes; ce sont : la branche trochléenne inférieure, la trochléenne supérieure, la sus-orbitaire, la lacrymale, la malaire et la sous-orbilaire.

En traitant de la névralgie de la cinquième paire, nous laisserons de côté les cas dans lesquels la douleur se transmet le long de ces nerfs par suite d'inflammation ou de maladies désorganisatrices de l'œil ou de ses appendices.

Variétés. — Il importe, au point de vue pratique, de distinguer les variétés suivantes de névralgies siégeant dans les branches de la cinquième paire, qui traversent l'orbite, et se distribuent auglobede l'œil, aux paupières et aux parties voisines :

1 . La variété la plus simple et la plus fréquente consiste dans une affection aiguë des dernières ramifications du nerf, de celles principalement qui se distribuent au-dessus de l'orbite, attaquant des individus robustes et sains sous tout autre rapport, et se développant évidemment sous l'inlluence du froid. Les paroxysmes dans cette variété suivent le type quotidien, la période générale de la douleur s'étendant de huit à neuf heures du matin jusqu'à cinq ou six heures après-midi.

Les branches des nerfs frontal et lacrymal sont surtout affectées dans cette variété de névralgie. Pendant le paroxysme, l'œil rougit et laisse échapper des larmes. C'est vers midi que la douleur acquiert sa plus grande intensité; elle s'apaise ensuite graduellement, et diminue d'ordinaire assez pour ne point empêcher le sommeil pendant la nuit.

La durée moyenne de celte névralgie aiguë périphérique est de huit à dix jours. Elle cède promptement à l'emploi des remèdes externes et internes, et n'est sujette à se reproduire qu'après une nouvelle exposition au froid qui en a été la cause excitante. Elle règne surtout pendant les vents d'est du printemps. Je n'ai jamais eu aucune raison de supposer qu'elle eût quelque rapport avec la fièvre intermittente ou ses causes.

2. Dans la variété suivante, une cicatrice du sourcil ou des parties voisines indique le siège de quelque lésion trauma tique antécédente, ayant intéressé l'une des branches de la cinquième paire. La cicatrice, en pareil cas, est plus ou moins indurée et douloureuse au toucher. Lorsqu'on la comprime, la douleur s'irradie le long du nerf, et l'on peut parfois sentir une sorte de corde, s'étendant le long du front suivant la direction des branches nerveuses, et se prolongeant aussi en arrière dans l'orbite.

La douleur, dans ces cas traumatiques, ne reste pas bornée aux branches nerveuses qui ont été lésées ; elle affecte aussi les autres branches de la cinquième paire. Des nerfs éloignés peuvent même devenir le siège d'une névralgie à la suite d'une pareille cause.

3. Des dépôts tuberculeux ou calcaires en contact avec les branches de ce nerf, ou contenus dans l'intérieur de leur névrilème, sont quelquefois devenus la cause de névralgies (1).

4. On admet généralement qu'il existe une variété de névralgie de la face, dépendant de la fièvre intermittente ou due aux mêmes causes, et surtout à l'action des miasmes.

Cette névralgie fébrile se rencontre surtout dans les districts maré-

(I) Hamilton. Dublin Journal of Médical Science, May, 1843, p. 217 : Allan, Mouthly Journal of Médical Science, January, 1852, p. 4-6.

cageux; elle est caractérisée par les symptômes de la pyrexie dont elle est accompagnée, ou avec laquelle elle alterne quelquefois, et par la périodicité de ses attaques. Elle revêt tantôt un type régulier quotidien, tierce ou quarte; d'autres fois les paroxysmes en sont irréguliers, et ne se montrent que tous les huit jours, ou même à de plus longs intervalles : ils varient beaucoup sous le rapport de l'intensité et de la durée.

5. La névralgie que l'on a appelée rhumatismale ou arthritique affecte pendant longtemps d'ordinaire les branches de la cinquième paire qui se rendent aux dents avant d'envahir les branches orbitaires du même nerf: les dents sont cariées et beaucoup sont tombées; les malades sont en général vieux et faibles, et ont longtemps souffert de dyspepsie ; leurs yeux sont couverts de vaisseaux variqueux ; leurs cristallins sont devenus glaucomateux, et leurs rétines ne sont pas saines.

Dans la théorie qu'on s'est formée des variétés fébrile et rhumatismale ou arthritique, on suppose que les branches du nerf forment un foyer d'attraction pour une matière morbifîque engendrée dans le sang, chaque paroxysme étant suivi d'une période de convalescence, qui dure jusqu'à ce que la matière morbide se soit accumulée de nouveau en quantité suffisante pour déterminer sur ce nerf le même degré d'irritation (1).

