‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 68 sur 98 · TUMEURS MALIGNES · texte numérisé non relu

TUMEURS MALIGNES

8*est montrée à la suite d'un traumatisme; c'est là, comme le fait justement remarquer M. Desprès ^, un renseignement de la plus haute importance. On saura de plus que la marche en aura été très lente et, tenant le malade en obser\'ation, on verra la tumeur rester le plus souvent stationnairc. Ajoutons que la ponction exploratrice, donnera issue à un liquide couleur chocolat.

Les différences sont trop tranchées entre Torchite tuberculeuse et le cancer, pour qu'il soit nécessaire d'y insister; d'ailleurs, en cas de doute, la formation d'abcès tuberculeux, viendrait bientôt révéler la nature véritable de l'affection. Enfin le testicule tuberculeux s'observe principalement de quinze à quarante ans; le cancer ne se montre guère au contraire avant cette dernière date. Le sarcome du testicule peut cependant se développer pendant Tenfancc et la jeunesse, il progresse alors avec une rapidité effrayante. Nous rappellerons encore que l'affection décrite sous l'appellation de maladie kystique du testicule n'est, le plus souvent, qu'un sarcome kystique, c'est-à-dire un néoplasme aussi dangereux que le cancer.

Un .seul traitement est applicable au cancer du testicule, c'est la castration, La thérapeutique médicale est ici, en effet, absolument inefficace, elle est même nuisible par le temps qu'elle fait perdre. Cette opération doit être faite hâtivement pour devancer l'extension du cancer, au cordon et aux ganglions

* A. Després. — Diagnostic des tumeurs.

■.Kl AFFECTIONS DD TESTICULE

iliaques ou inguinaux, ce qui constitue une coni gtîon Tcrmelle à l'ioterveotion chinii^icale.

nuR BÉNIGNES DU TESTICULE. — Les tumaurs oignes du testicule (le mot tumeur désiguant Ici néoplasme et non une tuméfaclion iuQammatuire, une accumulation de sérosité ou de sang), sont infiniment moins communes que les tumeurs malignes. Nous signalerons seulement l'hypertrophie simple de la glande, qu'on n'observe que dans les pays chauds, l'enchondrùme simple, qui survient parfois à la suite d'une contusion et le fibrome pur, donlun seul cas a été cité dans k science par Gruveîlhier.

La castration doit néanmoins Cire appliquée aus tumeurs bénignesdu testicule, car souventona vu des néoplasmes, ayant présenté pendant longtemps les caractères d'une atTection bénigne, prendre tout coup les allures et la marche envahissante des meurs malignes.

Castration. — Nous avons vu que la castration restait comme unique ressource dans un grand nombre d'affections du testicule ; quelques détails techniques sur cette opération forment donc le complément i cessaire de l'histoire pathologique et thérapeutiqi de cet organe.

L'opéralîoneomprend trois lemp? diiTérents

Premier temps. Le pubis ayant été en partie rasé, un

aide fait saillir Fortement lu tumeur du testicule, sur

iresmbre iquea

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