NÉVRALGIE
itDUte notre attention; car si, en réalité, elle ne pré- - Knte pas un» gravité bien grande, au point de vue du fonctionnement général de l'économie, elle n'en coDstilue pus moin^, pour le patient, une vie de misère, parfois marne de véritable torture.
Chercher â reconnaître la cause vraie de la névrallelle est la première chose à faire ; mais ce
'est certes pas la plus aisée. Celle-ci tient-elle à une cauâe d'ordre général, comme la goutte, la dyspepsie, le rhumatisme, etc.; vous dirigerez alors le traitement contre ces affections et souvent vous obtiendrez la guérison en prescrivant les alcalins à haute dose et l'usage répété de laxatifs salins. La névralgie présentel-elle une forme intermittente régulière; vous prescrirez le sulfate de quinine avec succès. Le malade est-il anémique, d'uneconslitulion médiocre, d'un tempérament lymphatique; c'est aux reconstituants, au fer, au i]uinquina,mais surtout aux préparations arsenicales que nous aurons recours.
Gomme traitement local, le port du suspensoir ouaté recouvert de taffetas imperméable est presque loujours suffisant. S'il n'en était pas ainsi, on pourrail faire conjointement quelques injections sous-cutanées de morphine, ou appliquer de petites mouches ammoniacales qu'on saupoudrerait ensuite du même aictiioïde. L'application de pommades composées de belladone ou d'aconit peut encore engourdir la douleur; enfin Curling, ce qui nous semble assez contradictoire, conseille les affusions froides sur le scrotum.
Mais tous ces moyens peuvent échouer et le malheureux malade vient alors nous supplier de le dé-
barrusser du leslicule qui lui parall filre la cau?e de Loules !;es sounVances. Dans quelques cas loul h fait esceptionnels, et seulement pour éviter ua plus grand malheur, on peut se trouver oblige d'accéder à sa demande, mais voici dans quelles conditions :
Après avoir examiné minutieusement le malade, si l'on n'a renconiré aucune lésion tangible de l'épididyme ou du testicule, et qu'en conséquence, la névralgie paraisse liée à un état général, on refusera absolument l'opération, en se fondant : 1° sur la récidive â peu près certaine de lu névralgie après la castration ; û" sur la certitude d'une guérison spontanée qui finit toujours pur survenir à une époque plus ou moins éloignée.
Si la névralgie est au contraire liée à une lésion déterminée de l'épididyme ou du testicule, on pourra, après avoir toutefois résisté le plus longtemps possible, pratiquer la castration, car la guérison complète en sera le résultat déQnitif.
Enfin lorsque la névralgie est sous la dépendance d'une irritation chronique du col de la vessie ou d'ulcérations prostatiques , la cautérisation superficielle de ces régions peut alors la faire disparaître.
SrERHATOcÈLE. — L'hydrocèlc enkystée de l'épididyme, ou spermalocèle, est caractérisée pur le développement, entre la tête de l'épididjine et le feuillet de la tunique vaginale qui la recouvre, de kyslu» plus ou moins volumineux et à parois extrâmet niinee.=. Très rarement des kystes semblables si
SPERMATOCÈLE
Irent ?ur le Icslioule proprement, dit, au-dessous du feuillet viîicéral de la (unique vaginale.
Préquiïmment, en pratiquant des autopsies, on découvre de petites kystes pédicules, transparents, de la gjrosseur d'un poi^, adhérents à la tète de l'épididyme.
ÏJa'un de ces kystes en miniature vienne à augmenter
de volume, vous avez une bydrocële enkystée. Les ■cycles pédicules ont moins de tendance que les ■ly^tes sessiles A prendre de grandes proportions.
Le» troubles Tonctionnels de Thydrocèle enkystée
sont à peu près nuls, et le malade ne ressent jamais
«qu'un peu de pesanteur et de gène, résultant de l'aug-
■nenlatioii de volume de la glande. La tumeur fluc-
I «uante est située, en général, uu-dessus du testicule
^■|ai se trouve ainsi refoulé en bas et en avant. C'est
Hfefe'tiD caractère qui distingue nettement la spermato-
"^èle de l'hydrocèle simple de la tunique vaginale;
■nuis, point plus important encore, il est rare, que dans
J'hydnjcèle enkystée on puisseoblenir la transparence,
. , .£i le liquide est clair, limpide, non alhumineuii dans
^jdl* petits kystes, il devient opalescent dans les kystes un
^^PtB Tolumineux, et ce trouble est dû à la prérience de
'spermatozoïdes dans le liquide. Il est très probable
que les spermatozoïdes se répandent ainsi dans la
cavité itystique par rupture d'un conduit épididy-
quûre: Curling a même pu constater le fait direcle-
«t, au moyen d'une injection au mercure. Bntin lit
inttté de liquide contenue dans ces kystes est en 1
léral bien moindre que celle de l'hydrocèle; elle
ne dépasse guère cent grammes.