6. Quelques névralgies prennent leur origine dans les centres nerveux ; leurs paroxysmes douloureux sont alors associés à divers symptômes indiquant que des changements organiques sérieux sont survenus à l'intérieur de la tête. Les causes qui déterminent cette variété de névralgie produisent fréquemment la compression des autres nerfs, en même temps que l'irritation delà cinquième paire; elles se terminent par des altérations de tissu d'où résulte que les parties où avaient siégé les douleurs s'anesthésient. Elles peuvent s'accompagner, clans quelques cas rares, d'exophthalmos (2), ou même d'une déformation visible du crâne. Il est à remarquer que, bien que dans les cas de cette nature la cause efficiente de la maladie soit centrale, il peut n'exister aucune douleur dans la tête, mais seulement à la périphérie du nerf, à la face en particulier. Ces cinq dernières espèces de névralgie affectent une marche chronique.

Symptômes. — Au début de la névralgie, la douleur ne se fait sentir que par moments, une fois ou deux, peut-être, dans les vingt-quatre heures. La paupière supérieure, la partie moyenne du sourcil, l'extrémité nasale de l'arcade sourcilière, le canthus interne ou la tempe, en sont le siège le plus fréquent. La partie latérale du nez, la paupière inférieure, la joue, le globe de l'œil et les parties situées derrière lui

(1) Todd and Bowman's Physiological Anatomy, vol. II, p. 115 ; London, 184-7.

(2) Carlink. Dublin Quaricrly Journal of Médical Science, August, 1849, p. 247.

sont plus rarement affectés au début. A mesure que la maladie marche, la douleur devient plus vive ; mais la durée n'en est encore que d'un instant; elle est souvent comparée par les malades à un choc électrique. Les attaques deviennent graduellement plus fréquentes et durent plus longtemps, quoique rarement plus d'une demi-minute, et atteignent enfin un degré de violence excessive. La douleur est souvent rapportée à un seul point circonscrit.

Dans les cas chroniques , pendant le paroxysme , les sourcils sont froncés , les paupières restent closes , l'angle de la bouche attiré vers l'oreille, les mâchoires serrées l'une contre l'autre , et la respiration rendue aussi rare que possible. Les muscles qui avoisinent le lieu de la douleur sont parfois le siège d'un frissonnement, d'un tremblement, ou même de convulsions légères. Ce symptôme n'est pas constant, et quand il existe, il parait être simplement l'effet de la violence de la douleur. La douleur n'a point une égale intensité pendant toute la durée de l'attaque. Elle s'accroît, en général, par degrés et acquiert sa plus grande intensité peu de temps avant de se terminer. Dans quelques cas, la maladie peut être considérée comme continue; mais, en général, elle est rémittente, et, dans un assez bon nombre de cas, complètement intermittente; de sorte que, quand l'accès est passé, le malade ne ressent plus le moindre malaise dans la partie qui, un instant auparavant , était le siège d'une douleur excessive. Il y a des cas, cependant, dans lesquels un certain degré de malaise continue de se faire sentir après la cessation de douleurs cruelles. Dans les cas qui persistent longtemps , les parties douloureuses deviennent le siège d'un gonflement dû à un épanchement de sérosité dans le tissu cellulaire, et acquièrent une sensibilité telle, qu'elles ne peuvent plus supporter le moindre contact. Une forte pression peut parfois être supportée et causer même du soulagement, tandis qu'un léger attouchement excite un accès de douleur. Sir Charles Bell rapporte le cas d'un malade qui, lors du retour de la douleur, pressait fortement avec l'un de ses doigts sur le trou sous-orbitaire, avec un autre sur le canthus interne, avec un troisième sur le nerf frontal, et avec un quatrième sur le devant de l'oreille; il restait ainsi fixement dans cette position, bien qu'elle lui occasionnât une fatigue poussée jusqu'au tremblement (1). La névralgie faciale alterne quelquefois avec des douleurs nerveuses intenses, situées dans d'autres parties du corps.

