‹ Traité pratique des maladies des l'oeil :Chapitre 43 sur 147 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Le globe de l'œil est sujet à trois affections malignes, an moins; ce sont : le squirrhe, la tumeur encéphaloïde et la mélanose. Nous décrirons ces affections isolément, mais il est important de savoir qu'elles peuvent être réunies.

Laissant actuellement de côté la dernière de ces trois affections pour m'occuper exclusivement des deux autres, je dois dire que, d'après ce que j'ai vu, la première (le squirrhe) a une marche lente et ne se termine jamais par la formation d'une tumeur volumineuse , et que lorsqu'on en pratique l'extirpation, loin de la trouver semblable à un fongus ou à la substance médullaire, elle offre une dureté extrême et une texture fibreuse et striée qui lui mérite tout à fait la dénomination de squirrhe. Je n'ai jamais rencontré cette forme de dégénérescence de l'œil que chez des personnes âgées, et plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes.

Dans la seconde de ces trois formes de la maladie (I'encéphaloïde), la tumeur, après avoir perforé la partie antérieure de l'œil, marche avec une grande rapidité et atteint souvent des dimensions énormes; elle offre une texture spongieuse ou fongueuse , s'accompagne à la fin d'hémorrhagies effrayantes, et présente à la dissection une substance d'un blanc brunâtre, presque complètement dépourvue de fibres, et que l'on peut comparer au cerveau sous le rapport de la consistance et de l'aspect général. J'ai rencontré cette espèce de tumeur chez les enfants et chez les adultes, mais beaucoup plus fréquemment chez les premiers.

Dans la première de ces affections, l'extirpation de l'œil est quel-

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