‹ Traité pratique des maladies des ovaires et de leur traitementChapitre 25 sur 63 · TRAITIÎ PRATIQUA DES MAT.MIIES DES OVAIRES · texte numérisé non relu

TRAITIÎ PRATIQUA DES MAT.MIIES DES OVAIRES

adlicrent, et un peu à gauche de l'ombilic, on sentait une sorte de corde, qui ressemblait à une trompe élargie, épaissie et allongée. La région lombaire gauche donnait à la percussion un son mut, la droite un son tympanique. L'utérus était haut, le col court et son orilice dur et fissuré, admettant la pulpe du doigt. On ne sentait aucune partie de la tumeur, au-dessous du plancher pelvien. -La menstruation était régulière. L'examen des urines fit constater des dépôts d'urales, de mucus, de cellules épithéliales, mais pas d'albumine. La malade était sujette à des palpitations et à des attaques hyslériformes.

Le 3 juillet 1867, le chloroforme ayant été administré, M. Wells fit une incision de 12 centimètres environ de long, étendue par en bas, le long de la ligne blanche, à un pouce au-dessous de l'ombilic. A l'ouverture du péritoine, il trouva que la corde dure, observée en avant de la tumeur, était une portion du colon transverse et descendant, adhérent à la tumeur et à la paroi abdominale. Les adhérences furent séparées. La ponction par le trocart donna issue à environ huit litres de liquide épais. M. Wells, détachant alors les adhérences et passant la main du côté droit du kyste, il sembla qu'un autre kyste se vidait et donnait issue à près d'un litre d'un liquide clair. Les adhérences du kysie furent reconnues trop nombreuses et trop solides pour permettre l'ablation de la tumeur ; on se contenta de lier quelques vaisseaux et la plaie fut fermée. La malade mourut dans le coma, trente heures après l'opération.

A l'autopsie, l'ovaire et l'utérus étaient sains. Le rein droit était augmenté de volume, ramolli ; les calices et le bassinet dilatés contenaient un calcul du poids de 2 grammes et demi. Le rein gauche formait une énorme tumeur kystique, plus grosse qu'une tête d'adulte. Cette tumeur présentait une large cavité, composée de plusieurs poches, disposées verticalement autour de la poche principale. Les parois étaient surtout épaisses à la base de ces cavités accessoires ; en résumé, cette tumeur était un exemple très-net d'hydronéphrose.

Après de pareils résultats nécroscopiques, on put recueillir sur la malade quelques renseignements complémentaires : eu 186G, elle avait rendu des urines albumineuses et purulentes. Douze ans auparavant, elle avait reçu sur la région iliaque un choc violent avec une pelle de fer, et, à la suite de ce coup, elle avait eu une syncope.

M. Spencer Wells, après avoir montré la possibilité de confondre les tumeurs de l'ovaire avec des tumeurs rénales, résume en plusieurs propositions les signes qui peuvent servir à éviter de pareilles erreurs.

UIAGNOSTJC bll'FÉREM'lEL DES KYSTES DE J/OVAIUE. 200 1" A part quelques e.vccplions (rès-rares, les tumeurs de Tovaire repoussent l'intestin en arrière, tandis que les tumeurs rénales repoussent l'intestin en avant ; en d'autres termes, les tumeurs de l'ovaire sont situées en avant des intestins, les tumeurs rénales en arrière.

2" Les tumeurs volumineuses du rein droit présentent ordinairement le côlon ascendant vers le bord interne lie la tumeur ; les tumeurs du rein gauche sont ordinairement croisées de haut en bas, par le côlon descendant.

3" La découverte de l'intestin en avant d'une tumeur abdominale de nature douteuse, doit mener à un examen attentif de l'urine. Il est possible qu'un rein soit malade, sans que l'urine offre rien de spécial, le rein sain sécrétant alors l'urine à lui seul; mais la règle est que l'on trouve ou du sang, du pus, de l'albumine, ou des cellules épithéliales, ou bien, on peut trouver dans l'histoire des malades, l'existence antérieure d'altérations dans la composition de l'urine.

11 peut y avoir doute sur l'existence de l'intestin, en avant de la tumeur, entre elle et les téguments; la percussion ne peut pas généralement résoudre cette question; mais l'intestin sous les doigts donne la sensation d'un bourrelet épais et mobile; le malade peul avoir conscience de sensations de gargouillements dans (^elte partie de l'intestin, et l'insuffialion par le rectum, au moyen d'une longue sonde, permet souvent la distension de cetle portion du côlon.

5" Les kystes des ovaires et des reins peuvent être les uns et les autres sujets à de grands cliangements dans leur volume; lorsque les reins sont le siège de la tumeur, le liquide s'échappe ordinairement par l'urèthre et la ves-

iilO TI'.AITK PRATIQUE i)K8 MALADIES DES OVAIRES.

sic. Les kystes de l'ovaire peuvent, il est vrai, se vider à travers la vessie, l'utérus, rinlestin ou le vagin, niais dans tous les cas, les caractères pliysiques ot chiniiqucs du liquide écoulé serviront de guide au diagnostic.

