‹ Traité pratique des maladies des ovaires et de leur traitementChapitre 26 sur 63 · TRAITEMENT DES KYSTES DE L'OVAIRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES KYSTES DE L'OVAIRE

biles cuiilbiideiiL quelquelbis l'asciLe avec l'hydropisie tic l'ovaire, et l'on a vu assez souvent commettre cette erreur, pour croire que les rares guérisons radicales obtenues, soit par une ponction simple, soit par un traitement médical, peuvent bien n'être pas certaines, et que ceux qui prétendent avoir obtenu ainsi la guérison d'hydropisies enkystées des ovaires, n'ont eu affaire qu'à des ascites... Ainsi sur 142 malades, la ponction simple n'a donné, dans 129 cas, qu'un soulagement de très-courte durée, et n'a pas empêché la mort d'arriver promptement.

Mais pratiquer de simples ponctions pour soulager un peu les malades, ce n'est pas traiter la maladie, c'est l'abandonner à elle-même, c'est perdre un temps précieux et enlever au traitement chirurgical, c'est-à-dire aux injections iodées et à l'ovariotomie, des chances de réussite; ainsi disaient MM. Velpeau, Cruveilhier, Trousseau, Cazeaux, etc., dans la discussion qui a eu lieu à l'Académie de médecine en 4 856 {Bulletin de l' Académie, tome XXll, p. 85). Point de traitement médical pour les kystes de l'ovaire, lésion locale tout à fait indépendante de l'état général, et qui n'exige par conséquent qu'un traitement local et chirurgical.

Dans ces maladies, la médecine toujours impuissante et la chirurgie trop réservée, avaient coutume d'abandonner cette maladie à elle-même. A la vérité, elles avaient l'excuse de leur inaction, d'abord dans leur impuissance, ensuite dans la durée quelquefois, mais trèsrarement longue des hydropisies, qui ne permettaient pas de sacrifier aux chances d'opérations hardies et considérées comme tfcs-dangereuses, la probabilité de quelques mois, rarement de quelques années de vie. On ne

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peut nier en eCfel, que quelques rares sujels, 7 ou 8 l'ois sur 100, ont pu vivre pcndaiil plusieurs années avec celle maladie; mais comment onl-ils vécu? Dans l'inqiiié- Uide et la souffrance... Puis en y réflécliissant bien, on voit qu'ils sont en très-pelile proportion, comparativement à ceux qui souffrent continuellement, meurent en (juelques années, et assez fréquemment dans la première année. M. Cruveilhier, dans sa longue carrière, n'a pu citer qu'un seul exemple, qu'il avait observé à la Salpêt ri ère.

La simple ponction, appliquée depuis la plus haute antiquité à toutes les hydropisies abdominales sans distinction, n'était donc qu'un moyen palliatif tout à fait insuffisant dans les kystes de l'ovaire; de même que tout traitement médical, et tous les médecins l'avaient si bien compris, qu'ils songèrent, pour en obtenir la guérisou, à des procédés nouveaux, aussitôt que les travaux des anatomo-pathologisies du siècle dernier eurent révélé la nature spéciale de l'hydropisie de l'ovaire et fait connaître leurs variétés nombreuses. D'abord ils songèrent à l'incision du kyste, puis à son extirpation. D'autres, moins hardis, mais comprenant le danger de l'épancliement du liquide kystique dans la cavité péritonéalc, conseillèrent de ponctionner le kyste par le vagin. En 1795, Callisen exécuta le premier cette ponction et guérit sa malade. En 1824, Récamier cherche à solliciter l'adhérence préalable du kyste avec la paroi abdominale, à l'aide de la potasse caustique. Plus tard, Begin conseille d'inciser la paroi du ventre, de laisser la tumeur s'engager dans la plaie, de panser à plat pendant quelques jours, afin de permettre aux adhérences de s'établir, d'inciser ensuite ou ponctionner la tumeur. En 1841,

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