Tout â fait au début de l'hydrocèle enkystée,
lorsqu'elle n'apporte encore aucune gène, qu'elle ne cause aucune douleur au malade, on se contentera de conseiller l'usage d'un suspensoir, car ces kystes peuvent s'arrêter dans leur développement el leur volume demeurer asseï petit pour ne nécessiter aucun traitement. Mais le kyste devienl-îl volumineux? On pratique alors la ponction suivie de l'injection iodée, en s'entouranl de toutes les précautions déjà signalées à propos de l'opéralion de l'hydrocèie simple.
Maladie ktstioue. — La dégénérescence kystique du testicule est une aHeclion 1res rare; car leplussouvenl elle doit être rattachée à une affection sarcomateuse ou cancéreuse.
Elle est caractérisée par la genèse, dans le lissu même du testicule, d'un cerlain nombre de kystes, dont la grosseur varie du volume d'un grain de mil à celui d'une petite noix. Leur liquide est citrin, visqueux, parfois coloré de sang. Chose remarquable. ces kystes ne renferment pas de spermatozoïdes; ce fait implique nécessairement que ces cavités se forment, en dehors des tubes séminifères, dans le tissu cellulaire interstitiel et surtout vers cet épaississement de l'albuginée, connu sous le nom de corps d'Higmore.
La maladie kystique ne guérit pas spontanément, elles tubes séminifères s'atropliient, à mesure que les kystes se développent; elle doit donc être regardée comme une affection extrêmement grave, d'autant plus qu'elle est très souvent de nature cancéreuse. \ji castration est ici le seul traitement rationnel.
On a encore rencontré dans le leslicuie des kystes ^ hydatiques dus à la présence d'enlozouires, mais c'est lii une simple curiosité pathologique qu'il Eufllt de
signaler d'un mot.
^^- MCondsire, épldiitymite syphilili<[ue; 3' pendant la pèrioitc lenUire, sarcûcèle syphililique. — TrailcuiRiit.
Tuberculose du testicule, Tornie lente, ronne aifcuê, Iraitement. — Orchite chronique. — Fongus bénin du testicule.
Tumeurs malignes du testicule, symptâmea, marche, traite- DMt; diagnostic 3vec les tumeurs bénignes. — Castration; ■DBKUel opératoire.
ARecliotudu cordon. —Varicocèle; I
AFFKCTIONS DIATHBSIQUES DU
On appelle maladies dînlhésiques du lesLicule 'celles qui sont sous la dépendance de la syphilis, de la tuberculose, du cancer. Nous allons les grouper dans la swonde partie de ce chapitre, nous ré'^ervant toutefois d'en rapprocher, à propos du diagnostic, certaines affections locales, omises à dessein dans la première partie, pour rendre plus évidentes les difîérences t^t les analogies que présentent entre elles ces lésions.
STvmLis DD TESTICULE. — La syphiHs peut affecter le testicule à trois époques différentes ; chez l'enrant, dans la syphilis héréditaire; chez Tudullet pendant la période secondaire, et plus tard, pendant la période tertiaire.
36i AFFECTIONS DD TESTICULE
Le regretté professeur Parrot et son élève distingué, le D' Hutinel, ont rencontré, chez des enfants affectés de syphilis bérédituire, des noyaux indurés de la tunique albuginée et un épaississe ment notable des tractus fibreux qui vont de cette membrane dans l'épaisseur du parenchyme tealiculaire. D'après le prolesseur Gosselin, ces lésions suffiraient h amener, chei quelques-uns de ces enfants, l'alrophie du test cule. L'iodure de potassium est ulors le meilleur dicament à prescrire.
