DE LA PSEUDO-MÉNINGITE PRIMITIVE
Cette médication est surtout applicable aux ascarides loinbricoïdes. S'il v a des oxyures, il faudrait donner un lavement de suie de bois.
Suie de bois 30 grammes.
Eau 300 —
Faire bouillir et administrer après refroidissement à -f- 25* environ.
Maintenant, dans la pseudo-méningite gastralgique avec chlorose et anémie, ce qui réussit très-bien, comme on a pu le voir dans les deux observations ci-jointes (n05 6 et 7), c'est le sulfate de quinine, et à titre d'auxiliaire les préparations ferrugineuses ou arsenicales.
Le sulfate de quinine est le moyen auquel j'accorde la préférence en sa qualité d* antihyper hémique du cerveau. Cette vertu lui est généralement accordée, et c'est ;i l'état d'anémie qu'il entraîne qu'on attribue certains accidents de surdité et (Tamaurose produits par son abus.
J'ai démontré à ma manière par la cérébroscopie cette faculté décongestive du sulfate de quinine (1). En effet, chez des malades qui, par rhumatisme aigu articulaire ou par névralgie, avaient besoin de prendre du sulfate de quinine, j'ai examiné la rétine et la choroïde avant l'emploi du remède, et j'ai fait le même examen à quelques jours de distance. J'ai fait de même dans certains cas de méningite accompagnés de dilatation phlébo-rétinienne, et j'ai Miles veines de la rétine se rétrécir en même temps que pâlissait la choroïde. Pour moi, cette expérience démontre que, si le fond de l'œil s:1 décongestionne parla quinine, les méninges et le cerveau font de même, et il en résulte que, dans un cas de pseudo-méningite, c'est-à-dire de congestion névropathique de l'encéphale, c'est au sulfate de quinine qu'il faut s'adresser.
L'expérience clinique confirme d'ailleurs ces prévisions de la science ; car, chez les malades que j'ai soignés, bien qu'il n'y ait pas eu de périodicité névralgique, la quinine a réussi de la façon la plus heureuse. Elle a dissipé les douleurs de tête et a triomphé des accidents gastriques produits par l'action réflexe des nerfs du cerveau. Elle a régularisé le pouls, et on a vu sous son influence disparaître des s\mptomes dont l'ensemble excitait les plus vives appréhensions. En dehors de cette indication, il n'y en a plus qu'une, c'est celle de l'anémie et de la chlorose. Pour celle-là, on y satisfait par l'arseniate de soude à 15 ou 25 milligrammes par jour, par l'hydrothérapie bien faite et par le sous-carbonate de 1er a 1 et '2 grammes par jour.
En résumé : 1° Dans l'invasion de certaines maladies aiguës, et dans le cours des affections vermineuses et chlorotiques, il se produit souvent des phénomènes sympathiques dus à des actions morbides réflexes amenant des congestions et des ischémies cérébrales.
2° Parmi les troubles sympathiques du début des maladies inflammatoires et des affections chlorotiques et vermineuses, il faut mentionner la pseudo-méningite.
)]° La pseudo-méningite a tontes les apparences, au début, de la méningite, mais les accidents ne durent pas et ils ne se terminent pas comme elles par convulsions et paralysie.
i° Il y a une pseudo-méningite \ermineuse, une pseudo-méningite prodromique des maladies aiguës, une pseudo-méningite anémique, gastralgique et chloro tique, et une pseudo-méningite simple.
(1) Bouchut, Traité de diagnostic des maladies du système nerveux par l'oplithalmoscopie, page 86.
5° A part le traitement spécifique de la pseudo-méningite vennineuse parla santonine et par le calomel, le traitement des autres formes de la pseudo-méningite consiste en saignées révulsives, en sulfate de quinine, et, s'il y a chlorose ou anémie, en préparations arsenicales et ferrugineuses.