‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 82 sur 98 · II.ENNORRnAGIE CIIBZ LA FEUME · texte numérisé non relu

II.ENNORRnAGIE CIIBZ LA FEUME

niiiiuliftusemenl eséculé,(n(ius avons vu plus hi quelle était son importance), on retire le spéculai Guscoqu'on remplace par celui deFergusson (pig, On poussedaos le vagin ce miroir cylindrique, ju' ce que le col de la matrice devienne bien en évidi et on bndigeonne également sa muqueuse, lorsqu'elle est enflammée, avec le nitrate d'argent. Retirant ensuite peu à peu le spéculum, on louche successivement toutes les parties dii vagin à mesure qu'elli viennent Taire hernie dans Torifice du miroir. Enfi après chaque cautérisalion, il est bon de laisser demeure dans le vagin, pendant quelques heures, gros tampon de ouate, bien enduit de vaseline, pi empêcher le contact mutuel dL'S surfaces muqueui

Cette cdutérisation très superficielle de toute Burface muqueuse du vagin n'est nullement doul< reuse, et c'est à peine si la femme perçoit une forte sensation de chaleur. On doit renouveler ce pansement tous les quatre nu cinq jours; il est rare qu'après la cinquième sûance. la guériaon ne soit pas complète.

Dans l'intervalle des cautérisations, on preacri la malade des injections avec des liquides asi: gents, tels que des infusions de roses de Provii d ecorce de chêne, de feuilles de noyer, auxqui on ajoute encore, pour en augmenter l'Hction, certaine quantité de tannin. Le D' Baldi a obU également de bons résultats avec des injections d\ • oxygénée; enfin nous nous sommes encore trouvé de l'emploi du coaltar saponiné et des înjl lions pratiquées avec une dissolution de sulfurine.

^neé^l

VAGINtTE

^^ Le lrait«menl par les cautérisations superficielles, »' «Vec les solutions fortes de nitrate d'argent, est encore le meilleur qu'on puisse employer contre la vaginite chronique. Nous avons aussi obltinu d'excellenU ré-iullals avec les injections de coaltar, el par l'applicalioD fréquemment répétée de tampons enduits (l'une pommade au tannin, ayant la vaseline pour excipient.

Les bains de sulfurine, surtout lorsque la vaginite est liée à une diattiëse herpétique manifeste, sont, comme les bains sulfureux ordinaires, appelés à rendre de grands services ; la femme doit alors, tout en prenant son bain, faire des injections lentes et nombreuses. L'action thérapeutique du soufre h l'état moléculaire, doit être ici analogue à celle que nous avons indiquée, d'après lu théorie de Gubler, pour le canal de l'uréthre.

Dans les cas invétérée, les bains de mer et les eaux salines peuvent également être recommandés; ils ont amené ussex souvent, par leur seule action révulsive et tonique, la guérison de vaginites jusque- \ii incurables.

Si nous n'avons parlé, jusqu'à présent, d'aucun médicament interne, copahu, cubëbe ou santal, dans le traitement de la vaginite, c'est qu'ils ne donnent, en pareil cas, aucun résultat. On doit se rappeler, en effet, que l'action de ces médicaments est locale, c'est-à-dire qu'ils n'agissent qu'en s'éiiminant mêlés â l'urine. Us ne sauraient donc être ici d'aucun secours, puisqu'ils n'entreraient pas en contact avec la muqueuse vaginale. Des injections vaginales faites

U^ lll.KNXOnRIJAGlE CHEZ I. A PR.MME

avec les urine» des malades préalablement rendues copahiTëres, uvec de leuu di&lilli'e de copahu avec une émutsion de celte oléoréaini? n ont donnu d'aj leurs que de mt'dincres réBultal*

MÉTRiTEBLExnoRRBAGiouE. — La bleunorrha^ie p

encore se localiser plus profondément, elle peut*

MÉTBITE

teindre la moiliË inférieure du col de l'utérus (fig.33){ où la dispii.silirin des élémenls anatnmiques présenté DD terrain favorable à son développement. L'examen direct de l'organe dévoile alors les lésions suivantea

1° Une rougeur plus ou moins vive de la muqueuse qui tapisse le col;

2° Une sécrétion grisAlre ou verdâlre, extrêmement visqueuse et très justement désignée sous le nom de morve utérine :

3° Une ulcération, en général très superficielle, tourant l'orilice du col, mais surtout prononcée sur sa lèvre postérieure ; parfois même la surface dénudée se prolonge dans la cavité du col. Lorsque l'ulcération est plus étendue et plus profonde, son fond très rouge devient granuleux;

A" Un certain degré d'byperlrophie de la portion intra-vaginale du col Le l'utérus, appréciable surioul dans les cas déji^ anciens. *

Lu blennorrhugie de la cavité du col de l'utérus a une grande tendance à passer à l'étal chronique ; elle devient alors In source d'une leucorrhée interminable tm récidivant pour la moindre cause.