Les symptômes accompagnant parfois la névralgie de la cinquième paire, et. qui indiquent des altérations organiques sérieuses survenues à l'intérieur du crâne, sont : l'amaurose; l'inflammation de la conjonctive et de la sclérotique ; l'inflammation de l'iris ou, tout au moins, l'altération de la couleur de l'iris avec contraction de la pupille , et

(1) Nervous System of Ihe Human Body, p. 111 ; London, 1850.

facile à distinguer de toute autre forme d'ophlhalmie; l'inflammation de la cornée avec onyx se terminant par l'ulcération ; la paralysie des muscles du globe oculaire et celle de l'élévateur de la paupière supérieure; et la déformation des os qui forment la partie postérieure et la voûte de l'arrière-gorge. L'inflammation et les autres changements qui surviennent alors, ressemblent beaucoup aux effets qui se produisaient à la suite de l'expérience dans laquelle Magendie divisait le tronc de la cinquième paire : au bout d'un certain temps, les parties douloureuses deviennent insensibles. Dans un cas de cette nature, soumis à mon observation, la luette était attirée complètement d'un côté; on sentait, derrière le voile du palais, une tumeur que je regardais comme due à la dilatation d'un des sinus sphénoïdaux. Le malade, en pareil cas, fait des faux pas en marchant et bégaie en parlant ; il a des accès d'épilepsie; son intelligence se dérange, et, finalement, une dernière attaque d'apoplexie est le précurseur immédiat de la mort.

Symptômes généraux. — C'est surtout dans les cas confirmés que ces symptômes surviennent. Quand la maladie s'est prolongée un certain temps sans amélioration et que les attaques sont fréquentes, le malade s'agite et devient mélancolique, insensible aux plaisirs de la société et incapable de toute occupation. Il y a inappétence ; la digestion est affaiblie, le ventre constipé; le corps s'émacie, les désirs vénériens s'éteignent et le malade est presque complètement privé de sommeil. La névralgie faciale s'accompagne parfois de symptômes fébriles , et, dans d'autres cas, de débilité nerveuse, d'un grand refroidissement du corps, des extrémités surtout, et de lenteur du pouls.

Sujets prédisposés. — Aucun âge n'est exempt de la névralgie circum-orbitaire. Les hommes sont plus fréquemment affectés que les femmes. Ce ne sont nullement les sujets nerveux ou hypochondriaques qui y sont le plus prédisposés.

Causes. — Dans la variété aiguë, la maladie doit son origine à des causes semblables à celles qui produisent l'ophthalmie rhumatismale, et surtout l'exposition continue à des courants d'air froid. Dans les cas chroniques, on observe une variété de circonstances occasionnelles qui agissent en reproduisant les paroxysmes ; telles sont : les mouvements de la face en parlant, en mâchant ou en avalant; le simple attouchement des parties, les chocs que le corps supporte pendant la marche ou l'équitation, l'action du vent sur la face, l'ouverture ou la fermeture soudaine d'une porte, etc. Les paroxysmes sont plus fréquents le jour, à cause de l'existence d'un plus grand nombre de causes excitantes à cette période de la journée que pendant la nuit. Le mal s'aggrave beaucoup lorsque régnent les vents d'est ou de nord-est.

Lorsque la névralgie est la conséquence d'une blessure, il y a lieu de croire que celle-ci a déterminé l'inflammation du nerf, avec hypertrophie et induration de son névrilemme.

Dans les cas rhumatismaux ou arthritiques , les symptômes sont souvent amendés par l'extraction de dents cariées (1) et de mauvaises racines, ou par l'exfoliation de portions d'alvéole, montrant, ainsi que cela se voit aussi dans les cas traumatiques , comhien les effets d'une maladie agissant sur une portion du trijumeau peuvent être réfléchis sur une autre.

Lorsque, conjointement avec la névralgie, il existe des symptômes de paralysie affectant les muscles du globe de l'œil, des paupières ou de la face, il est probable qu'une compression est exercée sur les nerfs moteurs, aussi bien que sur la cinquième paire, par quelque épaississement de la dure-mère ou du crâne, par des aiguilles osseuses projetées par la table interne, ou par quelque autre cause semblable (2). Parmi les altérations anatomiques qu'on trouve à la dissection, dans les cas chroniques, on peut mentionner les anévrysmes des vaisseaux du cerveau, celui de la carotide au niveau de la partie latérale de la selle turcique, comprimant le ganglion de Gasser, des tumeurs squirrheuses ou autres dans le pont de Varole, et l'atrophie du tronc de la cinquième paire (o).

Dans ces sortes de cas, il est ordinairement évident, pendant la vie, que la névralgie ne constitue pas la maladie primitive, et que le mal ne réside pas dans les branches des nerfs auxquels on rapporte la douleur, mais qu'elle a son origine dans le cerveau ou tout au moins dans la cavité du crâne. Dans la plupart de ces cas, la dissection a montré que la maladie n'était point située dans les tubes nerveux, mais au milieu de la substance grise de quelqu'un des centres nerveux. En examinant le commémoratif , on y trouvera parfois des raisons suffisantes de soupçonner l'existence de nodus syphilitiques ou d'exostoses à l'intérieur du crâne; dans chacun de ces cas, l'on doit diriger son attention non-seulement sur les symptômes spéciaux pour lesquels le malade cherche du soulagement, mais sur l'état de toutes les fonctions. Si les symptômes sont obscurs, il faut en surveiller, avec encore plus de soin qu'à l'ordinaire, le développement ou la disparition sous l'influence des remèdes prescrits.

