‹ Traité pratique des maladies des vieillardsChapitre 70 sur 123 · Partie postérieure tout entière · texte numérisé non relu

Partie postérieure tout entière

Tout le poumon 3

Lobe inférieur ”

" Siège mal défini ”

On voit que le délire ne paraît pas appartenir à la pneumonie du

sommet aussi exclusivement qu’on l’a dit.

Dans tous ces cas, sauf quatre cas de délire survenu le troisième, le cinquième, le sixième et le septième jour de la maladie, celle-ci s’est terminée par la mort.

Il nous reste à étudier les conditions anatomiques présentées par

PNEUMONIE

l’encéphale des sujets morts après avoir offert quelques symptômes

cérébraux dans le cours d’une pneumonie.

La guérison eut lieu dans h cas; l’autopsie n’a point été faite dans ‘2 autres. Restent 12 cas, dans 7 desquels aucune altération récente et pouvant être rapprochée des phénomènes obseivés a la fin de la vie ne fut rencontrée dans l’encéphale. Chez les cinq deinieis malades, on n’a rencontré autre chose que : hypérémie des méninges, rougeur partielle des circonvolutions ; enfin une exhalation sanguine dans l’arachnoïde, liée à une fausse membrane, plus ancienne sans doute.

Grisolle a rencontré 8 fois, sur 27 cas de délire dans la pneumonie, une infiltration purulente du tissu cellulaire sous-arachnoïdien; dans les autres cas, il n’a trouvé 2 fois qu’un léger piqueté des lobes cérébraux, 6 fois une infiltration séreuse des méninges, ou, enfin, rien d’appréciable (1). Je ferai remarquer en terminant, avec Grisolle, qu’il est difficile de considérer le délire, dans la pneumonie, comme la conséquence directe de la fièvre elle-même ; en effet, si nous trouvons notée, dans plusieurs de nos observations de délire, une fièvre intense, il en est une où la fièvre était nulle, et deux où elle demeura toujours très-modérée.

§ Vil. — Habitude extérieure.

L’habitude extérieure du malade est toujours très-importante à apprécier dans les affections dont le diagnostic est quelquefois obscur et la marche insidieuse. Que de fois un observateur attentif n’a-l-il pas été mis sur la trace d’une pneumonie, sans symptômes encore déclarés, par quelque changement survenu dans la physionomie ou dans l’attitude d’un malade !

L’altération de la physionomie est un des effets les plus directs de la pneumonie chez les vieillards. Une coloration rouge, comme tachetée, des pommettes, ou de l’une d’entre elles, sans rapport avec le côté affecté, une teinte mate et plombée du reste de la face, le regard terne, un caractère remarquable d’indifférence ou même d’hébétude répandu sur la physionomie, les lèvres serrées et fendillées, les ailes du nez mobiles, telle est l’apparence habituelle du faciès des vieillards atteints de pneumonie, et dont quelqu’un des traits suffît pour éveiller l’attention. Nous avons vu souvent, dit M. Mascarel,

(1) Grisolle, loc, cit ., p. 391,

àQO MALADIES DE L APPAREIL RESPIRATOIRE.

M. le professeur Gruveilhier annoncer l’existence de la pneumonie d après la seule inspection du faciès.

La plupart des malades restent couchés sur le dos, le tronc un peu relevé, ou se laissent aller à peu près indifféremment sur l’un ou l’autre côté. Lorsque la pneumonie passe du deuxième au troisième degré, que l’expectoration se supprime, a observé M. Mascarel (1), il est bien plus ordinaire de voir ces vieillards chercher la position assise, ce qui annonce une terminaison promptement fatale, comme Hippocrate l’a exprimé au chapitre III de ses Pronostics : Ærjrum vero residere velle, in ipso morbi impetu, pravum quidem in omnibus morbis acutis et pulmonum inflammatione laborantibm maximum.

ARTICLE III

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