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PEKTES SÉMINALES
ils le voient violet, et vice vena; ce trouble mnmentanë ne s'appliquant qu'à une seule coulaul Chez d'autres, on rnnstate une diminution notable du champ visuel. J'ai vu un cas d'hémiopie chez un spermatorrhéiquG tuberculeux : on u noté des phosphënes, des mouchen volanle.a, le scotôi scintillant, parfois même un abaissement très seasi] ' de l'acuité visuelle.
Les désordres dyspeptiques complèlent le cortège habituel des symptômes de la Epermatorrhée. Une grande inappétence, un dégoût insurmontable pour certains aliments, les viandes en particulier, marquenf en général le début des phénomènes gastriques ; puis apparaissent les Feignes évidents d'une dyspepsie confirmée. La dyspepsie acide, accompagnée de cram| de points douloureux épigasirique ou rachidien alors la forme la plus commune.
Quelques auteurs ont enccre signalé, à propos la spermatorrhée, certains troubles cardiaque et pulmonaire. Ils auraient observé des palpitations, une irrégularité rythmique du cœur, parfois un bruil de poulfle à la base, de la dyspnée et quelques sibilances bronchiques. Ces différents symplûmes se rattachent plus directement à l'étal de faiblesse générale qu'àli spermatorrhée elle-même.
Les manifestations cérébrales et dyspeptii propres à la spermatorrhée jettent tout l'organisi après un temps variable, dans un état de misère pi siologique qui s'aggrave dejour en jour. L'amaigri sèment apparaît considérable, les forces se perdi de plus en plu.s. les yeux sont enfoncés et cerclés
SIGNES ET SYMPTOMES
^K^stre, les pommetlen deviennent saillantes, et l'expression du visage esl continuellement triste et inquiète. Honteux de lui-même, le malheureux malade traîne ainsi plus ou moins longtemps sa Irislo existence, attendant la mort comme une délivrance. La spermalorrhée véritable n'entraîne pas fataleà sa suite les déplorahles conséquences que nous penons de signaler. Klle peut demeurer, et il en est mvent ainsi, une affection locale ou n'être seulement bue le point de départ de perturbations légères de ■Organisme. Mais même dans les cas, en apparence, mples, c'est toujours une maladie sérieuse, car elle pLune tendance fatale à priver l'homme de sa virilité. a ne saurait donc trop se hâter de la guérir.
Traîieitient de l'état général. — Toniquen. — Hjdrotliérapie. — Soufre SDUsIuuies ses Turnies. sulriirine,
IVtitfmenl local. — Mainienir la clinleur locale. — Emploi de notre porlff-lopique iiréthral. — Traitement de la pMuile atonique de la E|)ennalorrliC-e. — trROi rie seigle, noii vomlilue, strychnine, Inji'clionH liypodei miques dt^ slr^etinuie. — Eleciriciie. — Cautérïsntion de la région prosiaiique de
l l'urAthre; application directe de pommades stimulantes. -~
t UyglËoe. — Résumé.
\ Traitement. — Le traitement de la spermatorrhée , arrivé aujourd'hui, grâce au perfectionne m tin I mtinuel des m<Jlhodes et des procédés liiérapeurécision qui ne guéri.ion
i certitude t
PERTES SÉMINALES
complète ou tout au moins uoe amélioralion li
notable.
Ce traitement comporte deux parties dislÎDctes : 1* Le Irailemenl de l'étal général, par lequel on cherche à relevi;r les finces organiques ; 2° le Iraitemenl de l'état lr>ca!. Ce dernier, de beaucoup le plus important, est plutàtdu domaine de la chirurgie que de celui de la médecine ; il emprunte cependant à celle branche de l'art de guérir des agents précieux, lels que lectricité el l'action presque spécifique de la si chnlne et de l'ergol de seigle. Nous allons passer si cesfiivement en revue chacun de ces moj'ens de tri lemeiit.
Traitement de l'état général. Les reconstituants de toute espèce, le quinquina, le fer. le quassia, la gentiane, la poudre de viande chez, les dyspeptiques, etc.. trouveront ici leur place tout indiquée; mais nou: insisterons plus parliculîëremenl sur deux agenh thérapeutiques : l'hydrothérapie et le soufre intùi «t Wrà.
