VII
Impuissance dépendant de l'usage prolongé des aubsIBiices diifli aiiaphroilUinqnes, tabac, cnmptite, opium, haactiicti, sal|>ètru. iciiturB de polaesiuin. — Impuissance par excès de coalinence et par incontinence, onanisme. — Traitement par les eaux minérales.
Les substances anaphrodisiaques qui méritent d'^Ire signalées sont le labac, le camphre, l'opium, l<t
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hasohich. le salpêtre et l'iodure de potassium, les Autres ne jouissent, sous ce rapport, que de propnéléa très faibles ou illuBuires.
Tabac. Les grands fumeurs présentent, en gilnéral. une aptitude sexuelle peu développée, l'effet dépressif i(ui résulte de l'acllon mudéralrice du labacsurle système nerveux central se faisant sentir sur In ïone génitale. Un grand nombre de personnes qui se plaignaient d'impuiel^anl:e ou seulement de torpeur de l'appareil génital ont vu cet état disparaître peu à peu . et l'intégrilé des forces revenir après la cessation complèlu de l'habitude de fumer. Les femmes, au moine le plus grand nombre, ont horreur du tabac ; peut-être ont-elles conscience que c'est à leur détriment que les hommes fumenl?... Ici, comme en toutes cboi^es, l'excès seul est un défaut, et il n'entre nullement dans notre esprit de proscrire une ou deux cigarettes, voire même un bon cigare après les repas.
Camphre. C'est l'anlidole des cantharides; aussi l surtout indiqué contre le priaplsme, le satylis et l'irritation vésicale qui peuvent résulter de ^orpl ion de ces dernières. Comme anaphrodisiaque, il n'agit qu'indirectement par son action sédative sur le col delà vessie.
tOpiwit- L'opium exerce une action analogue à [le du tabac, mais beaucoup plus délétère encore. IWl surtout dans l'extrême Orient que l'usage de IMr l'opium amène c«Ue dégradation prématurée.
Ipui) "Tahs.
si Tiinestn au di^velnppement inteliecluel el physique de la race. Il n'est pas rare de rencontrer de jeunes Chinois, Annamiles ou Indiens rendus tolalement impuissants par la passion de l'opium. Souvent l'Age viril, dans ces régions, ne dépasse pas trente ans.
ffaschick. Celle plante, conlrairement à l'opinion générale, exercerait une action dépressive sur le sens génital. Les hallucinations qu'elle fait naître sont, paraît-il, purement idéales el ne se traduisent par aucune marque extérieure, au contraire.
Le D' Roubaud a fait sur ce sujet des expériences personnelleR, cl comme l'eut détail ne manque pas de pittoresque, nous nous permettrons de les reproduire.
" Avant de commencer le récit de mes expériences, je proteste de nouveau contre toute pensée malhonnête que l'on voudrait me prêter; je fais delà science et la science est romrae l'arl, chaste et pudique dans sa nudité ; je dis avec le poète :
" Mes premières expériences sur le haschich datent de 1848. L'aclion du cannabis indica. sur le sens vénérien me frappa dès ma première fantasia, et, comme elle se reproduisait exactement la même k chaque ivresse, je résolus de diriger spécialement mon observation sur ce point.
u A cet effet, je me haschichais avec une femmedoDt les mœurs faciles ne pou\aLent apporter d'obstacles à l'expérience.
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' Après I« pt^riode d'hibrilé, qui fui pour ma com- Mgne une période de larmes el de lerreurs, je m'éluner mon esprit vers des idées lascives, ïilmeginalion ne répondit point à ma volonté ; j'eus lUors recours aux baisers, aux attouchements, en un Vot, aux excitants physique^^.
1 Sollicité tour à tour par les visions tout idéales Ulues au hascbich, el par la volonté de fer dont j'étais nimé, j'étais dans un trouble extrême, et il me sembla enfin, après des efforts inouïs, que l'érection du membre viril s'était produite. Je voulus me livrer au t.
I Mais au moment où je croyais atteindre le but,
obstacle infranchissable s'opposa à l'intromission
de la verge, et mes forces s'usèrent h le vaincre; brisé
de fatigue et couvert de sueur, je dus renoncer h
accomplir cette œuvre immense, l'organe copulateur
rticipant lui-même à l'abattement de tout l'orgs-
Je recommençai mes attaques un nombre infini de fois, et toujours je dus cédera l'obstacle dont je parlais tout à l'heure, et qui, selon toute probabilité, n'était autre chose que la flaccidité de la verge.
