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CHAPITRE XIX

PERTES SÉMINALES

Définition. — Pertes séminales fausses, pertes séminales vraies. — Les pertes séminales vraies sont rares. — Spermatozoïdes. ~ L'inflammation ou l'irritation chroniques de la région prostatique et des orifices des conduits éjaculateurs est la cause primordiale des pertes séminales. — Pertes par défaut de tonicité des parois et orifices des conduits éjaculateurs.

Ut quasi transactis sœpe omnibus rébus, profundant Fluminis ingentes fluctus, vestemque cruentent.

(LucKÈCE, liv. IV.)

/ Telle est, exactement décrite, la pollution simple, normale, celle qui survient, à des intervalles variables, chez les jeunes gens, dans les premières années qui suivent Tépoque de la puberté et chez les sujets plus âgés qui observent unelongue continence. Leshommes qui, par profession ou par habitude, se livrent à la continence, voient parfois la semence, ou plutôt ce qu'ils croient le sperme, s'écouler quand ils font des efforts un peu violents de défécation ou, quand ils fmissent d*uriner. Riend*anormal jusque-là, lorsque

I tous ces phénomènes d'ordre physiologique ne sont I pas Irop rapprochéi^ ; leur répétilion fréquente est Kule l'indice d'un élal de maladie, f

Ces données générales sont 1res importantes à bien

l'Wisir, car combien sont nombreux lesclientsqui vien-

l'Hent se plaindre d'avoir des pollutions et de perdre

du sperme en allant à la garde-robe ou en finissant

d'urinerl Souvent cet accident tout simple inspire au

malade les plus grandes appréhensions et il est du

devoir d'un médecin scrupuleux de les dissipera» plus

rTite.

I D'autres malades sont simplement atteints d'un

Fteiintement muqueux. terminaison ordinaire de la

blenoorrfaéeiils perdent chaque jour quelques gouttes

d'un mucus clair, filant, analogue à l'albumine de

l'fsuf, et s'imaginent que c'est leur sperme qui s'en va.

r Quelques-uns enfin, examinent chaque jour minitieu-

tement leurs urines, y découvrent quelques filaments

Duqueux et croient aussitôt que celte apparence est

m mélange de sperme et d'urine.

issont ce qu'on peut appeler les fausses pertes

ninoles, et celles, en réalité, qu'on observe le plus

JDuvent ; car les pertes séminales véritables constî-

, malgré leur fréquence apparente, une maladie

i. Les fausses pertes séminales, celles qui ne renfer-

it pasde spermatozoïdes, n'en réclament pas moins

a soins ultenUfa,(car elles entraînent le plus souvent

ntrouble profond de l'imagination, lequel peut deve-

l'origine de désordres dyspeptiques et d'un senti-

nt réel de faiblesse organique, comme on l'observe

PERTES SÉMINALES

dans les perles séminales vraies. Nous avons d'ailleui traité complélemeni celte question au chapllre de E blennorrhéej

(Les perles séminalea vraies fonalifuetit.venons-nod dcdire, une malnciie heureusement rare.JËlle est i ractérisée par des poliulionsnocturneslrèe fréquent^ survenant presque loujourn sans réve et sans plaissi el souvent même par des pollutions diurnes qui produisent indépendamment de la miction ou de la défécation.

Pour que la perte séminale soiL jugée véritable, faut qu'en examinanl «u microscope le liquide éjtd culé, on y découvre l'élément primordial du aperra le Bpermato7.oide.

Fk. II. — a, b, cetlutet spermairques uontetiant des no^. avec uii spermaioïOBife dans chacun; e, naj^ii; d, noftua. Un 3|>ermaIozualre; e, cellule avec des rilameuU «permuiiml /, g, h, spei'malOïoairus.

Le spermato;.oïde, (Kio. 18) qu'on rencontre en q tilé innombrable dans le sperme, a l'aspect d"u ment de 0 '"°', 03 de longueur, exirèmemeni lin à B

ËTIOLOUIE

de ses extrémités et renllé à t'aulre. La partie gonflée ou tète a la forme d'une poire aplatie, sa largeur est de 0 "■', 01 ; la queue est séparée de la tète par un petit collel, elle estd abord très légèrement renflée, puis va en s'amincissant au point de devenir invisible au microscope. Les mouvements des spermatozoïdes sont relttivement considérables, ils parcourent 0", 004 par minute, et peuvent vivre Jusqu'à huit jours dans tes organes génitaux de la Temme. Vn milieu alcalin fttvoriseleur vitalité, un milieu acide leslue;laBléri]ité, chez \:t femme, est souvent due à une sécrétion acide de la muqueuse utérine ou vaginale. Leur substance est très réfringente.

