TRAITEMENT DE LA RÉTENTION D'IRISE
Chap. XII.]
horizontale. Le pénis peut êlre saisi indifféremment entre le pouce et les doigts de la main gauche, ou de la manière suivante, qui présente une ceriaine commodité. Alors la face palmaire de la main gauche tournée en haut, le doigt du milieu et les deux deniiers saisissent le gland à la façon d'un cercle en arrière de la couronne du gland ; Tindex et le pouce sont libres pour rétracter le prépuce, si cela est nécessaire. L'extrémité de la sonde est alors introduite dans Turèthre ; la direction de la partie moyemie est parallèle à la ligne de l'aine gauche, et l'instrument est porté aussi loin que possible sans élever le manche au-dessus de la ligne horizontale. Puis on porte doucement le pavillon vers la ligne médiane du corps, en même temps qu'on l'élève un peu, de façon que la pointe s'engage sous Tarcade du pubis. A ce moment, on abandonne le pénis, et l'on porte le pavillon de l'instrument vers la perpendiculaire, puis on le dirige doucement en bas, vers l'intervalle qui sépare les cuisses du malade, tandis qu'en même temps on exerce sur lui une légère traction, de façon à garder le bec de l'instrument appliqué contre la voùle de Turèthre et à lui permettre de glisser tout contre l'arcade du pubis; après cela, à moins que Tobslacle ne soit très-considérable, l'instrument pénétrera bientôt dans la vessie, en glissant sur les petites proéminences du plancher du col vésical. A supposer que l'on ne triomphe pas de la difficulté par ce moyen bien simple, il ne reste que deux manières d'opérer qui présentent une chance raisonnable de succès avec la sonde d'argent à courbure ordinaire pour la prostate. La première consiste à sui\Te de plus près, ou plus soigneusement, la face supérieure, ou voûte, de Turèthre, soit en retirant l'instrument et en abaissant plus vite le pavillon, soit en employant une sonde à extrémité plus longue et plus courbée, de façon à passer audessus, si c'est possible, d'une grosse tumeur de la partie médiane, ou de toute autre saillie de cette partie. La seconde est d'incliner le bec, quand il est arrivé à la prostate, à droite ou à gauche, pour passer à travers le sinus ou la gouttière qui, dans une plus ou moins grande étendue, règne de chaque côté de cette portion médiane saillante, et pénétrer dans la vessie, non pas au-dessus, mais latéralement par rapport à l'obstacle. Tels sont les points que l'expérience et nos connaissances sur l'anatomie patholo-
*'i(JUe de l'or^tme nous mon- f^'^-tlo. — Sonde d'argent ouverte à son exlrémilé > r , fi r ^ • • et sonde de ffommc introduite dans son inlérieur.
lrei»t qu il faut retenir. "
Vne combinaison des deux instruments peut être quelquefois utile. Pour
ATO
MALADIES D£ LA PROSTATE
[Pli!, il
les employer, il faut prendre une grosse sonde d'argent (n** 10 oa il] [ii*3li 22 de la (ilière française] ou la sonde prostatique courbe n* 1 (fig. li5,a),eo»| plétenieul ouverte à son extrémité, comme si Ton en avait coupé lapûîik Une sonde flexible de gomme élastique, d'un calibre suffisant pour renfbl d'une façon assez exacte le canal de la sonde d'argent, est introdoilcii son intérieur assez loin pour que la pointe de l'instrument flexible lai saillie, en guise d'obturateur {b). L'appareil est introduit jusqu'à l'obstKk La sonde d'argent est tenue de la main gaîtche; on pousse doucemeiiir» strument flexible au dedans de la première, et celui-ci peut poursuinvi route jusqu'à la vessie, quand ni la sonde d'argent ni celle de pmm n'auraient passé seules.