6° Si une histoire correcte de la maladie peut èlre obtenue, on apprendra que la tumeur rénale a débuté d'abord vers les fausses côtes et l'os iliaque, tandis que les kystes de l'ovaire, notés d'abord dans la région inguinale et iliaque, s'étendent de bas en liaul.

7" Il n'y a que des tumeurs de l'ovaire très-petites avec un long pédicule, que l'on pourrait prendre pour un rein mobile. Ce dernier peut se reconnaître à sa forme caractéristique, à sa mobilité, aux changements apportés dans la percussion, lorsqu'on le déplace dans la région lombaire.

8" Les tumeurs rénales sont ordinairement associées a divers troubles, existant actuellement ou s'étant présentés dans les antécédents, et consistant en hématuries, calculs, albuminurie, coliques néphrétiques, ou des changements notables dans l'état des urines, tandis que les tumeurs de l'ovaire s'accompagnent plutôt de troubles de menstruation, de douleurs dans les périodes cataméniales, de changements dans la mobilité de l'utérus. Cependant, il peut se présenter des cas de tumeurs rénales, avec des urines parfaitement normales, et dos cas rares d'affections de l'ovaire, dans lesquels on ne peut rien découvrir d'anormal dans aucun des viscères abdominaux, ni dans leurs fonctions.

Tels sont les faits qui, présents à l'esprit, permettront un diagnostic précis dans la plupart des cas, et cependant on voit, par les exemples cités, que le diagnostic n'est pas toujours possible.

IIIAUNUSTIC DIFFÉlililNTlEL DES KYSTES DE I/OVAIRE. 211 AucÈs Di:; J.A FOSSE lUAQUE. — (Juelquel'ois des kyslcs ovariques s'enflamment, suppurent et renferment de la matière purulente ; alors on peut les prendre, soit pour un abcès de la fosse iliaque, soit pour un abcès par congestion ; dans ces cas, il faut prendre en grande considération le commémoralif ; dans le cas de suppuration d'un kyste, les malades ont continuellement une fièvre lente, des frissons irréguliers, des lassitudes, de la faiblesse générale, de la perte complète de l'appétit, des vomissements, delà diarrhée; l'amaigrissement devient de plus en plus considérable, des douleurs existent dans tout le ventre, et surtout dans le kyste; en un mot, on remarque tous les symptômes qui annoncent les grands foyers de suppuration. Ces kystes suppurés se rencontrent surtout chez les femmes jeunes, et pour peu qu'on n'y prenne pas garde, on peut s'en laisser imposer, et attribuer à un abcès chaud, suite de couches, ou à un abcès par congestion, des symptômes qui dépendent d'une autre maladie. L'observation de Laumônier (de Rouen, 1776), en est un exemple authentique et d'autant plus remarquable, que c'est ce chirurgien qui a fait le premier l'ovariotomie, en ouvrant un abcès pelvien qui était survenu six ou sept semaines après l'accouchement; on se souvient qu'ayant rencontré l'ovaire, il l'enleva sans nécessité. (On peut lire celte observation, que certains auteurs ont invoquée, à tort pour revendiquer, en faveur de Laumônier, la première opération d'ovariotomie, dans les Mémoires de la Société de médecine, 1782.) Un abcès par congestion, circonscrit dans une des fosses iliaques, peut, tant qu'il n'aura pas passé sous l'arcade crurale et formé une tumeur fluctuante à la partie supérieure de la cuisse, être pris pour un kyste de l'ovaire à son début ; mais

'ihi TRAITE IMtATKjll'; DES MALADIES DES OVAIHES.

dans CCS cas, oulrc que des symptômes généraux cl la marche de la maladie pourront venir en aide pour établir le diagnostic, en examinant avec soin la colonne verlébrale ou les os coxaux, on y trouvera un point plus ou moins douloureux qui éclairera sur l'origine de l'abcès ; souvent même, si le mal est ancien, si la constitution du sujet est celle d'un scrofuleux, on constatera une gibbosité qui correspondra au point malade; puis, plus lard, lorsque l'abcès aura fait des progrès et sera arrivé à la partie supérieure de la cuisse, la palpation fera reconnaître une fluctuation manifeste, qui se transmettra de l'abdomen à la cuisse et réciproquement.

Dans ces cas d'abcès pelviens, il n'y a que l'inattention, une grande préoccupation, le défaut d"examen ou l'ignorance qui peuvent entraîner à de si grosses erreurs; dans un cas, l'erreur a été si forte, qu'un médecin a pris pour une \im'e typhoïde un kyste suppuré de l'ovaire.