Les causescapables d'engendrer les pertes séminales sont nombreuses, elles sont pathologiques on psychologiques.

Les causes anatomo-pathologiques se résument dans les lésions des vésicules séminales, des conduits êjaculateurs et de la région prostatique de l'urétlire. Quelques autopsies ont prouvé la réalilc de ces lésions, que certains médecins, par trop sci^ptiques, aviiienl mises en doule. L'inflammation, la suppuration, l'ulcération, la dil'ilatiim et l'hypertbrophie des parois, ladégétiére^cence luberciileuse ou cancéreuse des vésicules séminales, dusconduiUéjaculateurs et de leurs orifices sont des faits aujourd'hui démontres; Lallemand et Civiale en ont rapporté plusieurs observations.

ilais sous quelle influence ces divers étals pathologiques peuvent-ils prendre naissance? C'est U ane

OMUIHI lUDIbl, Vt

PERTES SËMINALES

question du plus hauL înlérâlelà laquelle nous allons répondre de la Tugon la plus netle et la plus précise. Si nous exceptons les dégénérescences tuberculeuse et cancéreuse, l'inflummution chronique de la réi^ion prostatique de l'urètlire, el consécutivement celle de> orifices des canaux éjaculateurs qui y débouchenUesl l'unique cause des pertes séminales, au moins au début. Avec le temps, toute Irace d'inflammation peut disparatlre el il persiste un état d'atonie des vésicules séminales el, de leurs conduits, favorable encore à lu production de la spermatorrhée. Roubaud insiste avec raison sur celle variélé de flux séminal qui réclame un trailemenl spécial ; mais, selon nous, elle ne doil ^Ire considérée que comme secondaire, c'ej

dire succédant à la période inflai

[!auSB5 pouvant dËtei'miner l'irrilalian chronique proj^catique de l'iirèlbre. — Phlmasisi. balano-posthite. pè% excoriaiions, darlros, végëiations ^uinlantes du pr^uc^ et riugUnd. ~ Lésions du cannl de l'urSthre, irrilabililé, Irlennorrhéiï, rftJ'écisscment, Cûniraolure. - Affections de la |in>.'taie. — AQeclioni! riii rectum et de l'nnus. — Altérations du système nenreui, tnbac, café. thé. — Abus des organps ^niiBux, onanisme. — Abus de breuvages aphrodisiaques. — Diailièses, hérédité. — Causes psychologiques.

Celte irriliition ou inflammation Dcrmanenttt de la région prostatique de l'urèthre esl elle-même la conséquence d'un grand nombre d'affeclions assez sotivenl légères de l'appareil génilo-urinaire ; elle peut encore,

ËTIOLOGIE

mais plus rirement, trouver ^a cause originelle dans un état général diatbc^ique ou naître, par aolion ré- i flexe, comme effet de la lésion d'un organe voisin ou éloigné, muU indépendant de l'appareil génilo-urinaire.

Parmi les affections de l'appareil génilo-orinaire capables de produire l'irritalion de la région prostttique el s^fondairemenl des troubles de la sécrétion Epermntique. nous citerons le phimosis, par l'état d'irritation permanente dans lequel il entrelient la muqueuse balano-préputiale; l'herpès prœputialis lorsqu'il est confluent et trop souvent répété ; les excoriations, ies dartres qui se développent sur le prépuce et la muqueuse du gland; les végétations, surtoiilcellesqui font naître dans leur voisinage une inflammation sutiaiguë; enfin la balano-posthite ou inflammation de la muqueuse qui tapisse le gland el la Tace interne du ..prépuce.

