‹ Traité pratique des maladies des ovaires et de leur traitementChapitre 16 sur 63 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES KYSTES DES OVAIRES · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES KYSTES DES OVAIRES

excitations répétéos et contre nature, doivent produire certains troubles, certains dérangements dans les fondions physiologiques des organes génitaux internes, troubles ou dérangements, quelle qu'en soit la cause, que ce soit une congestion, une inflammation, un engorgement chronique, qui bientôt donneront naissance à une lésion, soit de la vésicule, soit de toutes les parties qui composent l'ovaire. Et pourquoi n'en serait-il pas ainsi, quand on sait que les ovaires se tuméfient aux approches des règles, qu'ils sont plus volumineux et qu'ils offrent tous les caractères d'un commencement de phlogose.'

Si les ovaires participent à lous les modes d'excitation des organes génitaux extern es, est-il donc si déraisonnable de penser que si ces excitations sont fréquemment renouvelées, elles entretiennent dans les ovaires, dans la trompe, dans l'utérus même, un état de spasme et de congestion qui peut amener des désordre^ de toute nature.

On lit dans Bonnet {Sepulchretum anat. , sect. VIll, p. 216) l'histoire d'une jeune tille de condition qui avait contracté un amour secret; l'oljslacle à ses désirs lui causa la mort, on trouva ses ovaires remplis. Jai connu une fille dans mon voisinage, dit Blancard {Prax. med. , p. 175) qui, par amour, tomba dans une véritable fureur utérine; elle mourut lorsqu'on y pensait le moins; à l'ouverture de son cadavre, on trouva Tovaire droit du volume et delà grosseur du poing; il était plein de liqueur. Une des filles enfermées à la Salpôtrière, qui était déjà tombée plusieurs fois dans la fureur utérine, fut enfin surprise d'un si violent accès, qu'on fut obHgé de la lier. Dans les efforts qu'elle fit pour se débarrasser de ses liens, elle fut étouffée par une suffocation imprévue; à l'ouverture de son cadavre, on trouva l'ovaire gauche du volume

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