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EXEMPLES DE QUELQUES-UNES DES ESPÈCES DAMAUROSE

Obs. 575. — Une personne, dont l'âge ni le sexe ne sont mentionnés, après avoir été privée pendant un certain temps de l'odorat, puis en dernier lieu de la vue, tomba dans le coma et mourut.

On trouva à la dissection une tumeur s'élevant de la portion de la dure-mère qui recouvre la surface supérieure de l'éthmoïde, et que le professeur Cruveilhier considéra comme carcinomaleuse. La tumeur (flg. 143) s'étendait en arrière un peu sur la selle lurcique et recouvrait de chaque côté la voûte de l'orbite. Elle offrait à l'extérieur un aspect mamelonné, avait complètement détruit les troncs des nerfs olfactifs, comprimait les nerfs

Fig. U5. Fig. \U.

optiques et s'était creusé une cavité à la face inférieure du cerveau. La couche de substance cérébrale en contact avec la tumeur était ramollie. Une section verticale de la masse morbide (fig. 144) lit voir une disposition de fibres radiées semblable à celle que l'on rencontre dans d'autres cas de carcinome. Quelques ramifications vasculaires, qui paraissaient être des veines, suivaient la direction des libres. Cette figure fait aussi voir que la tumeur avait envoyé quelques prolongements dans les fosses nasales, où ils présentaient le même aspect mamelonné et la même texture (1).

§ VII. — Amaurose par congestion cérébrale.

On admet universellement, non-seulement que l'amaurose peut être la conséquence de l'afflux d'un excès de sang au cerveau, ou d'un obstacle au retour du sang de cet organe, mais encore qu'une des causes les plus communes de cette maladie est une simple turgescence des vaisseaux qui se rendent à l'appareil optique interne.

Symptômes. — Les premiers symptômes de l'amaurose congestive sont généralement une sensation de plénitude dans le globe des yeux et une photopsie presque continuelle. Ces symptômes, promptement suivis d'une céphalalgie avec stupeur, s'accompagnent généralement de vertiges, de tintements d'oreilles et d'une diminution manifeste de la faculté visuelle. Dans quelques cas, le malade est privé de sommeil; dans d'autres, il est affecté de léthargie. Lorsque ce sont les artères carotides internes qui sont spécialement affectées, la léthargie estd'or-

(1) CnuvEiLiiiER. Analomie pathologique du corps humain, 8me livraison, pi. III, fig. 1 et 2 ; Paris, 1850 : Voyez un cas de tumeur fibreuse de la dure mère, par Liell, Edinburgh Monthly Journal of Médical Science, September, 1850, p. 201 : Des observations d'amaurose produite par des tumeurs encéphaloïdes du crâne et de la dure-mère, par Stanley. Lancet, 6 May, 1832, p. 238.

dinaire un symptôme dominant; quand ce sont les artères vertébrales, il y a surtout de la douleur à l'occiput (1). Le malade est le plus souvent d'une constitution athlétique et présente des signes de pléthore générale. Le contraire s'observe aussi dans d'autres cas ; par exemple, chez les femmes enceintes, qu'on a quelquefois vues attaquées d'amaurose à la fin de plusieurs grossesses successives. On rencontre toujours les signes d'une pléthore locale. L'œil paraît plus plein qu'à l'ordinaire; il semble faire une saillie inusitée hors de l'orbite ; le malade le fait moins, bouger qu'à l'état sain; sa surface est parcourue par des vaisseaux rouges ; la face est injectée , et l'artère temporale et parfois aussi les carotides battent fortement. Au début, la pupille peut n'être pas fort affectée, n'étant ni trop dilatée, ni trop contractée, et variant assez facilement de dimension suivant l'intensité de la lumière à laquelle l'œil est exposé.

A mesure que la maladie avance, la céphalalgie suit une marche irrégulière, parfois elle est intense, d'autres fois à peine perçue. Le malade se plaint surtout alors de ce qu'une gaze épaisse ou un réseau rend confus tous les objets qui se trouvent devant lui. Au jour, ce réseau est uniformément obscur; mais, dans l'obscurité, il parait de feu et très brillant, quelquefois rougeàtre ou bleuâtre. Ce symptôme s'accroît sous l'influence de toute cause qui augmente la pléthore locale, ne fût-ce que pour un instant. Ainsi, par exemple, si le malade fait de grands efforts en allant à la selle, le réseau semble plus épais pendant quelques minutes; et si cette cause ou d'autres analogues et propres à augmenter la congestion locale, se répètent fréquemment, et que l'on n'ait point recours aux moyens propres à faire disparaître la pléthore locale, la vision s'éteint bientôt complètement. C'est, au reste, ce qui arrive presque constamment, même en l'absence de ces causes, quand on n'emploie point le traitement indiqué; seulement, ce résultat est moins rapide que lorsque ces causes viennent agir fréquemment. A la fin, toute trace de sensibilité à la lumière disparait. Le malade continue de se plaindre de pesanteur de tête. Il accuse aussi une sensation comme si ses yeux augmentaient de volume; ces organes sont aussi plus durs au toucher qu'à l'ordinaire. La pupille devient immobile, quoiqu'elle soit rarement fort dilatée. Le malade regarde à vide, et offre d'une manière frappante le regard fixe, particulier aux amaurotiques.