Une femme de 35 ans, ayant eu plusieurs entants, est prise, au mois de mai 1850, d'une maladie fébrile, de longue durée. Celle malade, traitée pour mie fièvre lyphoïde par le médecin de la local ilé, ne se rétablit que Irès-lenlement. Il était survenu pendant la maladie, dans la fosse iliaque droite, une tumeur douloureuse, llucluanle, qui s'ouvrit spontanément, et força la malade d'entrer à Tliopital Sainl-Anloine dans le service de M.liichet, vers les premiers jours de février 1857... tlelte femme avait été envoyée à l'hopilal, pour lui abcès de la fosse iliaque. Celle femme, parfaitement réglée, ayant un bon appétit, éprouvait conlinuellemeiil des douleurs dans le bas-ventre, qui se tei-niinérenl par un abcès, qui s'ouvrit spontanément au-dessus*de l'arcade ci'urale, en laissant écouler chaque jour, depuis son ouverture, ime notable quantité de pus, que rien ne pouvait tarir. A l'aide d'un morceau d'éponge préparée, M. Ricliet dilata l'ouverture listuleusc, et assez largement pour pouvoir y introduire le doigt... Aloi's il reconnut que le foyer purulent était étendu, et qu'il contenait une tumeur saillante, renfermant quelque chose de dur et de rugueux. Il se décida à agrandir l'ouverture fisluleuse, avec le bistouri, et jiut alors retirer successivement, avec des pinces, plusieurs dénis, des lragn:enls d'os, puis un

DIAGNOSTIC DlFFKnENTlFJ. DES KYSTES DE T/OVAIRE. 21 T.

paquet de poils otdcs cliev(Mix ; plus de doute, le prétendu abcès de la foxse iliaque, suile de fièvre typhoïde, n'élail autre chose qiCun l.ysie fœtal ou dennoîde. La suppuration était devenue tellement abondante et fétide, et la malade avait un tel désir de se débarasser de cette iniirmité, que M. Ridiet prit la résolution d'exlii per la poche kystique. La malade succomba quelques jours après l'opération. (Société de chirur- •^ie; séance du 11 mars 1857; Gazette des hôpitaux, page 150; 1857.)

L'erreur de diagnostic commise chez cette malade n'a eu lieu probablement, que parce que le médecin appelé à soigner cette malade, n'a tenu compte que des symptômes généraux, symptômes qui évidemment provenaient de la formation du pus dans le kyste. L'apparition d'une tumeur fluctuante, les douleurs habituelles du bas-ventre, éprouvées par la malade, la longueur de la maladie dans la fosse iliaque droite, son ouverture spontanée, l'abondance de la suppuration, et les débris d'un fœtus extraits pendant la vie et trouvés à l'autopsie, tout indique qu'il devait, exister depuis longtemps, dans la fosse iliaque (h^oite une tumeur plus ou moins considérable, tumeur qui n'aurait pas échappé à l'investigation d'un médecin attentif, s'il s'était donné la peine d'interroger avec soin ]a cavité abdominale et de la reconnaître par la pression exercée dans les fosses iliaques, pression qu'on emploie habituellement dans la fièvre typhoïde, pour s'assurer de la sensibilité plus ou moins grande de l'intestin : une première erreur de diagnostic en avait entraîné une seconde, en lui faisant considérer comme un abcès de la fosse iliaque, dû à une fièvre tyj)hoïde, un kyste dermoïde suppuré. Peut-être aussi, dans ce cas, que si, an lieu de tenter l'extirpation d'un pareil kyste, on s'était contenté de modifier sa cavité par des injections iodées, (|ui amaient pro])ablement diminué la suppuration ol

214 TRMTK l'HATlOUE DKS .^imOlES DES OVAIRES.

nnlevé la fétidité du pus, on serait arrivé à un mo.illeur résultat.

TuMEinis STERCoiiALEs. — La rétention des matières fécales, dans le gros intestin, mais principalement dans le cœciim, affection encore assez commune, peut être prise; pour un kyste, une tumeur de l'ovaire, un rein mobile, elc. M. Bois do Loury, dans un intéressant travail qu'il a communiqué à la Société de médecine du. départemenl de la Seine, et qui a été publié en 1858, dans la Gazette hebdomadaire, t. V, p. 490, en cite plusieurs exemples. Dans un cas, il s'agissait d'une jeune dame qui depuis longtemps souffrait de douleurs dans le ventre, principalement à droite. Le médecin habituel y avait reconnu une tumeur qui avait été constatée par un chirurgien appelé en consultation, et un traitement qui avait consisté en iodure de potassium à l'intérieur, en pommades fondantes, en bains alcalins, le tout en vue de faire disparaître celte tumeur, avait été ordonné ; mais les douleurs augmentant malgré la persistance du traitement, M. Boys de Loury avait été appelé. Voici ce qu'il constata :