Traitement. — C'est l'expérience seule qui paraît avoir révélé les moyens les plus efficaces. Bien que quelques-uns agissent aussi empiriquement comme spécifiques contre la fièvre intermittente, c'est indépendamment de celte action qu'ils exercent sur la fièvre , que les médecins paraissent y avoir eu recours dans les névralgies.

1 . Les fomentations chaudes, surtout dans les cas aigus, paraissent soulager beaucoup. On place sur une table devant le malade un assez

fl) Ehjierich. Médical Gazette, April 7, 1848, p. 615.

(2) Halford's Essays and Oralions, p. 59 ; London, 1851: Traver's Further Inquiry concerning Constitutional Irritation, p. 531 ; London, 1855.

(5) Rojiberg's Manual of the Nervous Diseases of Man, vol. I, p. 41 ; London, 1853.

grand bassin contenantde l'eau bouillante, et qu'on recouvre d'un châle, ainsi que la tète du malade; celle-ci doit être disposée de façon à ce que la vapeur qui s'élève de l'eau bouillante vienne toucher la partie douloureuse. Lorsqu'il ne s'élève plus de vapeur, le malade plonge dans le liquide une éponge, la comprime, et l'applique sur le siège de la douleur. On continue l'usage de ce moyen jusqu'à ce qu'il détermine du soulagement, et on le renouvelle lorsque le paroxysme menace de reparaître.

On peut employer en fomentations la décoction de têtes de pavots, le laudanum avec l'eau, la décoction de camomille, etc.

2. On doit beaucoup à M. Hutchinson, de Southwell, pour l'introduction dans la pratique du sous-carbonate de fer obtenu par précipitation, comme remède contre la névralgie. J'en ai fait un très fréquent usage tant dans les cas aigus que dans les cas chroniques. Il m'a presque toujours réussi dans les premiers. Il m'a aussi rendu des services dans les affections douloureuses de la région circum-orbitaire, qui accompagnent le glaucome et l'amaurose. 11 ne m'a semblé produire aucun effet dans les cas qui paraissaient dus à quelque altération organique grave de l'intérieur du crâne.

Comme le sous-carbonate de fer est un médicament innocent, on peut débuter par une dose élevée. J'en prescris généralement d'un demi-gros à un gros toutes les heures, dans un verre d'eau. La mélasse est un bon véhicule, parce qu'elle contre-balance l'action resserrante du fer. M. Hutchinson rapporte un cas dans lequel un demi-gros, trois fois par jour, ne déterminait que peu d'effet ; il poussa la dose jusqu'à un gros deux fois par jour. Après trois jours, on remarqua une diminution très sensible dans le nombre et la violence des paroxysmes. Il augmenta de nouveau la dose jusqu'à quatre scrupules deux fois par jour, quantité que le malade prit régulièrement pendant dix semaines, à l'expiration desquelles il n'existait plus le moindre vestige de la maladie. Il cite plusieurs autres observations dans lesquelles il n'obtint que peu ou pas d'effet avec des doses moindres de quatre scrupules deux fois par jour. Le mémoire de M. Hutchinson mérite beaucoup d'être lu (1).

4. Lorsque le carbonate de fer échoue, je prescris d'habitude d'assez larges doses de sulfate de quinine. On doit en prescrire deux ou trois grains, et quelquefois cinq ou six grains deux fois par jour ou même plus souvent. C'est dans les cas intermittents que ce médicament se montre le plus efficace (2). J'ai vu une dose de 24 grains, prise pendant quelques jours de suite, guérir la maladie qui avait résisté au fer d'abord, puis à la belladone.

(1) Cases ofNcuralgia Spasmodiea, commonly callcd Tic Douloureux, successfully Ireated ; London, 1822.

(2) Van Swiisten. Commenlaria in Bocrhaavii Aphorismos, t. II, § 757.