En employant une quelconque des manœuvres mentionnées ci-desA l'instrument doit être conduit avec une extrême légèreté, et Ton nedoitst servir qu'avec douceur et délic-atesse. Ce n'est point par d'autres nwj» que l'opérateur peut apprendre à apprécier la résistance qu*éproiiv(li pointe ; avec l'instrument de gomme élastique surtout, il peut hàkmâ se tromper s'il exerce» une pression inutile; au lieu d'avancer, il vient iV réter dans quelque lacune, ou sur quelque pli de la muqueuse, tandb^ l'instrument continue, malgré tout, à disparaître sous la pressioD 4eh.| main, en se recourbant à l'intérieur de Turèthre. Aucune main ei<f» cependant, ne |H'ut se trompera la sensation de résistance produite davv ca:s; néanmoins cela a souvent été une source de déception, qui a eopai résultat fréquent la déchirure de l'organe. C'est une remarque vulgaiivè Civiale, « qu'une sonde ne va bien que quand elle est ctvaiée par Turèthraucun mouvement plus rapide ni plus puissant ne doit être permis.^h a, dans colle com])araison remarquablement juste, une vérité qu'on» devrait jamais oublier; l'instrument progresse au travers de la niuqufi» délicate, sensible et resserrée du canal, par un mouvement lent, conlinatt facile, semblable à celui qui fait progi'esser le bol alimentaire du psti vers restomar. Un en*ort plus grand, plus rapide, ne fait qu'exciter * résistance d'une nature méc^inique ou vitale; dans le premier ras, en portant au devant de la sonde un pli de la nmqueuse; dans le second, en «btant des contraclions volontaires ou involontaires de quelques-uns ie» tissus musculaires environnants.
Sir lîenj. I^rodie recommande, dans les cas où « l'urèthre est irritableft sujet aux spasmes dans sa partie membraneuse », de conduiiv la sondée gomme sans mandrin jusqu'au col de la vessie, et d'introduire alors ct^uki |)our permettre à l'opérateur de surmonter l'obstacle en cet endroit. <* rencontre, pense-t-il, moins d'obstacle à ce niveau, quand la sonde «l flexible, que (|uand oi» l'a rendue rigide au moyen d'un mandrin (t).
Il nous reste maintenant à décrire la manière d'employer la sonde aufslaire d'argiMit de MerciiM*. On ne l'introduit pas à la façon d'une soiidf ordinaire, ni même exactement comme le litbotrileur, auquel elle nssemble si fort. Le succès de son emploi, dans les cas difficiles, dépendit
(1,1 Sir Benj. Brodic, op. cit. y p 191.
CHAP.xd-l thaitemem de la
son maniement d'»près une ini'tlioile Urci aucun avantage.
L'itli'c li'uii instrument avi-c un bei
corps, cl n'ayant pas plus ili' 19 ii 2
orifiilii: dans l;i fnnni' ul te calibre
r^rMIni' (liins uau liypcrlrophio conf
!itu(e. lioinineji' l'aï itiDiiUvau rliapit
gîtjue de niypertri>[ihii', liiri'tlnT. d.
btiauc«u|) de dinx-ii^jon, (II' son plan
vessie s'allonjie dans le soits vprlîi:al ;
ovale dans son diamètre rocto-puliien
l'iuslrumont vient le îlisleudre ; en i
bru»|uc lilévAlioii sur le plancher d
, rnuiciiir à l'enli'éi! de la vessie. Yoyon
, slrumcut à cette silualion. La manii
L oeuidre ii l'idée sustcéréo nar l'éLat an:
MALADIES DE LA PROSTATE p-u^ ,
d'aiiliLs inou'ns. Ccpondaiit je l'ai iiilrojuîl, coiiimc essad, antblilé et de la manière dècrik. dn t|UL']qiies-utis [de ceux auit^ikJ!
l'iinviciil. Je no (mis donc porin^i • iiprTÎorilc on doroier ressort, iliif après l'échec d«- 'uiiriii's, flexililos et ri^idrs, -laiirepour liiquellp l'auleurlem»
inniiilt; surtout; nous dovons i|iril le considère coiniiif puuvu.
(liiiis ce cns, éviter un calhrfoii»
foid- au travers de la (lorl (troisième lobe), ou la ponction *t vessie. Mais n'est-il pas très-rare.
Umles les formes imaginable dcw deà llcxibles que nous possMloUDi»' tenaiil, qu'un pareil tk^hecsc ptànk' Dans une seule occasion, j'aidùfm tionner la vessie pour une reta ejiusoe par une grosse pi-oslalr:
dans cp cas, sous l'enipii-e i]t*sd stances qui auraient rendu la soi
«AP. III,] TBAllEMEST DE LA nÉTEMIO\ D'LlilNE. a:s
torons colle observation, (jui prûsenlc iiii iiiliM'^t considérable, quand tioit:. «ri arriverons à lu ponction de la vessie (voj. page 'i>^3).
