CHAPITRE XVI
"affections des ENVF,t.01>PES DU TESTICULE
DBRMAT03ES ET TRAUMATISUES DV
Hemenlo anatomique. — Cbancres, plaques muqueuses, ecs^ma. 1. — Intertrifto. — ÛEdÈine du scrolum. — HémftlO' cèle pariétale, collection sanguine. — Phlegmon simple de» bourses, — Plilegmoit gan^ri^neux. — Plaies des boui-ses, her- □ie du testicule. ~ Elépliantinsls des Arabes, vari^l^s. Traitement médical el chirurgical. Extirpalion des tumeurs éléphaniiasiques.
t l'ensemble des lisaut qui composent les mprend, d'après le professeur Richet, dnq couches diRérentes :
1' La peau, brunâtre, rid^e, très extensible.
l»t« lissa ctUulaire ioux-catané tl fe darlat. Les fibres musculaires lisses du darlos pi'oduiseat la contraction lenle, vermiculaira de la peau des bourses sous l'inlluence du Truid. li* tissu cellulaire Ibcilite !e glissement de la peau.
3* Lecrémaster: fibres musculaires rougeâtres qui accompagnent le cordon; • il doit âtre considéré comme un muscle suspenseur spécialement allecté au testicule, qu'il rapproche ., tandis que lu darhjs est plu&
particulièremenl destiné aui légamenls cbel 'j,
4° La (unique fibrriae : prolongemeni de celle du cordon ; son idossemenl avec celte du cù\é opposé, quelqnes Qbres du dArUM et du liasu cellulaire forment la cloison des bourses.
s* La luniqut vaginale : membrane séreuse enveloppant eomplitement le testicule, saur sur la partie supérieure de bod bord postérieur, point par lequel arrivent et sortent les vaisseaux et les conduits elTérenEB. Elle présente deux feuillets, l'iui viscéral Upissani le testicule, l'autre parlé'al adossé contre Il tunique fibreuse du scrotum ; c'est dans sa cavîlé que s'accumule le liquide de i'hydrocèle. Chez le Tœlus, son col communiquo avec le péritoine par le canal vagino-pirilonial.
La peau du scrotum peut devenir le siège de différentes lésions, telles que chancres, sypbilides secoDdBÎres, érythémes divers, eczéma et autres affections cutanées qui ne présentent d'ailleurs aucan «;aractère spécial à la régiou.
II n'est pas rare, pendant la période secondaire de la syphilis, de voir le scrotum se couvrir de plaques muqueuses, les unes ulcéreuses ou plulAt simplemeot ^rosives, les autres végétantes. Le traitement général de l'intoxication syphililique nous donne le moyen le plus sûr de les faire prompLeraent disparaître. U est utile cependant d'y adjoindre quelques soins locaux, tels que des lotions avec de l'eau blanche, des applications de poudre d'amidon ou de pommade au calomel {axonge fraiche, quinze grammes ; calomel, on gramme).
'Bichet. — Traité (Taiiatomie midico-chirurgicalt.
tm AFFECTIONS DES ENV^ELOPPES DG TESTICULE
Lorsque les plaques de^'iennent végétanlcB A J qu'elles sont peu nombreuses, on peut hâter singo- 1 lièrement leur guérison par des cautérisations super- f ficieliea faites avec le crayon de nitrate d'argent, M J avec une baguette imprégnée de nitrate acide de-l
L'eczéma est fréquent sur cette région,, La peaa ■ prend alors une teinte rosée, se recouvre, pur places.
de petites croûtes melliformes, et de nomlircuses cre
vasses se creusent sur les rides du scrotum. Des dé
raangeaiaons insupportables, accompagnées d'un vi^H sentiment de brûlure, rendent cette affection trèj"~:3 pénible.
