‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 81 sur 98 · BLBNNORRHAGIE CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

BLBNNORRHAGIE CHEZ LA FEMME

grande réserve d/ina ses appréciations. « Les médecins, disent Boys de Lnury et Coalillie= [Gazette med., 18t7, p. 377), sont souvent uppelés à examiner des petites fillee atLeinles de vaginite, et que l'on suppose avoir été violées. Ce sont des enfants de six A sept ans â peine, presque toujours de constitution lymphatique ou scrofiileuxe, mal nourries, malproprement tenues, contractant de bonne heuri; de mauvaises habitudes, que révèle le cyniâme de leur langagii. Sur un très grand nombre de petites Hlles que l'un de nous a été appelé à examiner, comme ayant été victimes d'attentats à la pudeur, il en est très peu qui l'aient été réellement. Nous pourrions à peine supposer que la spéculation se soi! emparée de ce moyen dans la basse classe et que des mères aient appris à des enfants de moins de dixan^. à jouer le r&le de victimes qu'elles soutiennent devant les magistrats, si nous n'en avions été fréquemment les témoins '. "

Chez, les adultes, nous trouvons également, en dehors de la contagion, des causes nombreuses df vaginite; tels sont la dysménorrhée, le lymphatîsnie ou la scrofule, l'herpétisme, la fatigue, le rn>id humide, la grossessse, les excès de coït, les manœuvres abortives et, d'une fuçon générale, tous les traumatismes du vagin, etc. On voit donc qu'ici encore, il faut se garder de conclure trophAtivemenl ft une origine contagieuse du mal, surtout eu égurd aux

0 rtii Tiaïlé 'Us tnaladiei vênfrirnt

loon séquences parruis désaslreuâes quu pourruil avoir e fausse inlerprélalion.

Traitement. — Le Iraitemenl de la vftginile Huil nrier, suivani que l'inllammalion de in iTiiiqueiisc Ml plus rtu muins inleitse.

Dans les cas très aigus, où tes douleurs sont tellelent vives, que l'inlroduclion mômn du plus petit tpéculum est impossible, on aura recours aux moyen» Mnliphlogis tiques habituels, bains du si>n, comtesses étiiollienles, pommades belludonées, tisanes layantes.elc. Si l'érétbisme nerveux éluil par trop Htalté.onajuuteraiLtroisàqiiatre grammes de bromure B potassium, à prendre chaque jourdans une potion, d^s que ces premiers symptùmes se seront SHlmës, que l'inlnidiiction d'un spéculum sera deveicposftib]e,on devra mettre immédiatement en usafçe pIh trailemenllocal pur les aRtringents ou les causii- [ues légers, car c'est le seul sur lequel on puiHHO tellement cnmpler.

S|iécuiiiin (le Kergiiss

Introduisant d'abord un spéculum de Cusco, on ftbadigeonne complètement le cul-de-^ac postérieur iBvec une solution de nitrate d'argent au quinxiËme I vingtième. Ce premier temps du pansement

Page 1