‹ Traité pratique des maladies des voies urinairesChapitre 121 sur 241 · II · texte numérisé non relu

II

Fie. 113. — Sondes pour le caihétfriame de ta prollalG (' : 1

Ti>rihKdcli»'»I<ida3irB. Hrodifli r, lao.la 1 pniutc n- S, du

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u.inaiirMii. — Halad. des vuùn urin. 3D 1

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A66 MALADIES DE U PROSTATE. [Pm. t '

n'aura pas un calibre moindre que les !!•• 9 ou 10 [n" 18 à 22 de laEli» 1 française; elle n aura pas moins de 25 à 3& centimètres, depuis les onih qui sont sur le pavillon Jus({u*à Textrémité de son bec ou de sa pointe; k courbure seia comprise entre le quart et le tiers d'un cercle, dont ledi^^ mètre varie entre 11 et l/i centimètres; peut-être la première de ce& 4m formes st^a-t-elle la plus utile. On voit trois l>ons exemples de ces sonfc à la ligure 113, a, b, et c. La premièi'e suffit dans beaucoup de cas; b5^ c(UHle et la troisième ne sont nécessaires que chez les malades dont Pv- ] ^'ane est augmenté d'une manière considérable. £n outi'e, il est on adH i instrument, utile dans certains cas, si ion en fait un emploi convenabk.i | a été imaginé par Mercier, de I*aris, et décrit par lui dans sou livre, ilyi \ déjà longtemps. Je Tai employé pendant longtemps, dans des cas ewf- ' tionnels, et je m*en suis bien trouvé (iig. 113, e). I^ longueur totalcdecË instrument doit être d'environ 30 centimètres, y compris le petit bet.i portion dirigée en haut à son extrémité, et qui n'a que 2 centiroètmè long. O bec a um^ direction (]ui fait, avec le manche ou la partie mwtm \ de la sonde, un angle n'excédant pas 100 ou 110 degrés; c'est là un prtl > im|»ortant, comme nous le verrons bientôt.

Pour les instruments de gonune élastique, presque toutes les soaés ordinaires sont assex longues pour s'appliquer à la pi*ostate. Leurcilik doit être celui (jU(^ j'ai indiqué pour les instruments d'argent. Il yaavalage, bien plus, il \ a néœssité, pour les rendre eflicaces, à en fzankni i certain nombre en voie d'achèvement; c'est-à-dire qu'il faut garder, p» ". dant fort longtemps, la sonde sur un mandrin à forte courbure, hi|i' *' décrit ])res(iue les deux tiers d'un petit cercle, courbure (il ost presque]» \ tile d'ajouter) avec laquelle elle ne saurait servir : mais, en enlevant il î; mandrin après un séjour de (juekiues mois, on possède un instrumentai peut rendre, dans certaines circonstances, <le réels services (Hg. 113, ^j.li valeur de c<'lt(^ niéthode tient en partie à ce que le bec (soit les 3,5 n les 5 derniers centimètres de la sonde) a une courbure suffisante. Quoiq* le reste de l'instrument ail une bonne courbure, si les derniers 2,5 ceolimètres sont droits, il s engagera presque sûrement dans la prostate et V franchira pas la ])orlion médiane augmentée de volume. Voilà ce qu'il» faut pas oublier en donnant au mandrin de fer la courbui-e i|ue l'onvein 11 est impossible de recourb(T le mandrin d'une favon convenable avec b> doigts, il est bien préférable de recourber les deux derniers centimètre avec une paire de pinces. Le ])rincipal avantage d'une s(mde ainsi pré|)am' consiste en ce qu'elle a une tendance à mKjmoiter de courbure en s avan^-ant dans l'urèthre, par suite de la chaleur du canal, et non à la i)er<lre, comme cela se ])résente avec les sondes (|ui n'ont i)as subi cette prépanition. Immédiatenjent avant de l'introduire, il est nécessaire de ramener fortemonl en arrière le pavillon de la sonde, pour remédier teniporain^nent à h courbure énorme qui s'oppose à son passage; mais rinstnnn4M»t a une tendance naturelle à reprendre» sa forme, et en agissant ainsi pendant l'introduction, il donne les URMlleures chances de succès lorsipio la prostate es! grosse et difficile à surmonter a\cc la sonde ordinaire. De i)lus, on peut