La cause réelle de In difticullé, dons ces cas, c'est rcsisteiice des faussas routes. [1^ figurelie montre en/", j^, des exemples de fausses rotiles:
«n b, e, il, trois tumeurs prostatiques. La ligure 117, empruntée au musée DupuylnTi, montre jusqu'ù quel |)oiut jieiil f^lre portée la déviation du cinal de l'urèllire aux environs du col de la vessie. Celle-ci vsl |iriiduile par trois ttimeui^ volumineuses. Au-dessous de la plus petite, on aperçoit les orilices de plusieurs lacunes, vestiges de fausses routes plus ou moins anciennes.
Les ligui-es 118, 119, 120, 121 el 122, nous offrent des exemples bien frappants de ces diverses variétés de fausses routes.] Il arrive souvent que, dans un calhélérismc ancien, la sonde a perforé l'olistacie, est sortie de l'urèllire, et a cheminé longtemps en dehors : ou croyait qu'elle s'avançait toujours vers la vessie, tandis que, en réalité, elle faisait fausse route sur iesciilés du rectum ou de la vessie.
Après ce fAclieux accident, il arrive toujours que l'instrument s'engage dans le mauvais trajet bien pluti'tl que dans le bon ; dans tous les cas ij est dilTicile, dans cei-taïns cas impossible même do l'éviter. Dans de telles circonstances, on doit employer un instrument métallique, dont les mouvements permettent Fin, llH, — Faunci ronirs muliiiilci au un n)eilleur eonlriMe que la sonde niveau du col de \n vcssint'J.
él.'istîque. Il doit être aussi gros que le permet l'ufMhre; sa pointe, l'inoussée et non eflilée, sera maintenue tout le long de sa course contre la partie supérieuiK; de l'urèlbre par une douce pression qu'on
IDC [siuig riHito *,li,c, yn f'drDil Jmqn'l i« oiptw do stmliHae. u umikIs pirtl* ■ «■nconp «tûm l*iïn, Ml " '" "' — "" '"'
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471 MALADIES DE LA PliOSIATE.
t'xcrec, de fai,'Oii à i/viter la jmroi iiiri'ri<'nn>, nù l'un rfuc-iuiliv vn :■
^■^c. liQ. — FauisFs roitlM miillii'ïps ilc lu purlion «jiangicUiP au col tic la Tp«tf
Flg. 12D — Fuiiups roule» miiUipIcs de la riijfiaii |>ro6tiilii)U(: de l'urèllire et du hM Je U Teuic (").
•'ijii>l<Un«nnH<krrfd*i9«linn». Unil'icnnlMl ntMiId» *rH(n: l'ui^linTapliiH latM^ poX^Fwnr. U n*ta nrMhnlr, (plili* litM«MM>t, va» Tr«»ii1liinl<i M hM *laisB6e' d> ftoMf HM
Urni*» tapais! k fh» pniaiiMal JB nllp «*■ rmaucnifi iiii» Im.m* nnte. lansn* àr ]Vto«iM
iDl>tru, cl ont Isng* [• Uininr dii 1.^ Ul^nl «•whp. lUii' ti<"lo "it.' i'i<'»>lii.'. 1^ rn.i.l i .'i^ UUtmt
•onilfjnwitl'mlrétitolirHai*, aal'inilniBfnl i]>u-i' '.<'i ii'i -'>'i.<>i4i
il-liprMMIa.rBloHlanMmilliDtlmpIna Inîa nna !• r..< • m
flu. Urgs qu* dit» ràiMiF*. En f*l ndnJl, alla rt«"i!" ! - »»» i
il'anat ga arriM* M iladghon *a iMiM. Latnrfa dal» [" ' ' . >. n
* aalln d*i iMiMa taUtmIaa, Hit brt iate'le al In>.-I>'' i' ' ' - . i.-paJa
d^wilmpmhlUpirrniKaiiit dakuaJd; naitilmiii.;:.':!: - i^iaartk
CaAP. nu.l TItAlTKUENT Dt U RÉTENTION OTRIflE. AT5
^l'ohslacW, Cl OÙ les parois de l'urèlbrc cèdent le plus facilement : voilà
^poun|uoi les fausses routes s'y renconlrenl le plus souvent. Arrivé à ja
iiliuM pubiiinie on doit abaisser le pavillon pour élever la pointe, et
lalor» ks (loigis pnssinl légèrement au périnée sur la convexité de la
ioude sLUtent ctlli. n à travers les tissus, et aident souvent à la diriger
laiis sa iniFche Miis si, nprès avoir inlitMluit 17 à 20 centimètres de l'iii-