L'hydrothérapie doit être locale et générale. iloi'.ches périnéales. ou à leur défaut, des lolii froides faites largement matin et soir avec one grosse" éponge, donnent le plus souvent d'excellents résultats. C'est un moyen de traitement très commode et sur lr<|uel nous avons d'ailleurs insisté antérieurement.)
Les douches totales seront surtout révulsives, c'està-dire qu'elles devront impressionner très vivement le corps pour provoquer ensuite une grande prompte réaction. Un obtient ce résultat en coml
ohe
^^Bant la douche en jet avec lu douche en pluie. Le jet ï doit être princi paiement dirigé sur la région lombaire, les fesses, la partie supérieur des cuisses et les . aines. La douche aura une durée moyenne de uorminute et demie à deux minutes, puis le malade, après avoir été frotté vigoureusement dans un peignoir de flanelle chaud et s'être rhabillé , se livrera h , quelque exercice du corps, tel qu'une murche rapide," pour faciliter la période de réaction.
Le soufre, sous loutes ses formes, doit entrer pour une grande part dans le Irailemcnt de la spermathorrhée, particulièrement chez les arthritiques. Le» douches sulfureuses au périnée, un verre d'eau sulfureuse tous les matins, les pastilloE. de soufre, les bains sulfureux, un séjour plus ou moins prolongé dans une station thermale sulfureuse, !<onl les moyen» variés auxquels on a généralement recours.
■pi
'Ayaot très souvent l'occasion de prescrire des bains ilFureux, nous avons entendu maintes et maintes (ois nos malades se plaindre de l'impossibilité presque absolue de pouvoir prendre chei eux ces sortes de bains, de leur odeur fétide et de l'obligation de se mettre dans des baifîtioires spéciales ayant servi a des personnes atteintes de maladies de peau; puis pour ces misons, fort justes d'ailleurs, ils nous priaient de leur indiquer un aulre genre de bain. Ces dilférenles considérations nous ont suggéré la pensée de chercher à désinfecter le bain sulfureux rwdinaire, sans toutefois altérer en rien ses qualités apeutiques. Après de longues recherches de la-
PERTES SÉMINALES
boratoire, nous sommes parvenu k tirer du Barèg^s ordina-re, ou polyniiTura de piilassium. un prndiiil spécial que nous avons désigné sous le nom de sul- FURINE, lequel donne, par sa d'iEsolulion dans Teau d'un bain simple, un bain sulfureux n'attaquant pas le mélhl des baignoires et exempt de touLe mauvaisi odeur'.
core
g'.se evi-
Traitement local. Quandlaspermrilorrhée est encore k aa première période, que les lignes d'une phlog'ise subai^uë de la muqueuse prostatique sont bien évidents, on aura recours au traitement antiphlngistiqufi Un des moyens qui réussissent le mieux, consista entretenir d'une façon permanente dans la rég'idl périnéale une température assez élevée. On y par-" vient très facilement en appliquant sur les bourses et le périnée de larges cataplasmes chauds qu'on renouvelle asseï souvent, ou plus commodément encore, en maintenant sur ces parlies une feuille d'ouate piiée en double et recouverte de talîelas imperméable. Il en résulte une moiteur continuelle très favorable & la résolution de l'élat inflammatoire de la muqueuse proî^lalique et des véhicules séminales. On a conseillé, chez les sujets pléthoriques, de poser quelques sangsues au périnée et à la marge de l'anus, mais nous pensons qu'on devra être très réservé sur l'emploi de cette saignée, dans lu crainte de trop spolie forces du malades. Les bains de siège chauds, les ( menlalions sur le périnée et la partie interne (
I Voir a la fin du volume l'arljclp spfrlil sur la Satfuri
ic des pommades nu des huiles fmollienles,
TOtil parlie de ce Iraitement.
