‹ Traité pratique des maladies des vieillardsChapitre 54 sur 123 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Les maladies de l’appareil respiratoire tiennent une place, au moins aussi importante, sinon aussi frappante, que les maladies de l’encéphale, dans la pathologie des vieillards.

Les unes, les affections catarrhales, accompagnent la vieillesse dans tout son cours, semblent prendre une certaine place dans les conditions physiologiques propres à cet âge, et souvent existent plus à l’état d’infirmités que de maladies proprement dites.

Les autres, au contraire, menaçant incessamment l’existence des vieillards, peuvent survenir comme complication dans toutes leurs affections, se montrent comme la plus fréquente de leurs maladies aiguës primitives, et prennent part, presque constamment, sous une forme quelconque, aux dernières périodes de leur vie,

Les catarrhes et les pneumonies, tels sont les deux grands sujets dont nous allons traiter, et qui renferment presque toutes les maladies de l’appareil respiratoire, intéressantes à étudier chez les vieillards. La pleurésie, cette autre maladie aiguë, fort commune à d’autres époques de la vie, et la phthisie tuberculeuse, la maladie chronique par excellence de la période croissante de la vie, ne tiennent plus que peu de place dans la période décroissante, où l’on en retrouve seulement d’anciens vestiges, chez le plus grand nombre des sujets.

Nous allons entrer, sans autre préambule, dans cette élude importante, qui résume, avec les maladies de l’encéphale, presque toute la pathologie effective de la vieillesse.

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