PHLEGMON DIFFUS DU SCROTUM
épanchemenl plus ou moins volumineux à la partie déclive du scrotum : la conduite thérapeutique à tenir est ici semblable à la précédente, bien que l'inflammation consécutive soit plus à craindre. Aussi lorsque l'épancbement est récent, eal-il préférable de le vider par une ponction faite avec un trocurt de dimension moyenne, puis de fermer immédiatement la petite plaie avec tin peu de diacfaylon, C'est là une manœuvre chirui^icale inofTensiveel qui diminue singulièrement la durée du traitement.
Un phegmon devient-il menaçant, que, dès les premiers prodromes, on tentera de l'enrayer par des applications permanentes de glace ; on incisera largement la poche sanguine, pour la débarrasser du sang et des caillots qu'elle contient, en ayant toujours grand soin, pendant l'opération et pour les pansements consécutifs, de s'entourer des précautions antiseptiques minutieuses aujourd'hui en usage.
hc phiegmon dilTus ou localisé du scrotum sur- Tient à la suite de Iranmalismes et de grandes Fatigues, en particulier de marches forcées, sur des sujets déjà affaiblis et dans de mauvaises conditions d'hygtêne. On voit alors un gonflement notable des bourses qui prennent une coloration rouge plus ou moins foncée : leur hypersensibilité est grande, et en même temps apparaissent des symptômes généraux en rap-
I^iort avec la gravité de l'élat local. Le traitement consiste simplement h garder le lit et à maintenir lee bourse*:, entourées d'un large cataplasme, élevées sur une planchette ou un coussin. On
KO AFFECTtONS DES ENVELOPPES DU TESHCUli
prescrit en outre des grands bains, quelques iaxalM et une demi-dièle. Presque toujours, en eus de pblqj mon simple, la guérison survient par résolutii c'est-à-dire par disparition progres.Mve des symplAi inflammatoires sans suppuration.
Dans quelques cas cependant, ce phlegmon peut prendre le caractÈre difi'us, gangreneux ; de larges esciiares se dessinent et l'inllammation extrêmement violente s'étend aux parties voisines. Quand les plaques gangreneuses se détachent, les testicules sont mis à nu; il ne reste plus guère que quelques petits lambeaux de scrotum, et cependant, si le malade guérit, ces vastes pertes de substance se répareot assez vite, et Ton est tout étonné, au bout de peu de temps, de voir les testicules coraplëtement recouverts par un nouveau scrotum cicatriciel. Mais la mort est malheureusement la terminaison fréquent» ^ du phlegmon dilTus des bourses, elle survient i septicémie ou par épuisement.
Une des causes les plus importantes du phlegmon ^ gangreneux des bourses, est t'inBllration rapide de l'urine dans le tissu cellulaire de la région, à la suite d'une rupture de l'urùthre en arriére d'un rétrécissement. Nous avons traité complètement cette question à propos des complications des sirictures uréthrales.
De longues et profondes incisions entailleront tes parties pblogosées ; tel est le seul mode efRcace i traitement du plegmon diffus scrolnl. Dans son inl rèt, n'épargnez pas le malade, car on peiil dire, i pour bien faire, jamais an n'incise ni trop lapgemM ni trop profondément.
lent» V
éiAphantiasis r>ii scrotum aai
Nous rappellernns encore A cause de son importance, bien qu'ayant déjà insislé surce sujet, que des piqûres de sangsues appliquées sur le scrotum ont pu devenir le point de départ d"un phlegmon simple on diffus. On évitera donc de faire usage de ces annélides sur celte région.
^Wpt>tu
blessures accidentelles ou chirurgicales du lum peuvent provoquer la hernie ou issue au dehors du testicule. En dirigeant la cicalrî=ation de res plaies, on apportera le plus grand soin à réduire le testicule. A le réintégrer dans sa loge naturelle, mfme au prix d'une incision, et à l'y maintenir.
Pfiur terminer la ^érie des maladies qui peuvent affecter la peau et le tissu cellulaire sous-cutané du scrotum, nous signalerons Vélêphanliasis des Arabes. Bien que cette afTeclion soit très rare dans nos climats, nous nous y arrêterons cependant, eu égard
"intérfit de curiosité qu'elle présente.