On devra également, el r'e=l même là le point npital Hii Iraitement, chercher S. faire pénéirer des Modificateur? jusque sur la muqueuse prostatique. Mo^re porle-topique urélhral, déjà décrit â propos de I blennnrrhée a été imaginé pour atleîndre ce but, ' Dans le cas de sensibilité exagérée du cnnal de l'itrèthre. hypéreslhésie qu'il n'est pas rare de rencontrer en pareille circonstance, on commencera, pendant les deux ou trois premières séances, à familiariser, pour niusi dire, le raaal avec le passage des iuslruments mous en gomme. Pour que cette première partie du traitement ne soit pas pénible, une grande légèreté de main eE^t nécessaire; l'habitude seule donne cette qualité.
Quand on Juge le moment venu d'appliqiier le» modificateurs sur la muqueuse prostatique, on enduit la bobine de noire instrument d'une pommade ou d'une solution déterminée, el, suivant le manuel opératoire indiquéi, on la porle el la dépose à l'endroit voulu. Les pommades belladonées, et celles au soufre, au calomel, ft l'oxyde de zinr, avec la va-
JjKline pour excipient, nousont donné de bons résultais. I En examinant le malade, on aura grand soin de porter son interrogatoire sur les fondions rectales el même, bien souvent, on devra inspecter l'anus et le rectum. On se souvienl, en elTet, que les lésions
^^H Voyci page i'
PERTES SÉMINALES
de lanus el du recttim onl un relent j^semenl très marqué sur les parties profondes de l'urethre. Un jeune chirurgien lyonnais, D. Holliére. a lotiguemenl insisté, et avec raison, dans son remarquable Iraile des maladies du rectum, sur celle sympathie morbide. C'est donc simplement dans quelques cas, en combattant une constipation opiniâtre, en faisant disparaître des démangeaisons vives de la marge de l'anus, entrai tant une ftsEure, des hémorroïdes etc., qu'on arrétfl^H les pertes séminales. ^M
Lorsque la période inflammatoire est passée, et que la spermatorrhée bien conQrmée est entretenue par r.-itonie des conduits éjaculateurs, lesquels ne peuvent plus s'opposer à la sortie du liquide contenu dans les vésicules séminales, le Iruttemenl devra être modifié. On peut juger ainsi combien il est important d'établir un diagnostic précis de la période actuelle de la spermatorrhée; car ici, en effet, c'est uniquement uu^ stimulants, que nous aurons recours.
Matin et soir, le malade fera une abondante lotion froide périnéale, l'eau devra même être aiguisée d'alcool de menthe ou de vinaigre. Les douches sulfureuses, dont noua avons déjà parlé, conviendn particulièrement en pareil cas. On friciionnere périnée avec des pommades ou des Unimentsexcit à l'iodure de potassium, à la noix vomique, tharides, etc.; enfin, comme précédemment, mais c'est là le seul point de ressemblance, on conservera la chaleur locale du périnée, au moyen de notre aj pareil ouaté il
sui-
On a encore vanté, avec le plus ^''and sérieux du monde, le maî^sage périneal; nous «vouons ne pas trop comprendre le mode d'action de ce matisas* pratiqué dans des conditions médicales, autrement noua n'avons rien à en dire.
Quelques chirurgiens ont l'habitude, pour lenler de Buspendre la t^permatorrhée, de pratiquer sur le périnée une multitude de pointes de feu. Ce procéda facile et commode, quand on n'a pas autre chose K faire, me semble dune efficacité très douteuse. La chaleur, les frictions, les fomentalioas, lea lotions agissent en stimulant les ronctions de la peau ; es multipliant les pointes de feu, on les entrave aucontraire. Quant à la prétendue dérivation inflammatoire déterminée par l'irnlation, et même par ta suppuration de la peau du périnée, la distance delà prostate, la résistance et l'épaisseur de l'aponévrose moyenne du périnée, la circulation diiTérenle, sont autant de raisons anatomiques pour qu'elle naît jamais existé que dans l'imagination des igni-pono teurs.
Selon les circonslances, on recommandera, pour Tusage interne, l'emploi de la noix vomique, du fceigle ergoté, ou encore de ces deux médicaments excitateurs réunis.
Toici les formules les plus recommandées :
' Pondre d'ergot de seigle. . . t gr.
Conserve de rose q. s.
FailM dix pilules, une matin et soir; en augmenter le nombre jusqu'à cinq par jour.