strunienl, celui-ci est an-été dans sa course, il faut porter l'indicateur dans le rectum, pour s'assurer de la situation de la sonde ; si on la sent trop distinelemenl, et que la muqueuse semble seule la séparer du doiïft, on appi'end qu'elle a al)amlonné Vurètbre, probablement par son plancher ou l'uu de SIS Cotés, et qu'elle a cheininé entre le rectum et la vessie. Dans ces circonstances, il fjmt ii'lirer la sonde de 9 à )2 centimêti-es, le doigt restant flans l'inleslin pour servir de point d'appui destiné à pousser l'instrument en haut, dans un nouvel essai pour l'introduire, mauœuvrequi réussit sou-
rv.n>i.,.'nr.,t ».< r,-,i- ,1,.,.i , I ., [j ,..,f,o .ntiTirtir* .1- h «*lu ■iJll.r.lf. lr.vor«:t In i.m.lil» .inv.ot es .rriïi* ijuurjLliBtnl'T.ÎK'j''- ~'- l'T>ir1i.~; rf'diHunm rn .k-bor*. t'.nirnâl âa'i» !■ 'v.~>ii '"j'-rti'--'^ 1' M* IMinl
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MALADIES DE U PROSTATE
flB.I
ont. Si ollo ôchoue, on rolii-e rinstrument jusqu'au même point. K Fa pousse (loucfincnt sa pointe, encore portée en haut, du côté dnili Turèthre; si l'on échoue, on T introduit de nou%'eau en la poussant du ol «rauche, car il doit y avoir un côté qui n'est pas atteint par l'orifioeiek lausse route, et il est probable que la sonde, guidée par la pim>i idbft pourni se «glisser dans la vessie. Ces manœuvres, employées systémalifB' nirntt't avec soin, nianipK'nt rarement de surmonter la difficnlteqwptsente I elat en (picslion. Mercier propose une méthode qui parait iB^ nieuse pour éviter la lausse route. Il emploie une sonde métallique, ami u'il situé dans sa concavité à envinm 7 ou 8 centimètres de son extmilL laipiclle est |)l<'iiH* au d(*là de Tœil. Il passe d'abord rinstrument^etlehl s'rn^ap\ connue d'habitude, dans la Tausse l'ouïe qu*il eomble. Ensoiki «glisse dans rintcrieurde la sonde un instrument élastique, lequel, soiW par l'ceil, à la concavité, évite la fausse route, et a grande chance desinn le Irajt'l de l'uréthrc jusque» dans la vessie (voy. Kg. 123).
Vi\. 123. — liisIruMK'iit tic M«MYirr pour rxiliM" lt*5 fausses routes. C'esl uiu» somlc »l**rjreni, croii^»' jiisnu'à la lijjuo pomliuM^ ; an delà est nue partie pleine, qui entre (lia*U fausse roule. On intnuluil «lans rinstrument une pelilr» sonde de s:oiiiiiio qnc WviU sortir à rorilirr simé sur la oonravilé |»our lra\erser rurèlhrc au do\ant de U fj^sie roule ofoupée par rexlréniilô de rinslrnnient.
Ici s*élève tme ([uestion. Kst-il désii*abh', pour la première fois, d'fulevff loul le contenu de la vessie, lorsque la rétention existt^ depuis fort lonïtemps? Dans d(» rares circonslaiKtt^s, l'extraction d'une ^^randc quantité d'urine, se monUml à plusitHirs litres, a été suivie de faiblesses el de pertes de connaissance dont le malade ne s*esl pas relevé. Quand la vessie «l très-paresseuse, il est alors prudent de la vider peu à jwu, et, lors(iueb sonde reste en place, on (d)lienl facilement ce résultat. I/*»\traction de 900 à 1200 grammes de licpiide simla^era complètement le malade, ri, aprr> une demi-heure ou une heure, on en pourra retirer une autre jKirtie; de cetl(» manière on habitue peu à peu la vessie à un étal d<' contraction normale, condition qui, plus lard, doit étrr assurée, comme rè^le, au moins une ou deux fois par jour.