Les lésions du canal de l'urëthre constituent la principale cause de la spermalorrhée. Chez certains malades, on peut reconnaître une sensibilité exceptionnelle, exquise, pour ainsi dire, de ce canal (në^TalgÎ6 ' nrélhrale); chez d'autres, il existe une blennorrhée | e et rebelle à toute especedelrflitement.il n'eat | ,8 rare encore de rencontrer un rétrécissement déjà infirmé ou seulement à son début; dans quelques easenlin, c'est seulement l'irritalion de la muqueuse Mui détermine une contracture spasmodique de l'urè-

PERTES SËMINALES

,68 afTeclinns de la prostate el celles du col i

messie peuvent, par leur voisinaj^e immédiat i vésicules séminales et de leurs conduits, provoqu^ Iditpermalorrhée.

Les maladies du rectum et de l'anus engendre assez Tréquemnienl des perles séminales. L'îrrilatîo enirelenue par les hémorroïdes el les démangeai^oq vives, résultat d'ascarides vermloulaires, d'excorisll lions, d'érythèmes ou de dartres eczémateuses de cette région, retentissent en effet, dune façon très accentuée sur les vésicules séminales et la région prostatique de l'urétlire.

Pdrmi les organes éloignés dont les altérations morbides peuventétre l'origine de la spermatorrhée, on ne signale que le cerveau, la moelle allongée el la moelle. C'est surtout à la suite d'un ébranlement produit pir un choc violent, ou d'une surexcitation cérébrale longleraf^ entretenue par l'abus du café, du thé et du tabac, que les pollutions ont été observées.

).' abus des organes génitaux, soit par excès de coït, soit surtout par excès de masturbaliou, e-t une des causées les plus fréquenten de la spermatorrhée. L irritation continuelle du canal de l'uréthre. due à ces manœuvres répétées, indique clairement l'origine des pollutions. L'usage des cantharides longtemps continué peut, pour des raisons analogues, amener le même résultat.

Les dialhé.ies ou dispositions générales de l'organisme k contracter certaines maladies jouent encore un rôle dans la production de la spermalor-

ÉnOLOfilE

ïrtée. L'anémie et le lymphalisme y prédisposent; mais c'est surloul la dialhe.se arthrilique.ijar les réaclions Tréquenles qu'elle exerce sur l'appareil génitoiirinnire. qui doil êlre mise en cause." Nous ne feroni! que Pignaler l'hérédilé, les avis des aulPiirs élanl Irés partagés sur l'iniluence qu'elle pcul avnir dans ce cas particulier.

Nousavons parlé plushautde causes psychologiques; (elles-ci ne eoni pas les moins impnrianles. Les excès lemasturbalion tiennentaouvent, en eUet, à un étal B perversion de l'esprit, procurant sans cesse k l'inîvidu des rfives, des images ou des pensées lascivea, [Ui l'invitent presque irrésislibleuient à salisfaire sa

^Hais en dehors de l'onanisme, nous sommes conaJnru que la crainte persistante que manifeslent lertains malades d'être atteints de pertes séminales," ■oit jouer le plus grand rôle dans la genèse de cellcsgi. II n'est pas rare en elTet de rencontrer des hommes , pour le moindre suintement, s'imaginent devoir 'e frappés de spermatnrrhée, et qui finissent, en réafité. par avoir des pollutions assez fréquentes, h force même de les redouter. Rassurer ces personnes par tous les moyens possibles, est icileseulmodede traitemeal; mais qu'on ne pense pas que ce soit lA chose " icUe.

PEItTES SlilMINALES

Signes du d^bui de la spi'rtnalnrrhée ; pesanteur au pârinée, rapidité de l'éjaculation, lassitude eitrtme aprSs le coSl. — Pollutions nocturnes. — Pollutions diurnes. — Forme atonique de la spcrmatorrliâe. — Impuissance cunsécuttie. — Influence de la spermatorrbée sur les fonciîoae c^i'ébrale et digeslive. — Troubles visuels. — Troubles cardiaques ulpul- 1.13.1 de misfire physiologique.

Nous diviserons les R<,-mptômes de la spermatorrbée en deux périodes très importantes k distinguer pour le traitement ; les symplftmes du début et ceux de la période d'état.

La spermalorrhée ne se produit pas d'emblée, au moins cela est assez rare et ne se voit quechei les jeunes gens. Elle s^urvient progressivement, et les signes qi l'annoncenl sont assez précis.