Quand l'irritation est grande, je ne connais pas à^=^ meilleur traitement, que de couvrir le scrotum d'urJ-"^
■vaste cataplasne d'amidon, puis, une fois les symp
tûmes aigus atténués, de fuire usage d'une pommad^^* à l'oxyde de zinc [axonge fraîche vingt grammes- • oxyde de zinc deux grammes). Le traitement généra — — ' prend, en pareille circonstance, une place impoi — "'" tante : les préparations arsenicales, de grands bain^^
de son ou d'amidon, l'usage répété d'une eau miné
raie purgative, en constituent la biise fondamentale ^ L'alimentation doit être légère et bien choisie : le^^ mets de haut goût, le poisson, les liqueurs, en seron^^ sévèrement exclus.
La peau du scrotum est encore très fréquemment:^ le lieu d'élection d'un érythème particulier, coiuiiv- «ouB le nom d'interlrigo. Cette altération superâcieU^
OeOËME DU scnoTOM
de la peau est causée et cntreleiiue par le frollemenl du scrotum contre la partie interne des cuisses penli.int la marche ; les hommes gras j' sont naturellement plus exposés. Le repos, des lavages avec de l'eau ^JiljUiche et surtout des plarages de poudre d'amidon ^But vite disparaître ce feu local parfois très gênant.
^h Chez quelques vieillards cachectiques, mais princîp.iloinent chez les malades souffrant d'une affection du cœur, di: foie ou de tout autre organe, pouvant mettre entrave à la libre circulation veineuse, le scrotum devient le siège d'une infiltration œdémateuse, dont l'abondance est directement en rapport avec le degré de l'obstacle apporté à la circulation du sang. On peut voir les bourses acquérir ainsi d'énormes dimensions, et leur peau blanche, tendue, luisante, devenue extrêmement mince et diaphane, se fendiller pour donner passage à une quantité considérable de ïérosilé. Le prépuce s'infiltre alors également et la taméfaction de cet appendice occassionne parfois une g£ne notable de la miction.
Le traitement local de l'œdème consiste tout simplement A maintenir les bourses dans une situation élevée, pour faciliter la circulation en retour. Lorsque i'œdcme est considérable et qu'il empêche la miction, quelques piqûres faites avec une fine aiguille sur le prépuce et le scrotum amènent, en laissant écouler la sérosité, un soulagement 1res appréciable. Quant au bêlement général, c'est celui delà maladie organique, e de la perturbation circulatoire, et il est du resde la pathologie interne.
nCDLE ^H
ue côté p|H nt exposé^^
Les bourses, bien qu'abrilées de chaqui les cuisses, sont cependant assez souvent expo: aux violences exlérleures. Les traumatismes les plus ordinaires sont une cbute, les jambes ëcarlées, sur une poutre ou sur une barre quelconque, un coup de pied, un coup de bâton dans ces régions, etc. Une inflllralion sanguine dans les mailles du tissu cellulaire aous-cutanë, un épanchemeut de sang circunscril k la partie déclive du scrotum, sont les conséquences ordinaires de ces traumatismes.
Ces extravasations ou collections sanguines ont reçu le nom d'hémalocèle pariétale, pour les distinguer de l'épanchement de sang, qui se produit dans 1b cavité de la tunique vaginale, ou hémalocéle vagii Leurs conséquences sont, en effet, totalement di rentes.
La peau du scrotum, dans l'hématocèle pariél devient d'un noir violacé, et cette teinte ecchymotique peut s'étendre au pli de l'aine et à la partie interne de la cuisse du câté correspondant. Le traitement en est des plus simples : le malade gardera le lit pendant les premiers Jours, les bourses seront maintenues relevées au moyen d'un petit coussin ou d'une planchette, et, si certains symplûmes locaux et généraux fond craindre l'envahissement d'une in- Qamtnalion phegnioneuse, on appliquera sur la partie contuse une vessie en caoutchouc remplie de glace pilée, laquelle sera très exactement renouvelée à mesure de sa fusion.
Au lieu d'être intlllrii dans les mailles du tissu cellulaire, le sang se collecte quelquefois en un