Pendant la périodesecondaire de la syphilis, chei l'adulte, lesépididyme? sont quËlqueroisatteinls(Dronj. On constate, en pareil cas, surla tèledel'épididyme, une induration de la grosseur d'un haricot ou d'une fève, indolente et dont le malade ne s'aperçoit que par hasard. Consécutiveinent des indurations peuvent se montrer sur le testicule même, mais cela es^l rare. Dans quelques cas, une légère douleur accompagne l'épididyraile syphilitique, et ii se produit un petit épanchcment dans la tunique vaginale.
Je crois inutile de faire ressortir les dilTérences profondes qui séparent la lésion sypbilillquedel'épididymite blennorrhagique, où l'existence d'un écoulement uréthral, le début souvent très aigu, la douleur, la fièvre, le gonflement très marqué, lu rougeur de la peau, la sensibilité exquise de l'épididyme, le siège des indurations à Ja queue de cet organe, sont des caractères sufllsamnient tranchés pour éviter toute confusion. Nous verrons plus loin qu'il n'en est pas de même avec l'épididymite d'origine tuberculeuse.
SVI'IIII.W
L ».'|.i(ii(lymil<.' <y[i(iiliti(jiu' ii'.micnt' jwi- dt.* Iioiilil»'fonctionnels, et l'examen du sperme y a révélé la présence de spermatozoïdes. L'induration est ici en effet extra-canaliculaire et a son siège dans le tissu cellulaire, de telle sorte que les éléments figurés du sperme peuvent passer par les canaux efférents non comprimés.
Cette affection n'est pas grave par elle-même ; elle disparaît après six semaines environ, sous l'influence d*un traitement mixte (association du mercure et de l*iodure de potassium) ; mais elle indique, en général, une intoxication grave de Téconomie par le virus syphilitique. Aussi, dans la crainte d'accidents plus sérieux, Tattention devra-t-elle toujours être tenue en éveU, vis-à-vis de pareils malades.
Le sarcocèle ou testicule syphilitique est une des lésions du commencement de la période tertiaire. 11 survient presque toujours entre la deuxième et la quatrième années qui suivent le début de la syphilis. On Tobserve sous deux formes anatomiques différentes.
Dans une première variété, qui est la plus commune, on constate un épaississement considérable de latuniquealbuginée et des trames fibreusesquiséparent en faisceaux les tubes séminifères, ainsi que l'hypertrophie du tissu cellulaire intercanaliculaire. II en résulte une notable augmentation de volume du testicule, ne dépassant guère cependant le volume d'un gros citron.
66 AFI^CTIONS DO TESTIGULF-
Les tubes séminifbres, comprimés par celle proliliMl ralion énorme de tissu fibreux, salrophienl.el 11 glande devient dtifinitivemenl impropre à remplir h fondions physiologiques. A la période d'hyperlrophiflj succède donc une période d'atrophie; le lesLîcule, [ l'effet de la rétraction du tissu fibreux, revient Ji sotf' volume primitif, souvent même il resle plus petit quïf 1 Ictat normal ; mais il a perdu toute sensibilité à iMJ pression, il est très dur au toucher et présente à inégalités à sa surface; en un mot, ce n'est plus qu'uM masse de tissu libreux.
Au début, une légÈre hydrocèle accompagne l'inBl Iralion syphilitique du testicule, elle disparaît ensuitij spontanément.
Pendant la période tertiaire, c'est toujours le l* [ cule qui commence par être pris; l'épididyme : sain s'étale à la surface de la tumeur, où il est sod*^ vent difficile de le distinguer, tant il esl aminci ; dans quelques cas il est envahi secondairement. C'est là une difl'érence capitale avec ce qui se pusse pendatil la période secondaire, où l'épididyme est toujours primitivement atteint. Le sarcocèle syphilitique esl souvent bilatéral, mais les testicules ne sont pris q f Buccesaivement.
En examinantun malade alTecté de sarcocële syphi- [ lilique, on constate une tumeur piriforme. ayant en général la grosseur d'un citron, très pesante par I rapport h son volume, dure, à peu près complètement ' insensible au loucher, au moins par places, à surface i inégale et non adhérenle aux téguments qui reslenl I parfaitement sains. Le développement du sarcocèle i
RvpliUiliquecsl 1res lent, ne provoque
leur, aussi peut-îl passer pendant longlempa inaperçu
pour le malade.