Cbap. XI!.] TRAITEMENT DE LA RÉTEiNTlON D'URINE. 467

employer aussi une sonde de gomme, avec ou sans mandrin ; dans le premier cas elle est flexible, et rigide dans l'autre ; de telle façon qu elle possède sur les sondes métalliques l'avantage de pouvoir s'accommoder à toutes les courbures du canal pour chaque cas particulier.

Nous n'arriverons à aucun but pratique, je pense, si nous interrogeons les habitudes et les recommandations des autorités reconnues, pour savoir si l'on doit préférer les instruments flexibles ou métalliques dans le cathétérisme pour la rétention suite d'engorgement de la prostate. Nous ne ferions, en agissant ainsi, que placer en regaixi les opinions et les habitudes les plus opposées, provenant d'hommes doués d'une vaste expérience et d'un giand jugement. Les uns emploient exclusivement la sonde d'argent; d'autres trouvent la sonde élastique infiniment supérieure. Après avoir préféré la première, je n'hésite plus, maintenant que j*ai acquis plus d'expérience, à faire choix de la seconde, c'est-à-dire la sonde de gomme élasticiue. Elle doit cependant avoir subi le ti-aitement que j'ai indiqué, et servir sans mandrin. La sonde anglaise ordinaire de gomme a aussi ce p'and avantage que lé chirurgien peut lui donner la courbure qui lui plaît en la plongeant dans l'eau chaude, courbure que l'on parvient presque à fixer, ou au moins d'une façon suffisante pour qu'elle puisse 8er\ir sur-le-champ, en la mettant dans l'eau froide. C'est de beaucoup l'instrument le moins pénible, d'après le sentiment du malade, et celui dont l'emploi ofl're le plus de sécurité, pourvoi (jue l'opérateur mette tous ses soins à l'introduire de façon que la courbure persiste et reste intacte quand la pointe de Tinstrument arrive à la partie postérieure de l'urèthre. Cette manœuvre exige de sa pari une certaine dextérité, mais elle s'acquiert aisément avec un peu d'habitude. Supposons le malade debout, la sonde de gomme possède une courbure convenable; elle est préalablement huilée et chauffée ; on l'introduit dans le canal, la verge dirigée plutôt en bas, mais conduite sur la courbure de l'instrument; en même temps le pavillon est appliqué contre l'abdomen du malade, ou, si celui-ci est trèsgras, il est dirigé vers son aine gauche. Près des deux tiers de la sonde doivent être introduits en conservant le pavillon dans la position indiquée, de façon que la pointe dépasse l'arcade du pubis; puis, si Ton porte le pavillon en bas vers l'opéi-ateur, sur la ligne médiane, et qu'on le pousse en même temps avec douceur dans l'intérieur du canal, la pointe s'élèvera au-dessus de toute éminence prostatique faisant obstacle et arrivera dans la vessie. Si le malade est couché, on doit adopter le même principe de garder le pavillon appliqué contre le corps de l'individu. Si la manœuvre manque et (|u'on retire la sonde, il faut lui rendre sa courbure et sa rigidité avec la main, et en la plongeant dans l'eau froide avant de la féappliquer.

Si cette sonde échoue, la sonde française à l'extrémité renfléi* peut réussir. Cet instrument (fig. 114), droit en génémi, courbe parfois, doit son utilité <^ sa flexibilité extrême; il ne possède ni courbure ni solidité propres. Elle suit les sinuosités de l'urèthre et trouve souvent une voie que l'instrument rigide n'a pu découvrir. Le bout, tendre et délicat, surmonté d'un

MALADIES DE LA PItOSTATS.