5. Un autre remède qui est aussi très utile dans le traitement de cette affection, c'est la belladone, conseillée par M. Bailey,d'Harwich. C'est un médicament très actif et qu'il ne faut employer qu'avec précaution. La forme sous laquelle je l'emploie quelquefois, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, est une teinture vineuse préparée en faisant macérer pendant quatre jours une once d'extrait dans une pinte de vin blanc. Je l'administre à la dose de cinq gouttes trois fois par jour, et je l'augmente graduellement jusqu'à quinze gouttes. Employé de cette façon, le vin de belladone adoucit souvent ou fait même disparaître la névralgie de la cinquième paire, surtout dans les cas supposés rhumatismaux ou arthritiques. Ce médicament, toutefois, détermine une sensation particulière de sécheresse et de constriction à la gorge ; à des doses plus élevées que celles que nous avons indiquées, il détermine des crampes d'estomac, la dilatation des pupilles, la cécité temporaire, des vertiges, et une sensation très alarmante de faiblesse et d'affaissement.

Les observations rapportées par M. Bailey('l) sont extrêmement intéressantes. II se hasarde à prescrire deux ou trois grains d'extrait de belladone d'un seul coup ; il parait avoir été amené à ce mode d'administration par la difficulté qu'il éprouvait à obtenir de ses malades qu'ils voulussent bien continuer pendant un temps suffisant l'usage de petites doses, à cause des effets désagréables qu'elles produisent, tandis que beaucoup d'entre eux se trouvaient guéris d'une façon définitive par la prise d'une seule dose élevée. Je me suis bien trouvé de la belladone dans presque toutes les variétés de névralgie ; mais, dans ces derniers temps, je l'ai prescrite moins souvent qu'autrefois à cause des succès que m'a procurés le carbonate de fer.

6. Bien que, dans beaucoup de cas, toute irritation de la bouche, produite par le mercure, aggrave les symptômes de la névralgie, on a néanmoins recommandé le calomel avec l'opium, et parfois avec succès. Lorsque la cause du mal réside dans un épaississement des os ou des membranes du crâne, le calomel avec l'opium présente plus de chances de réussite qu'aucun autre remède. Dans un cas accompagné d'une ulcération de la cornée qui se développa sans inflammation active, et en apparence comme conséquence d'un état morbide de la cinquième paire, je me trouvai bien du calomel avec l'opium à l'intérieur, tandis que la solution de caustique lunaire amena la cicatrisation de l'ulcère. J'ai vu aussi la salivation faire disparaître la douleur. Ayant eu l'occasion d'administrer à un noble, pour une ophthalmie rhumatismale, le calomel avec l'opium, une névralgie intense du nerf occipital, dont il était tourmenté depuis longtemps et qui avait résisté à toute sorte de

(1) Observations relative lo llie Use of Belludonna in Painfull Oisorders of llie Head and Face ; Loiuion, 1818.

traitement, disparut pendant tout le temps que l'action du mercure se fit sentir.

7. On a souvent essayé dans cette maladie l'arsenic combiné généralement avec l'opium , et l'on a rapporté de nombreux exemples de son efficacité (1). On fait un mélange d'une demi-once de solution de Fowler avec une demi-once d'eau, et l'on fait prendre trois fois par jour, immédiatement après les repas, seize gouttes de cette mixture dont on continue l'usage jusqu'à ce que les effets spécifiques du médicament se manifestent.

8. On a employé dans la névralgie, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, des narcotiques de toute espèce. 11 est souvent nécessaire de les combiner avec d'autres classes de remèdes, spécialement avec les toniques.

Les préparations d'opium déterminent en général un soulagement temporaire. Sir Henry Haîford rapporte néanmoins un cas dans lequel les opiacés ne procuraient de soulagement que durant la nuit ; les plus fortes doses échouaient pendant le jour.

On a proposé de maintenir le malade pendant plusieurs jours dans le narcotisme. On a vu l'administration d'un demi-grain d'acétate de morphine, avec trois grains de camphre toutes les quatre heures, pendant trois' ou quatre jours, rendre les paroxysmes plus supportables, et cet effet s'est produit d'une manière continue (2).

M. Lawrence (5) dit que le seul narcotique en qui il ait confiance est la ciguë. Donnée à haute dose et à de courts intervalles, de façon à provoquer quelques-uns des effets spéciaux qu'elle détermine sur le système nerveux, il l'a vue arrêter les paroxysmes pour un espace de temps si long, qu'il en avait conclu qu'elle avait guéri la maladie. 11 ajoute que, dans plusieurs cas, les malades qui avaient pris de la ciguë sont restés exempts d'attaques pendant plusieurs mois, et même pendant plus d'un an , et que, bien que les douleurs soient revenues, l'intensité n'en a pas moins été considérablement diminuée par ce médicament.