Si une partie seulement des tubes séminiféres échappe à Tatrophie déterminée par la compression qu'exerce le tissu fibreux nouvellement formé, cela suffit pour assurer la permanence de la fonction; aussi a-l-on observé des personnes atteintes de sarcocèle syphilitique double , qui , non seulement u'avaient rien perdu de leurs facultés viriles, mais étaient encore aptes à se reproduire. On sait que celte seconde condition n'est pas la conséquence obligée de la première, et qu'il n'esl pas rare de rencontrer des indi^'t(lu5 très adonnés aux plaisirs vénériens
^^cependant inféconds, leur sperme étant privé de
HMirmatozuïdes.
^^B&iGii, plus encore que l'épididymite. le sarcocèle
^^phititique est l'indice d'une vérole généralement 1res grave. Souvent, en effet, on rencontre, en même temps que le testicule syphilitique, d'autres manifestations de la diathëse, et dernièrement j'observai un malade, dont la syphilis remontait à deux ans A peine, et qui était frappé simultanément d'un testicule syphilitique, d'une gomme au creux poplité et Bn commencement de paraplégie.
Laseconde variété, plus rare, de sarcocèle syphiliti- (fue est la forme gommeuse; elle est très difficile, du reste, ft distinguer, au moins au début, de la première variété par ses caractères exlérieui^. Auatomi que ment ' iCst constituée pur li; dépôt d'un épanchomeut plus-
tique, du volume d'un pois i celui d'un pelit abricot, dans un point du testicule. Les gommes, de petit volume, sont le plus souvent niiiHipIes. L'épididymeel le cordon peuvent èlre envahis secondairement, mai* cela est rare. Quand on coupe transversalement une de ceB petites tumeurs, on reconnaît que leur centre, de couleurjaunûtre, enveloppé par une coque fibreuse, dure, plus ou moins épaisse, est ramolli et rie consis' tance caséeuse ; sur les grosses gommes, le ramollissement est tel, que le tissu central constitue un véritable bourbillon.
A un degré plus avancé, mais cela est exceptionnel, la gomme du lesliculepeulconlracter des adlié— rences avec les téguments du scrotum, les perforer et donner lieu à un fongus du testicule. Il est vraisemblable qu'en pareil cas, on a affaire à une gomme du tissu cellulaire sous-cutané qui s'ouvre au dehors, après avoir, par sa marche envahissante, at* teint la tunique albuginée.
Si le sarcocêle syphilitique, fibreux ou gommeus, est doublement pénible, par l'atrophie possible des testicules et par l'indice qu'il porte en lui d'une syphilis grave, il est, par contre, très heureux que le traitement spécifique, hardimenldirigé, soitici plein de puissance.
C'est encore au traitement mixte que nous aurons recours, surtout lorsque le sarcocêle se montrera dans les deux ou trois premières annpes de la syphilis, mais en donnant une très grande prépondérance à l'iodure de potassium sur le mercure.
Nous prescrirons deux à trois centigrammes de
TDBERCULOSE
blimc pHr jour, en pilules <yu sous la forme de liqueur deVan-SwJKten modifiée, el conjointement deux grammes d'iodure de potassium. Suivant la toliirance du malade, celle dose journalière d'iodure devra être rapidement portée h cinq ou six ^l'ummes. Si l'estumac est rebelle à l'absorption des sels mercuriaux, on prescrira des Trictions avee de l'onguent napolitain, car c "est là un moyen très puissant, on pourrait même souvent dire trop énergique, de faire pénétrer te mercure dans l'économie. Comme traitement local, le port du suspensoir ouaté nous semble, par sa simplicité, ce qu'il y a de préférable. Quelques médecins (inl recommandé de comprimer le scrotum avec des bandelettes de sparadrap de Vigo; ce pansement incommode ne doit être cependant qu'assez peu avantageux.
