‹ Traité pratique des maladies des voies urinairesChapitre 134 sur 241 · DES CONCRÉTIONS ET DES CALCULS DE LA PROSTATE · texte numérisé non relu

DES CONCRÉTIONS ET DES CALCULS DE LA PROSTATE

Concrétions prostatiques. — Elles sont distinctes des calculs. — Caractères phvâqafî à l'œil nu, et au microscope. — Caractères chimiques. — Analyse. — Sont-ce des petductions naturelles ou anormales? — Mode do formation et historique. — Elles penrol devenir les noyaux de calculs. — An«ilo{;ie entre les concrétions proslaliqncs et biliaires et les autres concrétions. — Manières devoir du docteur Joncs et de M. Quekelt : Virchii. Wedl. — Calculs prostatiques. — Sortes et volumes différents, etc. — Analyse. — Siéf? — Nombreux exemples. — Mesures opératoires pour les enlever.

Il est extrêmement commun, après avoir incisé un urèthro, d'observer, dans sa portion prostatique, tout autour du verumontanum, et surtout dans les orifices des canaux prostatiques, de nombreux petits corps brunâtres oq noirâtres, dont les plus volumineux ont d'ordinaire la taille de grains de pavot. Ils ne sont pas libres dans le canal, mais en général ils occupent quelques-uns des orifices indiqués, quelquefois ils sont au-dessous de h couche épithéliale de la muqueuse, que l'on aperçoit nettement au-dessus d'eux. Puis, quand on pratique^ une section dans la substance prostatique, surtout si l'on dirige l'instrument tranchant en bas et en dehors d'un coté ou de l'autre du verumontanum, on peut souvent apercevoir un grand nombre de ces corps. Ils peuvent même être dispersés dans toutes les parties de l'organe, bien qu'ils atteignent rarement la taille que j'ai indiqué*' dans des endroits éloignés de l'urèlhre.

Ces corps ont reçu le nom de concrétions prostatiques. Elles n'ont, pour leur origine, aucun rapport avec les calculs urinaires ; on ne doit pas non plus les confondre avec les masses dures, analogues à la porcelaine, qu on rencontre quelquefois dans la prostate, et dont elles diffèrent aussi. Il est d'autant plus nécessaire d'établir une distinction, qu'on a souvent considéré les concrétions comme des calculs urinaires, et qu'on les a plus souvent encore regardées comme ayant une constitution semblable et comme privées d'une distinction générique. Nous allons les envisager ici séparément.

CiiAf. xvin.] CONCRÉTIONS ET CALCULS. 527

f.o>'ci<ÉTiONS PROSTATIQUES. — Les coi'ps indiqués ci-dessus sous ce nont ne s'observent pas en général avanl un âge moyen ou avancé. Mais bien [|ue, en règle générale, règle qui soulTre quelques exceplions, on n'en puisse pas découvrir d'exemples visibles à l'œil nu pi>nJatil In jeunesse et l'rtge viril, le microscope les fait voir de petite (aille à tous les âges, sauf avant la pulwrté. Dans la première série des 50 prostates que j'ai examinées, il y en avait dans chaque cas.