La teinture d'aconit de Fleming, prise à l'intérieur ou appliquée en frictions sur la peau, possède des propriétés anti-névralgiques très marquées. On mélange un gros de la teinture, avec sept grammes d'eau, et l'on débute par dix gouttes trois fois par jour ; on augmente chaque dose d'une goutte tous les jours, jusqu'à ce que l'on voie paraître les effets physiologiques de l'aconit (4<).

L'extrait de semences de stramonium à la dose d'un demi-grain

(1) Graefe und Waltlier's. Journal der Chirurgie und Augenheilkunde, vol. IV, p. 676; Berlin, 1822 : Collections from the unpublished Médical Writings of C. H. Parry, M. D., vol. I, p. 560; London, 1825.

(2) British and Foreign Médical Review pour 1844, p. 411.

(5) Lectures on Surgery, Médical Gazette, vol. VI, p. 647 ; London, 1830.

(4) Fleming'. Inquiry into the Properlies of the Aconitum Napellus, p. 25; London, 1845.

deux heures avant l'accès, paraît avoir réussi, même dans des cas où le sulfate de quinine et d'autres remèdes avaient échoué (1).

Des emplâtres narcotiques réussissent parfois à modérer la douleur; on les compose d'opium, de ciguë, de belladone, etc. On en a recommandé un, composé de savon cératé, d'extrait de belladone et d'acétate de plomb (2).

Ansiaux (5) rapporte deux cas dans lesquels la guérison fut obtenue par l'application journalière d'acétate de morphine sur la surface dénudée d'un petit vésicatoire appliqué près du siège du mal.

9. Les émissions sanguines, au moyen de sangsues placées sur ou près du lieu de la douleur, ont quelquefois été utiles (4).

10. Les révulsifs déterminent quelquefois une amélioration. On fait lever un vésicatoire en plaçant sur la partie la couverture d'une boîte à pilules contenant un peu de charpie humectée avec de l'ammoniaque liquide. On s'est aussi bien trouvé d'un emplâtre émétisé qui provoque le développement de pustules et d'ulcères sur la partie malade.

11. Dans les cas incurables, qui dépendent de changements organiques survenus à l'intérieur du crâne, il faut employer des palliatifs. Les bains de vapeur locaux, la vapeur de choroforme en douche (5), l'inhalation de la vapeur d'éther sulfurique ou de chloroforme (6) les applications externes de ciguë ou de belladone, et les liniments stimulants combinés avec le laudanum, procurent un soulagement momentané, mais ne sont pas tous également sûrs. L'inhalation de chloroforme, par exemple, dans les cas d'affection cérébrale, pourrait être dangereuse. Ces remèdes font parfois disparaître la douleur d'une façon permanente, bien que l'affection organique dont elle dépendait continue de marcher lentement. Des frictions avec le goudron sur la partie malade ou dans le voisinage ont parfois été utiles (7).

12. La section des nerfs malades à leur sortie de l'orbite, qui, pendant un certain temps, était généralement adoptée, semble maintenant abandonnée, le bénéfice de l'opération n'étant que temporaire. Comme ce moyen a quelquefois fait cesser pour des mois entiers des douleurs excessives, on est néanmoins justifié d'y recourir dans certains cas.

1 3 . Lorsqu'il existe des dépôts tuberculeux ou calcaires dans les nerfs de la face, il est évidemment indiqué d'en pratiquer l'extraction (8).

(1) Journal complémentaire du dictionnaire des sciences médicales, t. VIII, p. 182 ; Paris, 1820.

(2) Médico-Chirurgical Review, January, 1857, p. 235. (5) Clinique Chirurgicale, p. 506; Liège, 1829.

(4) Vaidy. Journal complémentaire, etc., t. VIII, p. 180; Paris, 1820.

(5) Hardy. Dublin Médical Press, Aprill9, 1854.

(6) Sibson. Médical Gazelle, Mardi 31, 1848, p. 555.

(7) Colville. Edinburgh Médical and Surgical Journal, vol. X, p. 288; Edinburgh, 1814.

(8) Consultez sur la névralgie : Essay on the Rémittent and Intermittent Diseases , by John Macculloch, M. D., vol. II, p. 1 ; London, 1828 : Anatomy, Physiology, and Diseases of the Teeth, by Thomas Bell, p. 509 ; London, 1829 : Sir Charles Bell. Practical Essays, Part. I, p. 85; Edinburgh, 1841. [Dans une note ajoutée par nous à la section : Ophthaimic inler-

AFFECTIONS DOULOUREUSES DE LA CINQUIÈME PAIRE. 7o7

§ II. — Hémicrânie.

Syn. — Hémicrânie, de y\ p-iffuç, moitié, et . xpàvov, la lêle. Migraine, Fr. Nevralgia eerebralis, Romberg.