Causes excitantes. — Toute influence capable de produire ou d'accroître d'une manière continue ou fréquemment répétée un afflux de sang vers la tète, peut être considérée comme cause de cette espèce d'amaurose. Les individus d'un tempérament pléthorique peuvent généralement la faire nailre à volonté à un léger degré. Lorsqu'ils s'in-

(1) Bright. Guy's Hospital Reports, vol. I, p. 9; London, 1856.

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clinent en avant, qu'ils se mettent la tète en bas, qu'ils serrent fortement leur cravate, ou qu'ils ont recours à tout autre moyen propre à accroître la circulation du sang à travers le cerveau, ou, peut être , pour parler plus correctement, lorsqu'ils empêchent de quelque façon que ce soit le retour de ce fluide vers le cœur, ils excitent l'apparition de mouches volantes, ou même une cécité complète temporaire. Boerhaave rapporte le cas d'un homme qui, chaque fois qu'il s'enivrait, était atteint d'une amaurose complète. Cette maladie venait par degrés, s'accroissait avec la quantité de vin bu ; et après que l'ivresse était dissipée, la vision revenait (1). Beaucoup de personnes pléthoriques s'aperçoivent que leur vue s'affaiblit pendant l'accroissement de rapidité de la circulation qui succède à un bon repas accompagné de quelques verres de vin ; au contraire, assez souvent les personnes d'une constitution faible trouvent qu'en pareille circonstance leur vue s'améliore.

On peut signaler les influences suivantes comme causes prédisposantes probables d'amaurose congestive ; la grossesse, l'accouchement lent et laborieux, l'habitude de lever et de porter de pesants fardeaux, les occupations qui exigent que l'on reste pendant longtemps la tête courbée en avant, en même temps que les yeux sont fort employés; les travaux qui exigent une grande activité de la vue en même temps que de l'intelligence, la colère et les autres passions violentes, la suppression brusque de quelque écoulement sanguin habituel, la suppression des menstrues, l'oubli de saignées périodiques auxquelles l'individu était accoutumé, l'ablation, par la ligature ou de toute autre façon, d'hémorrhoïdes dont l'écoulement sanguin était devenu habituel, des vomissements violents et de longue durée, une marche forcée par un temps chaud, des bains très chauds, même les bains des pieds seuls, un trop long séjour dans une assemblée trop nombreuse, une débauche excessive et inaccoutumée , la constipation fréquente , les efforts violents pour aller à la garde-robe, l'habitude de se coucher la tête très basse, les tumeurs scrofuleuses volumineuses du cou qui compriment les veines jugulaires, un obstacle à l'entrée du sang veineux dans le cœur par suite d'un rétrécissement de l'orifice auriculo-ventriculaire droit. Si deux ou plusieurs de ces causes agissent ensemble, et surtout si elles viennent à agir brusquement sur un individu qui se trouve constitutionnellement disposé aux congestions vers la tête, le danger de voir survenir une amaurose congestive est bien plus grand encore.

Causes prochaines . — On décrit la pléthore comme étant caractérisée par une plénitude excessive des vaisseaux, une surabondance de sang, la rougeur de la partie par suite de la distension des vaisseaux sanguins; par la rougeur, la chaleur et même la tuméfaction de la

(1) De morbis oculorum, p. 75 ; Gottingœ, 1716.

totalité ou d'une partie du corps, par suite de la même cause; et comme étant néanmoins un état différent de l'inflammation. L'absence de douleur aiguë paraît être un des principaux caractères qui distinguent la pléthore de l'inflammation ; mais on peut ajouter, bien que la pléthore se termine fréquemment parla rupture de vaisseaux delà partie affectée, qu'elle peut souvent se terminer d'une autre façon, tandis que l'inflammation, bien que se terminant parfois par résolution, s'accompagne le plus généralement d'un épanchement de sérum ou de lymphe coagulable, de la formation de pus, d'ulcération, de gangrène, ou même de l'apparition successive de plusieurs de ces phénomènes.

