PREMIÈRE PÉRIODE DE LA HLENNORRHAGIE
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et élablïr simultanément la compression et l'immol lisation.
La verge doit donc, autant que possible, être tenue verticalement, appliquée contre labdomen. On atteint Tacilemenl ce résultat, en canseillanl au malade de se procurer un caleçon de bain et d'y glisser de l'ouate ou quelque tinge qui maintienne l'organe dans la position voulue. On prescrit ensuite, toujours dans îe même but, de comprimer la verge en 1' tourant, de l'extrémité vers la racine, d'une bande di toile imbibée d'eau blanche qu'on renouvellera pli sieurs fois dans la journée. Ce pansement ne sera pas appliqué depuis quarante-huit heures, que déjà l'œdème préputial cl la turgescence du gland auront en grande partie disparu, et que les douleurs pendant la miction, d'abord tri^s vives, se seront sensiblement atténuées.
Dans les hlennorrhagies moins aiguës, où ces complications du début ne se présentent pas, des injections légèrement astringentes devront être prescrites d'emblée. C'est ainsi qu'on guérit rapidement la blennorrhagie et que, par cela même, on en épargne au malade les nombreuses complications.
Mais avant d'entrer dans le détail de la médication astringente, nous devons répondre, en quelques mots, aux principales critiques qui nous ont été formulées contre les injections ; elles sont au nombre de trois :
!• lAi inj'ectiom prises d'emblée cotnpromelleni le traitement vers la fin de la maladie et en prolongent la durée.
INJECTIONS ASTHlNâENTES
V â* Le» injections favorisent la production des • pticatUms de la blennorrhagie.
y Le» injections peuvent déterminer des rétrécissementi de l'urèlhre.
Réponse à la première vrilique. — Celle objeclîon assez sérieuse esl fondée sur ce fail que les itilTérentea parties de l'orgaaisme s'accoulumenl peu à peu à l'action du médicainenl dont l'usage est fréquent et régulier. Ainsi on admet bien que les injections soient favorables au début de la maladie, mais on pense qu'après plusieurs jours, la sensibilité de la muqueuse uréthrale à ces topiques astringents sera émouBsée et que, par cela même, leur action deviendra nulle vers la fin du traitement. Nous accepterions cette manière de voir, si une seule injection, toujours identique «elle-même, était prescrite pendant le cours delà blennorrhagie; maïs les substances actives incorporées dans les injections, doivent, au contraire, être fréquemment changées, pour éviter celte accoulumance du canal à l'action du remède. Dans le même but, il est bon de graduer la force de l'injection et, lorsqu'on arrive vers le terme de la blennorrhagie, d'employer des injections dites isolantes et basées sur un tout autre principe que les premières. On voit donc combien il est facile, par une thérapeutique, pûgressive dans ses moyens, d'éviter l'écueil de l'ac-
tlumance, tout en profitant, au début mSme de la , de l'effet favorable des injections.
à la deuxième criligue. — Les injections, nt poussées d'avant en arrière, entraînent avec
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elies quelques gouttes de muco-pus ; elles facilitent ainsi la propagation de rinflammalion blennorrhagique vers les parties profondes de l'uréthre et, en conséquence, l'apparition de divers accidents, tels que cystite, épididymile, prostalile qui en dépendent. Malgré l'autorité du professeur Gopselin qui a émis celte opinion, nous ne craignons pas d'affirmer une doctrine entièrement opposée. Il est rare, en effet, de voir les malades, soignés par la méthode astringente, présenter ces diverses complications de la blennorrhagie. Car, contrairement ù ce qui se passe dans le traitement par les émollienls, l'inflammation uréthrale, au lieu de pouvoir librement s'étendre de proche en proche, est ici, au moins dans la majorité des cas, limitée dès le début ; la substance astringente, en crispant les tissus et resserrant les vaisseaux de la muqueuse, met, en effet, obstacle à sa propagation.
Quant au transport possible de globules purulents par le véhicule de l'injection, on pourra sûrement l'éviter, en pratiquant celle-ci avec lenteur; mais c'est là une crainte plulût imaginaire que réelle, car, dans de semblables conditions, le liquide injecté ne dépasse pasl'uréthre antérieur.
Réponse à la troùième critique. — Nous croyons inutile de démontrer à des médecins que jamais les injections astringentes n'ont déterminé la formation d'une stricture urélhrale. Bien loin d'amener un si ■ triste résultat, elles constituent au contraire, en guériesant rapidement la blennorrhagie, le meilleur