Lrt malade était en proie au.v douleurs les plus vives, occupant loul le ventre, qui était ballonné ; la tympanite excessive qui existait refoulait fortement le diaphragme et occasionnait une dyspnée considérable. Les parois du ventre, très-douloureuses, surtout à droite, ne pouvaient supporter la moindre pression. Malgré cet état de météorisme considérable de Tabdomen et la douleur si considérable, malgré des vomissements répétés depuis plusieurs jours, vomissements d'une bile mélangée, et dont la fétidité rappelait celle des matières stercorales, la lièvre n'était pas relativement très-forte, le pouls n'était pas petit, serré, comme dans la péritonite, la face n'était nullement grippée et la lan.nuc ne présentait aucune sécheresse. D'après ces phénomènes, M. Bois de Loury [)ensa que la malade était affecti-e d'une inflammation violente du gros intestin, occasionnée par une rétention de matières fécales dans le cœcum et l'arc du côlon... Il agit on con.séquence el bienlôl la malade fui dèliarrassée de sa linnrur ahrlcmiinnle.

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTŒL DES KYSTES DE L'OVAIRE. 21 T) Voici une autre observation qui n'est pas moins intéressante en raison des différents diagnostics qui ont été portés :

Une jeune fille, soignée par un guérisseur pour une affection dont les commencements ont été mal définis, fait demander un médecin au moment où elle éprouvait dans le bas-ventre des douleurs excessives. Les plaintes et les cris de cette jeune personne rappelaient ceux d'une lemrae en couche, si bien qu'avec le ventre si volumineux et sa dureté, on pouvait conmiettre cette erreur de diagnostic. En pratiquant le toucher, on ne trouva rien de ce qui pouvait indiquer une grossesse, mais une tumeur volumineuse comprimait le vagin dans la partie postérieure ; c'était le rectum, énormément distendu par des nialières fécales endurcies, qui donnaient lieu à la tumeur et aux douleurs d'expulsion.

Sous l'influence d'un traitement convenable, le ballonnement et le gonflement de l'abdomen cessèrent avec la douleur. Cette observation, qui appartient à M. le docteur Gampardon, est encore moins intéressante que la suivante, observée par le même médecin.

Une jeune fille de 18 ans était traitée pour un favus du cuir chevelu. Elle prenait un demi-litre d'eau de Sedlitz tous les matins pendant quinze jours. Après le traitement, une péritonite se manifesta avec des symptômes graves. On emploie d'abord les anliphlogistiques, puis les piu'gatiis répétés, qui déterminent chaque jour des selles moulées ; la convalescence s'établit, mais la fièvre revient tous les jours, bientôt ellfe devient continue. En examinant le ventre, on découvre dans la fosse iliaque droite ime tumeur, sans changement de couleur à lu peau, peu mobile, non fluctuante et qui parait lisse au loucher, lin consultant diagnostique un abcès de la fosse iliaque et craint une issue funeste. Cependant on pratique le toucher rectal, (|ui lait reconnaître un amas de matières fécales dures, amassées dans l'intestin ; c'est à grande peine qu'on parvint à l'extraire.

J'ai eu l'occasion de soigner une dame qui depuis pins (le deux ans portait, dans la fosse iliaque gauche, une tnincur volumineuse, que l'on avait pri^^c ])our un Kyste de

•21 (i TRAirÉ l'ItATlQllIÎ DES MALAOII'IS DES OVAIRES, l'ovaire, ni qui avait résisté jusqu'alors à tous los trait(!meiils, même au Irailcment liomœopalhique, qui pendant une année, avait eu la prétention de dissoudre cette tumeur. C'était chez une dame de 29 ans, d'assez mauvaise constitution, avec dérangement des voies digestives. J'avais été appelé pour la trailer d'un kyste ovarique.

A Texamen que je fis de cette malade, je trouvai, dans la fosse iliaque gauche, une tumeur dure, bosselée, nullement fluctuante ; le ventre était légèrement tendu, ballonné. Le loucher par le vagin et le rectum me permit de constater que le petit bassin était entièrement libre ; le teint jaune, cachectique de la malade, sa grande maigreur, ce qui permetlait de sentir très-distinctement cette tumeur, me donnèrent l'idée que ce n'était pas à un kyste de l'ovaire que j'avais affaire, mais à quelque tumeur de mauvaise nature, développée dans le mésentère ou ses ganglions... En questionnant cette malade, j'appris que depuis fort longtemps, elle allait difficilement à la garde-robe, qu'elle était habituellement constipée et ne se déchargeait que tous les dix ou douze jours, mais qu'alors il survenait de véritables débâcles, qûi cependant ne faisaient pas disparaître la tumeur, puisque dans l'intervalle, le passagi; était complètement intercepté, même pour les gaz intestinaux, rattribuai la constipation à la compression de l'intestin par la tumeur; mais en cherchant à bien reconnaître la nature de cette tumeur et on la comprimant assez fortement à travers les parois abdominales qui étaient très-minces, il me sembla que sa forme se modifiait sous mes doigts et qu'ils y déterminaient un enfoncement, une dépression, comme si j'avais pressé sur de la terre glaise ; cette circonstance me fit refléchir et me donna l'idée que cette tumeur pouvait être le résultat d'un amas de matières fécales endurcies ; j'agis en conséquence et un premier lavement fortement pur'^gatif, au sené et au sulfate de soude, fut administré et amena des quantités énormes de matières endurcies; on y revint à plusieurs reprises, et, à chaque fois, ils produisirent des effets tels, que la tumeur disparut complètement, au bout de quelques jours, et que la malade revint à un élat de santé très-sa^ tisfaisant.