« Les mots pléthore et afflux sanguin vers la tête, dit le docteur Burrows, sont souvent employés comme synonymes dans le langage médical ; ils diffèrent cependant beaucoup, car l'afflux peut exister sans qu'il y ait pléthore, et celle-ci sans qu'il y ait afflux. Le sang peut arriver au cerveau avec une vélocité extraordinaire, n'agir que par l'accélération de sa circulation et être emmené aussi facilement par les veines qu'il a été apporté par les artères : voilà l'afflux. Le sang peut y être envoyé avec sa rapidité ordinaire, ou avec un degré de rapidité plus grand ou moindre qu'à l'état normal, et, par suite de quelque obstacle, être empêché de revenir par les veines en proportion convenable avec l'abord qui s'en fait au cerveau ; il s'y accumule donc : voilà la pléthore (1). »

La pathologie de la pléthore du cerveau et de sa conséquence fréquente, l'apoplexie, ne me paraît pas bien comprise; car, si d'un côté de nombreuses observations portent à supposer que l'inflammation des tuniques artérielles et le dépôt de matière athéromateuse et calcaire entre leurs membranes moyenne et interne sont dans un rapport étroit avec ces maladies, si elles n'en sont pas les causes prochaines réelles, et conduisent dans les cas d'apoplexie à la rupture des vaisseaux et à l'extravasation du sang; d'un autre côté, les cas nombreux dans lesquels, après la mort par apoplexie, on ne peut découvrir aucune apparence morbide à l'intérieur du crâne, démontrent que non-seulement il reste beaucoup de recherches à faire sur ce sujet, mais que, quant à présent, on ne saurait tirer de conclusion générale sans s'exposer à quelque grave erreur. Les symptômes que l'on admet vulgairement comme indiquant un afflux de sang vers la tête ou un accroissement clans la quantité de sang du cerveau, se rencontrent dans des états tout opposés de cet organe.

Pronostic. — Tant que l'amaurose est à la période commençante et que la vue n'est pas fort affaiblie, le praticien peut se hasarder à porter un pronostic favorable; dans la période confirmée, ou lorsque la vision est complètement ou presque complètement abolie, le pro-

(1) Commcntaries on Insanity, p. 120, London, 1828.

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nostic est extrêmement fâcheux. Lors même que le mal ne date que de quelques jours, si la vue manque complètement, il n'y a que peu d'espoir de guérison. Lorsque le malade est resté plusieurs mois dans cet état, il n'arrive presque jamais qu'il obtienne la restitution même du plus léger degré de vision (1).

Traitement. — Les attaques, légères au début, sont souvent guéries par le repos, les purgatifs et la diète. Dans les cas plus menaçants, on doit recourir à la saignée, pratiquée soit à l'une des veines du bras, soit à la veine jugulaire, soit à l'artère temporale. On y ajoute, si on le juge nécessaire, des saignées locales, comme des ventouses scarifiées à la nuque ou aux tempes, ou des applications de sangsues à la tète. Les purgatifs ont une utilité toute spéciale. On prescrira l'abstinence de toute nourriture animale, aussi bien que de toute boisson alcoolique. On fera des applications froides sur la tête préalablement rasée. On recommandera le repos complet des yeux et du corps, et l'on écartera soigneusement l'irritation que pourrait produire la lumière.

C'est donc sur le traitement déplétif et antiphlogistique sous toutes ses formes que l'on doit compter au début de l'amaurose. Ils échoueront rarement si l'on y a recours dans les deux ou trois premiers jours, et si on les emploie avec la vigueur nécessaire.

Si la maladie a été négligée, ou traitée sans la saignée, ce qui équivaut à l'absence de tout traitement, il faut encore recourir à la saignée. Si on l'a déjà largement appliquée sans avantage, le pronostic est très fâcheux. On doit alors essayer d'exciter le système absorbant, surtout à l'aide du mercure et des révulsifs, provoquer la salivation au moyen du calomel ou des blue pills, et appliquer des vésicatoires à la tète et un cautère à la nuque.

Si ce traitement échoue, on peut encore recourir à beaucoup d'autres moyens; mais on ne doit employer les stimulants qu'avec les plus grandes précautions, attendu qu'ils peuvent reproduire facilement une nouvelle congestion, ou même déterminer une apoplexie.

§ VIII. — Amaurose produite par l'apoplexie, l'hémorragie cérébrale, etc.

Lorsqu'on néglige la pléthore cérébrale, il arrive très fréquemment qu'elle se termine par l'abolition brusque de la sensibilité et du mouvement, état auquel on donne le nom d'apoplexie. Parmi les symptômes ordinaires de cette affection, figurent l'abolition de la vision et très fréquemment la dilatation des pupilles.

Au point de vue pathologique, l'apoplexie se divise en trois variétés, savoir : l'apoplexie avec extravasation de sang, l'apoplexie avec épanchement séreux , et l'apoplexie qui ne laisse voir aucune altération

(1) Voyez une observation rapportée par I. J. Ikin, Lancel, January 9, 1856, p. 569.