Brtnti
:puANTUsis DES Arabes. — Cette maladie sévit particulièrement sous les tropiques el dans la basse E^j-pte. d'une façon générale dans les pays sujets k de grandes différences de température entre le jour et la nuit. L'hérédité, de détestables conditions hygiéniques, une alimentation insuffisante, l'ingestion d'eaux insalubres en sont les principales causes.
Le début de l'éléphanliasLs ressemble assez aux arcès de la fiè^Te intermittente, qui est regardée d'ail- \t\irs comme une des causes de cette lymphodermie. le malude est d'obord pris d'un frisson suivi de fièvre
Ma AFFECTIONS DES
OU TESTICDLE
et de transpiration, cela dure quelques heureaet disparaît. Cet accès peut ae répéter plusieurs fois, sans que 1 la nature vraie de la maladie puisse être reconnue, f mois généralement, après la deuxième ou la troi-. si ème crise, l'allention est attirée vers le scrotum>l L'éléphantiasis peut commencer également, et ploi souvent même, par les membres inférieurs; mais J cette forme ne rentre pas dans te cadre des maladies des organes sexuels.
La peau des bourses devient roaée par places, et on peut y suivre des traînées rougeâtres formées .^ par les vaisseaux lymphatiques enflammés; toutes-^^
se dirigent vers les ganglions inguinaux tumé
fiés. Cette phlogose détermine une sensation ■*' "~~ pesantenr dans les bourses, en même temps qu'un^^^
démangeaison vive; puis ces symptômes inflam.
matoires se calment. Mais le scrotum demeure lé^
gèrement augmenté de volume, et, dans certain^^^
cas, la peau, devenue plus brunâtre, reste rude au tou
cher et se hérisse de petits mamelons indurés.
Ces accès se répètent plusieurs fois; mais bientôl— même dans leurs intervalles, la tuméfaction di^^ scrotum s'accentue et arrive ainsi à acquérir, aprt^^» un temps variable, d'énormes dimensions. Plus sou— —
Tent encore les poussées aiguës avec fièvre .dispa '
raissent, et la tumeur continue à grossir lentement^'
enfin certaines formes d'éléphantiasîs sont, dés le dé
but, complètement apyrétiques.
D'après les caractères extérieurs de la tumeur élé— phantiasique, Virthow a distingué plusieurs variétà de cette maladie :
ÈLÉPHANTIASIS DU SCROTUM
t i* L'éléphanfiati» levii seuglaèra; !a peau présente une surface unie.
2* L'éiépkantiasit papillaris seu verucosa; les papilles hypertrophiées forment des mamelons dura et irré piliers.
3* L'éléphantiasU tuberota seu nodosa; la peau est alors recouverte de gros tubercules durs, parfois ul- EÉré'î: cette variété ressemble à la lèpre ou élépkantiatis des Egyptiens.
t'L'éli'phanliasis fusca et nigra; la peau présente, en même temps que les altératinns précédentes, une teinte brun&tre accentuée.
Loraqueréléphantiasis est arrivé à un degré assez avancé, les poils du pubis tombent ou. tout au moins, snnl très écartés, à cause de la distension subie par la peau ; le scrotum peut, en outre, se crevasser, s'ulcérer, et ses tubercules se recouvrir de croûtes épaitaes. Parfois de petites ampoules se soulèvent â la surface de la tumeur et, en s'ouvrant. donnent issue i une quantité considérable de lymphe.
Les tumeurs éléphantiasiques sont capables d'acquérir des dimensions considérables; on les a vues pendre jusqu'aux genoux et même jusqu'aux pieds, pesant alors cinq, dix, vingt et jusqu'à trente kilogrammes.
Quand la tumeur est volumineuse (ne. 17), le prépuceest envahi, et la verge tendalors h disparaître dans l'épaisseur du scrotum; dans quelques cas elle A complètement cachée, et l'urine s'écoule par une )1r^ qu" forme le fourreau de la verge retourné sur
Sai AFFECTIONS DES ENVELOPPES DU TESTICCLE
En praliquatil une coupe sur une tumeur éléphan- | tiasique, on constate qu'elle est constituée par une hft pertrophie générale des téguments : de l'épiderine par I places, du derme sur tuute l'étendue de la tumeur al surtout du lissu cellulaire sous-cutané. Au milie masses de tissu cellulaire existent des vacuoles renfeiJ mant un liquide citrin, enfin les tuniques des v&ift-
Fis 17 — Tumeur dlépli
seaux lymphatiques, celles des vaisseaux artériels «I ' veineux ^unt épaissies et les ganglions lymphatiques , hypertrophiés. La tunique vaginale contient une^-^* quantité variable de liquide, et les testicules, don^ ^ le cordon est ordinairement allongé, demeurent 1^ -^' I plus souvent indemnes sur les parties lulérales del^-'' ■tumeur, séparée l'un de l'autre par une cloison t
ÉLÉPBANTIASIS DU SCBOTOM
phiés.