Au début de leur formation, ils se pi'ésentent sous la fomie de Irès-boaux corps micmscopii|ues, d'un volume qui varie, pour la plupart entre 25 et 253 p; ils ont en général une forme ovale, parfois angulaire, prolKililement par suite d'une pression mutuelle. Ils ont une couleur jnun!\ti-e, qui varie entre la teinte la plus Faible et l'orange foncé, et qui acquiert sans aucun doute une couleui- plus vive avec l'âge et l'accroissement de volume. lis orTrcnl un contour bien déQni, comme s'ils étaient limilés par une sorte de paroi cellulaire, et présentent dans leur intérieur de nombreux cercles concentriques, qui lui donnent l'apparence d'un ctilcul d'acide urique divisé, quoique le corps soit plus ou moins translucide : celte ressemblance, ii l'origine, a sans doute suggéré l'idée d'une relation de parenté avec les producliotis de celle classe. La partie centrale, ou noyau, comme on la désigne, n'offre pas d'ordinaire de cercles; mais elle a une apparence cellulaire, comme si elle était constituée par une agglomération d;' corpuscules fondus ensemble en partie. Cette masse centrale est de taille variable, mais elle existe d'babiludei et c'est autour d'elle que siègent les cercles concentriques. Souvent deux, trois, ou un plus grand nombre de concrétions très-petites sont situées l'une coutre l'autre, chacune offrant des saillies plus ou moins angulaires, et formant le noyau d'une production plus volumineuse; parfois on voit des lignes radiées s'étendre du nucléus à la - circonférence; ou bien le clivage de la masse se fait dans le sens de ces lignes. Quelquefois la concrétion semble foimée uuiquemenl de corpuscules agglomérés; ou bien ils existent en très-petite proportion relativement a cercles concentriques, et parmi ces derniers on ne peut découvrir aucune ■ trace d'un arrangement de corpuscules. Il est facile quand on en examine ' un nombre considérable, de former une série de ces petits corps demi-transparents, à diverses périodes de leur développement jusqu'à ce qu'ils arri- \ent graduellement aux formes foncées presque opaques que j'ai décrites au déj)ul de ce chapitre. Même dans ces derniers on peut rencontrer quelques vestiges de la disposition concentrique, mais, en général, ils sont sombres et trop opaques pour transmettre la lumière; ils n'apparaîssciil que comme des masses d'un brun foncé, de (orme spbêroïdale, avec une translucidité suftisanle pour permettre à l'œil de découvrir aisément sur leurs bords leur couleur réelle orange foncé, ou rouge. Leur consistance se modilie aussi beaucoup. Au début, ces corps sont mous ; ils se laissent cliver ou diviser facilement, comme le fait ou corps mou, sous une pression qui vient d'en haul, même quand ils ont 2;)3 p, lorsqu'on pèse légèrement sur le verre qui recouvre l'objet sous le microscope. Mais lorsqu'ils ont atteint la taille et la couleur que je viens d'indiquer, ils peuvent aussi ac-

r)28 MALADIES DE U PROSTATE. [Pin.n.

quérir une solidité considérable; ils sont durs et même. cassants, lorsqu'on

emploie la force pour les rompre.

Leurs réactions chimiques sont particulières. On n'obtient aucune réaction sur ces petits corps mous, pâles, jaunâtres, au moyen des acides acétique, nitrique, chlorhydrique ou sulfurique, h froid; ni par Féther sulliirique ou les solutions de potasse et d'ammoniaque. J*ai trouvé que les fçiosses concrétions dures et brunâtres ne s'altéraient pas par Tadditiondes bases, sauf qu'elles deviennent un peu plus transparentes. Elles sont quelquefois attaquées par les acides chlorhydrique et nitrique, et donnent lin îi un dégagement de gaz, (jui diminue un peu leur volume. L'acide suHt rique met plus vite le gaz en liberté, quelquefois même après qu'cllesort cessé de ressentir l'action des autres acides. Parfois elles se ramollisseulH se désagrègent en une matière amorphe, en perdant un peu de leurcoolnr et de h ur masse, par l'immersion dans l'acide sulfurique. D'un autrecùSê, certains spécimens paraissent résister à l'action de toute espèce de réactH

Pour obtenir une analyse qualitative et quantitative exacte de cesooiys, j'ai soumis environ 200 eon(;rélions dures et foncées à mon ami le docteor W. S. Squirc, qui, après des recherches attentives, m'a comiimniqué 11 note suivante :

« Plongée dans l'acide acétique, la concrétion résiste à son action; imiJ si on la brise avant d'employer cet agent, elle se ramollit et se gonfle légèrement. L'acide nitrique, à froid, n'a aucun elîet; à chaud, il dissout entièrement la concrétion, avec une légère» teinte jaune. Une partie de la a»crétion traitée par la solution d'iode ne change pas de couleur. L'acide sulfurique oi le sucre ne produisent pas la réaction caractéristique de U protéine. Quand on la traite par une solution de potasse, à chaud oui froid, il n'y a pas de changement, et en ajoutant un acide, il ne se fait pis de précipité dans le liquide alcalin. Lorsqu'on chauffe la concrétion, il sr développe une forte odeur ammomacale.