Dans les casde tumeurs stercorales, il y a, comme dans les kystes de l'ovaire qui refoulent les intestins, soit à droile, soit à gauche, développement uniforme du ventre,

niAOïNOSTIC DIFFKRKNTIEI- DKS KYSTES DR f/OVAlP.K. 217 lonsion H hallonncinenl. l.a soaoï'ilé osl Irès-évidonlo, dans le coté opposé à la lumeur, et la percussion seule ne serait pas d'un grand secours pour le diagnostic; mais dans les rétentions de matière fécale, il existe des signes spéciaux qui rarement font défaut : c'est d'abord une entérite plus ou moins violente, qu'occasionne la rétention prolongée des fèces, c'est le météorisme douloureux des intestins grêles, c'est la constipation opiniâtre, c'est l'interception des gaz intestinaux, souvent des envies de vomir, quelquefois des vomissements, la perte de l'appétit, etc. Enfin le toucher par le vagin et par le rectum peut faire reconnaître la présence des matières indurées et amassées au-dessus de l'ampoule rectale. Enfin, un signe caractéristique, suivant M. Boys de Loury, est un sentiment douloureux qui parait décrire loute l'étendue du gros intestin, et qui se manifeste principalement en opérant une pression sur la région du cœcum, qui est presque toujours le siège de la rétention des matières fécales. Un dernier signe, auquel j'attache beaucoup d'importance, et sur lequel j'insiste d'une manière toute particulière et qui n'a été mentionné par personne, c'est la dépression que j'ai pu imprimer sur la tumeur stercorale que j'ai examinée, et le changement de forme que peut l'aire subir une pression énergique dans cecas. J'ai éprouvé la môme sensation, que lorsqu'on essaye d'enfoncer le bout du doigt dans du suif tondu ou de la terre glaise.

D'autres tumeurs abdominales, telles que des tumeurs hépatique, splénique, mésentérique, épiploïque,anévrysmale, pourraient encore être confondues avec les kystes de l'ovaire. Mais outre qu'elles se distinguent des antres tumeurs abdominales que je viens de passer en revue, par leur siège particulier, elles s'accompagnent ordinai-

218 TRAITÉ rn.\TlOUE DIÎS MALADIES DES OVAIRES, rement de symptômes spéciaux et généraux, qui, dans la plupart des cas, pouri'onl toujours éclairer leur diagnostic.

Le pronostic des kystes de l'ovaire n'est pas toujours le même. Leur gravité varie suivant leur nature. Les moins graves senties kystes uniloculaires simples, renfermant un liquide clair, séreux, limpide. Si le liquide est épais, filant, huileux, quoique le kyste soit uniloculaire, ils sont plus graves; s'ils sont multiloculaires, leur gravité augmente, parce qu'alors ils provoquent rapidement des accidents mortels, et que l'unique traitement qui puisse leur convenir, est l'extirpation, opération souvent dangereuse. Les kystes uniloculaires, à liquide séreux, sont moins graves, d'abord parce qu'ils ont une marche plus lente, qu'ils restent quelquefois stationnaires, et ensuite parce qu'on peut en obtenir la guérison radicale par des moyens moins dangereux quel'ovariotomie, parles injections iodées. L'intluence de l'âge sur la marche des kystes de l'ovaire est trèsmarquée; chez les jeunes femmes, leur marche est bien plus rapide que chez les femmes âgées, chez lesquelles on rencontre des kystes qui ne se développent que très-lentement, et quelquefois même restent stationnaires, lorsqu'ils sont arrivés à un certain volume.

En résumé, toutes choses égales d'ailleurs, les kystes de l'ovaire sont plus graves chez les jeunes femmes que chez celles qui sont âgées; les kystes multiloculaires plus graves que les kystes uniloculaires et parmi ces derniers, ceux qui contiennent un liquide filant, épais, sont plus graves que ceux dont le liquide est séreux, clair, ascitiquo.