évidente, à la dissection. Le docteur Abercrombie appelle cette dernière apoplexie simple. Lorsqu'une personne est frappée d'apoplexie, et qu'on ne trouve à l'autopsie aucune altération morbide dans le cerveau, on doit rechercher la cause du mal dans la rupture de l'équilibre qui doit exister entre les systèmes artériel et veineux de cet organe. L'amaurose peut être la conséquence de l'une ou l'autre de ces trois variétés d'apoplexie, et être l'un des symptômes les plus prompts ou les plus lents à disparaître.

Il n'est nullement improbable que, dans certains cas où l'on ne pense point à l'apoplexie, l'amaurose est le résultat de la rupture de plusieurs petits vaisseaux laissant échapper isolément du sang, qui se rassemble en un seul caillot, ou qui se creuse plusieurs petites loges sur ou dans le cerveau, dont il déchire, dans ce dernier cas, la substance. Ces légères attaques apoplectiques peuvent ne point attirer l'attention du malade, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que sa vue est fortement affaiblie. Cet état est fréquemment suivi de paralysie et de perte de la mémoire.

La soudaineté de l'attaque et les circonstances dans lesquelles se trouve le malade au moment de son invasion, peuvent nous amener à conclure qu'il s'agit d'une apoplexie. Un homme qui me consulta, par exemple, était devenu soudainement aveugle de l'œil gauche pendant qu'il assistait à un meeting public, brillamment éclairé au gaz, et dans lequel il avait été excité et exposé à une forte chaleur. Quelque temps après, il survint aussi une amaurose de l'oeil droit et une paralysie partielle de la langue. J'ai vu un autre homme, affecté depuis dix ans d'une amaurose incomplète de l'œil droit, qui devint tout à coup incomplètement amaurotique de l'œil gauche, pour avoir soufflé pendant une demi-heure dans une cornemuse des Highlands, ce qui exige de grands efforts de la part des poumons. J'ai vu, en consultation avec le docteur Rainy, un gentleman qui, pendant un voyage, se levant un malin et regardant par la fenêtre de son hôtellerie, s'aperçut qu'un de ses yeux était complètement amaurotique; quelques mois après, il devint hémiplégique. James Gregory, le célèbre inventeur du télescope à réflecteur, fut brusquement frappé de cécité, dans sa trente -septième année, pendant qu'il observait les satellites de Jupiter, et mourut quelques jours après.

Dans un cas d'apoplexie rapporté par M. Williams (1), on trouva que du sang coagulé avait pénétré dans la substance même de l'un des nerfs optiques.

Le traitement de l'amaurose suite d'apoplexie ne diffère en aucun point essentiel de celui que nous avons exposé ci-dessus pour la même maladie, suite de congestion cérébrale.

(1) Médical FacUand Observations , vol. V, p. 97 ; London, 1794.

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Obs. 576. — M. Stevenson fut appelé à donner des soins à un malade, âgé de 40 à 50 ans, qu'on avait trouvé gisant à terre dans un étal apoplectique. Celte personne était grande et mince, sa face pâle, et sa manière de vivre extrêmement sobre et régulière; il n'y avait donc pas lieu de penser qu'elle serait devenue victime de l'apoplexie. Malgré l'emploi de moyens variés et actifs, il mourut douze heures après l'attaque.

Dans la matinée du jour suivant, M. Stevenson examina le contenu du crâne, et trouva non-seulement les marques les plus évidentes d'une congestion sanguine dans les méninges, mais une accumulation considérable de fluide décoloré dans les ventricules du cerveau, et une masse de sang coagulé disposée de façon à comprimer le chiasma. Cette circonstance expliqua la cécité absolue et la dilatation prononcée des pupilles, que l'on avait observées, quoique, lors du premier examen de M. Stevenson, le malade n'eût pas encore complètement perdu la connaissance et la sensibilité (1).

Obs. 577.— Ann Nowlan, âgée de 43 ans, mariée, entre au Sir Patrick Dunn'sHospital, à Dublin, affectée, disait-on, depuis plusieurs jours d'une fièvre pour laquelle elle s'était procuré chez un médecin une potion cordiale diaphorétique. Lorsqu'elle entra dans le service de M. Law, elle offrait les symptômes suivants: — Céphalalgie sus-orbitaire très intense; pouls à 100, faible; langue chargée à sa base et à son centre d'une croûte d'un brun foncé, rouge et luisante à la pointe et aux bords ; épigaslre sensible et douloureux à la pression; peau d'une température normale; pas de pétéchies; grand abattement d'esprit. Douze sangsues à l'épigastre, une potion effervescente avec de l'opium ; lotions froides sur le front. Ces moyens ne firent disparaître ni la céphalalgie, ni les nausées, ni l'irritabilité de l'eslomac.