Le malade remarque d''abord une certaine préci] lation de l'éjaculation; il s'en réjouit, croyant V( dans cette hâte, peu goûtée de sa compagne, un accroissement de ses torces viriles, quand ce n'est en réalité que le premier signe de l'irrilatiun des vésicules séminales et de leurs conduilj Souvent au début de l'éjaculation, le malade penoil une sensation de chaleur désagréable, ou miïme de cuisson. Cette sensation de chaleur, de pesanteur au périnée et vers la marge de l'anus peut persister après le coït, el indique alors clairement l'état de congestion de la muqueuse prostatique et de la prostate elle-même.

Puis, peu à peu, la précipitation de l'éjaculation

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vient telle que l'intromission du punis est à peine possible; l'acte vénérien est aussitôt terminé que commencé. Enfin à une période encore plus avancée, l'éjaculation a lieu sans plaisir, avant que le membre viril soit en état complet d'êreclion, et le sperme, non projeté, s'écoule lentement des lèvresdu méal. Par ce fait même, tout rapprocbement sexuel complet devient impossible.

Un autre prodrome sîgnificatifde la spermntorrhée est la fatigue considérable, je dirai même l'accablement qui suit le ciiït. Quand les rapports sexuels se pratiquent dans des conditions normales, c'est-à-dire sans excès et sans trop longue abstinence, le terme du coit est suivi d'une seiiî^ation de chaleur et de bienêtre qui procure, pendant quelques instants, un repos agréable. Ici, au contraire, au lieu de cet abandon d'un moment, c'est un sentiment de Tatigue immense, d'abiillement complet: on dirait que l'elTort accompli a enlevé toutes les forces.

A mesure que ces signes précurseurs de la spermnlorrhée, chaleur et tension périnéales, rapidité de l'éjaculatiun, fatigue immense après le coït s'accentuent de pluA en plus, on voit apparaître prngresslveit les pertes séminales, qui vont devenir bientôt le ptôme dominant de l'afreclion qui nous occupe.

Les pertes séminales, particulièrement chez les "jeunes gens, peuvent survenir d'emblée sans période prodromique. Presque toujours cependant, par un interrogatoire et un examen minutieux, on pourra nnaltre qu'il a existé ou qu'il existe un élal con- If de 1& région prostatique.

Rml Le

PERTES SÉMINALES

Les pertes séminales commencent toujours [>ar se montrer la nuit: au début, elles murquenl le terme d'un rêve et sont accompagnées d'une sensation de plaisir. Peu & peu elles se reproduisent plus fréquemment, le songe erotique finit par s'évanouir, le spasme vénérien disparaît lui-même, et le malade se réveille mouillé et accablé de fatigue sans avoir la conscience esacle de ce qui s'est passé. Cps pertes peuvent ainsi se renouveler deux ou trois fois par semaine, toutes les nuits, et même se répéter dans la même nuit.

Mais bienlût la période nocturne ne suffit plus, el le malade voit son linge souillé même pendant le jour. On observe alors de véritables pollutions diurnes, lesquelles surviennent indépendammi^-nt de toute cause mécanique. Nous ferons ici. en elTet. une réserve à propos des écoulements qui se montrent pendant les efTorts mécaniques nécessaires pour la défécation ou pour expulser les dernières gouttes d'urine. PresquD toujours, c'est du mucus prostatique et non du sperme qui est expulsé en pareil cas.

L'irritation de la muqueuse prostatique, avons-nous dit, est, au moins au début, l'unique cause des perles séminales. Celte irritation amène secondairement une hypersécrétion des glandulesproslaliques, el il en résulte que lorsque la glande prostate est comprimée parla contraction des fibres musculaires qui l'enlourent de toutes parts, son contenu muqueux se trouve exprimé dans le canal de l'uréthre el de là au dehors, comme le serait le liquide contenu dans UQ9> éponge qu'on serrerait entre les doigts.

SIGNES ET SYMPTOMES

^P SIGt

IPJ Les vésicules séminales peuvent, au moment de la défécetion, être remplies du liquide qu'elles sécrètent normalement et se vider sou'^ l'influence de la pression délerminée par le passage du bol féc.-il. Il n'y a pas là encore une perle séminale véritalile, puisque l'élémenl fondamenlal du sperme, lespermaioide. ne ligure pas dans le produil expulsé. Et même yrenconlrerail-on quelques spermazoaires épars qu'on ne serait pas encore en droit de cnnclureàune sperma torrhée , ces animalcules, lorsqu'ils sont en petit nombre, pouvant provenir d'une éjaculalion antérieure. Ils sont restés et ont vécu dans les parties profondes du canal, puis se sont môles au liquide prus-

— letique expulsé: telle est. le plus =nnvenl, leur

■fMritakle origine.

