DU CŒUR CHEZ LES VIEILLARDS
Avant les recherches si exactes et si méthodiques de M. Bizot, les auteurs avaient émis des opinions contradictoires sur l’état du cœur dépendant des progrès de l’âge; et, pour ne citer que les plus récents, Béclard prétendait que le tissu du cœur s’amincissait dans la vieillesse (1), tandis queM. Cruveilhier remarque que le cœur des vieillards échappe à l’atrophie de tous les autres organes, et même s’hypertrophie chez beaucoup de vieillards (2).
Les observations de M. Bizot donnent gain de cause à cette dernière opinion ; en voici le résumé :
L’âge exerce, dans les deux sexes, une influence marquée sur les dimensions du cœur. Cet organe s’accroît non-seulement dans le jeune âge, mais encore dans les âges suivants, et cela d’une manière indélin ie. La vieillesse est l’époque de la vie où le cœur offre le volume le plus considérable. Il est donc, absolument parlant, plus volumineux à celte époque; mais il l’est aussi relativement au reste du corps, s’il est vrai que le corps s’affaisse et diminue dans la dernière période de l’existence.
Voici les diverses mesures obtenues par M. Bizot, et marquées en lignes. Nous ne reproduisons ici que les différences constatées entre l’âge adulte et la vieillesse (3).
(1) Béclard, Dictionnaire de médecine, 2e édit., t. VIII, p. 168.
(2) Cruveilhier, Anatomie pathologique du corps humain, t. Il, xxxc livraison, pl. IV, p. 5.
(3) Bizot, Mémoires de la Société médicale d'observation, t. I, p. 272 et suiv.
MALADIES DU CŒUR