‹ Traité pratique des maladies des nouveau-nésChapitre 208 sur 472 · ANGINES · texte numérisé non relu

ANGINES

Les angines sont des maladies aiguës ou chroniques de la gorge, donnant lieu à une plus ou moins grande difficulté d'avaler ou de respirer.

Elles sont très-rares chez le nouveau-né ; on ne commence à les observer qu'à la fin de la première année. Elles sont très-fréquentes dans la seconde enfance, jusqu'à la puberté et dans l'âge adulte.

Quoique très-anciennement connues, il règne la plus grande confusion dans leur histoire en raison de leur nature, et les dénominations d'ulcère syriaque (Arétée), de mal de gorge gangreneux, d'angine simple, d'angine tonsil luire, d'angine maligne, d'angine gangreneuse, de cynanche, d'esquinancie, d'angine couenneuse, etc., etc., sous lesquelles on en a parlé, prouvent le dissentiment d'opinion qui a régné parmi les médecins à cet égard.

Au commencement de ce siècle, cependant, on crut pouvoir mettre un peu d'ordre dans ce chaos. En prenant pour point de départ le siège et la nature de la lésion produite par l'angine, ainsi que ses caractères anatomiques, on avait admis des angines tonsillaires et pharyngées simples, des angines gangreneuses, des angines ulcéreuses et une angine couenneuse formée par le dépôt de fausses membranes dans la gorge, pouvant gagner le larynx et former le croup. C'était un commencement de classification naturelle.

Dans le but de simplifier encore la description, Bretonneau reprit les idées de Ghisi, de Vieusseux (1), de Caron (2), etc., sur le croup, que ces médecins considéraient alors comme une affection membraneuse du larynx, et il publia, en 1826, un

(1) Vieusseux, Mémoire sur le croup ou angine trachéale. Paris, 1812, in-8.

(2) Caron, Recherches sur l'inflammation spéciale du tissu muqueux. Paris, 1826,

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