Toutes ces tentatives infructueuses avaient réellent abattu mes forces. Je me mis au Ht avec la impagne de mes tristes exploils. Dès ce moment, rsme font défaut, el il est pour moi certain leje m'endormis d'un sommeil presque léthargique. Le lendemain, au réveil, je me sentis brisé et urdi comme si je m'étais livré toute la nuit à des :cëB exagérés de coït. J'interrogeai ma compagne,
IMPUISSANCE
elle ne s'était in6me pas douté de mon voisinagi J'examinai les draps et je ne constatai aucune lachl de sperme. D'où venait donc cet anéanlisaemei qu'aucune perte n'expliquait?
" J'ai répété la même expérience deux fois et & d intervalles assez éloignés, et toujours j'ai noté l'a sence des désirs vénériens, la flaccidité de la ver| et la rétention du sperme.
11 Cet étal du sens génital ne se prolonge pas dinaire au deU de l'ivresse amenée par le haschichfl cependant une langueur se fait quelquefoia i pendant un ou deux jours, mais elle se dissipe d'elUj même, à moins que l'on ne Tasse un usage abusif c ce narcotique, auquel cas l'impuissance peut advenir^i
Sartre ou nitrate dépotasse. uLenitre, dilt'autai anonyme des anecdotes de médecine, est un sel dOBt] l'usage ne dispose pas k l'amour. C'est un puissant remède dans les cas où il faut s'opposer à une dispusilion inflammatoire du sing. Le chancelier Bacon avait conçu pour cette substance saline une sort d'alTection. Il fit tous ses eB'orts pour en accrédilt l'usage; iJ engagea tous les médecins d'AnglelerreJ concourir à son dessein. Le nilre devint ù la modt Sur la parole d'un aussi grand liomme, on le prodig dans presque toutes les maladies. On le preaai mfime dans la meilleure santé, comme un préservatif mais les femmes proscrivirent bientôt ce remèda Elles trouvèrent que leurs maris étaient moins port A satisfaire leurs désirs depuis qu'ils en usaient. Ellei s'en prirent au chancelier qui l'avait répandu. Qui
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ques-uneï, n|iparemment plus sensuelles que raisonnables, allèrent même jusqu'à crier ù la sorrellerie, au maléfice ', etc. *•
hdure (le potassium. L'iode inlrodutl dans l'organÎHine, soit par inhalation de ses vapeurs, soit en l'absorbant sous forme d'iodure de potassium, a une tendance marquée à atrophier les glandes, particulièrement les mamelles chez la femme, les testicules chez l'homme. Dans le cours d'un traitement par l'iode, le médecin devra donc, de temps à autre, interroger son malade sur l'intégri Lé des fonctions sexuelles et suspendre momentanément l'aclion médicamenteuse, dès que celles-ci paraîtront affaiblies. Nous signalerons encore, comme cause possible d'impuissance, l'intoxication par le plomb, l'antimoine et larsenic. Nous ferons toutefois des réserves pour ce dernier corps, excellent médicament antidéperditeup que nous prescrivons totijnurs dans le cours du traitement de la syphilis, et que nous n'avons jamais vu donner lieu à un semblable effet.
Ajoutons enfin à cette liste déjà nombreuse d'anaphrndisiaques, l'agnus castus, la laitue, le nénuphar,
f Impuissance par excès de ronlinence ou par abus det Kliimt leanetlei. Pour qu'un organe se trouve et Inuintienne dans ses conditions physiologiques nor-
-Anecd, CXMIJ, p. SB.
IMPUISSANCE
maies, il esl aéce^^nire que In nulrilion en soit parfaite, et elle ne peut l'élre que par l'ace om plissement régulier el légitime de lafonctîonàlaquelle il préside. Le laisse-t-on dans un repos absolu? Il s'atrophiera peu A peu et, après un temps variable, deviendra inhabile à la fonction qu'il doit remplir. Au contraire, en exige-t-on un service immodéré, l'abus amènera bientôt le même résultat. Cette réflexion générale parfaitement applicable aux organes génitaux
fi^l
L'impuissance par continence exagérée est rare, car grande est la force de volonté nécessaire pour asservir complèlemenl l'instinct de ta chair. Je rappellerai, seulement pour mémoire, les exemples de saint Jérôme et de saint Antoine, l'histoire du curé delaHéole, racontée parBufTon, et un certain passage de la confession du vicaire savoyard.
