BLENNOBRHAOIE CHEZ LA FEMME
Arre qu'il irrile el excorie la siirfare interne dn :iii3ses.
La vulvite peut présenter quelques variétés : tantj tes glandes sébacées, vivement enflammées, vienneoi fr}rmer sur les téguments des saillies ucuminées et, dd leur sommet hianchâlre, s'échappe. spontanément on par la pression, de la matière sébacée; tanlAt les follM cules mucipares des petites lèvres et du voisinage dd méiil urinaire sécrètent du mucus en abondance qui d'abord clair, devient bienirtt purulent. Celle form muqueuse accompagne souvent l'uréllirile cl est Ino-a jours alors produite par contagion.
Les causes de la vulvilesont extri^mement noni
I breuses; en première ligne, surtout lorsque celle-o
, s'accompagne d'uréthrite, nous metirons la cnnttçj
gion: puis, par ordre de fréquence, les escès de coin
la masturbalion, les violences, le défaut de soij
corporels, la grossesse, l'application de pommada
' irritanlfs et, chez les enfants, la présence d'oxyu
Termiculaires et la dentition. Dans ce dernier cas. 1
vulvite n'est, le plus souvent, que secondaire el suw
vienl consécutivement à l'inflammation du vagin.
Le diagnostic différentiel de l'inflammation vi Taire ne présente en général aucune difficulté: ' pendant l'herpès, l'eciéma, le chancre simple etlj chancre infectant de la région peuvent olTrir avec l vulvite une certaine analogie.
On distingue l'eciéma aux atroces démangeaîsc qu'il provoque, à son extension aux parties cutané^
IVTJLVITE soi
fui avoisiDent la vulve, aux crnûtes melliformes ou brunâtres qui tapi^ssenl les lèvres, aux vésicules iadées ou conOueiites, gonDées d'un liquide cllrin qui, au i*;;but, y sont comme semées.
■ L'herpès, Fréquent dans cette région, se reconnaît an contour Testonné des ulcérations qui résultent de la ruplure de vésicules agglomérées remplies d'un liquide opalin ; souvent même, on peut distinguer quelques-unes de ces vésicules intactes, ayant pour support une plaque rougeâtre; enfin il n'est pas rare jje rencontrer simultanément d'autres plaques d'hers sur des régions voisines ou éloignées et, en purti- B^ulier, dans le pli génito-crural.
Le chancre simple présente une excavation â bords trréguliers, taillés ii pie, dont le fond vermoulu est tapissé d'une membrane grisJltre: il siège le plus souvoisinage de la fourchette, se reproduit sur plusieurs points voisins par auto-inoculatjon et s'acnmpagne, dans quelques cas, d'une adénite inguinale p.|lpii a grande tendunce à suppurer ; «a période d'incut bation est nulle.
Le chancre inTeclunt se distingue par une ulcération non auto-inoculable, rougeàtre, souvent iiuperficielle, reposant sur une plaque indurée ou donnant, entre les
Eiigts, la sensalion d'une feuille de parchemin; les knglions inguinaux sont tuméliés, mais non donureux; ajoutons encore que son incubation estlongue. Il est bon toutefois de rappeler qu'assez souvent le chancre infectant ne s'indure pas chez Is femme.
508 fiLENNORRHAOTE CHEZ LA FEMME
Traitement de la vulvite, — Le traitement de la vulvite, quelle que soit son origine, est, en général, des plus simples. Au début, si Tinflammation est très vive, si le moindre contact avec les parties enflammées est très douloureux, nous aurons recours aux moyens antiphlogistiques ordinaires, les sangsues exceptées, car on a vu leurs piqûres, dans ces régions, devenir le point de départ de phlegmons diffus extrêmement graves.
On se contentera donc d'appliquer, en permanence, sur la vulve des cataplasmes d'amidon ; des lotions fréquentes seront faites avec de Teau de sureau ou de guimauve, mais, mieux encore, avec une solution alcaline ou savonneuse, pouvant dissoudre la matière sébacée. Enfin, on prescrira simultanément une alimentation légère, un ou deux laxatifs et des grands bains. Une compresse de fine toile, imbibée d'eau de sureau ou de guimauve, sera en outre maintenue entre les lèvres, de façon à éviter leur contact réciproque. On se rappelle, en effet, que Tadossement de deux feuillets muqueux est la plus grande cause de la persistance des inflammations.
Dès que Tinflammation sera devenue moins vive, immédiatement même si la vulvite présente d'emblée le caractère subaigu, on usera des astringents et des cautérisations superficielles. Les érosions seront touchées très légèrement avec le crayon de nitrate d'argent, ou mieux, avec une solution suffisamment concentrée d'azotate d'argent (I gr. pour 5 gr. d'eau distillée), puis on laissera entre les lèvres un linge im-
VULVITK 503
bibé d'une dilution au centième de ce même sel. La guérison complète s'obtient alors très rapidement dans Tespace dcî quelquesjours.
Lorsque, chez les jeunes filles, la vulvite est liée à la masturbation clitoridienne, une surveillance des plus attentives doit être exercée pour empêcher le retour à ces funestes habitudes, qui ne tardent pas d'ailleurs, à imprimer leur marque sur le visage fatigué de ces enfants. Elles ont de bonne heure une apparence sérieuse et souvent délaissent les jeux de leur âge et la société de leurs compagnes, préférant s'isoler pour s'abandonner, plus à l'aise, à leurs pensées lascives, en attendant l'heure d'assouvir leurs désirs. Le visage est pâle, son expression est toujours celle de la fatigue et les yeux enfoncés dans leurs orbites sont encadrés d'un large cercle de bistre. Le caractère est en général sombre ou variable et l'excitabilité nerveuse très exaltée, les digestions deviennent lentes et difficiles; la respiration est parfois gênée et irrégulière. Chez quelques-unes, insatiables de ce vice, Téréthisme nerveux arrive à un tel degré d'exaltation, que de violentes crises d'hystérie ou des attaques épileptiformes en sont la conséquence.
L'inflammation de la vulve peut devenir l'origine prochaine ou tardive de certaines afl^ections vulvaires que, pour cette raison, nous allons sommairement décrire, bien qu'elles n'aient, en général, avec la blennorrhagie que des rapports assez éloignés.
Hyperséchétion, inflammation et abcès de la glande vuLVo-VAGUfALE. — L 'hypersécrétion et l'ioûamma-