» De ces réactions, je conclus que la partie constituante organique delà concrétion n'est pas un vrai corps protéique, mais qu'elle appartient très probablement à cette classe de substances nitrogènes, quelquefois appelées dérivés protéiques, dont la fibrine, la gélatine, la chitine, sont de> exemples.

» Par l'incinération, on obtient les résultats suivants :

» Concrétions, 0«%02'i6. — On retire des cendres 0''%0I 12, ce qui donne fi."),9 pour 100 de résidu. Celui-ci consiste surtout en phosphate de chaux, avec une petite ([uantité de c^irbonate. »

Faut-il regarder' la présence de ces concrétions dans la prostate comme une circonstance naturelle ou anormale? On a répondu très-difleremmenl à cette question. Je n'ai pas examiné moins d'une centaine de prostates, à tous les âges au-dessus de vingt ans, et je les ai découvertes dans toutes. J'en ai trouvé aussi sur un spécimen de quatorze ans, et je n'en ai jamais rencontré dans l'enfance. Il y a une grande différence cependant dans leur nombre, suivant les cas. Dans quelques-uns, dans le plus grand nombrts après cinquante ans, on les voit assez nettement à l'œil nu dans luriHhre,

CiMi'. Miii.) CONCIlETlOSS

iiuloni'dii vcrumoiitaiiulu, aussi tiM qi Tniil faire une RPCtion sur un IoIip lati

Ir I, ,;,■;■,.--..!„. t. l'iiHiitlo lllitOUX fl SO

|j,i. ■ . ■ .|ii:iiiliti'-s, iMrfois c

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M'iiii'. 'i.V- ■ ^■■i\i |>lu^ (H^liloâ, plus pi jniiiL's Mijris. ('[ virr tvrtri chez li'S i ))i>L'L iinNi'iniiic [iiiiir |i> iionibl-t>, 1.1 Uti l')l^i-ilu siiji't. DniH le n" 15 du lablei de soixante-six ans ijue sur aucun au eaux do qualre-vingt-dix ans. J'ai psi «jes, visibles à l'ceil nu dans ce cas, i Kri ^l'in-ml, nii les a i-p^ardées com |ihis ri'i'riiuiu'iLl t'-LTil sur ce sujt-ti Vt d'inii' iiii^'innilalion d« volume de la i-iiriiliiri' iiuliv chose des faits (|uc ji Inir cvistince est un résultat itriwssai imlurilles de la pi'ostate, quoiqu'il I

530 MALADIES DE LA PROSTATE. [fu:

gane, dans lequel ils sont parfois agglomérés sous la forme d'an*' p de raisin, adhérents à diverses parties de la glande. De plus, il est de voir les petits conduits et les poches en caecum distendus pareil corps, aussi bien que par de petites granulations jaunes b^aci<p Unes. En niasses plus considérables qui occupent les acini, ou Ibllic de la substance glandulaire, on les voit non-seulement réunis, mais nés, et ils présentent alors une apparence identique avec ceux qui le centn» des concrétions les plus grosses. A en juger par ces apparm^i par la IVéïjuence de leur apparition, il m'est impossible de ne pa^ clure (jue telles sont les pt^riodes successives du développemeut de lu crétion prostatique : réunion de ces corps jaunes ou granulations: partielle en masses plus ou moins homogènes, peut-être si partielle de cette masse, ou, plus probablement, dépôt, à la surface, <ki ches fraîches d'une matière li(|uide semblable à celle qui constiMl Toriginc* les corps jaunâtres; enfin, quelques additions de mati^ reuse par infiltration ou par Jiccroissement. Les concivtioiis qui m^ tmuvent pas aux orifices des conduits, comme je l'ai indiqué toutd's occupent en général les conduits les plus volumineux et les fullicules^t j)artie sécrétante de Torgane. En soumettant des coupes à un gros»! ment de 200 à 250 diamètres, on aperçoit avec facilité l'agencement riF»| laire de fibres autour de la concrétion, lorsqu'on l'a laissée in «fc* ailleurs autour des orifices qui ont laissé échapper ces corps.