PERTES SÉMINALES
Asispi gén<5rflletnent jeaeconde Taction de ces pilules par une infusion de pommiléa d'abi^inlhe, que je fais prendre en guUe de tisane, à la dose du deux ou trois verres par jour (F. Roubaudl.
Extrait alcoolique de noix vomique. n gr. Diviser 1(1 ceiil pilules el prescrire: pendant cinq jours, une pilule loua les soirs; les cinq jours suivants, une pilule le malin et deun le soir ; pendant cinq jours encore, deui le malin, trois le soir, et ainsi de suite jusqu'à ce que le malade en prenne huit par jour : quatre n la fois le malin et quatre le soir. (D' Uuclus de Tours).
Poudre de noix vomique. . . 0.2.Ï ceutigr.
Conserve de rose fl gr.
Faites dix pilules: de une à six par jour, progressivement.
Sirop de Slrri^hnine.
Une demi -cuillerée à bouche pour commencer, ou prendre ua granule d'un milligramme.
Enfin le procédé le plus aclir, mais qui demande dans son emploi la plus grunde prudence, eal d'injecler ?ous la peau quelques guulles d'une solution d'un sel de strychnine.
Injeclion hypodermique de strychnine. ^m
Suirale de strychnine . . . . 0,IOcentl^^|
Eau distillée 20 ^. ^H
Chaque gramme contient ainsi cinq milligrammes et une goutte un quart de milligramme. Commencer
Comme Irailement exrluiîivement spécial à la
l période atonique de la t^permatorrhée. on aura le"
chiiix entre deux moyens Ihérapeuliques excellents,
réleclrieîlé et ht caulérisalinn légère et plusieurs fois
répélée de la portion prostatique de l'urètbre.
^P Electricité- — L'électricité pourra être employée rwule ou comme moyen adjuvant de la cautérisation; elle conviendra dans le cas de perles séminales fréquentes. Voici ce que dit à ce aujel le regretté D' Duchenne (deBoulogne). un niallrecomme électricien, physiologiste expert et clinicien :
«J'avais commencé avec Lollemand des expériences que j'ai poursuivies et dont voici sommairement le ré-ultat.
>• L'impuissance est souvent due k des perles séminales sutle d'abus vénériens. Eh bien! l'excitation de la sensibilité cutanée et la faradi^ation directe des vésicules séminales, par l'excitation rectale, augmente encore ces perles e;i général.
" Lallemand pensait que dans ces cas, il pourrait fiire utile d'exciier l'orifice des canaux éjacolateurs, aOn d'en produire le resserrement, en augmentant leur force tonique. Voici, dit-il, cummenlj'aî agidansces circonstances: «J'ai introduit jusqu'au verumont'inum un rhéophore olivaire uréth al, libre seulement À SOB ijjnlrémité. et isolé dans le reste de scn étendue, et Hki placé aurlepérinââ un second rhéophore humide;
PERTES SËMIXALK^
puis j"(ii fait passer un cnurnnl à inlermîllences rares et pou intense. L'orifice urélhral des canaux éjaculiiteurs m'a paru se resserrer après cette opération, car. dans un bon nombre de cas du moins, les perles ont diminué ou bien ont disparu.
* Apsck fréquemment, dans des eus de pertes séminales datant d'un temps plus ou moins long, j'ai expérimenté celle mélliode de traitement qui a obtenu souvent la guérison, entre autres chei trois médecins qui m'ont laissé la relalion de leur maladie et le résultat de leur traitement. L'un de ces derniers, praticien distingué de Pologne, m'a engagé à publier son observation. Ses pertes séminales dataient de dix-neuf ans; elles avaient résisté ft tous les traîleinents dirigés cependant par des praticiens renommés, par le professeur Pirogoofenlre autres. Elles l'avaient fait tomber dans cet état physique et moral si bien décrit par Lallemand '. Après une trentaine de séances pratiquées dans l'espace de trois mois, sa guérison était complète. Cinq mois plus tard cette guérison s'était parfaitement maintenue.
