ATAXIE LOCOMOTRICE CHEZ LES ENFANTS
Celte observation est très-intéressante ; malheureusement elle est unique, et, jusqu'à nouvel ordre, nous ne saurions y voir qu'un exemple de ces guérisons subites qui se voient si fréquemment dans la classe des névroses à laquelle appartient la chorée(i).
Enfin on a proposé la cautérisation épidermique ponctuée du rachis avec le fer rouge. Je l'emploie autrement, avec un morceau de fusain allumé qui me sert à opérer des mouchetures le long du dos. On peut aussi, comme Hammon l'a fait, préparer un petit tube de verre effilé à la lampe et dont on brise la pointe, en 1 arrondissant aii feu, de telle sorte que son extrémité terminale mesure une ouverture de 2 à 4 millimètres. Alors on met de l'amiante imbibée d'acide sulfurique et l'on fait des cautérisations superficielles le long du rachis, puis le long des bras, deux à trois fois à quelques jours de distance.
On a aussi conseillé le bromure de potassium à la dose de 3 à G grammes par jour, et c'est un moyen ta expérimenter. Si le succès est confirmé par de nouvelles observations, cette médication assez simple méritera d'entrer dans la pratique.
A ces mo\ eus j'ajouterai l'usage des armatures métalliques de laiton, mises en permanence sur différents points du corps, et particulièrement sur les membres. Ayant vu les contractures cholériques disparaître sous l'influence de cette médication, conseillée par Burcq, et pensant que le courant électrique continu du laiton, qui avait une action sur la convulsion tonique de la contracture, pourrait en avoir sur les convulsions cloniques de la chorée, j'essayai et je réussis. J'ai ainsi enlevé une chorée en vingt-quatre heures; d'autres en sept, huit ou douze jours. Ailleurs le laiton n'a rien produit, et dans deux cas il a exaspéré les convulsions à un point remarquable.
Ces plaques de laiton doivent être nettoyées tous les jours avec le plus grand soin pour enlever l'oxyde de cuivre qui se dépose sur la peau, et pour éviter les pustules cutanées douloureuses qui résultent de sa présence.
Dans les cas de chorée aboyante, il faut faire des injections hypodermiques (Vacille valérianique au cinquantième le long du larynx, ou des injections de sulfate de morphine, ou enfin faire passer un courant électrique continu descendant par les nerfs laryngés.