(ilfAPITP.R YIII TRAITEMENT DES KYSTES DE L'OVAIRE

Guérir radicalement un ]<ysto do l'ovaire paraissait un fait impossible, il y a à peine quelques années, malgré tous les efforts qui avaient été (entés, dans oe bul, par les médecins et les chirurgiens du dernier siècle... Un médecin illustre et profond observateur, William llunter, (lisait en parlant de l'hydropisie enkystée des ovaires: « J'ai eu l'occasion de voir un grand nombre d'hydropisies enkystées, dont plusieurs furent traitées par des médecins du premier rang, et cependant je n'ai jamais observé un exemple de guérison; je ne connais même pas un seul cas dans lequel la tumeur ail sensiblement diminué de volume, sous l'influence d'un autre traitement que la ponction; s'il m'était permis déjuger d'après tout ce que j'ai vu, tant sur le vivant que sur le cadavi'e, je serais porté à croire que l'hydropisie de l'ovaire est une affection incurable; le Irocart est le seul palliatif. » {Medirnl Observaliom and Inquiiies, t. II, p. 5(1. )

Ce que disait llunter, il y a près d'un siècle, tous les médecins expérimenlés l'ont dit après lui. Celle opinion,

220 TR,\ITI^ PRATIQHR DKS MAI.ADES DKS OVAfRKS.

f|ui (Hail, colle de loiil le monde, élail aussi celle de P. Camper, Morgagni, Boyer, elc. ; c'était aussi celle de tous les médecins, il y a quelques arjnées ; tous pensaient, disaient et écrivaient : L'Iiydropisic des ovaires esl incurable.

L'hydropisie de l'ovaire, dit le professeur Boyer, et après lui tous ses élèves, est presque toujours incurable, et son expulsion par la voie des urines ou des selles est un événement sinon impossible, au moins extrômemeni rare; et ce grand chirurgien, dans sa longue pratique, ne cite qu'un seul cas de guérison ; encore celle-ci ne fut-elle pas radicale et permanente, puisque, au bout de trois ans, il fallut en venir à la paracenthèse, qui lut pratiquée six fois, dans l'espace de huit à neuf mois, mais au bout desquels la malade mourut.

Si quelques rares guérisons — on en compte à peine (rois ou quatre dans la science — ont été obtenues par l'emploi unique des médicaments, on est en droit de se demander si la force médicalrice de la nature ne doit pas avoir les honneurs de la guérison dans des cas si exceptioimels, ou plutôt si ces prétendues guérisons n'ont pas été le résultat de la rupture spontanée du kyste, ou bien enfin s'il n'y a pas eu erreur de diagnostic, car on sait que les anciens confondaient les kystes de l'ovaire avec l'ascite, sous le nom à'hydropisie, et encore aujourd'hui où les kystes de l'ovaire sont mieux connus qu'autrefois, il y a encore des erreurs de diagnostic. Nous ne connaissons, comme exemple de guérison par les médicaments, que celui que nous avons publié dans la Gazelle médicale en 1840, p. ()U5, et deux cas que M. le professeur Courly (de Montpellier) a publiés, dans le journal Movtpellicr médical, décembre i^ôG, et quatre autres cas rapportés

TllAlTE.\IEiNT UES KYSTES DE L'OVAIIIE. 221 par MM. Nauchc, lielmann et Craig [Edinh. medic. Journal cl Bidielin de thérapeutique, 50 mai 1866). Les deux i^ucrisoiis signalées par M, Craig seraient dues à l'emploi du clilorate de potasse, et celles de M. Courly à l'usage de l'oxyde d'or... Quoiqu'il en soit, nous considérons ces guérisons comme tout à fait exceptionnelles, singulières même, et nous a (tendons, pour reconnaître que ces divers traitements ont réellement de la valeur, que de nouveaux laits viennent confirmer les premiers ; ce qui ne manquera pas d'arriver, si les médicaments qui ont été employés ont été pour quelque chose dans la guérison. Mais nous craignons bien que ces observations restent isolées. Peut-être ces guérisons cachent-elles quelques erreurs de diagnostic, erreurs qui peuvent être commises par les hommes les plus habiles... Voici en abrégé les observalions de M. Courty. Dans la première observation, il s'agit d'un kyste ovarique droit, paraissant iiniloculaire, pi obablement à contenu séreux, compliqué d'un état chloroanémique; infdtralion des membres inférieurs, après un laps de temps considérable. Guérison radicale au bout d'un mois.

La seconde observation appartient à une llUc de 1 2 ans; elle avait un kyste ovarique droit, paraissaul multilocutaire, volumineux, non ponctionné. .

Le traitement employé dans ces deux cas se résume dans les moyens suivants :

r IVéparation d'or, noiamment oxyde d'or, à la dose de 2 à 5 milligrammes en commençant, et s'éleva nt peu à peu jusqu'à 5 centigrammes; 2" analeptiques, toniques reconstituants; eau de Vichy, fer, quinquina; 5° frictions résolutives, surtout iodurées, à l'iodure de plomb et de potassium, sur le bas-ventre; 4" diurétiques en frictions et

-m Tn.MTK PHATKjliE DES MALAUIKS m OVAIKKS.