Souvent l'excès de continence tient à un développement anormal du pénis, joint â une certaine timidité d'esprit et à un défaut d'imagination. Le jeune homme, peu entraîné d'ailleurs par des penchants sexuels, n'ose affronter le coït, à cause même de l'exiguité de son pénis. En pareil cas. les rapports sexuels rëpéléà assez fréquemment constituent la meilleure hygiène; la seule difticullé est de rendre poFsibles les premiers rapprochements surtout lorsque l'âge du sujet est déjà relativement avancé, Une femme facile el complaisante, dans quelques cas, l'emploi de moyens excitateurs, suffisent toujours il assurer ce résullat. En quelque temps, sous TinDuence de l'ucco m plissement répété du coït, le pénis, dont
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le plus souvent le volume élail dérisoire, reprend assez vite ses dimensions et ses aptitudes normales, elle malade renire dans les conditions régulières de la vie.
La cunlitiencc prolongée, chez un individu réguiièremenr conformé, peut amener des elfels diamétralement opposés. Cbez l'un, elle diminue peu k peu les désirs et Unit pur les éteindre complètement, chez l'autre, au contraire, l'imagination exallée crée des excilaliunt! charnelles incessantes qui ont été jusqu'à produire le prinpisme et. le délire erotique.
Lorsque la frigidité dépend d'une continence prolongée, l'hygiène presque seule nous fournira les armes du traitement: telles sont une nourriture abondante et iizotée, un voyage aux bains de mer, l'hyilrothérapie. etc. Comme traitement tonique, on conseillera les eaux ferrugineuses de Spa et d'Orezza pures ou coupées avec du lait, la décoction de quinquina, de quassia amara, etc. ; enfin dans quelques cas rebelles, certains des moyens excitateurs précédemment décrits pourront être mis en usage.
OU ir
Si l'impuissance par continence excessive est chose il n'en est pas de même de la frigidité complète incomplète succédant à l'incontinence. Deux cas particuliers sont ici à examiner, suivant que l'impuissance est consécutive aux excès d'onduisme ou qu'elle résulte de l'abus des rapports sexuels.
L'impuissance causée par l'onanisme est la plus
Iréquente. Celui qui recherche les plaisirs solitaires
en effet, satisfaire sa pa-ision librement et aussi
fent qu'il s'y sent enlrainé ; de plus par ses propres
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caresses, uar les imuges passionnées ou licencieuse!' que crée son imaginalion, il peut provoquer les désirs et les satisfaire presque à sa fantaigie. Ajoutons que les excès de masturbai ion commencent à se produire en général à un âge nù les organes génitaux sont encore incomplélemenl développés; telle est la principale raison dtjs désordres de l'appareil sexuel consécutifs à l'onanisme. Il ne faut pas en considérer comme cause une excitation parliculiëreel exagérée de la moelle, car elle est certainement moins grande dans l'onanisme que dans le coït; on ne saurait invoquer non plus une lassitude plus complète ou une dépense plus grande d'énergie, mais seulement la répétition trop fréquente de l'acte, particulièrement dans les jeunes années, el, comme conséquence, le fonctionnement Mt if et désordonné d'un organe non encore achevé.
L'abus des rapporta sexuels amène aussi à la longue la frigidité, surtout, et c'est l'usage, si les excès de vins et de liqueurs, sont les compagnons habituels de ceux de la chair. Toutefois, la répétition fréquente du coït, chez des hommes bien constitués el peu enclins aux plaisirs de la table, ne peut avoir de fâcheux résultats. El en effet, pour remplir son rùle dans ce genre de congrès, il est difficile de dépasser ses propres forces, k moins d'avoir recours aux pratiques répugnantes reléguées dans les lieux de débauche. Un sommeil profond et réparateur succèd-; à un ou plusieurs rapports aiaémenl accomplis, el ne larde pas à enlever toute trace d'une fatigue momentanée. Hésumons noire pensée en disant que l'excès ne dépend pas seulement du nombre des rapports, mais
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encore de ia facililé plus ou muins grande avec laquelle ilssoiil achevés, e<. surtout des moyens mis eri œuvre pour y parvenir. Enlin les rapprochemenU sexuels ont sur lorganisme une influence nocive moins grande que celle de la maâlurbation, car, h part quelques exceptions, il ne sont pratiqués fn^quemmenl qu'a un Ageoii les organes génitaux ont acquis leur complet développement.