Peut-être tous ces corps jaunes sont-ils fonnés à l'origine, c'esl-à-fci moment de leur production, de matière purement organique, etceWfi lière est-elle un produit des éléments sécréteurs de la prostate. A période très-peu avancée cc»pendant, ils semblent imprégnés d'un é\(9i\ lerreu\ en petite proportion ; celui-ci n'altère pas beaucoup la transpMwl de l'objet. 11 en est un grand nombre qui paraissent rester en cet AI quoiqu'ils soient sujets à une augmentation de volume considérable ipl leur formation; celle-ci dépend, sans doute, au début, du volume ti| cavité où se fait l'agrégat.

Lorsque des circonstances donnent lieu à une addition de niatiènsl^ reuses opaques dans la concrétion, son volume augmente non-seokiH par ce fait, mais aussi par ce qu'il y a des matières organiques associff?i ces dépots. (Vest alors qu'ils prennent de la consistance, une opacité pi» ou moins grande, et, soumis aux réactifs chimiques, on recomiah Itf ' lem* intérieur la présence d'éléments minéraux en quantité considénUri* même prédominante.

C'est ainsi qu'on peut expliquer l'addition de la matière terreuse é^ l'intérieur dt» ces concrétions. Quand l'un de ces corps s'est forméàFii*' rieur d'un ft)llicule, et que son volume s'est beaucoup accru par des woches fraîches di' sécrétion, il devient plus ou moins vite une sotitt corps étranger, et comme tel il fait naître un certain degrt? d'irritatiot C'est un fait bien connu maintenant que les membranes sécrétantes. (bD> toutes les parties du corps, tendent à déposer une matièi*e tem^use ojia(|» sous l'influence de certaines formes ou de certains degrés d'iiTitation:dafi>

tous les ras, ce pi'oiliiit (■(iiisislc |>i'i iiM'c UN.' [>i-ùh' iiuajililti .].■ .dili.iiiali laiilcrun fulhiul.' j)|■ll^!;lti(|ll(■ |.ai'al

« .■^-lsl,.n..,M,ui.Uvdo|ii....

lai [II' l'-i <>|iu|ui' iiu dt-tiul, il alt<i

i'alili- '■ M. il un ^['uiii tl'orgo pcrW

(M'Ili- irliilit rr liTi'i'IISI!, OU trOlIVl' «Il

yl4jnluluii'cs, Ole, f.n pTOportioiis vt pérïndf.8 de m fnmtation, l'atialyst^ tique mutilrc di-s i-ùsullals ililTérents^ plus foi'lo propoi'liuii (|t! iiiati^i'cs or ijpaiid ulle n'est visjhle k l'œil ijue i matière iiior|;anique quand cHf ii un qui viL'iiiioiit d'tHri' ilêwils. On a sou cuiii.T<'li<iji^, <'l l'on u coustattf que l( jt 85 pour loi), au lii'U (le k6, COUitn<

532 MALADIES DE LA PROSTATE. IPaet.u.

causes d'excilalion. On a souvent rencontré des productions phosphatiques sur toute la lon<j:ueur du canal intestinal, spécialement à la partie supérieure, où le no\au a été fourni d'oixlinaire par Tenveloppe dure de Torge, une des substances le plus fréquenuaent administrées dans la diète, tout le monde connaît les calculs biliaires. Les éléments histologiques de la sécrétion biliaire, épaissis par l'absence de liquide, entrent largement au début dans leur composition. Plus tard, des sels phosphatiques ;en général, comme dans d'autres concrétions, le phosphate de chaux) viennent sy ajouter et forment unc^ partie constituante du calcul biliaire. Sous béascoup (h* rapi)orls, il paraît y avoir une analogie considérable entre ce produit et la concrétion prostatique, non-seulement comme formation, ceslà-dire comme naissant d'une base organique et comme proportions relatives des éléments minéraux, mais agssi comme fréquence de leur apparition. En deliors de ces exemples, je ne ferai plus qu'une simple allusion àTi similitude qu'on observe dans les caractères et le mode de fomiatioudf$ calculs dans la glande lacr\male, les sinus frontaux, la bouche, le pancréas, les vésicules séminales, les canaux galactophores, et ailleurs encore (t).

