CALCULS SALIVAIRES. Ô
potasse ou de silicate de sonde Enfin, il faut proscrire du traitement de la gangrène de la bouche les frictions mercurielles aussi bien que les applications de sangsues. Le premier de ces moyens, par son action spécifique sur la bouche, aurait un but tout opposé à celui que Ton doit remplir; l'autre peut devenir la sou: les piqûres s'enflamment, d'une nouvelle mortification des ti>-n^.
Aphorisme^!
257. La gangrène de la bouche, maladie exclusive de l'enfance, est toujours la conséquence d'une prédisposition acquise par la misère, par les maladies antérieures, telles que la rougeole, la scarlatine, la fièvre typhoïde, et connues comme cause déterminante d'un aphthe ou d'une ulcération de la muqueuse buccal»-.
258. La stomatite ulcère-membraneuse et les aphthes de la joue sont souvent le point de départ de la gangrène de la bouche chez des entants prédisposés.
259. Une tuméfaction douloureuse et luisante au niveau de la joue ou delà mâchoire inférieure, chez un enfant qui a une ulcération sur la muqueuse buccale, doit faire craindre un sphacèle de la joue.
260. La tuméfaction douloureuse de la joue avec ptyalisme extrêmement fétide et gonflement des gland»- sons- maxillaires annonce un commencement de gangrène de la bouche.
261. Quand le sphacèle de la bouche s'étend et qu'il envahit la joue, une petite phlyctène apparaît sur la peau, qui devient noirâtre, puis noire dans une plus ou moins grande étendue, et l'on a une eschare qui détruit toute l'épaisseur de la peau et les gencives jusqu'à l'os maxillaire.
202. Dans la gangrène de la bouche, les dents, privées de leurs" gencives mortifiées, s'ébranlent, tombent, et l'os maxillaire reste a nu.
263. La gangrené de la bouche s'étend quelquefois a tout le coté correspondant du visage et mortifie tous les téguments jusqu'aux paupières.
264. Les enfants atteints de gangrène du visage souffrent peu, ils ont peu de soif, conservent de l'appétit et n'ont en général que très-peu de fièvre.
265. A une période avancée de la gangrène de la bouche, les entants offrent de la stupeur, avec grand»- prostration, nue pâleur escessâve, un notable afiaiblissemenl du pouls avec refaridissemenl des extrémités, et ils succombent empoisonnés.
ïW). Dans la gangrène de la bouche la mort a heu par pneumonie lobulaire ou par septicémie et résorption purulente.
267. La gangrène delà bouche est souvent accompagnée de gangrène de la vulve et (!»• l'anus.
-Jf'i8. On guérit de la gangrène de la bouche, mais il faut que L'eschare soit peu étendue, et il en résulte des cicatrices altérant profondément la régularité du
Visage.
269. Le chlorate de potasse .» l'intérieur, le \in de quinquina, l'arséniate de soude, l'alimentation et la cautérisation a\n les acides ou h- fer rouge, sont les moyens ;i mettre en usage pour arrêter, limiter el guéYir la gangrène de la bouche.