En examinant soigneusement les symptômes, le docteur Law fut amené à considérer la céphalalgie comme le premier chaînon de la maladie, et tous les autres désordres comme en étant les effets. La malade reconnaissait qu'elle était depuis longtemps sujette à la céphalalgie. La puissance de la voix et la faculté de se mouvoir qu'elle conservait, paraissaient incompatibles, relativement aux autres symptômes, avec l'idée d'une fièvre. Agissant donc d'après cette idée, on appliqua des sangsues à la tempe gauche, point où elle rapportait principalement la douleur. Celte application amena du soulagement. On essaya ensuite des vésicatoires, qui soulagèrent aussi pour un temps. Le docteur Law se détermina alors à mettre le système sous l'influence du mercure, et prescrivit dans ce but une combinaison de calomel avec la poudre de James. La bouche ne fut pas plus tôt devenue malade, que la céphalalgie cessa et que la langue se nettoya. La disparition complète de la douleur ne dura que le temps que la bouche resta malade; et l'influence mercurielle n'eut pas plus tôt cessé, que la douleur revint, quoique moins constante et moins intense. Lorsque la douleur reparut, la langue redevint chargée. On eut de nouveau recours au mercure, qui fit disparaître la douleur sans retour.

La malade appela alors pour la première fois l'attention de M. Law sur un affaiblissement de la vue de son œil gauche, dont elle pouvait se servir parfaitement à l'époque de son entrée à l'hôpital. On trouva la pupille dans un état de dilatation permanente. Le docteur Law appliqua plusieurs vésicatoires, et en saupoudra quelques-uns avec de la strychnine, mais l'œil devint complètement amaurolique.

La malade était depuis longtemps exempte de céphalalgie et ne paraissait plus en proie qu'à un grand découragement, lorsqu'elle fut prise soudain d'une atlaque. On la trouva dans un état d'insensibilité complète; la respiration était extrêmement laborieuse, mais sans stertor; le pouls était faible et lent; la face n'était pas injectée; il n'y avait pas de battements des carotides. On ouvrit l'artère temporale, et quand on en eut tiré à plein jet environ dix onces de sang, le pouls commença à faiblir. On appliqua une compresse et un bandage, mais on n'arrêta qu'avec difficulté l'écoulement sanguin. La face s'injecta alors, les carotides commencèrent à battre avec force, et au moment où l'on allait administrera la malade un lavement à la térébenthine, deux heures environ après l'apparition de son atlaque, elle expira.

Autopsie. 11 s'écoula une quantité considérable d'un sang noir et fluide lorsqu'on incisa le cuir chevelu. Les vaisseaux superficiels du cerveau étaient fortement congestionnés. Lorsqu'on eut enlevé le cerveau, on ne trouva pas moins de six onces de sang fluide

(1) Stevenson. On Amaurosis, p. 4; London, 1821.

épanché à sa base. Un caillot volumineux occupait la place du locus perforatus, ou plancher du troisième ventricule, qui semblait complètement détruit. Les deux pédoncules cérébraux étaient allongés et déplacés, et leur consistance diminuée par suite de la violence qu'ils avaient essuyée. Les ventricules latéraux étaient distendus par deux caillots de sang qui se trouvaient en contact l'un avec l'autre par la destruction du septum lucidum. La couche optique droite était à l'état normal ; le centre de la gaucbe, ramolli et déchiré, contenait un caillot sanguin. L'artère basilaire était saine, mais les artères moyennes du cerveau présentaient plusieurs poinls ossifiés. 11 n'y avait aucune apparence de maladie dans les nerfs optiques (1).

Obs. 578. — Feu le comte de Liverpool fut atteint, à la suite d'un refroidissement, d'une phlébite crurale accompagnée d'un ralentissement marqué du pouls qui ne battait que 44 fois par minute. La vue de l'œil gauche s'affecta, et il éprouva bientôt une série d'attaques d'apoplexie qui entraînèrent la mort.

La veine iliaque gaucbe était complètement obstruée, et il existait dans le cerveau, audessus du ventricule droit, une grande cavité remplie de sérum (2).

Obs. 579. — Le docteur Abercrombie (3) rapporte le cas d'un gentleman qui, à la suite d'une attaque d'apoplexie, perdit la vue et resta pendant environ sept ans dans un état de cécité complète. Au bout de ce temps, un jour qu'il se promenait dans sa voiture, il récupéra soudain la vue, et constata qu'il avait conservé toute l'habileté à dessiner, qu'il possédait avant son attaque.

Il se peut que, dans ce cas, un caillot sanguin eût comprimé les nerfs optiques; avec le temps, il s'était sans doute contracté, avait changé de place et délivré ainsi les nerfs optiques de la pression qu'il exerçait sur eux. Une chute sur la tête, dans un cas publié, rendit la vue à un amaurotique, probablement en déplaçant un caillot (4).

§ IX. — Amaurose produite par un anévrysme des artères du cerveau.