Celte manière de voir diffère, il faut le dire, sous plusieurs rapports, de celle de certains auteurs qui autrefois ont attaché à ce sujet une trèsgrande attention. Le docteur lïanfield Jones a publié, en 1847, un article très-intéressanl sur les résultats de s(»s recherches (2), qui sont venues confirmer un grand nombre des observations que nous bxoub rapportées. H croyait alors, cependant, que ces concrétions tiraient leur origine d'une simple vésicule contenant une matière granuleuse, et généralement un noyau, cl qu'elles n'augmentaient (jue par accroissement endogène; il regardait leur origine et leur composition comme entièrement organiques au début de leur existence. D'un autre cété, M. Quekett dit qu'elles « commencent par un dépôt de matière terreuse dans les cellules sécrétantes de la glande, et qu'elles augmentent soit par l'agrégat ou le dépôt de couches concentriques» (3).

Avec le premier de ces deux observattîurs, je suis disposé à admettre la composition organique d(»s concrétions au début, fait que l'on peut tenir pour assuré, d'a|)rès \ouv conduite vis-à-vis les i-éaetifs chimiques. Pour l'origine vésiculaire qu'il indique, démontrée comme elle lui semble par l'apparence de quelqu(»s-unes des plus petites productions j'éprouve^ néanmoins quebjue difficulté à admettre un tel mode de formation, surtout quand nous ne connaissons aucun procédé qui lui soit analogue pour un autre développement cellulaire, normal ou anormal, dans le corps humain. Quant aux productions plus considérables, je doute un

(i) Voyez Ctjrlof)a'flia of A/iaiomy arui Phyuo/ogy, \o\, IV. p. 71, Londoii, 1847, art. Pkoducts advemitious, par le do«lcur W. U. Walslie.

(2) The Mtdical Gazette, 20 août 1847, et /ïe/)oW* of Pathoioyical Soctetij, 184G-1847, p. 129.

(3) John Adams, i/œ Atwtomy and Diseases of the Prostate Gland ^ 2*' édition, 1853, p. 158.

Q|.M>. ïvui.l COACIItllO.SS

|icu. il t'ii ju^t>r par Ic-ti ii|iparenc(-s ( souvent, sinon toujours, pivHJuitcs p chIcs. les conduits ou les iutci-stia JDUiilVli'es dont il a étù ([uostion.

(lue sont a-s n corps jaunes » ? voii fa^^OIl shU^s faisan te. Nous ne savons ) méincs des celluli^s sécrétantes altéré lanent des produits de sécrétion de et que le mince èpithélium fusifonne i praslatti]ues est souvent chargé d'une iilaut en tous points il celle qu'on semblE! militer en faveur de l'idée qu< tinn glnudulaire. Je puis ajouter quej' jaunes semblables dans le liquide de eltes semblent plus constantes que

MALADIES DE LA PROSTATE

encore et ils y recherchent les manœuvres opératoires propres ti enlever (1).

Le procédé opératoire au moyen duquel on a extrait les calculs ftt tiques est d'ordinaire une incision au périnée, allant jusqu'à rurdkfv.j un cathéter cannelé, de la même manière que dans la taille latéral, h on fait Touverture sur la ligne médiane, c'est-à-dire sur le raphé du née. Sans aucun doute cette position est la meilleure et la plus sàre| une incision, d'autant plus que l'ouverture médiane donne une iièt] exacte de la position qu'occupe la pierre, et que c'est la roule la recte et la moins hasardeuse, dans ces circonstances, pour arriver col de la vessie. L'opération est bien moins dangereuse que oeBe taille ordinaire, car on ne touche pas à la vessie, dans le cas où U pas trouvé de calcul vésical coexistant, point qu'il faut éclaireir aTUtl Il faut consacrer un soin spécial au temps de Topération dans kqMli enlève les fragments logés dans la prostate, afin de ne point laisser dei pour un nouveau dépôt.