Le traitement médical de l'étéph an Lias! s des Arabes [leiit, au début, donner quelques réï^ultats; le mercure, l'induré de potassium, le sulfate de quinine furent particulièrement vantés contre cette maladie, mats malheureusement les résultats acquis restèrent toujours bien loin des e«:pérances qu'on avait pu concevoir. Un point cependant, sur lequel les médecins de l'Inde etd'Afrique sont unanimes, c'est que le changement de climat, est le moyen le plus efHcace d'enrayer le driveloppemenl de l'afreclion scrotale. Faites passer le malade d'une région tropicale dans la zone tempérée, et le plus souvent les progrès du mal seront arrêtés; la tumeur déjà acquise pourra mfime rétrocéder.
Le traitement chirurgical est donc le seul sur lecp»e! on puisse ellicacemenl compter, el l'ablation de ces énormes tumeurs, est devenue maintenant, dans 1*1* pays oii règne l'étéphanlia^is, d'une pratique courante, l'expérience ayant montré que l'extirpation de ce-< grandes masses était en réalité peu dangereuse. Vuici les principes qui servent de guide pour cette opération :
1" Maintenir, pendant plusieurs heures avant l'opération, le scrotum dans une situation élevée, pour que la quantité de sang renfermée dans la tumeur soitminima: appliquer ensuite l'appareil hémostalique d'Esmarch.
2" Si le prépuce est envahi, et que la VKrge ait disparu dans l'épaisseur du scrotum, latller un lambeau
Slfl AFFECTIONS DES EPJVELOPPKS DU TESTICULE
antérieur de forme quadrilalère, limilé par deux il sions verlicales partant de la purtie inleme du pli dt ' l'aine, de chaque côlé, et réunies en bas par une incision horizontale passant au niveau de l'ouverture préputiale : disséquer ensuite le pénis; ci^ lambeau servira à former un nouveau prépuce.
3° Par une incision parlant du pli de l'aine, près de la première, et longeant de chaque cûté les bords du scrotum, aller à la recherchedes testicules, les isoler soigneusement et les confier fi un aide qui les maintiendra relevés sur le ventre ; prolonger ensuite de chaque câté cette incision Jusque près de l'anus, en lui faisant décrire une courbe à convexité inférieure; on limitera ainsi, de chaque ci^té. un lambeau destiné à reformer le scrotum.
4* Enlever rapidement, par quelques coups de ci teau, la masse de la tumeur. Contre rhémoiTha( appliquer des pinces hénnoslatiques qu'on rempi ensuite par des ligatures.
5* Creuser de chaque cûté, dans l'épaisseur lambeaux, une loge pour contenir le testicule coi pondant.
G' Paire les sutures; eavelopper la verge dans lambeau quadrilatère et reconstituer le scrotum par la suture médiane des lambeaux latéraux; ménajfer deux ou trois intervalles pour le passage de tubes n drainage.
Lorsque le prépuce est sain, non englobé dans tumeur, le lambeau quadrilatère devient inutile, i
Enfin, soit pour enrayer les progrëfi de l'affecttl Boit pour prévenir une récidive après l'opération,!
HTDROCËLE
D' Broquère, dans un travail remarquable aur l'élÉphantiagis du scrotum, recommande de longuei<, profondes el étroites cauténsalionR faites avec la pAle de Vienne et dirigées, autant que possible, perpendiculairement ou trajet des troncs lymphatiques. On entraverait ainsi l'apport de matériaux nouveaux, par les Ij-mphaliquen, pour le développement de la lumeiir. Ce procédé très rationnel a été mis pour la ^kremière fois en usage, avec sucrés, par le D' Lanne- ^^pD^e, dans un cas de récidive d'étéphantiasis.