La Htérilitc peut être une conséquence de la bien- ;'iiorrhagie utérine; l'atrésie de l'orifice, l'hyperlrophie de ta muqueuse cervicale, l'obturation de la cavité du col par la sécrétion permanente d'un mucus queux et épais en sont les causes déterminantes.

Bien que souvent liée k la vaginite, la blenuorrbagie 'Al coi peut exister seule, l'utérus étant directement Contamine.

BLENNOHKHAIJIE CHEZ LA Kl-MME

Lorsque la période inflammatoire du débul est très intense, avec fièvre, douleurs daiiK le bas-veiilre, s'irrudlant Jusque dan^ Ica reins; que la surexcitabiliti; nerveuse e^t coiisidériible, ou doit recourir au traitemeut antiphlogistique. On prescrira donc des frictions sur l'abdomen avec, de lu pommade mercurielli: belladones, l'appliuttlioti permanente de cataplasmes laudaniscs, l'usage presque quotidien de laxatifs cl, lorsque les douleurs seront moins vive^, quelques grands bains.

On se trouvera encore bien de prescrire de petite:* injections de glycérine parfaitemeiil neutre, que la malade conservera. Le docteur Chéri)n a tré^ ingénieusement démontré que la glycérine est un déeongeslionnant pur excellence.

Dès que la période inflammatoire sera calmée, im aura immédiatement recours aux cautêrisatiims, faite." avec le crayon de nitrate d'argent, de la surface du col et surtout de sa cavité. Ces cautérisations, qui ne sontnullement douloureuses, devront être renouvelées 4ou»les cinq ou six jours, et, dans leurs intervalles, la malade fera plusieurs fois dans lu Journée, comme pour la vaginite, difl'érenles injections aiguisées de tannin ou mêlées de coaltar, La guérison compk-te s'obtient ainM généralement en un mois.

Contre la blennorrhagie chronique du col de l'utérus, les attouchements des surfaces ulcérées avec de la teinture d'iode pure ou avec une solution cencentr^e de nilrale iiridc de m-^rrure ■^o-il, (hiîiJ quelques

UËTRITE

|0as, préférable!! à la cautérisation pratiqu<3e avec le erayoD de nitrate d'argent. On a encore obtenu de bons résultais, en laissant à demeure dans le col des crayons de chlorul ou de tannin. Mais il est préférable, dans les mêmes circonstances, d'après le professeur Courly, d'y abandonner un petit fragment de nitrate d'argent. Celle cautérisation énergique ne présente aucun inconvénienl, elle est très bien sup- ^rtée; nous reviendrons d'ailleurs plus en détail r ce sujet dans le chapitre suivant.

L'usage des toniques cl des reconstituants de toute espèce est l'adj uvanl presque indispensable du traitement local. Dans quelques cas invétérés, l'hydrolliËrapie, un séjour prolongé aux bains de mer peuvent rendre aussi d'importants services. Inutile d'ajouter que, pendant toute cette période de soins, les rapports sexuels devront être absolument interdits, alin de laisser dans un repos complet l'organe malade?

La pelvi péritonite, ou inQammalion du feuillet iritunéal qui tapisse les ovaires, esl parfois déterminée par la blennorrhagie ; Bernutz a mâme démontre que cette complication n'était pas très rare. La terminaison par résuluUon complète esl de beaucoup la plus fréquente; aussi, dans un grand nombre de cas, n "observe -l- on comme symptômes qu'une certaine «sensibilité k la pression dans la région ovarienne, et quelques légères douleurs spontanées. IMus rarement la période d'invasion prend une

BLENNOHRHAGIE CHIZ LA FEMME

apparence redoutable: le* douleurs sont alors très vives, arrachent des cris; la sensibililé de l'abdomen devient grande et un r-oiislule de la fièvre, quelqnefois même un léger délire, des hoquets et des vomissenienls, puis tout rentre bientôt dnns le calme, el ta maladie reprend son cours normal vers la guérison. Cependant, dans quelque»' cas exceptionnels, la suppuration s'est déclarée, et «les abcès se sont ouverts dans le vagin, dans le rectum, ou même dans la cavité utérine. L'ouverture d'unde ces foyers purulents dans le péritoine a pu déterminer la mort par péritonite fiuraiguë.

Tel est l'ensemble des manifeslalions de 1; norrhagie chez la femme ; on voit que celte phlugose peut occuper dts régions dilTérentes, se montrer sous des formes diverses et que pourtant aucun de ces aspects n'est absolument l'indice certain d'une origine contagieuse. Cette notion étiologique si variable de la blennorrhagie chez la femme, ou plutôt, pour employer un mol moins spécial, de rinllammatiori des voie.s génitales, doit toujours être exactement présente à l'esprit du médecin ; il évitera ainsi des injustices graves, parfois peut-être un malheur irrépi ble, qu'une parole imprudente pourrait

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