(I Lorsqu'on a vu les perles diminuer et qu'il est indiqué d'agir contre l'impuissance, on excile les testicules en plaçant sur ces organes des rhéophores humides. Il faut mettre beaucoup de prudence dans la pratique de cette opération, qui est douloureuse et ne faire passer qu'un courant modéré el à rares intermittences. Il m'est arrivé deux fois, m'étant écarté de cette manière d'agir, de développer une
a perles seiniimU! inpolantaira.
névralgie deslesticules qui persifla plusieurs s( Cetti! névralgie était caractérisée par une douleur du cordon, qui remonlaîl dans l'hypngaslre, dans les lombes et n'apparaissait que par intervalles.
«J'attribuai à l'anesthé^îe l'impuissance de M. L..., dont il a été question plus haut, et je pus exciter énergiquement la sensibilité des vésicules, des testicules, de la peau du pénis, du scrotum eldu canal de l'uréthre. C'est cerlaînemenl ce que je n'aurais pu faire impunément chez ce malade s'il avait eu des pertes séminales.
<> Ain^idoit-onconsidérercommeune règle générale de traitement d'éleclriser directement, au moyen d'appareils spéciaux, les orifices des conduits éjacutateurs dans le cas de pertes séminales, et d'exciter au contraire la sensibilité périphérique el celle des testicules et des vésicules séminales par le rectum quand
y a impuissance sans perles séminales. »
Cautérisation. La cautérisation de la muqueuse prostatique de l'uréthre, du verumontanum et de rorifice des conduits éjaculaleurs, faite pour arrêter la spermatorrhée, a été surtout vantée et introduite dans la pratique chirurgicale par Lallemand. L'honneur d'avoir institué celle méthode lui revient tout entier. Lallemand se servait d'un instrument mélallique, coudé à angle obtusvers son quart postérieur; un mandrin, glissant dans la cavité de l'instrument, permettait défaire saillir une pelitecuvette métallique, de forme oblongue, dan^ laquelle on avait préalablement coulé du nitrate d'argent lundu à la flamme d'une lampe & alcool. Le
(sa
PERTES SÉUINALtlS
et, pendant^™
porte-caustique élanl conduit el arrêté dans I prostatique, on rainait saillir le cau^^tiqtie et.pendai deux ou trois secondes, on imprimait au mandrin des mouvements de rotation pour mettre en contact avec le nitrate d'argent toute la surface de la muqueuse On rentrait ensuite le nitrate dans la sonde, retirait l'instrument.
Ainsi pratiquée, la cautérisalinn des parties pra fondes du canal de l'urëthre est une opération délic^ el non exempte de dangers. Le manuel opératoire fl est assez minutieux et. malgré toutes les précautîonl prises, l'introduction de l'instrument métallique est toujours douloureuse; enfin dans certaines circonstances, il est vrai assez raren, ont surgi de sérieusça complications. La douleur toujour^s vive peut, certains sujets, devenir excessive, au point de prt duire des désordres nerveux. Une dysurle momel ta née est la suite ordinaire de la cautérisa ti<4 urélhrale; on a même observé plusieurs cas rétention d'urine complète. Enfin la cystite du i la suppuration de la prostate, l'inllammation de Tép^ didyme, des accès de fièvre uréthrule ont encore i signalés. Nous ajouterons qu'une seule cautérisatitn est rarement sufllaanle. qu'il est presque toujoiîT nécessaire d'y revenir et souvent à plusieurs reprisa
Si la méthode de Lallemund est excellente, on psn se rendre facilement compte que le moyen d'exéc» lion en e«t assez défectueux; notre porle-lopigut (Ara/ nous permet d'ohtenir facilement le même 1 8ultal| eu suppriatujit tous ces înconvénieulB.
Pour la cautérisation de l'urèlhre profond, nous nous servons de solutions de nitrate d'argent un peu plus caustiques que celtes Indiquées pour toucher la région du bulbe dan? la blennorrhée. Nous employons ici une solution de nitrate d'argent au dixième ou au quinzième, et nous avons ainsi la certitude de n'agir que très superficiellement sur la muqueuse; nous n'avons d'ailleurs jamais observé la moindre complication. La douleur, presque nulle, est remplacée par une sensation de chaleur plus ou moins Forte dans le fond du cunal ; la première miction qui suit la cautérisation est parfois un peu cuisante, puis tout rentre dans l'ordre normal.
