MATHIEU « 25 26 J
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Fie. 8. — Filière francise,
le canal de Taréthre ne sérail pasdans un état parfait d'intégrité. On se sert généralement pour examiner l'urèthre d'une pelite bougie à extrémité renflée de forme conique et connue sous le nom de bougie À boule ou exploratrice. L'olive de ces bougies présente différenlea grosseurs correspondant aux numéros de la filière française {pic. 8) et leur lige, toute en gonune, eal extrCmemenlsoupleetoiïre même souvent trnp peu de réMStance. Ce n'est pa.» à cet inslmment 'pienoas avons recoursloutd'abord, car il peut induire
Ut HÉTRÉCISSEMENïS DE L'URÈTHBE
en erreur, son extrémité renflée se laissant Irup facilement arrêter au niveau du bulbe, sans qu'il y ail le moindre rélrécissement.
Quand on veut reconnaître, par le cathétérisme uréthral, l'existence d'une atricture, on doit toujours, quelles que soient les indications fournies par le malade sur son jet d'urine, prendre une bougie eu gomme, à extrémité oJivaire, n" 31, et chercher àrintroduire dans le canal. Si la bougie passe librement. c'est qu'il n'y a pas de rétrécissement ; si le contraire arrive, ou fait de nouvelles tentatives avec des bougies semblables, mais de moins en moins grosses, jusqu'à ce que l'obstacle soit franchi.
Avec un peu d'habitude, on peut ne pas trop réittrer les inlroduclions de bougies, la profondeur à laquelle pénètre la bougie olivaire n" 21 indiquant, d'une façon approximative, le calibre du rétrécissement.
Cette première manœuvre noua renseigne très exactement sur l'existence d'un rétrécissement et sur son degré d'étroitesse; mais pour acquérir des notions exactes sur ses autres particularités, il est indispensable de se servir d'une bougie exploratrice. Bn lui faisant parcourir, (iprès l'avoir convenablement choisie, tout le canal de l'urèlhre et, en la retirani ensuite avec lenteur, on apprécie le nombre des rétrécissements, leur longueur, leur dureté et la profondeur à laquelle ils se trouvant dans l'uréthre.
Ces explorations uréthrales, en général très redoutées des malades, doivent être pratiquées avec une grande légèreté de main, et un peu d'habitude permet
de les rendre à peine sensibles. C'est du reste un axiome chirurgical de ne jamais employer la force pour tout ce qui louche à l'urèthre.
Lorsqu'un rétréci s se me ni a été ainsi reconnu, et qu'on en a minutieusement recherché toutes les particularités, une dernière question reste à se poser: Quel traitement doit lui être appliqué? Nous allons r répondre dans les chapitres suivants.