DILATATION
DILATi^TlON LENTE ET TEUPORAIRB
Il existe qiialre méihodes principales de traitement des réiifcissemeiits de l'urMhre : la dllatnlion, l'incision, la rupture, lac-LiiIériaalion; lesdeuTilerniâre:idoivenl-Ëtre complËlemeni rfjetées. — La dilatation est la méthoilu par eiceiletiM de traitement. — Dilatation lemporaira, manuel opératoire, — Dilatation midiate progressive du D' Ed. t>anf;leben; elle est un progt-ès sur U dilalHtion temporaire.
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Lea procédés de traitement appliqués aux rétrécissemenls de l'urètlire varient presque à l'infini, maïs tous peuvent être ramenés à qualre mélhodes directrices : la dilatation, l'tnctsion, la rupture, la vaule- TÙatimi.
La métiiode de rupLurCj connue encore sous !e nom de ijrâtt/sion, étant aujourd'hui, ainsi que la caiitérlsalion, universellement abandonnées, nousuelessigualons ici que pour mémoire.
DILATATION TEMPOnAIRE 13S
La dilalalioD, arec les pmcédésperfecltoniiës dont nous disposoDs aujourd'hui, peut-être appliquée à la presque lotalité des rétrécissements; rinciaion faite soit de dedans en dehors {ur^lhrotomie inleme), soit de dehors en dedans {wélhrotomie externe) ne doit ctinsliluer qu'une méthode d'exceplion.
La dilatation, variant seulement dansses procédés, suivant tes circonstances, est le moyen de traitement par excellence des rétrécissements de l'urèthre; c'est là un principe Ihérapeulique des plus importantsdans la pratique chirurgicale; on pourrait, à la rigueur, le Tormuler ainsi : pas de méthodes sanglantes, toujours la dilatation.
Procédant, dans cette étude dilileile, du simple au composé, nous allons d'abord supposer un' rétrécissement non induré, très Tacilemenl franchissable, situé au niveau du bulbe, et laissant passer facilement une bougie n' 10, en un mot, un cas tout à fait classique.
Ls dilatation graluelle, lente, et temporaireesltoujoura, et sans exception, la méthode applicable à ces rétréi'issements. qu'on pourrait appeler vulgaires, tellement ils eonl nombreux. Lu dilatation temporaire est* peu près inolTensive, et elle présente le grand avantage, sur tous les autres procédés, de permettre au malade de ne pas interrompre ses occupations pendant toute la durée du traitement.
On pratique la dilalalion ienle avec des bougies coniques en gomme et h extrémité olivaire; les séances oivent être généralement renouvelées tous le* deux •in augmente chaque foie, si rien ne s'y op-
TRAITEMENT DES RÈTnfiC.ISSEMFATS
pose, le calibre delà sonde d'un numéro; enfin h vaseline est le meilleur corps gras' pour graisser les bnugies.
Quand on est arrivé à introduire facilement les bougies n°' 23 et 24 de la filière française, la dilatalion est jugée suffisante ; mais il faut continuer à pas^ ser ces grosses sondes, nu moins une fois par semaine, pendant un mois, puis tous les quinxe jours pendant deux autres mois, afin de produire l'atrophie des tissus du réirécissement, sans laquelle, comme l'a fait juslement remarquer Voillemier, il n'y a pas de guériaon définitive possible. Pour obtenir cette atrophie des tissus rétrécis, quelques chirurgiens achèveni le traitement en passant dans l'urèlhre de gros cathéters d'étain, dits de Béniqué ; celte pratique est bonne en elle-même, elle n'a que l'inconvénient d'être douloureuse et de provoquer parfois un peu de cyslile aussi l'employons-nous très rarement.
Pour rendre la dilatation moins pénible, tout en la portant extrêmement loin; pour mettre le malade plus sûrement à l'abri des complications à la rigueur possibles ducaihélérisme, le D'Ed. Lan^lebert a imaginé le procédé suivant de dilatation qu'il a désigné sous le nom de dilatation médiate progressive : en voici le détail instrumental et le manuel opératoire :
Instruments. — 1" Une série de bougies creuses en gomme oa bougies conductrices d'environ trente centi-
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