Celle opération très légère et nullement pénible, peut donc se renouveler fréquemment, deux ou trois fois dans la semaine, par exemple, et cela sans que le malade soit obligé d'interrompre ses occupations quotidiennes. On continue ainsi h cautériser l'urëthre jusqu'à la cessation complète de la spermatorrhée; il est rare d'ailleurs que le traitement demande plus de six semaines à deux mois.
Assez souvent, vers la fin du traitement, nous portons dans la région prostatique, quelques pommades légèrement stimulautes au soufre, au tannin, au camphre ', etc. ; cette manière de faire nous a toujours été favorable.
f ' Le camphre rti^iiosé localemenl est un Mcitani de présence est rtirt^oiement inverse de celle qu'il qu'il a ete ingérË, puis Ëlitaioe par lea uiiuea.
HEHTES SEMINALES
L'hygiène est également ici d'une grande importance. Le malade devra éviler loul exercice violent, les marches prolongées, faliganles, le cheval, l'escrîme el la danse. 11 ne cherchera pas à essayer tes forces aviint l'heure, pour juger de l'effet produit par le traitement, alors que celui-ci est encore loin d'étie achevé; il restera, au contraire, dans un repos génital complet, fuyant laaociétédecertaines femmes, ainsi ipie les lectures licencieuses, la vue des images lascives. etc. Il fera même bien, en se créant une occupation très absorbante de l'eaprit, d'éloigner complètement de lui ces pensées. Il est d'ailleurs inutile d'insisler d'avantage Rur ce piiint, car cette partie du traitement a été longuement ex.posée à propos de l'impuissance survenue en dehors de l'étal de perles séminales.
Tous ces moyens thérapeutiques réunis, ou ei ptoyés séparément, perraetlronl le plus souvent, d'obtenir une guérison complète; les insuccès sont l'esceplion, sauf dans le cas de dégénérescence organique cancéreuse ou tuberculeuse des vésicules séminales.
Nous nousélevons donc avec force contre la tendance delà plupart des auleurs qui ont écritsur ce sujet, à assombrir démesurément le tableau qu'ils onl tracé de cette maladieetà troubler ainsi.comme à plaisir, l'espril de leurs muludes, toujours si prompt à s'alarmer. C'est le contraire qui est vrai, pouvons-nous aPtirmer d'une manière générale. Pour mieux lixer noire pensée, nous allons, comme conclusion de ce chapitre, en résumer les points principaux sous forme apht
TBAITEMENT t9B
I' Les pertes séminales vraies sont rares; celles
e nous avons appelées fausses sont, au contraire,
s TréquenleB.
!° Les pertes séminales vraies sont caractérisées B]>ar l''i présence d'une très grande quantité de sper- ■saloioldes dans le liquide écoulé ou éj&culé, au |tnoins au début.
* Dans les pertes séminalea fausses on ne rencon- E.ire pas de spermatozoïdes ; on peut cependant, dans ■quelques cas. en apercevoir un petit nombre. Ces V^>ermalozoïdes, qui proviennent d'une éjaculation an- ■lirieure, ont alors séjourné dans les parties profondes ■ du ranal de l'urelhre et se mêlent au liquide proeta- Btique lorsqu'il est expulsé au dehors.
' Les pertes séminales fausses tiennent à une sécrétion exagérée, à un véritable catarrhe de la prostate, des vésicules séminales et des glandules profonves de l'uréthre.
* Le!> perles séminales fausses sont surtout caracrisées par un suintement urélhral et par l'émission 'un liquide visqueux et transparent (humeur proslaique) pendant la défécation ou à la lin delà miction.
s poUutions nocturnes puis diurnes fréquemment iépétées sont la caractéristique des pertes séminales
I 6" Lesperiesséminales\Taies sont seules réellement tdoutables. Les cautérisations légères et répétées de & région prostatique, l'application directe, au moyen 1 porte-topique uréthral, de pommades calmantes ou excitantes suivant les cas, l'électricité, la strychnine, Tergot de seigle .sont les meilleurs agents de traitement.
PERTES SÉMINALES
7^ Les pertes séminales fausses ne peuvent avoir de conséquences graves, telles que l'impuissance, les désordres nerveux, etc., que par les troubles de rimagination et l'impression morale qu'elles déterminent Leur traitement est celui du catarrhe prostatique.