M. Ware pensait que l'amaurose était due assez souvent à la dilatation du circulus arteriosus. «Si, dit-il, la dilatation occupe la partie postérieure du circulus arteriosus, de façon à comprimer les nerfs moteurs oculaires, il en résulte une paralysie des paupières, et les yeux perdent la faculté de se mouvoir. Mais si la dilatation occupe la portion antérieure du circulus, comme la compression porte alors sur les nerfs optiques, la vue est nécessairement détruite. Et si la dilatation s'effectue dans les deux portions à la fois, de façon à comprimer en même temps et les nerfs moteurs oculaires et les nerfs optiques, les paupières restent immobiles, et les yeux sont à la fois paralysés dans leurs mouvements et dans leur faculté visuelle (5).

(1) Dublin Journal of Médical Science, vol. IX, p 107 ; Dublin, 1836.

(2) Lee. On the Diseases of Women, p. 169; London, 1852. (5) Op. cit., p. 309.

(4) Voyez le cas de Jacob Reulinger, qui devint aveugle trois semaines avant une attaque d'apoplexie mortelle, Wepferi Historiœ apoplecticorum, p. 14; Amstelsedami, 1724: Un cas de guérison d'amaurose apoplectique; Portal, sur la Nature et le traitement de l'apoplexie, p. 19; Paris, 1811 : Le cas de John Cunningham Saiwders, Farre's Life of Saunders, en lêle du Treatise on some Praclical Points relating to the Diseases of the Eye, p. 19 ; London, 1811 : Un cas survenu pendant le typhus, Armstrong's Practical Illustrations of Typhus Fever, p. 29; London, 1819.

(5) Observations on the Calaractand Gutta Serena, p. 400; London, 1812.

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Il est impossible de dire si c'est réellement là une cause fréquente d'amaurose. Le manque d'autopsies bien laites est certainement une des grandes causes de l'obscurité qui règne sur les affections amaurotiques. L'observation suivante, rapportée par M. Spurgin, démontre que l'amaurose est quelquefois la conséquence de l'anévrysme des artères cérébrales.

Obs. 580. — Un ouvrier, âgé de 57 ans, perdit tout à coup connaissance pendant qu'il était à son travail, vers le commencement de mars; mais il se rétablit promptement sans secours, et reprit ses occupations. Trois semaines après, nouvelle attaque à la suite de laquelle il resta trois ou quatre jours dans un état de stupeur. 11 accusait, au sommet de la tête, une douleur constante, qui augmentait beaucoup lorsqu'il se penchait en avant, et qui souvent l'empêchait de dormir. 11 avait l'air abattu, pesant et le teint cachectique. Il était morose et chagrin, refusant fréquemment de répondre à ceux qui le soignaient et les trouvant souventen faute. Les pupilles étaient fortement dilatées, mais toutes deux se contractaient lentement lorsqu'on en approchait une forte lumière. L'œil droit était affecté de cataracte; néanmoins il distinguait de ce côté la lumière d'avec l'obscurité. Son pouls était d'ordinaire à 90 et faible. On le purgea largement, et on lui appliqua un vésicatoire à la nuque. Ces remèdes le soulagèrent un peu; mais après quelques jours, la douleur revint aussi constante et aussi forte que jamais. On lui appliqua au cou des ventouses scarifiées qui donnèrent huit onces de sang et diminuèrent beaucoup la douleur. Quatre jours après, pendant qu'il était à dîner, il perdit de nouveau connaissance et tomba dans le coma : respiration difficile et stertoreuse, pouls plein et lent. La pupille de l'œil droit était dilatée; celle de l'œil gauche contractée; toutes deux immobiles. On lui pratiqua une large saignée du bras, et on lui appliqua des vésicatoires; mais son état empira rapidement, et il mourut le lendemain malin.

On trouva, à la dissection, que la dure-mère adhérait plus fortement que de coutume au crâne et qu'elle offrait une teinte d'un bleu noirâtre due aux veines situées par-dessous. Des adhérences s'étaient établies entre cette membrane et l'arachnoïde, et entre cette dernière et la pie-mère. Les veines de la pie-mère étaient fort dilatées et gorgées de sang. Trois ou quatre fongosités s'étaient élevées de la surface du cerveau à travers les membranes et adhéraient à l'os. En soulevant la faulx du cerveau, on la trouva unie aux deux hémisphères, et celles-ci, au-dessous de la faulx, unies l'une à l'autre. Une quantité considérable de fluide fortementcolorépar du sang, s'échappa du ventricule gauche dès qu'il fut ouvert, et l'on trouva un petit caillot attaché au plexus choroïde. En enlevant la partie supérieure de l'hémisphère droite, on ouvrit le ventricule droit, qui se trouvait à un niveau plus élevé que de coutume, et l'on découvrit une quantité de sang coagulé pouvant s'évaluer à trois ou quatre onces. Le corps strié droit avait plus que double de volume. La surface de ce corps et les parois du ventricule étaient pulpeuses, de couleur rougeâtre, et semblaient avoir subi une abrasion. Lorsque l'on eut enlevé le cerveau hors du crâne, on découvrit à la surface inférieure du lobe antérieur droit une longue trace rouge, audessous de laquelle on découvrit un abcès de plus d'un pouce de longueur. Immédiatement au-dessous, de l'autre côté du nerf olfactif, et avant la jonction des nerfs optiques, on trouva un anévrysme de l'artère cérébrale antérieure droite, du volume d'une noisette, comprimant le nerf optique droit. Les parois du sac anévrysmal étaient épaisses et sa cavité contenait un petit coagulum. Il s'était rompu à sa paroi supérieure dans le ventricule latéral.

