DILATATION MÉDIATE PROGRESSIVE
mèlre5delongueur.Ce8bougies{FiG. 9) ne diffèrent des bougies ordinaires dites à olive, igue par une fente longitudinale, s'étendani depuis leur bout libre el ouvert ju^u'à environ dix centimètres de leur extrémité vésicale.
rS" Une siirie égale de mandrins ou dilatateurs en leine, dont la tige, mince et flexible, porte à chaque nt une olive de trois centimètres de longueur ron.
iitgies conductrices et dilatateurs sont gradués
r millimètres du n* 10 au n* 22 de la lilifre fran-
"ç*i»e. Les deux olives qui terminent chaque mandrin
sont de grosseurs différentes, tune dépassant l'autre
d'un millimètre en circonférence.
^Manuel opératoire. — Après avoir reconnu le rétrétement, mesuré son diamètre, sa longueur et lu lance qui le sépare du méat, on prend une bougie mdiictrice d'un diamètre égal ou même un pRu plus
petit, dans laquelle on introduit jusqu'au milieu de sa longueur, c'est-à-dire à quinze centimètres environ, un mandrin dont l'olive écarte sa fente de un, deux ou trois millimètres, suivant le degré de dilatation qu'on veut immédiatement obtenir. Lenumén» choisi, par exemple, le n" 14, devient ainsi, dans la partie de la bougie gonflée par l'olive, un n' 15, 16 on 17. Cela fait, et après avoir enduit la bougie d'un corps gras, on procMe à l'opération de la manière suivante :
Premier temps. — Prenant la bougie de la main droite, on l'inlroduil dans l'urèthre, sa fente tongiludinale dirigée en haut, et sans toucher an mandrin qui, pendant ce premier temps, doit rester dans la bougie tel qu'on l'y a placé, on pousse le tout, aussi doucement que possible, jusqu'à ce que i'oiive, ou, pour mieux dire, le renflement de la bougie qui lui correspond, rencontre le rétrécissement. Durant cette manœuvre, il faut avoir soin d'observer toujours la fente de la bougie, afin de la maintenir exactement le long de la paroi supérieure du canal.
Deuxième temps. — Saisissant alors, entre le pouce et l'index de la main gauche, le bout de la bougie resté dehors, afin de la bien fixer, on prend le mandrin de l'autre main, et on le pousse très lentement, de manière a faire avancer l'olive peu à peu et sans secousse jusque dans le rétrécissement.
Troisième temps. — Après deux ou trois minutes. ou plus longtemps, si on le juge nécessaire, on dégage l'olive du rétrécissement avec autant de soin et de lenteur qu'on en a mis à l'y introduire; puis on
DILATATION MEDIATE PBOfinESSIVE
retire, ensemble ou séparémenl, la bougie et Bon mandrin. II faul, dans ce dernier mouvement, appuyer légèrement la bougie sur le segmenl inférieur de l'urèlhre, afin de rendre insensible, pour le segment opposé, le gli$semenl des bords de la fente écartés par l'olive.
Dans les <iéances suivantes, qu'il convient d'espacer de deux ou trois jours, afin de laisser reposer l'urèthre, mais, à la rigueur, qu'on pourrait rendre journalières, si certaines circonstances forçaient le malade à s'absenter au bout de peu de temps, on profite de la dilatation obtenue précédemment pour opérer avec des instruments, bougies et mandrins, de plus ea plus gros, jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la dilatali<Mi Toulue. Comme précédemment, la dilatation peut être jugée sufilsanle, lorsqu'on a amené progressivement l'urèlhre à livrer passage à une bougie du n' a ou 23 de la Blière.
Telle est la dilatation mi^diate, applicable à tous l«s ras pour lesquels sullil la dilatation lente et progressive par le procédé ordin.tlre. Elle présente sur ce dernier les avantages suivants :
jo La douleur est m grande partie supprimée;
I Jo L'opération est moins longue et plus facile;
^^ 3* La durée totale du traitement est plut courte;
^ 4" Les complications déjà si rares du cathétérisine ordinaire sont encore moins à craindre.
La suppression presque complète de la douleur est un fait que l'expérience est venue maintes fois confirmer; les malades ne sentent rien au moment où l'on pousse l'olive dilatatrice dans le rétrécissement.
TRAITEMENT DES HÉTRÈCISSEMESTS"
OU lis onl neulemenl la sensation " de quelque chose qui passe dans leur canal ».
On pourpail nous objecter que l'introductioii delà bougie conductrice doit provoquer la même souffrance que le cathétérisme simple fait avec des instruments flexibles; nous répondrons à cela que le principe sur lequel repose la méthode est d'éviter autant que possible le plus petit froissement de la muqueuse urélhrale et que la bougie conductrice doit toujours être choisie de façon à pouvoir passer sans la moindre résistance à Iravera le rétrécissement; aussi, dans ces conditions, la sensation douloureuse causée au patient est-elle assez faible pour qu'on puisse ne pus en tenir compte. Celte absence prcsqui: complète de douleur s'explique facilement, par l'interposition d'une membrane isolante entre la surface si sensible de la muqueuse uréthrale enflammée et le corps dilatant.
La durée des séances de cathétérrsme est moins longue; souvent, en efl'el, dans la dilalalîon temporaire, on est obligé d'introduire succesciivement dans l'urèthre trois ou quatre bougies de plus en plus grosses pour arriver à produire l'elTorl de dilatation qu'on juge nécessaire; dans le procédé du D' Langlehert, au contraire, une seule introduction est toujours sullîsanle, l'olive de baleine permettant d'augmenter de un, deux ou trois millimètres, au choix de l'opérateur, la circonférence de la bougie conductrice.
La longueur du traitement eera encore, dans quelques cas, singulièrement abrégée par lapossibîlîlé d>'