;i l'inlcrieur : scille, digilale, sel de nilre; îj" enfin el sur-

lout, compression méthodique et croissante de loulc la

surlace abdominale, à l'aide de la ceinture élastique de

liuurjeaud...

Malgré l'estime bien grande que nous avons pour la science de notre savant confrère M. Gourty, nous ne pouvons accepter, comme étant des preuves irrécusables de guérison par un traitement interne, les deux laits de kystes de l'ovaire qu'ira publiés, parce que dans ces deux cas le diagnostic laisse à désirei-, et que toutes les précautions pour arriver à un diagnostic exact n'ont pas été ■prises, ou au moins n'ont pas été indiquées, si elles n'ont pas été omises... Quoi qu'il en soit, le diagnostic n'en est pas moins resté incertain, même aux yeux de M. Gourty lui-même,.. La première observation serait un kyste ovarique de l'ovaire droit, volumineux, paraissant ïiniloculaire, probablement séreux. Un kyste uniloculaire volumineux et séreux est toujours facile à reconnaître, et ces mots paraissant uniloculaire et probablement séreux, prouvent que M. Gourty n'était pas parfaitement sûr de son diagnostic... et comme il est dit dans l'observation que la malade était chloro-anémique, quelle avait les membres inférieurs infiltrés, qiCelle ne pouvait ni monter, ni marcher vite, symptômes qu'on rencontre excessivement rarement dans les kystes de l'ovaire, surtout dans les kystes uniloculaires, mais qui accompagnent presque tou^ jours l'ascite, on est tout disposé, en présence d'une guérison obtenue en un mois, à l'aide de moyens qui jusqu'à présent n'ont jamais guéri des kystes de l'ovaire, et le diagnostic laissant du doute, même dans l'esprit de l'observateur^ on est tout disposé, dis-je^ à se demander si la malade de M. Gourty n'était pas atteinte d'une liydro-

TliAlTEMIilNT DES KYSTES DE L'OVAIRE. 225

pisio ascile, et non d'une liydropisie enkystée de l'ovaire.

Le diagnostic de la seconde observation n'est pas phis satisfaisant. C'était chez une jeune fdle de 12 ans, qui avait un kyste très-volumiiieux duss'i et paraissant mulliloculaire...; mais un kyste multiloculaire volumineux, surtout chez une enfant de 12 ans, dont les parois abdominales sont minces, est toujours facile à reconnaître... Quels sont les signes et les causes qui ont empêché notre éminenl confrère de porter un diagnostic exact, et qui Jui ont fait dire que ce kyste paraissait être multiloculaire'^

Pour que ces deux cas, guéris par des moyens qui ne guérissent pas habituellement, pussent prouver que des kystes de l'ovaire sont susceptibles de guérir par un traitement interne, il était de toute nécessité d'abord d'établir le diagnostic d'une manière indubitable, ce qui n'a pas été fait... Personne ne voudra croire, d'après ces faits, qu'un kyste uniloculaire, et surtout un kyste muitiloculaire volumineux, ait pu guérir et disparaître complètement, sans laisser la moindre trace, dans l'espace d'un mois, par une médication interne, d'aulant mieux que le traitement mis en usage, excepté l'oxyde d'or, a toujours échoué jusqu'à présent dans le traitement des kystes des ovaires. Ces faits ne sont donc pas concluants, et on doit attendre que d'autres mieux diagnostiqués viennent montrer l'efficacité de l'oxyde d'or dans les kystes de l'ovaire.

Les cas relatés dans le Bulletin de thérapeutique (ôO mai 1866), traités et guéris par le chlorate de potasse^ sont aussi peu concluants que ceux de M. Courty;ils sont également trop concis. Quand on annonce guérir par un moyen quelconque- une maladie qu'on a toujours considérée commti au-dessus des ressources de l'art, il

m TRAITIi PRATIQUE DRS MALAIJIES DES OVAIHES.

esl indispensable d'entrer dans tous les détails utiles an diagnostic, et c'est ce qui n'a pas été fait pour les observations que nous venons de rappeler. M. Bonfils, (de Nancy), a cité un cas de guérison d'un kyste de l'ovain; [Bulletin de F Académie royale de médecine^ 1845) par la rupture spontanée de la pocbc ovarique. Celte manière de guérir les kystes ne peut guère être suivie, d'autant mieux, qu'il résulte d'un travail de M. le docteur Camus {Revue médicale, 1844) que la rupture spontanée ou accidentelle des kystes de l'ovaire ne donne que des résultats fâcheux. Des observations rassemblées dans le travail de M. Camus il résulte, que des malades chez lesquels a eu lieu la rupture du kyste : 1" les unes sont mortes innnédiatement ou peu de jours après la première rupture; 2" d'autres, après iine ou plusieurs ruptures, sont affectées d'une hydropisie ascite; la plupart ont survécu à une ou plusieurs ruptures, se sont trouvées guéries momentanément, mais ont fini par succombera l'affection hydropique. Quant aux observations de MM. Nauche cl llelmann, nous n'en dirons rien, puisque à l'époque où elles ont été signalées, les ascites et les hydropisies de l'ovaire étaient souvent confondues. Quant à la guérison que nous avons observée, nous rappellerons qu'on ne doit pas raltribuer à une médication interne, mais à l'héniorrliagic considérable qui a eu lieu.

