BLENNORRHÀGIE CHEZ LA FEMME
Uon de la glande viilvo-vaginnle peuvenl élre la conséquence d'une viil vite, mais, lefilus ,'ouvenl. elles surviennent 8oil sponlanémeni, soit àla sitite d'excès de coil, d'allouchemenls. elc, ^an^ phlogose préalable des léguments vulvaires.
L'hypersécrélion est caractérisée par l'émission fréquenle d'une quantité variable de mucus par le canal excréteur de la glande de Barlholîn, de
telle sorte que les femmes se sentent presque continuellement mouillées. Celle émission de liquide, on pourrait même dire cette éjaculation, se produit alors sous l'influence de la moindre cause : une pensée lascive, un rêve, quelquefois même sans motif appréciable. Le ?eul traitement applicable eerail ici de diminuer l'excitabilité vulvaire par des cautérisai ions légères et fréquemment renouvelées, pratiquées avec une solution assez concentrée de nilrate d'argent, au dixième ou au quinzième par exemple.
Dans quelques cas, il se produit une obstruction complète ou incomplète du conduit excréteur de la glande, et le mucus, netrouvantplus d'issue au dehors, s'accumule dans l'intérieur des culs-de-sac glandulaires dont il distend les parois. On doit alors simplement comprimer la tumeur liquide entre les doigts et en exprimer ainsi le contenu.
Le conduit excréleur esl-il définitivement obstrué; oa a affaire à un kyste de la grande lèvre qui devra être traité, soil par le drainage avec injectiou iodée, BOit, mieux encore, par l'excision radicale.
ABCÈS DE LA (iHANUK LKVRE lOô
Sous l'influencL' des causes diverses que nous énu mérions lout à l'heure, la glande vulvo-vaginale est sujelte à s'enllaminer : des douleurs îuteoees, un gimflement considérable de la grande lèvre (fig. 20j, une grande sensibililé au loucher joinle à la rougeur des parties, une fièvre légère et parfois un éréthisme
■veux très prononcé sont les principaux symplAmes de ce phlegmon. L'innammation phlegmonuuse de la grande lèvre a presque toujours, en effet, pour point de départ celle de la glande vnivo-vaginale.
Au début, on a recours aux moyens antiphliigisli-, ques accoutumés, calaplasmes en permanence, lolinns émoUienles, grands bains, etc. Dés que la fluctua-
n est devenue manifeste, on ponctionne la tumeur a bistouri. Un vidt alors s'âcouler une assez
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grande quanlilé de pus, de consistance sirupeuse* celte suppurution va ensuite en diminuant, persiste ainsi pendant quelques jours, puis, dans les cas heureux, disparaît complètement.
Malheureusement, il n'en est pas toujours ainsi; nous pouvons même ajouter que celle guérison complète, radicale, n'est pas la terminaisun la plus commune. Souvent une fistule s'établit et son orifice donne passage k un écoulement muco-purulenl; parfois même, le Irajet et l'oriflce de la fistule son! constitués par le canal excréteur de la glande redevenu perméable. Palpunl alors la région, on sent, à travers les téguments, un noyau induré formé par la glande chroniquemenl enflammée et, en le pressani modérément, on fait sourdre du pus par le canal excréteur.
Dans d'autres cas, la guérison esL complète en apparence: Il n'existe pas de trajet iistuleux, mais, en explorant la grande lèvre, on rencontre, sous le doigt, le nodule induré que nous venons de signaler. La moindre cause devient alors suffisante pour raviver l'inllammalion dans ce foyer mai éteint. Aussi la récidive des abcès de la grande lèvre est-elle très commune el tous les ans, même tous les six mois, certaines malades voient revenir ces phlegmons. L'excision de la glande est, en pareil cas, le seul moyen de traitement pouvant amener une guérison durable. Celle .opération est assez délicate et exige une dissection minutieuse. Quant aux héniorrhagies, elle ne sont nullement à redouter avec l'emploi des pinces iiémof taliques.
pri;rit vclvaire
^^ Piii'RrT vL'LVAniE.— CertainesdesaffecUoiisvulvftires quciioutî venons de décrire, parliculiiîrement l'eczéma el l'herpèa, puis la grossesse, un écoulemfini leucorrhéiquu, l'âge critique, etc., peuvent délerminer un pruril vulvaire, qui, par sa persistance, l'insomnie et l'éréthisme nerveux dont il esl cause, devient un véritable supplice.
Le prurit vulvaire est une alTeclion commune; on peut le rencontrer chez de très jeunes filles, principalement à l'époque de la seconde dentition, el souvent 0 devienl ainsi le point de départ d'habitudes vicieuses, difficiles à réprimer dans la suite. Lorsque les démangeaisons sonl IrC'S vives el persislanles, avec exncerbations nocturnes, la santé générale ne larde pas à s'en ressentir.
L'examen minutieux des parties malades révélera la cau^e de ces démangeaitsons, que ce soit un lichen, de l'eczéma, de l'herpès, unevulvile, des oxyures, une ieucorrhêclagropsesseetc, et un traitement approprié lesferaengénéralpromptemenldisparailre. Dansquelques cas, cependant, un pruril très inicnse peul exister sans aucune lésion apparente et on constate seulement sur les grandes lèvres des traces de coups d'ongle.
