AFFECTIONS DO CORDON
vive ; rien de semblable avec les pinces, lorsqu'elles s séjournent au muximum que quarante-hutl heures.
Avec les procédés de pansement aujourd'hui en usage, la castration ne doitpaa ètreconsidérée comme une opération dangereuse.
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VaricogÂLE. — A côté drs maladies du testicd viendrait se placer, en suivant l'ordre nosologiqnfi? l'étude des affections ducordou spermatique; mais ces maladies ne sont, pour la plupart, que la répétition ou le résultat de l'extenaion des affections du testicule. Telles sont la funiculUe ou jnDammation du canal déférent qui accompagne asseï souvent l'épididj'mite blenuurrhagique, l'hydrocéle enkystée ou non du cordon, l'hémutocéle, le cancer, etc. Parmi elles cependant nous distinguerons le varieocèle, eu égard A sa fréquence chez les jeuues gens, el aux nombreux procédés de traitement imaginés pour le faire diapK^H
On appelle varieocèle, la dilatalion et l'allongement des veines spermatiques. Ces varices epéciales apparaissent au moment de la puberté et se développent pendant la Jeunesse ; â partir de l'âge de quarante ans ellesont une certaine tendance à disparaître ou tout au moins à diminuer spontanément.
Le varieocèle ne conslilue, en général, qu'une pet inQrmité, se faisant seulement sentir pendant ] longues marches ou après plusieurs heures pas debout. Un suspensoir bien appliqué est alors presq toujours suffleant pour faire disparaître le senlL
VARICOCÈLE
dp gène et de pesanteur occasionné par cette afFeclion.
Op s'aperçoit ordinairement de Texistence d'un varicocèle, à la suite d'un effort, d'un exercice violent comme la gymnastique, l'escrime, t'équilatiou, d'une chute etc. Une sensation pénible, presque de douleur dans la région éveille l'attention et. en y portant la main, on sent sous les doigts un gros paquet vermîrulaire, en même temps qu'on constate un allongement très notable de ce côté du scrotum.
Le varicoeèle est beaucoup plus fréquent à gauche, La compression exercée sur les veines spermatiques par rs iliaque distendue par les fèces, l'embouchure à angle droit de la veine spermatique gauche dans la veine rénale, la longueur du cordon normalement, un peu plus grande à gauche qu'à droite en sontlesraisons anatomiques.
Le diagnostic du varicucèle ne présente aucune difficulté ; l'allongement parfois considérable du scrotum du cdié malade, sa teinte noirâtre, due h l'accumulation de sang dans les veines, la sensation d'un paquet de vers de terre que donnent, h travers les téguments, les veines du cordon, sont des signes suffisamment caractéristiques.
Une hernie inguinale épiploïque peut cependant simulerun varicoeèle; elle s'en di-tingue par ce fait qu'elle ne réparait pas immédiatement après la ré- ■luction, si l'on a soin de comprimer le canal inguinal. Il n'en est pas de même du v/iricocèle.
Un varicoeèle volumineux ou même indépendamment de son volume, détermine, dans quelques cas
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heureusement trts rares, des troubles morbides graves. Il peut être le point de départ d'une névralgie plus ou moins vive, s'irradiant jusqu'aux reins. Cette douleur est parfois si forte, si tenace, que le malade vient nous supplierde l'en débarraas(;r à n'importe quel prix. Enfin les varicocèles volumineux amènent généralement un certain ^degré d'atrophie du testicule correspondant.
Le traitement palliatiF du varicocèle est le seul auquel on doive presque exclusivement recourir. On prescrira donc simplement le porl permanent d'un Buspensoir bien ajusté, des alFusiuns froides matin cl soir, carie froid fait rétracter le scrotum, et l'u^nge répété de quelque laxatif, pour éviter la distension del'S iliaque par des fèces durcies. Curling dit avoir obtenu la guérison complète et durable d'un certain nombre de vnricocèles par l'application, prolongée pendant plusieurs mois, d'un bandage herniaire. Le succès par cette méthode nous paraît bien douteux. Dans certains cas, on se trouvera bien, suivant l'indication de Nélaton, de conseiller au malade de réduire le volume de son varicocèle, en enserranl dans unebagut: de caoutchouc, une portion de la peau du scrotum. Des malades atteints d'un varicocèle douloureux, ont pu ainsi diminuer notablement leurs souffrances et même faire de longues marches sans trop de fatigue locale.
Si un malade, tourmenté incessamment par des douleurs névralgiques du cordon, liées à l'existence d'un varicocèle, vient réclamer une opération libi?ratrice, on l&chera de l'eu dissuader, de lui faire
H VARICOCËLE m
^PÇrendre palience, en lui représentant que son varirocèle diminuera avec l'flge, el que les troubles qu'il détermine disparaîtront ainsi complëlement, que les opérations peuvent nedonner que des résultats peu durables, enfin que l'intervention chirurgicale n'est pas sans dangers.
Mais si. malgré toutes ces raisons, le malade persiste dans sa ré^iolution, on sera autorisé à tenter la cure du varicocéle par l'un des procédés suivants, que nous ne renmâ d'ailleurs que signaler, leur description détaillée se trouvant dans tous les Iraités de médecine opératoire :
Pincement de Breschet.
I Ligature simple sous-cutanée.
[ Pincement avec application simultanée de caus- W tique de Vienne (Landouzy).
W Ligature faite avec deux anses de Ri (Ricord). ■ Enroulement (Vidal de Casais), ■ Injections întra-veineuses de perchlorure de fer ■ (Uaîsonneuve).
W Excision d'une portion du scrotum (A. Cooper). wGe dernier procédé opératoire, d'une exécution très phple. à peine dangereux, doit être préféré. ■ 'La seule dtfDcullé de toutes ces opérations est de Men isoler le r-anal déférent, pour ne pas le comprendre dans le pincement, dans la ligature ou dans la cautérisation . Sa destruction entraînerait en effet l'infécondité du côté opéré, car il n'y aurait plus de passage pour les spermatozoïdes. (3omme il est impossible de ménager l'artère et les nerfs