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MOYENS D'EXPRESSION. — CIRCULATION ET POULS

qui lâte le pouls d'un enfant. Cette influence ne se fait pas seulement sentir chez les enfants déjà un peu intelligents, qui peuvent être influencés par la \ue du médecin qui les examine, mais par ceux même qui, âgés de quelques jours, semblent tout à fait étrangers au monde extérieur: ainsi, chez un enfant de huit jours, a demi éveillé, le pouls donnait 140 pulsations, et 1:28 chez le même entant parfaitement endormi. Le tableau suivant donnera plus de valeur à ces ass i tions:

Nombre moyen des pulsations chez 30 enfants de quinze jours à six mois.

Éveillés Ii0 pulsations.

Endormis 1:21 — ■

Sombre moyen des pulsations chez 29 enfants de six mois à vingt et un mois.

Éveillés 128 pulsations.

Eudonnis 112 —

» La différence est bien plus grande encore lorsque l'enfant a peut', s'agite, crie et lutte contre le médecin qui lui tàte le pouls. Les pulsations qui, pendant le sommeil, étaient de 112, peuvent monter jusqu'à 100 et même 180.

» Ces détails étaient nécessaires pour mettre le médecin en garde contre les variations que le pouls peut subir dans l'état sain, par le seul fait de l'agitation de l'enfant. »

Les observations de Gorham et celles plus récentes de Seux se rapportent presque entièrement aux résultats qu'on vient de lire. Ces médecins ont comme moi rencontré, dans leurs études sur le pouls des enfants, des différences individuelles très-grandes. Gorham a trouvé les chiffres extrêmes de 00 et 100 avec beaucoup de chiffres intermédiaires. La moyenne a été de 1-23 chez les enfants d'un jour, et de 128 chez les enfants d'un jour à une semaine. L'influence du sommeil a été aussi fort bien constatée par ce médecin, qui, de 1 18 pulsations, les a vues déchoir d'un nombre considérable et arriver seulement a 108 par minute. Seux a observé chez les nouveau-nés les chiffres extrêmes de 80 à 104, mais les nombres compris entre 120 et liO sont ceux qu'on rencontre le plus souvent (dans près de la moitié des cas); viennent ensuite ceux qui sont compris entre 140 et 100, entre 100 et 120, puis ceux qui sont au-dessus de 100; enfin arrivent les nombres qui sont au-dessous de 100.

En résumé, chez les enfants à la mamelle, le pouk présente un1,' fréquence considérable; il est loin d'être réglé comme il le sera plus tard; il varie beaucoup suivant les sujets, mais sa vitesse normale peut être estimée à 100 ou 150 pulsations par minute.

Le chiffre moyen de 118 a 120 est celui qu'on rencontre le plus ordinairement. Vu-dessus de deux ans, la moyenne varie entre 92 et 100 jusqu'à la septième année.

Voici, d'ailleurs, un tableau qui résume en quelques lignes tous les chiures extrêmes qu'on peut rencontrer :

Pulsations par miaule.

Dans le sein de la mère 108 à 160

Dans la première minute de la vie 7-2 à 94

A la quatrième inimité de la vie 140 à 208

De huit jours à deux mois I 164

De deux mois ;'i vingt et un mois m 96 à 1C>0

De deux ans à <inq ans 92 a 120

De cinq ans à huit ans 84 à 110

De huit ans ;i douze ans 76 à I11!

liOCCHUT. — NMIV.-NKS. — 7' EDIT. o

Le pouls des nouveau-nés est habituellement régulier; il présente quelquefois des irrégularités nombreuses; alors plusieurs pulsations se succèdent rapidement, et sont suivies de plusieurs autres qui marchent avec lenteur, et ainsi de suite.

Le pouls diminue de fréquence a mesure qu'on s'approche des derniers mois de l'allaitement, mais la décroissance s'opère d'une manière insensible.

Le sexe ne paraît pas avoir une influence bien évidente sur le degré de fréquence des pulsations. Cependant, à la fin de la première année, le pouls est en général plus fréquent chez les fdles que chez les garçons.

La constitution, le plus ou moins de salubrité du lieu d'habitation, l'époque de l'année, n'exercent aucune influence sur la fréquence du pouls.

Le pouls est plus fréquent pendant les premières minutes de la ?ie; puis, d'un jour à deux mois, on ne peut plus noter de différences qui puissent réellement être attribuées à l'âge.

Les distractions de l'état de veille et l'agitation suffisent pour donner au pouls une notable accélération. Lorsque les enfants sont endormis, leur pouls diminue de 15 à 20 pulsations.

Les mouvements musculaires rapides et volontaires, les mouvements musculaires intérieurs involontaires qui accompagnent la toux, les cris, les émotions morales, etc., communiquent une violente impulsion au pouls, li s'élève de 15 a 30 et même 40 pulsations.

L'alimentation produit le même résultat, mais à un plus faible degré. Cependant l'enfant qui vient de teter a le pouls notablement plus fréquent qu'avant de prendre le sein.

Enfin, d'après' les recherches de Knox et "William Guy, il paraîtrait que le pouls se ralentit chaque soir aux approches de la nuit, et qu'il reprend sa fréquence accoutumée à la levée du jour. Toutefois, si cette assertion est fondée, elle forme un contraste bien évident avec ce que l'on observe dans l'état de maladie. En effet, la plupart des enfants malades présentent souvent plusieurs exacerbations fébriles quotidiennes, et il en est une qui revient toujours vers le soir. Comme on le voit, la nuit a une influence toute différente sur le pouls dans Tétai de santé et dans l'état de maladie.

Forme du pouls. — Ce n'est que dans la seconde enfance que l'on peut apprécier la forme du pouls et à l'aide du sphygmographe; on obtient des tracés qui font reconnaître aisément le plus ou moins de tension artérielle, et les maladies valvulaires qui produisent le rétrécissement ou l' insuffisance des orifices.

De la lièvre et de la réaelion fébrile chez les enfants. — On a mis beaucoup de soin, jusqu'à ce jour, à déterminer l'influence que l'âge exerce sur la manifestation anatomique des maladies, sur leur marche et sur leurs terminaisons. Ces questions se rattachent à la pathologie spéciale; aucune d'elles n'a été négligée. aucune ne devait l'être.

11 en est d'autres, non moins intéressantes à étudier, qui font partie de la pathologie générale des enfants, et dont on ne s'occupe guère. Ainsi, la fièvre et la réaction fébrile n'ont pas été examinées avec beaucoup d'attention, car aucun auteur n'a indiqué toutes les particularités que présentent ces phénomènes, particularités fort importantes à connaître, comme n'on en pourra juger.

Si les lésions anatomiques des maladies de l'enfance, si leurs symptômes, leur marche et leurs terminaisons diffèrent de la terminaison, de la marche, des symptômes et des altérations anatomiques des mêmes maladies de l'adulte, il n'est pas probable que la fièvre, ce phénomène vital, se présente sous la même forme chez l'adulte et chez l'enfant.

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