Très souvent nous avons guéri, ou tout au moin^ tn.'s nolulilemenl soulagé des malades «tleintes de prurit vulvaire, en leur luisant faire tréquenimentaur la zone génitale des lotion» avec de l'eau très choude et en leur recommandant d'appliquer ensuite, entn^ les lèvres, une compresse imbibée d'une solution laible de nitrate d'ar^^ent ou de sublimû.
BLENNORKIUGIE CHEZ I.A PËMMF.
Vaginisme. Une aulre conséquence possible afreclions vulvaires est le spasme du muscle cotiP Lrîcleur de lu vulve; cet étal particulier est désigné souB le nom de vaginisme. Le vaginisme peut être intermittent ou perma.nenl, s'npposer tout à fait aux rapprochements sexuels, ou tout au moins les rendre très pénibles. On le voit survenir à tous les Âges, principulement b. l'époque des premières tentatives de coïl, mais aussi chez des femmes ayant eu déjà plusieurs enfants.
Les fissures de la vulve constituent la plus grande cause de cette hypéresihésie locale: les symptfimes en sont d'ailleurs tout à Fait équivalents h, ceux de la fissure à l'anus. Le spasme peut cependant se produire sans lésion vulvuire apprêcinble, qu'il soit primitif et dépende d'une simple hypéresihésie, ou qu'il soit secondaire, c'est-à-dire la conséquence d'une afTection de l'urèthre, de la vessie ou du rectum.
Le seul traitement applicable au vaginisme est la dilatation forcée Jusqu'à déchirure du sphincter. Cette opération se pratique pendant le sommeil chloroformîque poussé jusqu'à l'anesthésie absolue et la résolution musculaire complète. On dilate alors la vulve en y introduisant successivement des spéculums de plus en plus volumineux. S'il existe une fissure, Courly recommande de l'inciser, en entamant toute l'épaisseur de la muqueuse; il est présumable cependant, que la farge déchirure produite par la dilatation extrême doil-élre préférable à l'iiri sion.
VAlilNISHE
Nou» passerons sous silence le traitement médical dii vaginisme, car, le plussouvenl, son efficacité est nulle ou incomplète; les préparations de belladone appliquées localement, les antispasmodiques tels que le hromure de potassium, la valériane, le camphre , riiydrothérapie, sont les moyens thérapeutiqucï habituellement en usage.
Dans ces derniers temps, la métallnthérapiea éttj très en vogue, surtout pour le traitement des affeclions du système nerveux, et un médecin a imaginé avec Huccès. parall-il, de recourir k celte méthode pour le traitement du vaginisme. Ayant donc alTairr à une jeune malade atteinte de spasmes du coniitrirteur de la vulve, il rechercha d'abord à quel métal celte personne était sensible; il trouva tout naturellement que c'était à l'or. Après cette heureuse découverte, à laquelle cependant on aurait pu songer tout d'abord, il lit couler un cylindre d'or de volume et do dimensions convenables, et l'introduisit dans l'anneau vulvaire, qui, foiis l'influence du précieux métal, s'enjrnuvril de lui-même, sans la moiudri' résistance.
Végétations, — Les végétalions, dont nous avons parlé dans un chapitre antérieur, sont souvent une conséquence de 1 inflammation ou de l'irritation vulvaire. Nous n'avons ici rien à ajouter de particulier à la description qui en a été faite.
HïPERTROPUIB DES PETITES LÈVBES.-
iflammation chronique de la vulve.
-Alasuite d'une il n'est pas très
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rare de constater rallongement d'iinc seule ou des deux petites lèvres. Certaines femmes éprouvent une gêne réelle de cette hyperlrophie et viennent solltciler le chirurgien de les débarrasser de ces membranea inpommndes; d'nutres foni de même, simplement par coquetterie, ne pouvant supporter celle imperfecliun de leur personne.
L'excision de la partie des petites lèvres qui déijorde les grandes, est l'opérnlion en usage en pareil cas. Pour éviter l'hémorrhagie, on enserre la petite lèvre, prés de sa racine, dan* les mors il'une longue pince, puis ou coupe tout ce dessous. On termine en affrontant, par une sulnre, di'ux surfaces muqueuses.
Viol et attemat a la puueub. — Les attentats pndeur, les tentatives de viol et le viol aonl, chei enfants, des causes extrêmement importantes à naître d'écoulement vulvaire. Le rflle du médecin expert est souvent, en pareille circonstance, enlourt' de très nombreuses diflîcuUés. C'est chose dîfTicilc, en effet, que de discerner si un écoulement vulvaire tisl nu n'est pas le résultat d'une tentative criminelle; cependant un examen attentif du sujet permelti dans un assez grand nombre de cas, de répoi d'une fai^iui précise aux questions du tribunal ou,.i la défense.
On recherchera donc, e» examinant la préteni victime, s'il existe ou non sur le corps des se.s; lui précisera leur «ii^ge et, iiulanl que possible) quelle iliUe l'Iles remnntcul. V n-1-il un tentai