‹ Traité pratique des maladies des nouveau-nésChapitre 36 sur 472 · ÏENS D'EXPRESSION. — CIRCULATION ET POULS · texte numérisé non relu

ÏENS D'EXPRESSION. — CIRCULATION ET POULS

J'ai montré, dans le chapitre précédent, les di féi i - qui séparent les cbU extrêm ités par le pouls dans l'état normal. Il es! donc impossible que la

fréquence du pouls puisse à elle seule avoir une grande valeur dans la déterminait fébrile des entants l signe serait insuffisant si d'antres phénom

ntation de chaleur à la peau et l'état villeux de la langue, ne venaient lui donner de rimportance.

ornent donc peut-on reconnaître la fièvre chez les entants? Quel! - manifestati

La fièvre est caractérisée par l'augmentation de la chaleur superficielle et pn>î du corps, jointe à l'accélération considérable du pouls et a une agitation nerveuse qu'on dési< le nom de malaise. Cette augmentation de température s'ap-

tomètre placé dans l'aisselle ou dans le rectum. L'accélération du pouls, à elle seule, a moins cependant d'être . ne

saurait avoir aucune valeur sémiologique ; il faut qu'elle soit accompagnée d'un développement assez notable de la chaleur de la peau. La présence des malaises nt caractéristique.

- me la fièvre s'établit chez les entants, on obs îrve 1 s phénomènes suivants : jet paraît triste et abattu, il devient maussade, pleure facilement et sommeil; s*il s'endort, et c'est la le cas ordinaire, on 1" voit mâchonner s s lèvres, tourner la; les membres, qui sautent à chaque instant par petites s ss s

mmeil est léger, interrompu au moind it teter et abandonne le

sein au^itût après l'avoir pris; s'il est déjà grand, il ne donne pas de i ne lui ait donné a boire. La bouche est chaude et la lang humide; jamais

elle ne m:- charge d'un enduit épais, comme chez l'ad

La température de la peau augmente et s'élève quelquefois de 1 à l degrés, avec

scillations de 2 a 3 degrés du matin au soii . La i colore, mais, sauf des circonstances individuelles, elle ne présente

jamais une rougeur bien vive. En même tem - Te, il prend d'autant

plus de fréquence que l'enfant s'agite el :t" davanl -

Jusqu'ici les pbénom «es de la réaction fébrile, h - entants, ne diffèrent pas notablement des mêmes phénomèn bez l'adulte. Mais, chez ce dernier,

le a la fièvre; le frisson 3a précède quelquefois. Lu est-il de même chez les enfants? C'est ce que je Fais indiquer.

L'- fi — .,, ne se montre pas chez les très-jeunes enfants; jamais on ne les voit trembler comm ient un froid il sintermitti

m* i ii . ss a n'existi ; le début de l'accès chez plusieurs

petits entants, aucun d'eux n'a éprouvé de tremblement. Cette période de froid, ordinaire chez l'adulte, est remplacée par quelques phénomènes qui indiquent la concentration des s; e le - ! traduit au dehors par une pâleur notai)!" du

. par la décoloration des ! ?res >i par une teinte bleuâtre très-manifeste audessous des onj i. ( si la tout ce qu'il est possible de constater ; dans un cas, mais c'était chez un eut"; ix ans et demi, le frisson fut comparable a

celui de l'adulte. Ce phéuom 'Mie m- - m eitre pas dans 1.- COUTS OU au début des

affections inflammatoires; <>a n'observe rien qui s'en rapproche, pas même les symptômes de concentration dont j-- viens de parler.

I .' - e des frissons chez les enfants esl probablement un résultat de l'âg sujeis : quand on étudie comparativement la réaction fébrile chef les enfants de cet . 1 1 dans la seconde enfance ou chez les adulti s. c'est une différence importante ;i indiquer.

La température de la peau s'élève de 1 a 2 ou :; degrés; il faut l'étudier sur le

corps et dans l'aisselle, plutôt que sur les bras et sur les parties qui, exposées à l'air, se refroidissent notablement. La sueur n'est jamais aussi abondante ehez les enfants que chez l'adulte; le linge n'en est jamais profondément imbibé: c'est plutôt de la moiteurqu'une abondante perspiration cutanée. Dans les fièvres intermittentes que j'ai eu l'occasion d'observer, ce phénomène a été si peu sensible, qu'il a échappé à l'inquiète attention des mères; il n'en eût pas été de même si la sueur avait été bien prononcée.

Je viens de caractériser la fièvre en étudiant les phénomènes qui se montrent pendant un accès, mais ce n'est pas tout; cette description anatomique ne saurait suffire : il faut parler de la réaction fébrile, considérée d'une manière générale dans le cours des maladies de la première enfance.

Chez les adultes, lorsqu'une affection aiguë se déclare, la fièvre, sa compagne inséparable, en manifeste la présence; elle persiste autant que la maladie qui est la cause de son apparition et s'éteint avec elle. Elle existe d'une manière continue, et présente souvent un paroxysme quotidien à l'approche de la nuit, il y a cependant des maladies dans lesquelles l'existence de cette exacerbation n'est pas bien démontrée.

Chez les enfants à la mamelle, la fièvre qui accompagne les maladies aiguës ne se maintient pas toujours au même degré ; elle tombe pour se relever un peu plus tard ; elle n'offre pas le type franchement continu, car elle présente non plus un seul, mais plusieurs paroxysmes par jour. Aussi, dans le cours de l'entéro-colite et de la pneumonie, il n'est pas rare d'entendre les mères annoncer qu'a deux ou trois reprises de la journée la peau de l'enfant est devenue brûlante, et que pendant ce temps l'agitation a été considérable.

Toutefois les paroxysmes fébriles sont plus rares au début des affections aiguës que pendant leur durée. A cette époque, la fluxion inflammatoire est amortie et les exacerbalions deviennent très-évidentes.

Ce phénomène est très-facile à constater dans les affections chroniques; mais ici il se présente encore une différence importante à signaler. La fièvre passe du type continu avec paroxysmes au type intermittent : il en est ainsi dans la pneumonie chronique, dans la pleurésie, dans l'entérite chronique, etc. Les enfants paraissent assez calmes le matin, ils n'ont que peu ou point de fièvre, et ils éprouvent au milieu du jour et dans la nuit un accès caractérisé par les phénomènes indiqués précédemment. Ces accidents sont quotidiens, irréguliers, et paraissent tantôt à une heure, tantôt à une autre. On ne peut que les comparer aux accès de la fièvre hectique chez les adultes.

En résumé, la fièvre, chez les enfants, est un état morbide qu'il ne faut pas juger d'après l'accélération du pouls, mais d'après l'augmentation de la chaleur cutanée et d'après l'agitation nerveuse des sujets.

A cet âge, la fièvre n'est jamais précédée de frissons et de tremblement; la sueur qui la termine est rarement fort abondante.

Le type continu de la fièvre est rare dans les maladies aiguës des jeunes enfants, il y a des rémittences notables et des paroxysmes très-marqués.

Dans les maladies chroniques, la fièvre est presque toujours intermittente.

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