Le traitement sera reconstituant et comprendra comme tel les dilTérenls moyens que nous avons d^à si souvent cités; mais en outre, le malade se gardera bien, pendant toute cette période, de porter les yeux sur des objets licencieux ou d'en éveiller l'image dans Sun esprit. Il fuira la société des femmes et ce repos absolu imposé au sens gêuilai ne devra cesser que de liii-mËme. c'est-à-dire lorsque la réapparition, sans provocation aucune, des signes extérieure de la viri- UM indiquera la guérison prochaine.
^^Les anciens auteurs nous donnent la description de certaines pratiques curieuses, mises autrefois en usage pour le traitement des jeunes ou vieux débauchés devenus impuissants. On leur faisait boire du lait de femme, ou encore on leur conseillait de se coucher avec une jeune fille d'un tempérament sanguin et d'une santé luxuriante. Boerhave raconte qu'un vieux bourgmestre d'Amsîerdam, étant tombé dans un épuisement profond coucha, d'après ses conseils, entre deux jeunes filles, belles et d'une bonne
Bfuté, et en retira un si grand avantage que, après elque temps de ce Iraitemejit, la grossesse d'une
IMPUISSANCE
des deux femmes l'avertit de suspendre la médicnlion, afin de ne pas voir le remède devenir & $on tour cause de maladie.
Ce procédé ingénieux de traitement, mais qui nou* paraît devoir ressembler le plus souvent au supplice de Tantale, remonLeà la plus liauto anliquilé, et tout le monde sait qu'il fut appliqué au roi David devenu vieux. " Qu'on cherche au roi, notre seigneur, lui dirent ses serviteurs, une jeune lille vierge, qui se tienne devant le roi et qui en ait soin, et qu'elle dorme en son sein, alin que le roi, notre seigneur, se réchaufTe [f 2, I" liv. des Rois ".Il est bon d'ajouter que le vieux roi en mounit.
EoAn, leD^Constantin James, dans son remarquable guide aux eaux minérales, après avoir conseillé l'hydrothérapie et les bains de mer, recommande aux impuissants jeunets ou vieux, les eaux de La Malou, de Wildbad et de Gaslcin. ainsi que les bains d'acide carbonique. Les eaux suirureuses thermales et les sources ferrugineuses de Spa et d'Oreiza sont égalemenl excellentes comme moyens a
s analepliqui's. ^^H
IMPUISSANCE CONSECUTIVE AUX
DES OROANBS OÉNlTO-URINAtRES
InpuiMBDce consécutive aux nfTeclioiig des reins, île la ve»ie, de l'urèthre. — Phimosis. -- Troubles vasculaires locaux. — Afl«clioDS du tesiiciile. — Sarcucèlns syphilitique et luberculeux. — Anémie et atrophie du testicule. — VarJcocële. — Uuons du cordon spermatique. — Monurchidie et cryptor- ■ ebidie. — Eunuques.
P Nous allons aborder ici, après l'impuissance par cause morale, la partie la plus imporlanle de notre sujet. Souvent, ainsi i^ue nou* l'avuns déjà Tait remarquer, l'imagination agit en même temps que lu lëeion uréthrale ou que tout autre désordre des organes jjénito-urinaires, et contribue, pour la plus grande part, à produire l'impui-t^ance. Telles sont, dans quelques cas, les variétés d'impuissance consécutive à un suintement oréthral, à un prétendu varicoeèle, à des varices trÈs problématiques du col de la vessie, etc., etc. Mais il n'en eM pas toujours ainsi, et certaines afTeclions de ces organes peuvent, presque toujours après avoir amené une perturbation dans la sécrétion du sperme, conduire k une impuissance complète ou incomplète, dont le traitement réclame autant de prudence que de ménagement. Un échec survenant après une promesse de guérison peut, en effet, être suivi d'un résultat désastreux, l'état
IMPUISSANCE
moral venant alors ^ingulièremenl aggraver les elR de la lésion matérielle.