Sir Benjamin Brodie rapporte un cas où il enleva de petits calcoki statiques avec la longue pince uréthrale; il y en eut quelques-uns qii chappèrent dans la vessie, d'où il fallut plus tard les retirer.

L'existence de ces corps, lorsqu'ils sont petits et renfermés danskj State, ne se révèle point par des symptômes pendant la vie. Quand kl amené de l'irritation en augmentant de volume, il peut se formeruAi ou un obstacle au cours de l'urine ; ce dernier peut surgir aussi (Wi de l'engagement de quelques calculs dans Turèthre par où ils s\ Le traitement consiste à les enlever, s'il est possible, au moyen d'une] ou d'une longue curette, de la même façon qu'on enlève les fï ^ après l'opération de la lilhotritie, comme nous le verrons dans le Ai^\ suivant. Mais quand il y a des signes précis, et qu'on peut reconnattrei la sonde ou le ciithéter que le corps étranger est plongé dans le iissaki prostate en ayant du col de la vessie, ou quand on peut s'assurer de a| sence par le rectum ou le périnée, une incision sur cet endroit-ci offriiii| moyen simple et efficace de l'amener au dehors.

phate de chaux, 13 de matière animale, et des traces de carbonate de chaux. tJoarwrfi versel des sciences médicales^ août 1820, t. XIX, p. 254.)

Lenoir et Nclalon, chacun un cas, compose de plusieurs frajçments, enlevés parlaii pression, la lithotritie ou V\ï\c\?,\oï\. {Gazette des hôpitaux^ 18^6.)

On en conserve de bons exemples dans le musée tlu Collège of Surgeons; les sont numérotés H. 13, 15 et 23. Le premier, qui est le plus gros, ne pî»se pas ii»«»*l 378^,23.

(1) Dionis, Opérations de chivuiyio y par La Faye, p. 221. — Oesrliamps, SariblAl t. IV, p. |(jl l'i suiv., 1796. — Sabatier, Médecine opératoire, t. III, p. 136, 1S10.

■CH*['. Xïlll.] CONCRÉTIONS tT CALCULS. 53.»

mais ncaumoins ct> sout Aas calculs sé[iaros i^t disliiuls qui se .sont nppli- 4{ués l'un contre l'autre par une étroite juxtaposition (lig. 135j. Les petites productions isolées ont à peu pi-ès le volume des grains d'orge perli-, rareniout celui d'un pois : ce sont mM El

les exemples les plus purs du calcul JK Ih

prostatique. Les masses Tormées /^/j y

par une réunion de ces calculs ont Ulules les tailles ; mais on les a vues atteiiidro de 10 à 12 centimètres de Uf'^f'i?'!^ longur'ur dans des circonstances ""' tri' s- rare s. Dans ce cas, elles s'élorideiit à l'intérieui" et le long dr. l'urt'lhpe, et môme jusque dans la vt'ssie. Puis, dans ces circonslanri's, l'analyse chimique nous les niiintre uniquement composées de phosphate de chaux, avec un trèsléger mélange du produit ordinaire <ie la vessie ou de l'iinnc, Te phosphate Iriliasique amnioniaco- magnésien. Leur eonsislancc est duiv

■et leur texture si ferme,, qu'elles i .i,. lUi — i;ai.'iiij iirosiiiiirfiict/'). ressi'mblenl à de la porcelaine.

Elles sont blanches, jaunAtres ou d'un biuu pille; leur surface ollre d'or- <itnaire une teinte plus fonctw que leur intérieur.