Ainsi attaqué, on verra le sarcocéle syphilitique diaparaitre comme par enchantement, et l'organe reprendre très vite, ses dimensions primitives. Il est bien livident que, si le traitement est institué trop tard, en pleine période alropbique, les résultats seront forcément incomplets, car la médecine n'a pas le pouvoir de faire renaître ce qui a été détruit.
nBRCinASE DU TESTICULE. — Plus fréquemment
eque la syphilis, la tuberculose se développe
s le testicule, pour constituer ce qu'on appelle le
eocéle tuberculeux. Ce sarcoctile présente deux va-
: 1* une forme chronique à évolution très lente;
s rarement une forme subaigue à marche ra-
Dana chacune de ces deux Formes, i'épididyme el le lesticule sont d'ubord envahis par des graniilaliom tuberculeuses grisâtres, isolées ou réunies par groupes; celles-ci détruisent ensuite les tissus périphériques en obstruant les vaisseaux capillaires; elles augmentent de volume, se ramollissent, et ainsi se forment des abcès tuberculeux qui ne tardent pa^ â s'ouvrir. Le trajet fistuleux par lequel le pus s'écoule au dehors i:ommunique avec une caverne tuberculeuse, résultat de la fonte des tissus du testicule, et dont les parois sécrètent le pus. Enlin, en examinant ce pus avec un très fort grossissement, et après certaines préparations délicates pour le colorer, on y découvre le signe fondamental de la tuberculose qui est un bacille extrêmement ténu, qu'on ne rencontre que dans les produits tuberculeux, el signalé. pour la première fois, par Koch de Breslau, Ces suppurations sont presque interminables; parfois cepetidaut ces cavernes se cicatrisent, le tr^et fistuleux s'oblitère et est remplacé par un cordon dur et fibreux, qu'on sent très bien à travers les téguments. Cette terminaison heureuse n'est pas la règle ordinaire; plus souvent, d'autres trajets fistuleux se forment successivement, et le testicule finit par être entièrement détruit. Enfin, l'orchîte tuberculeuse est généralement accompagnée, au début, d'une légère hydrocèle.
Les tubercules du testicule ont une tendance marquée à se généraliser dans la sphère génitale. Souvent le canal défèrent est envahi, et, en le faisant roider sous le doigt, on y sent des bosselures et des irrégu-
TUBERCULOSE 37 t
uiiés (cordon monili forme). En pratiquant le toncher fi peut encore constater des parties indurées I des points saiUanta pliiâ ou moins durs sur la protii et les vésicules séminales.
Dans la forme chronique, le début est trëR lent, et presque sans réaction douloureuse. L'infiltration tut>erculeuge apparaît daus la tête de Tépididynie, où l'oa commence par sentir de petits noyaux très dura. Feu A peu ces nodosités augmentent de volume, se ramoltissenl, la peau rougit en un point, se perfore et donne passage à du pus tuberculeux. Le testicule n'est jamais pria que secondairement; comme l'épîdidyme, il subit alors la fonle tuberculeuse. *
^TDaia
Dana la forme aiguë, le début a une grande ressemice avec celui d'une épididymite blennorrhagique ; ne constate pas d'écoulement urèthral, bien que, dans quelques cas, une épididymite blennorrhagique puisse ëlre le point de départ d'une aiTectiun tuberculeuse. 11 est de règle, cependant, que les tubercules siègent dans la lète de l'ëpididyme et les lésions blennorrhagiques dans la queue; c'est là un cautère diSérentiel excellent. Cette forme de l'urchite uleuse est plus particulière aux jeunes gens, donne très rapidement lieu à la formation d'abtuberculeux.
Avant la période de suppuration, la connaissance I antécédents personnels et familiaux du malade, |î<toucber rectal en faisant reconnultie la propagation
des tubercules à la proslale et aux vésicules sémiiii la présence d'un cordon moniliforme. permeltroi presque toujours, en dehors des caractères objectifs propres au testicule, qui ont quelquefois une certaine ressemblunce avec ceux du sarcocèle sj-philitique et del'orchite chronique simple, d'établir un diagnosttoj précis. M
Le testicule tuberculeux peut constituer une ma» festation isolée delà tuberculose, mais trop souveon comme nous venons de le voir, l'afTection se généni| lise à la sphère gi3nitale, et même assez fréquemmed les poumons sont inliltrës de tubercules. M
Le pronostic du sarcocèle turherculeux est extn| mement grave; d'abord, comme effet local, il entratM la destruction totale ou partielle du testicule, ensuifl il révèle la présence d'un parasite toujours bien md naçant, le tubercule. M
Le traitement doit être à la fois général et locaB Gomme traitement général, on recommandera UM toniques, les recnnsliluants sous toutes les fortnafl huile de foie de morue, fer, quinquina, arsenic adnfl nistrés large manu. Le traitement local con^stofl simplement au début dans le port permanent du siH pensoir ounlé. Mais lorsque l'abcès tuberculeux M sera ouvert, que des Irajels fistuleux se seront étabHjl on les élargira soit au moyen de tiges de laminarid Roit plus eUlcacement avec le thermo-cautère, de raqofl & les rendre rectilignes et suffisamment larges, poifl qu'on puisse facilement atteindre le fond de la caverd tuberculeuse, dans laquelle on enverra triiisou quatM
rodTB
oUClIITr. CIlHoMorK :■■•:
i.ii-. [i.ir" joUC (le 1 r.tll ii'dtr ili' jilii- en jiill- roliCfii-
Irée.
