‹ Traité pratique des maladies des vieillardsChapitre 33 sur 123 · SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES

Parmi tous les symptômes du ramollissement cérébral, il n’en est pas un seul qui, appartenant à cette maladie en particulier, puisse servir à la diagnostiquer, s’il est pris isolément; il n’est possible de les étudier avec fruit qu’en les groupant ensemble et en considérant surtout la manière dont ils se développent et se succèdent. On verra que les formes symptomatiques les plus variées, les plus opposées même, se rattachent au ramollissement cérébral : on reconnaîtra facilement que l’altération locale , circonscrite , constituée par ce ramollissement, ne peut en rendre compte ni par son siège ni par son étendue; nous verrons s’il n’y a pas quelque autre moyen d’expliquer ces apparences si variées. Mais il nous faut, dès à présent, justifier auprès du lecteur ce rapprochement de groupes de symptômes si différents, en lui faisant remarquer que, dans tous les cas qui nous ont servi à tracer ces tableaux, on n’a trouvé à l’autopsie, ni hémorrhagie en aucun point de l’encéphale, ni épanchement de sérosité, ni inflammation des méninges, ni tumeur du cerveau, mais seulement un ramollissement dans des conditions très-variées, il est vrai, nous le verrons plus loin, de siège, d’étendue, et même de disposition organique.

Le ramollissement cérébral suit quelquefois une marche franchement aiguë, c’est-à dire qu’après un début facile à déterminer, la mort ou la guérison vient, au bout de peu de jours , interrompre sa marche; d’autres fois sa marche est chronique, c’est-à-dire que son progrès se fait lentement et graduellement, et sa durée se prolonge pendant un temps qui peut être de plusieurs années. Puis il y a,

MALADIES DE L’ENCÉPHALE

comme dans bien d autres maladies, des cas intermédiaires <|ui, par leur marche et leur durée, peuvent être à peu près indifféremment rattachés à l’état aigu ou à l’état chronique du ramollissement.

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