Bt . A partir du moment où les pollutions nocturnes et diurnes deviennent fréquentes, sans érection, sans rêve, sans plaisir, on peut dire que la période d'élut lie la sperma torrhée est confirmée.

Les symptùmes qui marquaient la période intlammatoire du début, tels que chaleur, cuisson ou douleur véritable provoquée par l'^jaculation, sensation de pesanteur parfois très pénible au périnée et à l'anu-^, etc.. vont en s'alténuant et disparaissent mËmr complètement. Les perles séminales, avec les troubles or);uniques profonds et l'impuissance qu'elles entraînent, restent alore les seules manifestations de la spermatorrhée.

:A l'irritation a succédé un état d'atonie des Voies lales tel, que leur contenu ne peut ëlre conservé

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et a toujours de la tendance à s'écouler au dehors BOUS l'inlliience de la moindre cause.

Le sperme tiniL aussi pur se mudlQer. sa consistance diminue nolablemenl; d'épais el blanchâtre qu'il L'st à l'étal normal, il devient fluide et à peine opalin, les epermaloiiûdes y vivent en bien plus petit nombre. Enfin l'odeur caraclérislique du sperme, justement comparée à ceile qu'exhale un os qu'on scie, est affaiblie el, dans les cas les plus graves, l'écoulement spermutique ressemble â de la lymphe,

La marche de l'affection des voies séminales ne présente pas toujours la régularité qui ressort de notre description ; souvent les cas sont plus complexes et le diagnostic plus dirUcilcâ poser. Il existe, en effet, des variétés asseï nombreuses, telles que la spermatorrhée sans pollutions, dans laquelle le sperme, au lieu d'être éjaculé au dehors, tombe dans la vessie pour se mêler à l'urine, el encore les quelques cas assez rares où les pollutions sont remplacées par on écoulement presque continu. Nous signalerons enlin la spermatorrhêe caractérisée seulement par de petites perles séminales très peu abondantes, mais très fréquemment renouvelées, se produisant sans aucune sensation de plaisir, et passant ainsi presque inaperques pour le malade. Ce dernier genre de spermatorrhêe, sur lequel a justement insisté Civiale, amène rapidement l'inaptitude génitale, l'impuissance et les autres désordres plus ou moins graves propres aux pertes séminalps en général.

SIGNES ET SYMPTOMES

^B La spermatorrhée re^te peu de temps à l'étHt de ^B nuladie isolée; elle ne lanle pa» ù réagir sur l'écononiie tout eolière, aulant pur rHQuiblîssement qu'elle détermitie que par l'inquIéUide momie considérable qu'elle fait nailre, La spermatorrhée, en elTel, exerce partie uliërement son action nocive sur les foDctions ^rébrale et digeslive.

Les troubles déjà signalés antérieuremenl de l'bywchondrie uréthrale se reproduisent ici avec un ca- Hctère plus accentué encore. L'anxiété du malade ft'accroit de Jour en jour, â mesure qu'il voit déclinei i forces et sa virilité; une mélancolie continuelle U'empare de lui, et souvent des idées de suicide vien- (iienl hanter son esprit. BienlAt les facultés essentielles de l'homme, rintelligence et la mémoire, sont Uleinles, tout l'Clre humain est dominé par une idée i^xe, la crainte de l'impuissance considérée comme e dégradation. Le sommeil est inquiet el le malade jPeul être pris de vertiges qui rendent parfois sa dép^Siarche incertaine et chancelante. Ces vertiges naissent •ous l'influence d'une perturbation du grand sympathique produisant une congestion encéphalique passagère, qui donne lieu k la dilatation dos pupilles. n'est pas très rare égjilemenl de constater des ruubles singuliers de la vue portant sur les couleurs a le champ visuel. Certains malades vous accusent leltement qu'ils ne perçoivent plus telle couleur, ou ncore qu'Us confondent les teintes. Le plus souvent, 1 pareil cas. au lieu de la couleur qu'on leur montre, ■- B désignent la couleur complémentaire de celle-ci; laleur montrez du rouge, ilslevoient vert, du jaune

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