VERS INTESTINAUX. — OXYURES VERMICULÀ1RE
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Fleur de tanaisie ]
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Infusez à froid dans 2-10 grammes d'eau ; passez et ajoutez suffisante quantité de sucre pour faire un sirop. On en donne une cuillerée à bouche le matin pendant trois jours.
La santonine, principe actif et insipide du semen-contra, doit être employée de préférence, et se donne à la dose de 10 à 25 centigrammes par jour, en pastilles, en dragées, dans du miel, dans de la confiture ou dans de l'huile d'amandes douces. Il est bon d'aider ensuite à l'action du médicament par celle d'un léger purgatif.
Cette substance fait souvent voir les objets colorés en jaune. Elle rend l'urine alcaline et la colore au bout d'une heure en jaune safrané caractéristique, en même temps qu'elle la rend plus abondante. Une seule dose colore l'urine pendant trois jours. Il paraît que cette coloration est due à la présence d'un pigment jaune, qu'on nomme santonine, soluble dans l'eau et rougissant par les alcalis.
Le calomel à la dose de 5 centigrammes par jour, en pastilles ou dans une cuillerée de bouillie, a été vanté par beaucoup de médecins, et il mérite en effet la plus grande partie des éloges qui lui ont été donnés. Sauf le danger d'une purgation trop considérable qu'il peut occasionner, c'est un excellent remède en raison de la facilité qu'on a d'ailleurs à le faire prendre aux enfants. Je donne souvent aussi le calomel associé à la santonine, mais c'est dans le cas où il y à pseudo-méningite lorsqu'il faut agir promptement; alors ma formule est celle-ci :
Calomel 50 centigrammes.
Santonim
A prendre en une fois
Santonine 20 à 30 centigrammes.
Le camphre a été employé avec avantage par Rosen, qui le donnait en potion additionnée d'une petite quantité de vin généreux.
On a aussi conseillé la décoction d'ail, de fougère, Yasa fœtida, V hui le de Dieppel, de Chabert, etc.; mais ces médicaments sont peu usités à cause de leur saveur fort désagréable.
Il est convenable de joindre à l'emploi de ces moyens qui tuent les vers l'action des purgatifs qui les expulsent.
Ainsi, peu de temps après avoir donné la substance vermicide, huit à douze heures après, il faut administrer la solution de manne, 20 à 30 grammes dans du lait; le sirop de chicorée composé à la dose de 30 grammes; l'huile de ricin, faite à froid, 10 grammes; la poudre de racine de jalap et mieux le* calomel.
La plupart des médecins recommandent également l'usage des toniques pour modifier un peu la constitution des enfants. On donne le sirop antiscorbutique ou le sirop de quinquina, 15 à 30 grammes par jour : c'est pour concourir au même résultat que Ton administre aussi l'huile de foie de morue, 15 à 30 grammes, mêlés à un poids égal de sirop simple.
§ II. — Oxyures vermiculaires.
L'oxyure est un ver d'une ligne et demie de longueur, filiforme; sa tête est obtuse; sa queue se termine par une extrémité très-déliée. Il occupe presque
toujours le gros intestin et surtout le rectum. Chez les petites filles, il vient quelquefois se placer dans les parties génitales.
Ces vers occasionnent de très-vives démangeaisons et quelquefois des douleurs
horribles à l'anus. Les enfants portent sans cesse la main aux parties douloureuses, se grattent avec fureur. C'est un inconvénient sérieux, lorsque les (oxyures quittent lerectum et occupent la vulve. Il en résulte un écoulement vaginal plus ou moins prononcé. L'habitude de la masturbation n'a quelquefois pas d'autre origine. Ailleurs ils peuvent déterminer d'une façon réflexe des accidents de pseudo-méningite, ainsi que Vignard (de Nantes) et Mahot l'ont signalé (1), ou des vertiges et des attaques épileptiques. J'ai guéri plusieurs enfants épileptiques, qui n'avaient que des oxyures déterminant la névrose, avec du calomel et des lave-
FlGl /,K ments mercuriels.
Oxvure vermiculaire (*). T . e , ..«, .,
Traitement. — Les oxyures sont fort diiiiciles
à détruire; ils pullulent avec une rapidité étonnante. Il faut, pour les détruire,
employer les moyens suivants :
On donne en lavement :
1° La décoction de deux gousses d'ail dans du lait.
2° La décoction de 30 à 40 grammes de suie pour 100 grammes d'eau.
3° Le calomel en suspension, 30 centigrammes dans un jaune d'œuf.
4° 5 à 6 centigrammes d'onguent mercuriel délayé dans l'huile et le beurre fondu; ou la même dose d'onguent mercuriel incorporé à du beurre de cacao pour faire un suppositoire : ce moyen est le meilleur. Il m'a toujours parfaitement réussi chez les enfants à qui j'en ai ordonné l'usage.
5° La solution d'arséniate de soude en lavement, selon la formule suivante :
If Arséniate de soude 0ar,05
Eau distillée 500 grammes.
Pour six lavements : un ou deux lavements par jour.
Ce remède donne quelquefois des coliques assez vives.
6° Le lavement d'eau froide simple, conseillé par Van Swieten.
7° Le lavement d'absinthe, 8 à 16 grammes en infusion, etc.
8° Le lavement avec la décoction de kousso, 1 gramme pour 100 grammes d'eau.
Il n'est pas nécessaire, sauf indication spéciale, de donner dans cette maladie des médicaments à l'intérieur.
§ III. — Trichocéphale.
Le trichocéphale a surtout été décrit par Rœderer et "Wagner comme le parasite d'une maladie épidémique de leur temps, connue sous le nom de morbus mucosus. C'est notre fièvre muqueuse, forme légère de la fièvre typhoïde. En effet, le tri-
(1) Vignard et Mahot, Journal de médecine de l'Ouest, 1868.
(*) a, mâle; b, femelle; c, extrémité' céphalique montrant les trois nodules et le gonflement aliforme ; d, extrémité caudale du mâle; e, extrémité caudale de la femelle; f, œuf. (Moquin-Tandon.)