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PRONOSTIC DE LA CONGESTION CÉRÉBRALE

Le pronostic de la congestion cérébrale chez l’adulte manque généralement de gravité au point de vue des accidents immédiats que celle-ci peut déterminer. On ne voit guère succombera ces accidents rapides, désignés plus ou moins justement sous les noms de coup de sang, d’apoplexie foudroyante, que des individus affectés de maladies des reins, de diabète, de maladies du cœur. Mais ces individus paraissent avoir le système nerveux dans des conditions toutes particu* lières, et ce n’est pas plus une congestion cérébrale que tout autre lésion organique connue, qui peut rendre compte de ces morts si rapides et même subites.

Un point de vue plus important sous lequel la congestion cérébrale doit être considérée est relatif aux conséquences que peuvent entraîner des hypérémies répétées. L’hypérémie active, surtout lorsqu’elle ne dépend pas de causes purement fortuites, est un phénomène qui, une fois produit, tend sans cesse à se reproduire, dans le cerveau plus que partout ailleurs.

L’habitude des congestions cérébrales, chez l’adulte, constitue une des prédispositions les plus formelles à ces causes si fréquentes et si graves de mort ou d’infirmité, dans la période décroissante de

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la vie le ramollissement ou l’hémorrhagie cérébrale. A mesure que l’à»e avance , cette tendance funeste del’hypérémie encéphalique se dessine d'une manière plus déterminée, et souvent arrive un moment où il est difficile de distinguer si un malade est encore sous le coup de congestions cérébrales habituelles, ou d’un ramollissement cornmençant à se développer.

Les vieillards succombent beaucoup plus souvent que les adultes à une congestion cérébrale, sans que celle-ci ait abouti a quelqu’une des désorganisations qui peuvent en résulter, non pas cependant les vieillards forts, bien portants, susceptibles de réaction : mais chez les vieillards faibles, maigres, ou très-âgés, à peau habituellement froide et sèche, les centres nerveux n’ayant plus la force de réagir contre l’hypérémie, celle-ci, d’active qu’elle pouvait être dans le principe, devient en quelque sorte passive, la pie-mère s’infiltre de sérosité parle mécanisme que nous indiquerons tout à l’heure, et pendant ce temps-là les bronches se rempliront, le poumon s’engorgera, et ils succomberont ainsi.

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