C'est une affection douloureuse, très voisine de la névralgie, qui s'étend parfois au front et à la face, et surtout à l'orbite et au globe de

mittenle (p. 153), nous avons exprimé l'opinion que celte maladie n'esl, la plupart du temps sinon toujours, qu'une névralgie de la cinquième paire. La lecture attentive des observations que leurs auteurs ont cru devoir considérer comme celles de cas d'ophllialmie intermittente, nous confirme pleinement dans celte pensée. Nous ne croyons pas devoir examiner ici chacun de ces faits en particulier ; cet examen serait trop long, et nous nous bornerons à renvoyer aux principales observations publiées (a;, le lecteur désireux de contrôler notre appréciation. Nous donnons cependant ci-après la relation d'un cas décrit par M. Van Roosbroeck (6) sous le nom d'ophllialmie intermittente, et qui n'est pour nous qu'un exemple des plus intéressants de névralgie traumalique :

Obs. 560. Je pratiquai, il y a quelques années, l'opération de la cataracte par abaissement aux deux yeux d'une dame d'une cinquantaine d'années et d'une excellente santé. Après l'opération, la malade fut confiée aux soins d'un médecin habitant dans le voisinage, et qui devait la visiter plusieurs fois par jour. Pendant les trois premiers jours, je lui fis également une visite quotidienne ; mais le quatrième, je crus pouvoir me dispenser d'aller m'assurer de son étal, aucun symptôme ni même aucune apparence quelconque d'inflammation ne s'étant montrés. A ma visite du cinquième jour, le médecin traitant m'apprit que, la veille, l'œil droit était devenu tout à coup très larmoyant, que les paupières s'étaient gonflées et que la malade avait accusé de très vives douleurs dans l'œil et dans la tête. Craignant le début d'une inflammation de l'iris, il avait pratiqué une saignée au bras et fait appliquer douze sangsues à la tempe. Lorsque j'examinai les deux yeux, il me fut impossible de découvrir quel était l'œil qui avait souffert, la veille. Je félicitai le médecin d'avoir attaqué le mal avec assez d'énergie pour en avoir fait disparaître jusqu'aux moindres traces. Depuis ce moment, la convalescence de la malade marcha aussi régulièrement que possible, mais le huitième jour après l'opération, c'est-à-dire quatre jours après le premier accident, l'inflammation survint de nouveau et avec une telle inlensité. que le médecin, qu'on avait requis à la haie, conçut des inquiétudes sérieuses, institua encore un traitement anliphlogistique et me fit immédiatement part de l'accident. Lorsque le lendemain j'arrivai auprès de la malade, tout était encore si bien rentré dans l'ordre, les symptômes inflammatoires avaient si complètement disparu, qu'il me fut aussi impossible que la première fois de distinguer quel était l'œil qui avait souffert. Jusqu'alors nous n'avions point soupçonné une ophthalmic périodique, attribuant l'accident à un courant d'air, et recommandant à la malade de prendre les plus grandes précautions pour s'en préserver. Quatre jours plus lard, je trouvai la malade dans un état tellement satisfaisant, qu il fut convenu qu'elle descendrait ce jour même, et que son régime serait rendu moins sévère. Pendant que je causais avec la famille, la malade poussa tout à coup un léger cri, et me dit qu'elle venait d'éprouver à l'instant la même sensation qu'elle avait ressentie les deux fois que son œil s'élait enflammé, qu'il lui semblait qu'on venait de lui porter un coup de couteau dans l'œil : elle ajouta qu'elle se trouvait mal à l'aise et commençait à ressentir des douleurs dans l'œil et dans la tête. Je lui conseillai de se mettre immédiatement au lit. Il s'était à peine écoulé un quart d'heure depuis la sensation du coup de couteau, que déjà l'œil offrait une rougeur des plus vives dans la conjonctive; le larmoiement était des plus abondants, la photophobie tenait l'œil fermé. Une heure plus lard, alors que les douleurs devenaient extrêmes, les deux paupières étaient gonflées, œdémaliées; une poche remplie de sérosité s'était formée à la paupière inférieure; la paupière supérieure ayant élé soulevée, un chémosis séreux très épais et entourant toute la cornée vint faire saillie entre les paupières. La malade se plaignait des douleurs excessives qu'elle ressentait dans l'œil et dans la tête. Aucun de ces trois accès n'avait été précédé de frissons, mais pendant leur durée le pouls était fébrile. La brusque invasion, la marche extraordinairement rapide de cette inflammation, et les douleurs excessives qui l'accompagnaient, me firent soupçonner une ophthalmie périodique. Je résolus d'observer l'accès jusqu'à la fin. Pendant deux heures, le mal alla en