Si, malgré ces soins, la suppuration restait interminable, si les forces du malade commençaient à décliner et principalement si on ne constatait encore aucune généralisation tuberculeuse, le mieux serait de pratiquer la castration.
Orcdite CHRONiOf e. — A cùlé de Torchite syphilitique et de l'orchite tuberculeuse, nous devons placer une troisième variété d'orchite, mais beaucoup moins commune, Yorchite chronique simple^ laquelle possède d'ailleurs avec les deux autres, suivant les cas, one très grande ressemblance.
Constituée au début par un exsudât plastique, se formant au milieu du tissu du testicule ou de Tépididyme, Torchite simple présente, tantôt par sa forme ovoifde à grosse extrémité dirigée en bas, sa dureté, son insensibilité, l'apparence d'une orchite syphilitique ; tantôt par ses indurations épididymaires primitives, celle d'un sarcoccle tuberculeux. Knlin le sperme conserve assez longtemps toutes ses qualités; on l'a vu dans quelques cas prendre une teinte rosée.
Après une période, parfois fort longue, cet exsudât dégénère. Il prend d'abord une consistance caséeuse puis, subissant un ramolIissemcMil complet, il devient purulent et un abcès se forme; le plus souvent, plusieurs abcès se succèdent ainsi jusqu'à ce que le testicule, en totalité ou en partie, soit détruit et qu'il ne reste plus d'aliment à la suppuration.
Le lûucliBr rectal ne révèle rien de particulier el l'élat général, malgré la durée de l'afTection, reste BetisFaiBant, bien qu'à la longue cependant une suppuration persistante puisse miner les forces du malade.
Dans quelques cas rares, la marche de l'orchile peut être beaucoup plus rapide, subaigue pour aîiisi dire, et j'ai été témoin dernièrement d'un fait de ce ^enre. Un malade, n'ayant pas de blennorrhagie et d'une constitution très vigoureuse, a été atteint, sans autre cause appréciable qu'un petit efTorl, d'une orchite qui s'est terminée par suppuration: plusieurs abcès se sont forméset une fois entre au très, un gros bourbillon, du volume d'une noix, a été éliminé. Cette suppuration a duré quatre mois environ, et aujourd'hui cet homme, complètement rétabli, n'a plus à la place de testicule, qu'un petit noyau âbreui: induré.
Parmi les causes pouvant déterminer l'inllammation chronique du testicule el de l'épididyme, on cite les urélhrites anciennes, les rétrécissements de l'ur^thre, les prostatites chroniques, l'état permaueni d'irritabilité du col de la vessie, les traumaliemee même très légers, tomme on vient de le voir, la compression du cordon par une grosse hernie, un tempérament débilité, etc. Ajoutons toutefois qu'on n'est pas encore très bien Hxé sur la cause véritable de cette affection rare et curieuse du testicule, qu'il sera d'ailleurs possible aujourd'hui de distinguer très nettement du aarcocèle tuberculeux par l'aisence du bacille caractéristique.
Ea résumé, nous retiendrons, comme signes pal
DiA'.NosTic i)iFrRi;i:\TiRL i>r> npj inTi:< :;- ,
Lii'iiii (iiiijiic- pMiiwml >«'i-\ il" a (lillV'it'iicirr i(.'s (Hcliilo
syphilitique, tuberculeuse et chronique les caractères suivants :
Orchite syphilitique. Maladie affectant d abord le testicule, dureté, insensibilité, poids relatif considérable, antécédents syphilitiques facilement reconnaissablés, effet rapide du traitement spécifique.
Orchite tuberculeuse. Affection primitivement épididymaire et le plus fréquemment unilatérale; les indurations occupent principalement la tête de Tépididyme, antécédents tuberculeux personnels ou familiaux (cette condition n'est nullement obligatoire), cordon moniliforme; plaques indurées de la prostate et des vésicules séminales; fonte purulente, formation d*abcès, de fistules, ce qui est chose tout à fait exceptionnelle dans Torchite syphilitique.