La gaîne du nerf optique droit, au niveau surtout de l'entrée du nerf dans l'œil, fut trouvée épaissie, distendue par le sang et fortement adhérente à la substance propre du nerf. Les veines étaient fortement dilatées sur la face postérieure de la sclérotique. La choroïde avait son aspect ordinaire; mais la rétine présentait une teinte gris rougeâtre, et l'on pouvait suivre sur toute sa surface jusqu'au cristallin les ramifications de la veine centrale. La capsule postérieure du cristallin était opaque, le cristallin à demi opaque et réduit à la moitié de sa dimension naturelle (1).

(U London Médical Repository for Jnne, 1825, p. 445 : Voyez une observation par Stilling, Ammon's Zeitschi'ift fur die Ophlhalmologie, vol. III, p. 4Ga ; Dresden, 1855.

§ X. — Amaurose suite de tuméfaction de la glande pituitaire.

Située au-dessous et derrière le chiasma des nerfs optiques, la glande pituitaire, lorsqu'elle prend un développement morbide, vient nécessairement comprimer ces nerfs ; on Ta quelquefois vue en déterminer l'absorption presque complète. Dans quelques cas il se développe une tumeur entre les deux lames de la dure-mère qui renferme la glande, celle-ci, de même que les nerfs optiques, est déplacée par la tumeur (1).

On a publié de nombreux exemples d'amaurose déterminée par l'augmentation de volume de la glande pituitaire. Dans quelques-uns de ces cas, l'affection de la vue a été l'un des premiers symptômes; tandis que, dans d'autres, elle n'a été troublée qu'après que divers autres signes d'affection encéphalique se furent manifestés. En même temps que l'amaurose, qui affecte généralement les deux yeux, et qui, après avoir été incomplète pendant un certain temps, devient tout à coup complète, l.e malade accuse de la douleur ou une sensation de pesanteur dans le front, une violente douleur dans les tempes, de l'apathie, la perte de la mémoire, l'émaciation, et une faiblesse générale. La tuméfaction de la glande pituitaire paraît ne déterminer ni convulsions, ni hémiplégie, mais sa présence parait provoquer de l'inflammation dans les parties environnantes, de sorte qu'à la fin les symptômes présentent une combinaison de ceux de l'encéphalite avec ceux de la compression du cerveau .

A la dissection, on trouve la glande fort augmentée de volume, quelquefois dilatée sous la forme d'un kyste, ou contenant du pus, et les parties environnantes fort enflammées. Dans quelques cas, l'infundibulum est le siège de gonflement, comme dans une observation rapportée par De Haen (2).

Obs. 58t. — John Austin, boulanger, homme fortement musclé, menant une vie bien réglée, âgé de 38 ans, étail depuis trois ans affecté d'un obscurcissement de la vision, accompagné, à de certains intervalles, d'une douleur intense dans la partie antérieure de la tête et d'une sensation de brûlure et de plénitude dans les orbites. Il ne retira aucun avantage des sangsues, des vésicatoires et d'autres remèdes; les sangsues, au contraire, semblèrent plutôt accroître ses souffrances. Ses forces et sa santé générale continuaient à être bonnes, il restait levé la plus grande partie de la nuit, et portait souvent pendant le jour de pesants fardeaux. Les fonctions digestives s'exécutaient bien la plupart du temps, excepté à de courts intervalles, et alors par suite de causes que l'on pouvait considérer comme entièrement indépendantes de toute affection locale.

Le dimanche 25 mai 1823, il se plaignit que pendant les cinq ou six dernières semaines, l'obscurcissement de sa vue avait considérablement augmenté; que ses douleurs avaient été beaucoup plus intenses, qu'il avait ressenti une forte propension au sommeil, au point que, si pendant le jour il s'asseyait un peu pour se reposer, il s'endormait malgré lui et restait dans cet état jusqu'à ce qu'on vînt le réveiller. Depuis deux ou trois jours il avait complètement cessé de voir de l'œil droit, et ce matin même il s'était trouvé complé-

(1) Médical Gazette, February 7, 1851, p. 253.

(2) Ratio Medendi, Pars 6la, p. 271 ; Viennee, 1765.

