GASTRALGIE
La gastralgie n’est pas commune chez les vieillards. Le prurit cardialgique fixe et indépendant de toute opération digestive (épigastralgie), si commun chez les jeunes sujets, s’observe très-rarement à un âge avancé. J’ai rencontré plusieurs fois la crampe d estomac, très-rarement aussi au delà de soixante-dix ans. Et la plupart^ des individus qui iri’en ont offert des exemples, passé soixante ans, >
MALADIES DE 1,’eSTOMAC.
étaient sujets depuis des années. Ce n’est cju exceptionnellement qu’on la voit apparaître à cette époque pour la première lois.
La forme de gastralgie la plus commune chez les vieillards est la gastralgie dyspeptique , c’est-à-dire se reliant au travail de la digestion. On voit alors des douleurs cardialgiques se montrer, après l’introduction des aliments, à un moment plus ou moins tardif, et avec plus de vivacité que ne le comporte la dyspepsie simplement douloureuse. 11 s’agit presque toujours alors d’une dyspepsie acide, avec ou sans rejet pituiteux, quelquefois flatulente. Les cas de ce genre peuvent être très-difficiles à distinguer de gastrites chroniques légères : mais alors il n’y a ni douleur, ni sensibilité de l’épigastre en dehors du travail digestif.
Cescardialgies dyspeptiquess’observenl quelquefois chez des rhumatisants ou chez des goutteux, circonstance toujours très-importante à déterminer au point de vue des indications thérapeutiques.
Je n’ai du reste, pour ce qui a trait au traitement, rien à signaler qui différencie ces gastralgies de celles des plus jeunes sujets. On n’emploie pas assez souvent en pareil cas les vésicatoires sur l’épigastre, qui sont un excellent moyen.
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