Orchite chronique. Elle présente tantôt les caractères de Torchite syphilitique, tantôt ceux de Torchite tuberculeuse ; le traitement antisyphilitique est sans action; pas de cordon moniliforme ni de plaques indurées de la prostate et des vésicules séminales ; pas d'antécédents tuberculeux ou syphilitiques personnels ou héréditaires; en observant minutieusement le malade, on constatera souvent une affection ancienne des voies urinaires.
Tels sont les caractères distinctifs des trois variétés d'orchite; mais de plus (m se rappellera, pour porter
■.m AFFECTIONS DU TESTICULE
an juste diagnostic, que, presque toujours, on i affaire soit à une orchite syphilitique, soil à i orchile tuberculeuse, car lorehilc chronique simpl est rare.
Le Iruilement que nous avons indiqué pour sarcocèle tuberculeux convient parfaitement à l'CJ chite chronique; il est donc inutile d'y insister.
FoNGus Bfim» Dc TBsricpLB, — Une conséquei possible, mais heureusement rare, de ces trois vai tés d'orchile, est la formation d'un fongus du testicule. On voit, en pareille circonstance, k la suite de lu perroration du scrotum , par un abcès chronique ou tuberculeux, et exceptionnellement par une gomme ramollie, le tissu testiculaire proprement dit, venir faire hernie par l'orifice cutané.
Ce fongus forme une tumeur assez consistante, avoïde ou aplatie en macaron. H est très sensible A la pression, ce qui s'explique facilement, si l'on songe qu'il est constitué en grande partie par la substance même du testicule; enfin sa surface est inégale, mamelonnée, d'un rougo pâle, et il semble pédicule par le collet étroit, non adhérent, que lui constitue l'ouverture des téguments.
A sa surface, le fongus est tapissé de bourgeons charnus qui recouvrent la substance propre du testicule. On a décrit, sous le nom du fungus superficiel,\ef bourgeons charnus qui se développent sur la tunique aibuginée, lorsqu'à la fiuite d'une plaie des tégumenta ou d'une perte de subslance produite par une escf
1 1 Mil i;-^ mai.I'.m;- r:
ie It'stiruli^ il été mis a nu. G osL Jà uiiii déiioiiuiiatioii malheureuse, car nous ne comprenons pas quelle assimilation on peut faire entre une production essentiellement réparatrice, destinée à former au testicule une nouvelle enveloppe et, au contraire, une affection destructive de cet organe telle que le fongus bénin. Dans les fongus, les parties herniées du testicule sont en effet condamnées à disparaître.
Le seul traitement rationnel du fongus, en est Texcision pratiquée avec le thermo-cautère pour éviter rhémorrhagie. La ligature est extrêmement doulou reuse et, pour cette raison, doit être rejetée. Quelques chirurgiens voulant éviter la castration incomplète qui résulte de l'opération du fongus, telle que nous venons de Tindiquer, ont pensé à réintégrer dans le scrotum la portion herniéedu testicule, soit en agrandissant le collet qui enserre le fongus, soit en recouvrant celui-ci d'un lambeau cutané détaché du scrotum. Cette opération est bien aléatoire, car on enferme ainsi un organe malade et recouvert d'une couche de bourgeons charnus sécrétant du pu*^; cependant elle aurait parfois réussi entre les mains de chirurgiens anglais.
TcMEURS MALiGXES DU TESTICULE. — Le cauccr cst Taffection la plus grave du testicule, sa marche est continuellement envahissante, et bientôt, dépassant les limites de la glande séminale^ il s'étend au cordon, aux ganglions de la fosse iliaque ou à ceux de la région inguinale, rendant ainsi rapidement le malade inopérable.
37R AFFRCTIONS W TKSTICULK
Nous pluçaul excluKÎvenneiiL sur le terrui» de clinique et de la thérapeutique, nous réuniri BOUS le nom de cancer ou de tumeur maligD) des tumeurs difl'érenles quaut à leur structure inique, mais similaires par leur issue futaie. Tels si le cancer proprementdit et particulièrement le encéplialoide, le sarcûme kystique, l'enchondrAi malin, le plus souvent alors combiné au sarcdrae, rayxo-sarcûme et l'épithélioma.