EXEMPLES DE QUELQUES-UNES DES ESPÈCES d'aMAUROSE. 817

(emcnt aveugle. Pendant huit à dix jours, il avait encore pu distinguer les objets; mais en allant se coucher le soir précédent, le seul objet qu'il put distinguer était la chandelle, et encore pas très nettement.

En examinant les yeux, on n'y découvrait aucune maladie apparente: les pupilles ne se contractaient pas sous l'influence d'une forte lumière; elles étaient un peu petites, mais parfaitement transparentes. Le malade accusait de la perle d'appélil. Pouls à 96 et petit. Dans la supposition que les symptômes les plus saillants dépendait nt d'un état maladif de l'estomac, on lui prescrivit un émélique, h faire suivre de la prise de cinq grains de calomel et d'une polion apérilive le lendemain malin.

Le jour suivant, la céphalalgie n'était point aussi intense, et il avait jusqu'il un certain point récupéré la vue de l'œil gauche; il voyait les fenêlres, et lorsqu'on plaçait la main devant ses yeux, il apercevait quelque chose, mais sans pouvoir dire ce que c'était. On répéta les mêmes médicaments.

Le 27, il se plaignit d'être beaucoup plus faible, eteonséquemment garda le lit, ce qu'il n'avait point encore fait jusqu'alors. La céphalalgie avait diminué; la vue était comme le 26: il dormait constamment et ronflait bruyamment. On prescrivit six sangsues aux tempes; on continua le calomel et la potion apérilive, et l'on appliqua un vésicaloire à la nuque.

Le 28, on appela un oculiste éminent, qui considéra la maladie comme due à une congestion des vaisseaux du cerveau, prescrivit une saignée du bras de vingt onces et une potion saline toutes les quatre heures. Le malade tomba en syncope lorsqu'on le saigna.

Le 29, il était encore plus disposé au sommeil; on ne l'éveillait qu'avec difficulté, mais alors il parlait sensément, et répondait aux questions qu'on lui adressait. Depuis la saignée, le pouls élait à 120 et plus faible; le malade étail plus affaibli. Un médecin que l'on appela prescrivit une saignée du bras de 24 onces, la continuation de' la polion saline, 4 grains de calomel à prendre le soir, et un laxatif le lendemain malin. Le lendemain à midi et demi, le malade mourut.

A la disseclion, on trouva les membranes du cerveau complètement saines; les vaisseaux étaient un peu distendus; les ventricules ne contenaient qu'une quanlilé ordinaire de liquide. En soulevant les lobes antérieurs du cerveau, on découvrit une tumeur qui s'élevait de la région de la glande pituilaire et comprimait les nerfs optiques : son volume étail considérable, elle s'élait creusé un nid dans les lobes antérieurs; les nerfs optiques élaient étalés sur elle, le droit plus que le gauche; les nerfs olfactifs étaient également comprimés (1).

Obs. 582. — Un individu du nom de Pardon, âgé de 36 ans, entra à l'Hôtel-Dieu de Paris le 8 septembre 1827. Ses pupilles élaient fortement dilatées; la droite était encore légèrement mobile, mais la gauche ne l'était plus du tout. L'œil gauche était complètement perdu; le droit ne permettait d'apercevoir que les gros objets, sans que le malade pût en distinguer la dimension, la forme, ou la couleur. H avait été pendant huit ans sujet à de violentes douleurs de tête, et, un an et demi avant son admission à PHôlel-Dicu, il avait été obPgé de renoncer à ses occupations, qui exigeaient qu'il écrivît beaucoup. Son teint était pâle et sa constitution lymphatique. On le saigna et on lui passa un selon au cou, mais sans résultat avantageux. On appliqua ensuite au front et aux tempes des vésicatoires qui furent suivis d'une amélioration si notable, que, au bout de trois semaines, il apercevait très dislinctement des personnes passant à une grande dislance. On continua l'usage des mêmes moyens, et le malade resta dans cet élat jusqu'au 13 novembre. Ce jour-là, il accusa de la céphalalgie et des douleurs violentes dans les yeux et les oreilles. Le 15, on lui appliqua 15 sangsues derrière les oreilles : la céphalalgie céda, mais les autres douleurs persistèrent. Le 21, deux ou trois minutes après avoir parlé à un de ses médecins, il expira subitement.

11 existait dans l'intervalle situé entre la jonction des nerfs optiques et le pont de Varole, et entre les vaisseaux qui forment le cercle de Willis, un kyste du volume d'un petit œuf de poule, en partie fibreux, en partie osseux, rempli d'une substance jaunâtre

(1) Ward. London Médical Reposilory, vol. XX, p. 217; London, 1823 : Voyez Powell, Médical Transactions, vol. V, p. 223; London, 1815 : Rayer. Archives générales de médecine, . 111, p. 530; Paris, 1823.

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