En résumé, il résulte de l'observation de tous ceux qui ont eu à traiter des kystes de l'ovaire, et de celle de Boyer, en particulier, que les diurétiques, les purgatifs, les sudoriliques, les fondants, les compressions, l'iode, le mercure, et, en général, tous les remèdes capables de faciliter la sécrétion, n'ont aucun effet, non-seulement pour guérir l'hydropisie enkystée des ovaires, mais en-

THAlTliMENT DES KYSTES DE i;0VAIl{K. t!'25 coi e pour on ralentir les progrès. Leur usage peut même devenir nuisible, en dérangeant les fondions des organes de la digestion. Aussi doit-on s'abstenir de ces médicaments. En admetlant même que ces moyens, aidés de l'oxyde d'or ou du chlorate de potasse, puissent quelquefois procurer la guérison de l'hydropisie de l'ovaire, combien de malades qui ont succombé malgré leur emploi, et la maladie, quelque soit le traitement interne ou jnêdical, suit toujours à peu près la même marche.

Cette maladie élant jugée au-dessus des ressources de Part, que faisaient les médecins et les chirurgiens appelés à la traiter? Ce que beaucoup, ennemis de tout progrès, font encore aujourd'hui. Les uns s'efforcent de consoler leurs malades, en cherchant à leur donner un espoir qu'ils sont loin d'avoir; ils leur conseillent la patience, leur laisant croire que le moment d'agir n'est pas encore venu; les autres, moins expérimentés, ou croyant à la vertu cul'alive de certains médicaments, ou voulant avoir l'air de faire quelque chose pour leurs malades, essayent, à la suite les uns des autres, une foule de médicaments, et tous tinissent, lorsque l'hydropisie est parvenue au point d'occasionner des accidents graves, par l'extrême réplétion de l'abdomen, par donner issue à la matière contenue dans le kyste, par une ponction.

Mais l'expérience a prouvé que la ponction, comme tous les remèdes internes, était malheureusement un moyen inutile. Bien plus, elle a prouvé que les remèdes avaient des inconvénients et des dangers, en dérangeant les fonctions des organes de la digestion; la ponction en accélérant la marche de la maladie et en produisant quelquefois des accidents mortels. Après une première ponction, le liquide s'accumule encore plus rapidement ;

-m TU.MTÉ l'HATKlUl-: UKS MALADIKS DES OVAIRES, au boni de quelques mois, assez souvent de quelques semaines, il devieni nécessaire de l'exlraire de nouveau : on lait ponctions sur ponctions, à la suite desquelles le liquide s'altère et prend de mauvaises qualités; il en résulte que les malades s'affaiblissent vite et qu'elles meurent, épuisées par la douleur, par d'abondantes sécrétions, et souvent emportées par l'inflammation. Connaissant ces graves accidents, les médecins et les chirurgiens reculaient les ponctions le plus qu'ils pouvaient, et n'y avaient recours que quand le volume du ventre était devenu si considérable, qu'il rendait la respiration presque impossible, gênaitles digestions, provoquait des vomissements, et donnait lieu à des phénomènes fàciieux que l'on ne pouvait faire disparaître par les moyens ordinaires.

Si l'on consulte quelques statistiques, pour savoir quels sojit les avantages que les malades peuvent retirer des ponctions palliatives, on arrive à cette triste conclusion, qu'elles meurent au moins aussitôt que si elles n'avaient pas été opérées. Cette opinion soutenue par Samuel Sharp, Callisen, Sabatier, A. -G, Ricliter, qui rejetaient la ponction palliative, a été mise en cojnplèle évidence par les relevés de Southam, de T. Saflbrd Lee, de Kiwisch. Sur 142 cas, 71 moururent un an après la ponction (25 peu de temps après la première ponction, 24 dans les six premiers mois et 22 dans la première année); des 61 restants, 21 moururent dans la deuxième année, 11 dans la troisième, 15 dans la quatrième; o succombèrent à des maladies autres que les kystes; 7 n'ont pas été suivies; 5 furent soulagées et 3 radicalement guéries. Ainsi la ponction simple, sur i 42 cas, n'aurait guéri que trois fois: encore ces 5 cas étaient-ils bien des kystes ovariques? Car on sait avec quelle facilité les praticiens les plus ha-

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