Le premier signe apparent d'une tumeur mali est une augmentation de volume du testicule devient légùrement douloureux. Ij"jrsque le tancer es* vahit primitivement l'épididyme. il peut se former une hydrocéie assez abondante, pour masquer, pendant les premiers temps, la nature véritable de l'alTectiou.
Celle augmentation de volume est plus ou moins rapide, suivant la structure de la tumeur maligne. Tantôt celle-ci reste indépendante de IVnvelopj scrolale. qui glisse alors librement siirelle, lantât contracte des adhérences avec le l'euillet pariétal la tunique vaginale.
Quand on examine la tumeur testiculaire, on coi taie cà et là des parties indurées, oflnuit parfois consistance du cartilage {enchondrôme) et tout à cAti des points extrêmement fluctuants. Certaines tumeurs malignes présentent même sur la plus grande partie de leur étendue une lluclualion si maniTesle, qu'on pense toujours avoir à opérer une tumeur liquide ; on y plonge un trocarl et on est tout surpris de voir sortir seulement quelques gouUes de sang pur. Inversemenl d'nuirus lumcurs sont de la plus grande dureté.
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TUMEURS MALICNES 31»
\ai lumeur peut acqi)érir des dimensions considéi.iliies. surtout quand il s'ngil d'un cancer encéphalaide. La peau du scrotum est alors sillonnée d'un large réseau veineux : souvent elle devient adhérente uu cancer, ^^'ulcêre et donne passage h un gros champignon cancéreux (fongia malin) diml la surrace sécrète un liquide sanieux d'une odeur extrêmement fétide. Le fongus malin est la source de fréquentes héœorrhagies qui, par leur abondance et leur répétttioD, épuisent rapidement les forces du malade.
A mesure que la tumeur grossi), on voit souvent se manifester des crises douloureuses de plus en plus vires; ces douleurs s'irradient dans les cuisses ou jusque dons les reins, en suivant le trajet du cordon.
Enfin, comme nous l'avons déjà dit plus haut, le icer du testicule a une grande tendance à s'étendre le cordon et à gagner les ganglions inguinaux ou ÎQaques. Des masses cancéreuses considérables peuvent ainsi se développer dans l'abdomen.
La mort est le lerme fatal du cancer du testicule, elle survient par épuisement ou pur généralisation du cancer à d'autres organes.
Lorsque la lésion est assez avanc<?e, le diagnostic du cancer, ou plutât, en se servant d'une expression plus générale, de l'alTeclion maligne du testicule, ne présente pas de grandes difHcullés, car, en dehors des caractères physiques de la tumeur, les douleurs névralgiques qu'elle détermine, l'état général du malade, son amaigrissement, son émaciation rapide, le faciès jaune paille cancéreux, sont autant de carsc-
tères généraux qui se groupent pour composer ensemble sufllsamment caractéristique.
Mais dans d'autres circonstances, où le cancer conserve pendant longlemps une marche lente, sans relenlissemenl marqué sur l'économie, l'appréciation des caractères physiques de la tumeur, malheureusement communs à d'autres affeclions, et la notion des antécédents personnels ou familiaux sont les seuls éléments que te médecin puisse rassembler. Le diagnostic s'entoure alors de réelles difRcultés, surmonlables cependant, avec un peu d'attention, dans le plus grand nombre des cas.
S'agil-il d'un sarcorèle syphilitique ; on pourra retrouver sur le malade cerlaines traces de syphilis; on apprendra souvent que l'intoxication syphilitique ne remonte pas â plus de quatre années, ce qui n'est point cependant une règle absolue. Enfin, par l'adminislratirm quotidienne de fortes doses d'iodure de potassium, on obtiendra rapidement la diminution de ia tumeur.
D'ailleurs redoutant toujours une erreur de diagnostic, même si invraisemblable qu'elle puisse paraître, il ne faut jamais, sauf dans quelques cas d'ui^ence, amputer un testicule sans avoir préalablement fait subir au malade, au moins pendant trois semaines ou un mois, le traitement anlisyphili tique de la périi>de tertiaire. Lu dose d'iodure de potassium doit alors être portée à quatre ou cinq grammes par jour.
A-t-on affaire à unevaginalile ancienne tocêle; on .-ipprendra que [iresqiic toujours,