[(et) Mongeliaz. Monographie des irritations intermittentes, t. I, chap- 1er, p. 72-81; Paris, 1839. — Mazade d'Anouze. Observations d'ophllialmie intermittente, Annales d'Oculistique, t. XX, p. 129; et diverses autres observations publiées dans le même recueil : t. I, p. 527 (Szokalski) ; t. X, p. 46 (Fallût) ; t. XV, p. 2b9 (Loiimas) ; t. XVII, p. 313 (Cuniek) ; t. XVIII, p. 39 (ïavignot) ; i. XVIII, p. 144 (Bikaiid); t, XVIll,p. 174 (Weiile); t. XXII, p. 15 (Rivaud-Landuau) ; t. XXXII, p. 194 (Jenki).

(b) Cours d'ophlhalmologie enseigné à l'Université de Gand, t. II, p. 250-252; Gand, 1853. T. W.]

l'œil, revêt plus ou moins la forme intermittente, et qui, par suite de cette circonstance qu'elle est généralement bornée à un seul côté de la tête, a reçu le nom dliémicrânie. Une inflammation oculaire occupant surtout la sclérotique, et que l'on peut aisément distinguer de toutes les formes ordinaires d'ophthalmie, accompagne souvent cette maladie. La couleur de l'iris est parfois altérée et la pupille irrégulièrement dilatée ou contractée ; mais il n'y a pas de lymphe épanchée. La vision est un peu obscurcie.

La durée des paroxysmes varie de quelques heures à un jour ou plus. Ils reparaissent à des intervalles irréguliers d'environ trois ou quatre semaines, sont précédés de frissons, de bâillements, d'irascibilité dans le caractère, et se terminent généralement par des vomissements suivis d'assoupissement. L'hémicrànie, après avoir duré plusieurs années, diminue beaucoup d'intensité, ou disparaît entièrement dans un âge avancé.

Cette maladie est souvent en rapport avec la diathèse hystérique. Elle se montre fréquemment pendant la grossesse, ou pendant l'état de faiblesse qu'amènent les fonctions de nourrice. Le caractère intermittent en est dû quelquefois à des causes semblables à celles qui donnent lieu à la fièvre intermittente.

Le docteur Turenne suppose que l'hémicrànie dépend d'une congestion des sinus caverneux, qui détermine la compression de la branche ophthalmique de la cinquième paire (1). Suivant lui, le soulagement produit par l'action de pencher la tète en arrière serait dû à ce que, dans cette position, les sinus caverneux se vident. On a aussi supposé que la saillie des corpuscules appelés glandes de Pacchioni à l'intérieur des sinus cérébraux, pouvait, en formant obstacle au retour du sang, occasionner l'hémicrànie (2).

Les remèdes les plus efficaces sont ceux qui agissent contre les affections franchement intermittentes. Souvent, lorsque le quinquina échoue, la solution arsenicale agit très favorablement.

augmentant, puis resta stalionnaire durant un laps de temps à peu près égal, et se termina enfin après avoir duré en tout de cinq à six heures. Voulant m'assurer si cet accès n'avait pas produit quelqu'exsudation dans l'œil, je retournai le lendemain voir la malade; je la trouvai levée, et elle m'apprit que, s'élant endormie après l'accès, elle n'avait plus rien ressenti à son réveil. L'œil élail tellement revenu à son élal normal que, si je n'eusse su que celait l'œil droit qui avait souffert, il m'eût été impossible de l'apprendre par l'inspection. Dès lors le traitement lut nettement arrêté, et à partir de ce jour je soumis la malade à l'usage du sulfate de quinine uni à l'opium. On lui administra, tous les jours, vingt grains de sulfate de quinine et deux grains d'opium, divisés en dix doses, dont une lui était donnée toutes les heures. L'ophthalmic périodique fut coupée d'emblée, et lorsque, d'après les calculs, le quatrième accès eut dû se produire, la malade ressentit seulement un peu de malaise, un tremblement dans les jambes et quelques nausées; mais l'œil ne s'affecta pas. Les mêmes sensations se reproduisirent encore trois ou quatre fois, toujours à l'heure prévue d'avance, mais finirent par ne plus reparaître quand l'usage du sulfate de quinine eut été continué pendant quelques semaines. Depuis lors, celte dame se porte aussi bien qu'avant l'opération et n'a plus ressenti la moindre apparence d'affections périodiques. T. W.J

(i) Lancet, August 18, 1849, p. 177.

(2) Blandin, Ibid., p. 178.

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