^^BUfinaliie. — Hydroc^le. Symptômes, maictie. — Elle est lou- ^^^oure une afleclion secondaire, diagnostic. |— Hydrocile eongéniule, diafpi'^K'ic. — Le Iraitament cliinirfncal est le Mul qui doive être employé, ponciion el injection iodés, pot vin rouge, nitrate d'argent. — Méthude de Monod pour le traitement de l'hydrocile congéniltile.
HAmatocèle iraumatiqup, h pontanée.— Traitement anliphlo- ' giatii^ue, injection iodée, drainage, décorticatioa, caitration.
La tunique vaginale, enveloppe séreuse qui entoure «t prutège le leslicule est soumise h de nombreuses inOuences pathologiques. C*est ainsi que nous l'avons TOe très souvent ['■enflammer concurremment avec ■l'épididyme dans le cours d'une blennorrhagie ; nous «TOUS assez insisté dans un chapitre antérieur, sur rette complication de la chaudepisse, p-tur qu'il soit mutile d'y revenir.
AFFECTIONS DB LA TUNIQUB VAOINALI
338 AFFECTIONS I)K> ENVF.L< »I'I'K- Dr TF.STlCrLK
La cavité de celle séreuse se remplil assez fréquemment d*une sérosité, ayant une belle couleur citrine ; dans d'autres cas, soit spontanément, soit à la suite d'un violent traumatisme, il s'y fait un épanchement de sang ; de là deux affections bien distinctes : Vhjfdnh cèle et Ykématocèle vaginales,
Hydrocèle. — L'hydrocèle, ou hydropisie de la tunique vaginale, se révèle par une augmentation progressive de volume de Tune des bourses, parfois des deux simultanément. La bourse distendue prend alors la forme d'une poire allongée, dont la portion rétrécie serait tournée en haut. Le volume de Thvdrocèle est variable ; généralement la tunique vaginale contient quatre à six cents grammes de liquide citrin, très albumineux ; exceptionnellement elle a pu en renfermer jusqu'à trois litres. Cette affection marche lentement, sanî^ aucune douleur; l'encombrement causé par le volume du scrotum, ainsi qu'une sensation de fatigue et de pesanteur sont le? seuls troubles symptomatiques ordinairement remarqués.
Toutefois l'accroissement de volume est généralement assez rapide au début, puis la tumeur reste indéfiniment stationnaire ; plus rarement la sérosité s'épanche avec lenteur, mais elle augmente sans cesse, et rhydrocèle arrive ainsi à acquérir des proportions considérables.
La configuration del'hydrocèle peut varier; parfois étranglée en son milieu, elle est en forme de bissac (Béraud) ; parfois encore on rencontre à sa surface des bosselures fluctuantes. Ces bosselures sont dues
HYDBOnfiLE
k des hernies de la lunique VJigiiinle à travers la membrane fibreuee du scrotum.
Le teslicule est hahilucllemenlsiluê h la partie poe- (érieure de la tumeur, on peut le reconnuitre par le toucber et à la douleur t^péciaie qu'on provoque en le comprimant, tandis que les autres parties de l'hydrocèle restent insensibles.
Il est rare, dans une hydrocèle, que le testicule ne soit [las quelque peu altéré, et Tréquemmenl, après l'évacuation du liquide par la ponction, vous constaterez des plaques indurées de répididyme. Le professeur Panas a très justement insisté sur ce fait, que rhydrocèle était, en réalité, une afTeclion secondaire et que, le plus souvent, un certain degré d'épididymite eolielte et indolente était la véritable cause de cette li-npbie. Celte variété d'épididymite surviendrait ■■ l'âge de quarante à cinquante ans et serait elle- Bme la conséquence d'altérations latentes du col de et de la prostate. Dans d'autres cas, des ces de raginalile chronique, et la présence de petits ■ étrangers Tibrineux dans la cavité de la séreuse, liquent la source inflammatoire de l'épanché ment.
I Le diagnostic de l'hydrocèle est des plus simples,
', en dehors de la forme de la tumeur, de son indo-
ice, de sa marche, de la perception très nette de la
Kluation, la transparence à la lumière du liquide
qu'elle renferme est sa caraclêristique absolument
certaine. Celte transparence se constate en plaçant
^iiBC bougie près de la face de la tumeur opposée à
^KsUe que l'on regarde ; celie-ci devient alors immédia-
tCULE H
tement lumineui'e. Pour que l'obscurité soit pléte de notre cûlé et que la transparence éclate mieuK, il est préférable de regarder à travers le tube d'un stéthoscope, ou en masquant, avec une main, la clarté difl'use de la Hamnie.
