TROUBLES DE LA MICTION 1Ï
principale cause du long inlervalle qui souvent parait avoir existé entre la blennorrhagie occassionnelle el la manifeslation réelle du rélréci^semenl.
Un léger suinlement urélhral, continu ou inlermillenl, survenant alors à la suile d'excès de table el de Cuit, doit faire songer à l'existence d'un rétrécissement. II ne faut pas oublier cependant que dons bien des c*«, comme nous l'avons d'ailleurs fuît remarquer, A propos de l'étiologie. tout écoulement a cessé parfois depuis plusieurs années, quand apparaissent les premien signes du rétrécissement.
Les troubles de la miction consliluent un des premiers indices d'une strîclure de l'iirôllire: le jet d'urine est déformé, ilesl moins gros, plus aplnli et projeté moins loin ; tiouvent encore il se contourne en spirale, en vrille, ou se divise en deux filets, lesquels partant des eitrémilés supérieure et inférieure du méat, ne tardent pas à se réunir; rarement enfin il se fragmente en trais ou quatre petites veines liquides qui vont bientôt se confondre. Une certaine rigidité des lèvres du mé&l consécutive à une inflammation ancienne, un figglutinement des hords de ce mftme orifice par un peu de mucus desséché peuvent produire des troubles analogues. Les indications Urées de la forme du jet d'urine ne ponstiluenl donc pas le signe absolument caractéristique d'un rétrécissement urëthral.
que la lésion s'aggrave, les envies d'uri-
deviennent plus fréquentes, les besoins sont plus
lérieux et de plus grands efforts sont nécessaires
lur vider complètement la vessie; souvent même
RÉTRÉCtSSEMENTS tlE LTRÈTHRE
le malade n'urine qu'incomplèlemenl el quelquei gouUes, arri^lées derrière l'obatacle, s'écoulent encore après que la mirtion est terminée.
Ces gymplômes augmentent peu à peu d'intensité, les besoins d'uriner se pressent de plus en plus fréquents, et troublent le sommeil du malade, obligé pour les salisfaire de se lever un grand nombre de foi? dans la nuit. La vessie est devenue très irritable, elle ne peut plus contenir qu'une faible quantité d'urine, laquelle n'est expulsée au dehors, dans ces ca^ graves, que par un lilet extrêmement mince el faiblement projeté. A ce propos, Thompson fait remar quer que malgré son exiguïté, le jet se trouve toujours projeté aune certaine distance, la vessie ayant conservé derrière l'obstacle sa forcede propulsion, tandis que celte force se perd, au contraire, presque complètement dans l'hypertrophie de la prostate ; le jet d'urine, quel que soit son volume, tombe alors perpendiculairement sur le sol et peut même être dirigé en arrière; on dit, en pareil cas, que le malade urine sur ses talons.
Les fétrécissemenls de l'urèlhre ayant une marche fatalement progressive, les efforts pour uriner Gnissent par devenir plus pénibles, el s'accompagnent, dans les cas extrêmes, d'évacuations anales involontaires. Ces efforts répétés sont encore la cause de certaines complications graves, telles que des hernies et des bourrelets hémorroïdaux volumineux pouvanl donner lieu h un llux sanguin assez continuel et abondant pour plonger les malades dans un état cachectique.