[Pwr.;

Ii'fjci- rfiifli'tiiriil, qui rrin|Mti.lic de. sViigager daas une lacune ou

ohsiaclc soinhlaliK' de l'uivtlin-, se glisse partout, cl le corps plus Toh-

iiiiiteiix (II' l'inslninient le suîl. Pour s'en servir, «

Pi P liri'i-a sur to pénis liorizonlalcment, le malade del

lii siiiide |)ousst!'i! dans lu iriéinc dîreclion du coi

cciiiciit jusqu'il la lin. Des soudps fabriquées anck

iiiêiiic substance, mais pn-sentant une rorroc «coudêri

sont d'une ^i-ando valeur dans le traitement de fJ»

I tioti qui nous occupe .;voy. p. 465.)

Natuin-IIeinent, ces iustrunienls n'ont pas de n» ili'ins et ue sont jamais employés avec eux. EnrJ^ (^('■iiérule, lous les instruments ficxililes doivent stni sans li^e rifiide à l'intérieur, puisque celle-ci vientJ^ Iruirc la qualité même ijui est la source de leur \tieïï. Néiininuiiis il y a quelques exeeplioiis à cette règle,a le ninnilrin a quelquefois une valeur n-elle.

I.'usiip- lin mandrin est double. D'abord, quand Tisti-unK'nt d'arp'Mt présente une courbure insufGsuV, on a les moyens d'employer un înslruiueiit rigide, bi qu'il soitdotromme, avec telle cou rbui-e que l'ondé^Bt Fif.. ni.— SoiiiIp .,j,|.^,^ l'avoir eonmmiiiquée au mandrin, lequel doit* ll^c, (lias solide et pins fort qu'un simj)le (il métallique, b

seeond lieu, il siTt à mettre eu pratique une a» mi'uvre de la plus fraude ulililé, bien coiume pour avoir t'tc iina^iM par feu William lley file Lee:ls ). Iteaucoup de chirurgiens en art i-elni' avaalaf-'e en l'employant dans Ks circonstances diflii:iles. On pe* la décriri' ainsi : bi sonde, aïonU'i' sur son mandrin, est conduite ju^u'j l'obstacle ; là on ivtire le mandrin de 2 ceiiliniôlres environ, ce qui a pont elïet dan^iaenler la ((lurbare et d'élever la pointe delà sonde, defaf<» il lui faire fiancliir l'obsluele piostatique plus facilement que ])araucu» nuire aiétlioile 1 ! . I,i! mandrin doit être ass<-z gros pour ne iKtinl s'échapper par lis yeux de la sonde, dans les mouvements en luis ou en avaal qu'on lai imprime.

JlUdfrri'^ tout, il peut ilcvcnir nécessaiiv de ivcourir à la .sonde d'ar^'nl. C'est ce que je »<' fais jamais avant d'avoir échoué dans le cathélérismiprutiqué d'après les deux méthodes indiquées, l'.oinme il est désinihle if suivre une manière uniforme de l'introduire, et d'en adopter une des uii'illeuri'S, je vais décrire en détail les diverses mameuvres que l'on doit taire l)our arriver ii linti-oduire factlenit>nt. I,c cliirargicii, delhiul au colé jîauche du lit du malade, étenda dans une position cummotle, saisit légèn.*ment la soude entre le jK)Uce, l'indox et lo doi^t du milieu de sa inaiu droite, qui est ca supination; le premier (le pouce) appliqué, en const*qut^ncc, contn' la fao' supérieure du pavillon, loal cjnlre les oreilles ; les deux autres doigts soutenant la sonde plus bas, et dans une direction

[I) W. Hcï, l'raclkal Otiscn-aliom U Sar'jc-'j. LonJoii, ISli, 3'^ ÙJil., p. 399, 400,

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