Parmi les afTeclions des organes génilnles lésions du testicule et surlotit celles des vésicul séminales et des conduits éjaculateurs produisent le' troubles les plus graves. A ce dernier état se rnllachent parliculiërement les perles séminales que noue étudierons en détail dans un autre chapitre, comme cause presque Tatale d'impuissance. Nous allons donc pusEer fiuccossivement en revue toutes les maladies de l'appareil génito- urina ire pouvant déterminer l'iid puissance complète ou incomplète. I
a). Affections des reins. Nous n'avons rien de spécial à faire remarquer sur ces diverses et nombreuses maladies. Comme toutes les affections viscérales, dlea^ peuvent produire l'impuissance par cache:
A). Affeciiana de la eessie. On doit distinguer a^ections du corps et celles du col de lu vessie,
Les maladies du corps de ta vessie onl peu de n tissement sur la sécrétion spermatique et eno comme dans la pierre et le fongus , lement lorsque le calcul on les végétations fongueuses viennent loucher le col vésical, qu'on observe quelquefi phénomènes de ce côté. Les sensations déten nées par l'irritation de la muqueuse du col de la »ie 80 reporlant vers l'estrémilé de la verge, résulte que très souvent le malade est sollicité à cer des tractions ou des frottements sur le
ÊËSIONS DES ORGANES GËNITO-URiNAIBES 451
au^sî les excès d'onanisme, parliciiliereiiieiil cbex les sujets encore jeunes, ne sonl-ils pas rares dans l'afTeclion calculeuse. Ces manœuvres délerminent Tréquemmenl une certaine hypertrophie du gliind. Enfin rexalletiun, ainsi continuel lement provoquée, de la eeiiFibililé prostatique, peut devenir le point de départ de perles séoiinales involontaires.
Les afTections du col vésical ont, à notre point de vue spécial, une importance beaucoup plus considéra tile. Mais comme leur histoire pathologique se confond en grande partie, au moins pour ce qui concerne la sécrt^lion spermatique, avec celle des conduite éjacutaleurs et des vésicules séminales, nous en reparlerons ultérieurement.
Affeclions de furèthre. La blennorrhée unïlhrale, vulgairement goutte militaire , peut-elle devenir, avec le temps, une cause d'impuiesance ? La réponse il celle question est assez délicate, et doit varier d'ailleurs suivant le point de l'urëthre où siège la lésion pathologique, cause de l'écoulement. Ce n'est pas qu'il soit rare de voir des malades se plaindre d'un alTai- Llissement de leur puissance \irile, d'un commencement d'impuissance, de pollutions nocturnes fréquentes et de les entendre accuaer de leur état le moindre écoulement uréthral.Nuusavons déjâsignalécette vuriété fréquente d'impuissance par cause morale et indiqué le moyen d'y remédier. Mais l'impuissance en pareil cas est-elle toujours imaginaire, et doit-on, en régie générale, faire peu de cas des allégations du ma-
IMPUISSANCE
ladeîTel n'est jiasnotreavis.LablennorrhéeoubleDnorrhagie chronique» deux lieux d'élection ou foyers presque invariables dans l'urèthre ; le bulbe el la région prostatique. Si la blennorrhée, qui peul être très légère en pareil cas, et se réduire à un simple auÎDtement de mucus transparent et collant comme du blanc d'œuT. occupe la région proslatique, il esl de toute évidence que l'altération de celte partie de la muqueuse uréthrale peul déterminer des troubles de la sécrétion spermatique. Le diagnostic précis de celte variété de bletinorrhée présente ilonc un réel intérêt, Souvent les aymptAraen subjectirs font cumplètemenl défaut, et le mal se borne à un écoulement qui se montre principalement le matin sous la forme d'une goutte opaline, de consistance peu épaisse, tachant le linge, ou encore simplement transparente et visqueuse, analogue h de la colle de poisson. Parfois cependant le malade ressent de la pesanteur vers l'anus, des tiraillements sur le trajet des canaux déférenU et une certaine lourdeur qui peut devenir asseï pénible dans les épididymes et les testicules.
Ces symptômes doivent immédiatement, surtout si le malade accuse un certain affaihlisBeroent du pénéfique, ou est devenu sujet à des pollutions nocturnes plus fréquentes que de coutume, mettre l'esprit en éveil et faire songera une blennorrhée d'origine prostatique. Deux moyens de diagnostic se présentent alors à nous : le toucher rectal, et le caihétérîsme. Pour]pratiquer le toucher rectal, dans ce cas particulier, le procédé le plus simple est de faire pencher le malade en avant, ses deux bras prenant un point