Cii.vp. Ml.) TnAlTEMES'l UE LA F
Iti'jmis la puitliculiun de la iireniiêrc
dans laiiiiclli' ci' lirriiier pnra^raphc a'
un i-M'iii|il- l]'é>-l'fii]i[)aiit tie la Dccessil
Lf cas, Uevliil li- siijfl d'une en({uète lé,
iicLioii jiidicinire; un me demsindii m
In malheureux fort Agé soufTrîûl de
d'urine, cl eel état n'élail, en i-éalilé,
- )). fiI3<. (|iio le signe d'une grande diitti
^ qui s'i'('i>ulait goullc à gouUe, par jou
^ i}Danlil>- iiorniate, et le médecin eu uv
^ d'iDln>duire une sonde. Cerlnine^ cir
g pratiquer le ratliélérisme. Le vieîUai'd
sonde fui iiitnxiuite, fit donna issue,
itlujï l'urine n'eut pas plus tôt cessé de
piedsdu cliinir^;irn. Il s'étnil produit
riullueiice de reiilévemeiit d'une aussi
A78 MALADIES DE U PaOSTATfi. [fm.i
certaine distauce, sous le lit, par exemple. Pour la commodité du mahà on peut employer un tube assez long pour atteindre une chambre Tuisk disposition que j'ai souvent adoptée dans la pmtique privée, avec de ki résultats dans ces conditions, parce que la totalité de rexcrétion s>ii aussi bien dans un vase situé à une distance de 3**,o que dans un mê vase placé dans le lit même. Il faut avoir soin d*uiie chose, c'est qvî tube soit mince et léger, et qu'il soit fixé en deux ou trois points éest trajet, en sorte qu'on ne puisse, jKir son moyen, ni tirer ni peser svk sonde. On peut y arriver aisément en y mettant du soin. On se dispem d'employer la sonde de cette façon aussitôt que le permettra Tétatdu màà
Dans ces huit ou dix dernières annt^s, on a imaginé une soifcè caoutchouc vulcanisé, à laquelle j'attribue une très-grande valeur èi certains cas exceptionnels. Par suite de sa mollesse et de sa flexiHl extrêmes, le malade la sent à peine, et elle a la propriété i*eniarqual)kè ne pas s'encroûter de sels calcaires, même après un séjour prolongeai la vessie. Il n'est pas toujours possible de rintroduii*e sans mandrin; cdici, lorsqu'il est nécessaire, devra être retiré aussitôt que la sonde « pénétré dans la vessie. Quand lesbesoinsd'urinersont extrêmement fréqoeÉ et que le malade ne peut se soulager que par l'emploi de la sonde, mfâ avec avantage laisser à demeure un de ces instruments de caoulcks Grâce à sa flexibilité, elle peut être chassée de l'urèthre avec l'uriae.^ n'est |)as toujours facile à maintenir en place. C'est |>our cela que M. W a imaginé une paire « d'ailes » à son exlrémilé vé.sicale; mais celles-ii<* plutôt une tendance à produire de l'iiTJtation. Je pense (|u'un tube éf maillechorl long de 10 centiniètres, et introduit dans le pavillon, piTitH de la maintenir aisément, surtout si elle est nouée avec un fil mincean |)oils qui recouvrent le pubis : telle est, en ellel, la meilleure niétbndr-i iixer un instrument flexible. Dernièit»ment, le docteur ï. B. Curtis, mi ancien élève, aujourd'hui médecin à IJoslon, s'est servi du collodion p"» donner plus de résistance au manche de l'instrument et aiTiver an in^af résultat que moi avec un tube de métal. Cette application est facile, mpie, et je crois qu'elle répond à toute espèce de desideratum.
La dernière question qui reste à résoudre est celle-ci : Quelle marrie faut-il suivre quand il est absolument nécessaire de porter un pn»mpi secours dans un cas de rétention d'urine, après l'échec de tous k»s t»>.^' de catliétérisme par la méthode de douceur?
Comme un tel état de choses ne se présente qu(î rarement, ou m* ^ réalise que peu dans la praticjuc, ce n'est aussi que fort rarement i\vieM se poser celle (juestion. Toutefois nous devons être prépaivs à la meilleure manière d'y répondre. Il faut pratiquer à la vessie une ouvertuf>' artificielle, soit en perforant la partie de la prostate (|ui fait obstacle, st-il en ponctionnant la vessie de l'extérieur. Xous décrirons d'abord les dil^rentes opérations réunies dans ces procédés, et puis nous discuten*^ leurs moyens d'appliciition aux diverses phases de la rétention par rauy prostatique.
La perforation de la iKirtie de la prostate ([ui (ait oljbtacle, en dautn^