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Les opacités du cristallin ou de sa capsule

8. L'obscurcissement de la vision, et quelquefois la cécité complète .

9. La douleur dans l'oeil, et la douleur nocturne circum-orbitaire.

(1) Sur la rétinite qui accompagne l'irilis ; voyez jACOB"sTreatise on llic Inflammations ofthe Eyeball,p. 1. Dublin, 1849.

(2) Pour les changements produits dans la coloration de l'iris par l'inflammation, voyez Hi^Ti-R,LondonanJ Edinburgh Monthly Journal of Médical Science; February 1841, p. 79.

[(3) Miudlemore. Treaiise on tlie Disi'ases of llie Eve, tome 1 , p. <J2-2. London, 1835.]

IRITIS EN GENERAL. 0

L'observateur rencontre dans tous les cas un nombre suffisant de ces symptômes pour pouvoir reconnaître que la maladie qu'il a devant lui est une iritis. Souvent, cependant, plusieurs de ces signes fonldéfaut. Ainsi, par exemple, on trouve quelquefois la pupille dilatée dans l'irilis, probablement par la coexistence d'une amaurose ; et dans quelques cas, à tous autres égards bien marqués, il n'existe pas la plus légère douleur dans l'œil ni dans la tête. L'iritis peut exister d'une façon bien décidée , sans aucun épanebement de lymphe , sans adhérences morbides, ou sans tubercules de l'iris, ces symptômes faisant partie des changements qui surviennent dans la seconde période de la maladie, et manquant même dans bien des cas.

Sièges différents de la maladie. — Lorsque l'inflammation affecte principalement la membrane qui, de la face postérieure de la cornée, se porte sur la face antérieure de l'iris, la maladie s'appelle iritis séreuse ; lorsque c'est la substance propre de l'iris qui est affectée, on la nomme iritis parenchymateuse, et uvéite lorsque c'est la face postérieure qui est le siège principal de la maladie (1).

Causes. — L'inflammation de l'iris reconnaît diverses causes. Les suivantes sont celles dont on a le mieux constaté l'existence :

ï . Le passage subit du chaud au froid, l'exposition à des couranis d'air, l'excès d'exercice des yeux sur de petits objets, surtout à la lumière artificielle, et diverses autres influences donnent naissance à l'irilis idiopathique ou iritis rhumatismale.

2. La syphilis constitutionnelle et les maladies syphiloïdes.

o. La gonorrhée, suivie de synovite, et agissant constitutionnellemenl.

4. L'irilis ' scrofuleuse accompagne, comme affection secondaire, lacornéite; cependant, dans quelques cas moins fréquents, on observe une iritis scrofuleuse qui peut être considérée comme une affection primitive.

5. II existe une forme toute spéciale d'iritis que les Allemands appellent arthritique, et qu'ils regardent comme dépendant de la goutte. Elle parait fréquemment , sinon toujours, en rapport avec un état maladif du corps, produit par l'aclion, longtemps continuée, que certaines substances toxiques, telles que l'alcool et le tabac, exercent sur l'assimilation et le système nerveux.

6. Les blessures, telles, par exemple, que celles faites dans les différentes opérations de cataracte.

J'ai omis dans cette énumération les cas d'iritis qui, comme ceux qui succèdent à la cornéite scrofuleuse, sont des extensions de l'inflammation de quelqu'une des membranes de l'œil à l'iris; celles qui sur-

(I) Dzondi. Grâfe und Wnllhers .Tournai der Chirurgie und Augenheilkuude ; vol. I, p. 238. Berlin, 1820. Simcons. Ibicl , vol. XI. p. 295. Berlin, 1828. Sciiindler. Ibid., vol. XII, p. 180. Brrlin, 1828.

4 OPIITHALMIES.

viennent sympalhiquement, en conséquence des blessures de la cornée et de l'iris de l'autre œil, ou qui succèdent à la fièvre rémittente. Je crois que, dans l'un et l'autre de ces cas, la maladie primitive est une inflammation de la rétine et non de l'iris.

Périodes. — On a admis trois périodes dans l'iritis(l). La première est caractérisée par l'injection de la sclérotique, le changement de coloration de l'iris, le trouble et la paresse de la pupille, l'obscurcissement de la vision , et la douleur dans l'œil et autour de lui ; la seconde, par l'épanchement de la lymphe dans la pupille, les abcès de l'iris, la contraction de la pupille, les adhérences de l'iris à la capsule du cristallin, l'accroissement de la douleur, et un plus grand affaiblissement de la vision ; la troisième, par la présence de vaisseaux qui se ramifient sur l'iris et dans la pupille, l'occlusion de celle-ci, l'opacité du1 cristallin et de sa capsule, l'insensibilité de la rétine, la déformation du globe de l'œil qui s'aplatit sous l'action des muscles droits, la saillie de la choroïde à travers la sclérotique amincie, et la sensation de mollesse que donne l'œil au toucher.

Degrés et formes de la maladie. — Pronostic. — Non-seulement Firitis offre plusieurs périodes, mais elle présente aussi différents degrés de gravité (2). Dans les cas légers et récents, on peut promettre un rétablissement complet ; dans les cas plus graves, le rétablissement ne peut être que partiel; dans les cas graves et négligés, il est trop souvent évident qu'on ne peut conserver aucun espoir de rétablir la vision, ni même de conserver la forme de l'œil.

La distinction entre Firitis aiguë et Firitis chronique a une importance considérable (3).

La maladie se montre sous la forme aiguë chez les individus robustes et pléthoriques , lorsqu'une cause puissante a agi sur l'organe, et plus particulièrement lorsque le cas a été négligé au début, ou lorsque la cause a continué d'agir. En même temps qu'une rougeur externe vive, une grande distension des vaisseaux, un changement rapide de coloration de l'iris, la contraction de la pupille, l'épanchement de lymphe, le trouble de la cornée , la perte de la vision, une douleur excessive de l'œil, une céphalalgie intense, il existe une fièvre brûlante, avec de l'agitation et de l'insomnie. En quelques jours la vision est irréparablement perdue.

D'un autre côté, firitis peut débuter d'une manière si imperceptible et donner lieu à un épanchement de lymphe qui s'effectue si lentement , que la diminution ou même la perte de la vision peut survenir sans qu'aucune douleur se soit fait sentir dans la partie, et sans qu'il

(1) Jacob. Op. cit ,p.22.

(2) Essayon Iritis, by the late George C. Monteatii, M. D. Glasgow Médical Journal, vol. II, p. 45. Glasgow, 1829.

(3) Lawrence's Lectures in Ihe Lancet; vol. X, p. 257. London, 1826.

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