On a fait des analyses de la petite variété arrandie, et leurrom|K>silion coïncide en général avec les résultats des cx))érieiices du docteur Wol- Liston, qui, le premier, a indiqué leurs caractères chimiques, et montré qu'elles n'étaient point des produits urinuires. Le docteur Wollaston les dit composées de phosphate neutre de chaux, teinté pui^ la si'-crétion de la prostate (1). Parmi les analyses modernes, voici celle de Lassaignc, que l'on cite Iia1)itu('llemeiil :

l'IiuiptialP du chaux 84,5

Maliire- animaic*, iA>: , 15,0

\ous avons déjà vu, cepriidanl, (jue les proportions de ces éléments peu- 1 vent beaucoup varier. Il semble qu'en it-monlanl aux iK-riodes les nioina I

(I) Phih«>pliical Transoelioiit, 1797, | (^ V»Miii lU-iiirt» •etlioluiasl i«r •• «roi pjiWti«i«. la InnchA Amilo 4 «la Jt Hiiip*^ iidb Btilntiide flv potil* 1 imiÎHi dd Mbiv lèiinii, tonteDnp lUnt itn htyitr. L« tnuh^hi ilniit FhwHBD lUisoIlHlnamlsnailnn ou pluiimn »1nilt. >Ic l'nMIïrn, lutitivqiie la porUoD ds 11 nniUl*, qnl —

lo^fqMe ittt çorf* ^umnffi. t^x^ Vvmitnit, y\. i, Gç. 3,

536 MALADIES DK LA }>ROSTATE. [Pait.JI.

avancées de leur roiiiialioii, rélémenl minéral se trouve en moindre proportion que 1 élément organique. Ainsi les petites concrétions décrites auv pafies 5"2Î) et fiSi, étaient formées de parties à peu près égales de niatière» organiques et animales.

On trouve souvent r(*s petits calculs logés chacun dans un espace particulier, cavité située dans la substance de l'organe, et de dimension variahir suivant le volume du calcul même (1). D autres fois il y en a piusieius qui occupent un espace ou \uw cavité plus Large, où ils sont mobiles; et ainsi leur forme arrondie fait ])lace à une autre forme plus ou moins anjuilaire, |iar suite de leur jnession ou de leur usure mutuelles. Dans cet étal, (m peut ({uelquefois les sentir par le doigt introduit dans le rectum, et Toi perçoit très-bien le frottement (jui résulte de leurs mouvements l'un sar l'autre, (|uand on vient à presser. En même temps une sensation pareilles communique à la main au UKnen de la sonde introduite le longrielurètbre, (piand l'instrument traverse la portion prostatique. J'en ai montré derniènîment à la Pat/iological Socictt/ quel(iues bons exemples que j'avais «i l'occasion d'observer. Ils pr(»venaient d'un malade qui mourut à l'âge fr (juatre-vingt-neuf ans. La prostîite était augmentée, mais pas beaucoup: mais dans chaque lobe latéral, et aussi immédiatement au-dessous de vewmontaimm, on remanjuait une cavité contenant de nombreu.x calculs foncés, très-durs et à surfaces polies; cha(]ue calcul avait plusieurs lacrtlrs iiTégulières, et variait du volume d'un grain d'orge perlé à celui d'un p» [)ois. Ct*s caractères les distinguaient complètement de calculs à origiw rénale ou vésicale (2).

Les masses plus considérables formées par agglomération, qui on général renferment surtout du phosphate de chaux, contiennent d'habitu(h' assez de phosphate tribasicjue dans leur composition pour se nipprochi? plus ou moins de la classe de calculs appelés calculs fusibles; il est bien eulendu qu(» ce terme enibrasse un grand nombre de variétés en rapport avec les proportions relatives des deux sels phos|>hatiques. Ces productions occupent souvent de vastes es|)aces dans la substance prostatique, et au milieu des tissus voisins : cavités irrégulières qui augmentent à mesure que la |)roduction calculeuse s'accroît. 11 est digne d(» remanjue qu'on les rcocontre très-fréquemment cIk^z de jeunes sujets.

Une des descriptions les |)lus complètes (juc» nous ayons se rapporte à un cas où il y avait un énorme calcul de ce genre, c'est celui du docteur T. