‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 71 sur 98 · AFFECTIONS DU CORDON · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DU CORDON

spermatiqnes situés au milieu des veines variqueuses, Tatrophie du testicule est une des suites assez fréquentes de Topération du varicocèle, sauf quand elle est exécutée d'après le procédé de A. Cooper.

CIIAlMTItK \VIII

IMPUISSANCE

Définition. — Variétés d^impuiss^ance. — Physiologie de l'érection. — Division du sujet.

L*inipuissance est caractérisée par le défaut complet ou incomplet d'érection du pénis. Nous éliminons donc immédiatement, du cadre de ce travail, toutes les causes anatomiques ou anomalies pouvant empêcher ou entraver les rapprochements sexuels. Ce serait en effet étendre singulièrement l'acception du mot impuissance que de l'appliquer à des vices de conformation, tels que l'absence ou la bifidité de la verge, les dimensions exubérantes de cet organe, Tépispadias ou Thypospadias à un degré avancé, et, du c6té de la femme, à la rigidité de l'hymen, à l'absence d'orifice vulvaire, au cloisonnement du vagin, au vaginisme etc. ; car, en réalité, c'est une impossibilité d'accomplir le coït qui existe en pareil cas, et non une impuissance véritable. Que Tobstacle disparaisse, soit spontanément, soit par le «ecours de l'art, et la fonc-

tion génilttle, jusque-là comprimée, pourr ëtr» librement satisfaite'.

L'impuissance a des degrés, car ei nous considérons comme impuissance absolue le défaut complet d'érection du pénis, ce qui est rare dans la période de la vie dite virile, nous rencontrons bien plus fréquemment d'autres variétés d'impuissance, qu'on pourrait justement appeler relatives. Chez les uns, et c'est peut-être le plus grand nombre, les érections se produisent facilement par la chaleur du lit, principulementdansle décubitus dorsal, ou encore sous l'influence de rêves, de la réplétion de la vessie, etc., mais font complètement défaut pour l'acte du coït; chez d'autres l'érection n'est pas tenace et souvent, au moment même ou au milieu du congrès, l'organe, -

jusque-là en bonne condition, perd tout à coup sa

rigidité, soit sans cause appréciablt'. soit par l'elTel— d'un mouvement brusque, d'un simple déplacemenU etc., et laisse ensuite s'écouler lentement, du mucusprostatique parfois mélangé de sperme. On peut encore en citer qui, ayant des érections complète» et de longue durée, sont cependant incapables d'éjaculer et de ressentir le plaisir spasmodique qui marque le terme du coït. Par contre, ou en voit d'aulrtvs qui, poursuivis par un tempérament nerveux trop excitable, éjaculent la semence avant même la pre-

r celte différence enlre l'iin puissance vértlsble el l'impossibiliié k sïlistaire te coït, bien que laut d'utior<i elle paritiEsc évidente, c'est que cette confusion a élé failf; pir la pluiiai't àes antenri qui ont ^cril sur ce siijel.

PHYSIOLOfilK DE L'ÉRECTION 3»i

) uppniche el duviennenl aîa^î impuissants ù KuropUr le coït, par l'excès môme de leur snrex- Latjon érolique.

les individus impuÏRsaots, je ne parle que des '^hommes, sont par cela même inféconds', la réciproijue est loin d'être \Taie et, grand est le nombre de personnes qni ont toutes tes npp&rence^ de la virilité et dont le sperme cependant, sous l'inlliience du (-Allées que je n'ai pas à examiner ici ', est dépourvu de rélémenl m.lie par excellence, le spermnlozoïdc.

. Quel est le mécanieme de l'érection? Quels éléments n jeu pour la produire? Telle est la première question qui doit nous occuper; car, de celle tude de physiologie normale ressortira plus claireinl l'énumération des causes qui peuvent amener npuissance.

irii'bomme devient pubère vers l'âge de quinze h i, c'esl-à-dire, qu'en examinant alors son ittae, on y découvre des spermatozoïdes. Cette aptitude aux fonctions sexuelles s'accompagne de modifications bien connues de l'individu, telle^t que, développement musculaire, cbangemenl de la voix, e des poils, grossissement rapide des testicules, s spermatozoïdes peuvent persister jusqu'à un Age s avancé, et on en a observ<? chez des sujets de juatre-vÎQgts ans et plus.

L L'érection a pour but de rendre possible lintromis-

' n s'agit ici, bien entendu. U'ii • Voïei Àffielwnf dit leslicute.

;e tumpltie.

3n IMPITISSANCB

sion du pénis dans le vagin et de permettre t l'accomplissement du coll. En cet état, la dîreclîoi de la verge est telle qu'elle peut s'adapter facilement à la courbure du vagin.

L'érection est un acte complexe, pour l'accompllssement duquel plusieurs forces enirent enjeu; c'est en même temps un acte réflexe, c'esl-à-dire pouvant se manifester indépendammenl de notre volonté, mais surtout faire défaut, malgré les désirs les plus vifs et même les sollicitations les plu^ pressantes'.

En tant qu"ac(e réflexe, le point de départ de l'érection est une excitation objective ou subjective, suivant qu'elle vient d'un objet exlérieur ou de notre imagination. Ainsi la société des femmes, la vue de certains tableaux, la lecture de livres licencieux, des excitations manuelles ou mécaniques, telles que la chaleur d'un coussin. la trépidation d'une voilure etc. déterminent l'érection, et il en est de même des imai créées par l'imagination ou aperçue.<i dans le rève.jl

Le pénis est essentiellement constitué par un tissu érectile réparti en deux modes distincts : l* les corps caverneux qui, au nombre de deux, forment la presque totalité de l'organe en arrière du gland, et dont I extrémités, en se séparant, vont s'accoler et se 6»

eetc^

tissu corps esque

it uS

' On a raison de remarquer l'indocile lil>erté de ce membre s'iiigerant si importun eu ment lors que nous n'en avons quR laire, et défaillant si [mportuneemvnt lors que nous en avons le plus affaire, et coniesiani de l'aiiciorit* si imperieusemuni avecqiias oostre volonté, rofusaiii aveoques tant de fiertAlT d'obstination nos sollicita Lions ei mentales et manuellas. (I|~^ taigne, EitaU, \iv. 1, cliap. u.)

Pfn-SIOLOr,IE DE L'ERECTION

de chaque cAté, auK branches ischio-puhiennes de l'os iliuque, où elles sont eatourées et comprimées par un muscle spécial, ViscMo-cavemeux ; 2° le tissu spongieux, qui enloure d'une couche peu épaisse la portion pénienne du canal de l'urèLhre et présente en arrière et en avant deux renflements très importants ; le bulèe et le gland.

L'érection est déterminée mécaniquement par l'afflux du sang dans les vaisseaux et les lacunes du tissu ércctile. Le sang arrive en plus grande quantité par les artères, et les artérioles, par suite du relâchement des vaso-moteurs, se dilatent notablement pour lui livrer passage; puis il s'accumule dans les lacunes du tissu éreclile et dans les veines, lesquelles se trouvent comprimées en arrière par les fibres musculaires lisses de l'aponévrose moyenne du périnée pour le corps spongieux, et, pour les corps caverneux, par les fibres musculaires des parois veineuses elles-mêmes ou plutdt pur la contraction des muscles isc hio-caverneux .

Ainsi, comme nous l'avons déjà indiqué, l'érection est tributaire de plusieurs systèmes organiques, À savoir : le système nerveux, le système vasculaire et le système musculaire. Les désordres pathologiques dont ces systèmes sont parfois le siège pourront donc, dans quelques cas, entraver ou abolir complètement cette fonction. Si l'on ajoute à ces affections les altérations locales de l'uréthre et de ses annexes, on aura réuni à peu près toutes les causes d'impuissance, Belles d'ordre psychique pouvant être rapportées à ~k trouble cérébral.

IMPUISSANCE

in même temps que l'érection se produit, d'autni phénomènes s'srcumplissertt ; la sécrétion sper tique devient tré» abondante et le sperme remonl par le canal déférent jusqu'au niveau des vésicule séminales nù, d'après quelques physiologistes, s'accumulerait. Cette opinion est peu soulenable.l I l'on songe qu'un grand nombre d'anin en particulier, sont dépourvus de ces vésicules. Il e donc plus vraisemblable de croire que ces vésicu] servent simplement à sécréter un mucus assez ( qui se mêle au sperme et en diminue la consislanctd ce qui favorise l'éjaculalion. Continuant sa route, sperme gagne les orîiices des canaux éjaculateurs t arrive ainsi dans la portion prostatique du canal i l'uréthre où il se trouve momenlanément emprisoni^ et fortement comprimé. En elTet le verumnntaouni petit tubercule érectile placé dans le col de lavesah augmente de volume et ferme en arrière l'orifice d ce col, en même temps que la contraction do mm de de Wilson (sphincleruréthral) comprime l'urèlhi en avant de la région prostatique. Le sperme se trom donc ainsi cloîtré et soumis à une certaine tensiol Mais au bout de peu de temps, le contact du spern avec la muqueuse de la région prostatique donolj naissance k un autre phénomène réflexe d'où résuH] l'éjaculalion. Alors la contraction du muscle de WH 8on se relâche, et le sperme lancé violemment, dardé sur l'orifice du col utérin; puis de nouveau Iffl sphincter uréthral se contracte et se relâche plusieuffefl foifi par une série de mouvements rythmiques, c donnent h l'éjaculation une forme saccadée. Les co|

Page 1