On doit encore avoir soin, pendant cet examen, de délimiter nettement la situation du leslicule par l'ombre qu'il forme dans la masse liquide, car, en ras d'inversion, il n'occupe plus le bord postérieur de la tumeur et. n'étant pas averti, on risquerait de le pei^ forer en pratiquant la ponction.
Dans les vieilles hydrocéles, l'épaississemenl de la tunique vaginale peut empêcher la tranïiparence de ?e produire ; une ponction exploratrice lèvera alors tous les doutes.
Le diagnostic de l'hydrocèle est donc des ph simples, et même lorsque celle-ci est compliquée d'une hernie. la distinction en est encore aisée en tenant compte de la situation relative des parties. Enfin on reconnaîtra facilement une hydrocèle enkystée du cordon ou de l'épididyme à la position du testicule par rapport à la tumeur qui est alors de petit volume.
L'hydrocèle n'est pas très rare cher les enfants les nouveau-nés; elle est due k la persistance maie du conduit qui fait, chez le fœtus, communiquer la cavité du péritoine avec celle de la tunique vaginale. Le liquide est alors sécrété par la grande séreuse péritonéale et vient s'accumuler dans la partie la pli déclive, c'est-à-dire dans la tunique vaginale.
HTDROCÈLE
^^ Cette variété d'tiydrocèle, dite congénitale, ne sur-
^P^nt que chez les très jeiince sujets et chez les adultes
dont la migration testiculnire a été imparfaite ou
s'est accomplie tardivement. Elle est entièrement ou
parti ellem en t réductible, car en comprimant le scro-
»tiun, on fait refluer facilement le liquide dans la ûvilé du péritoine ; pour la mfime raison, la lumeur fiminue dans la position horizontale, et est plusvolu* mineuse le soir que le matin.
Le diagnostic entre l'hydrocèle congénitale et la hernie inguinale peut devenir assez délicat; cependant s'il s'agit d'une hydrocèle, après avoir réduit la tumeur, on n'obtient pas, en faisant tousser le malade, la sensation spéciale que donne sous le doigt le glissement de l'intestin. Ajoutons que la transparence est encore ici le signe caracléristique de l'bydropisie de la tunique vaginale.
Le traitement chirurgical est le seul qu'il convienne d'employerconlre l'hydrocèle non congénitale, qu'elle eoit simple ou double. Les topiques, calmants ou irritantii, appliqués sur les bourses n'ont jamais donné aucun résultat.
La ponction de la tumeur suivie de l'injection iodée es^t restée, malgré d'autres tentatives, la méthode la plus stlre: en voici le manuel opératoire.
Yemier temps. S'assurer, en recherchant de nouu la transparence, de la position exacte du testis; déterminer en conséquence, le pr.inl précis où n pratiquera la ponction.
Deuxième temps. Tendre et flîter la penu du lum; ponctionner el vider le contenu de l'hydroc examiner ensuite rapidemenl l'élat du testicule.
Troisième temps. Faire l'injection iodée, laisse séjourner de trois à cinq minutes, suivant le gré de la douleur; malaxer en même temps le scrutnm pour que l'injection se répande partout; faire sortir la teinture d'iode, retirer la canule du trocart, et enfin fermer la petite pluie avec un carré diachylon.
Cinquième temps. Appliquer un panî^ement oi analogue à celui que nous «vous recommandé coi l'épididymite et le bubon.
tM
scrufaire tro-
Généralement, vingt-quatre ou trente-siic heures après la ponction, on voit le scrotum se gonfler et reprendre parfois les dimensions qu'il avait avant l'opération', en même temps, lu peau rougit légèrement, et un petit mouvement fébrile se déclare. Si l'on vient alors à examiner la partie malade, on reconnaît que l'épanchement s'est en grande partie reproduit, et que la pression sur le scrotum est assez douloureuse; le malade y accuse même, le plus souvent, une sensation de pesanteur ou des doult spontanées s'irradiant sur le trajet du cordon
Ces signes d'une inflammation subaiguë provo< par l'injection iodée, s'alténuenl bientôt et, a] un septénaire, disparaissent complètement; il reste plus désormais qu'un épanchement liquide, moyenne importance, qui se résorbe peu à peu disparait totalement au bout de six semaines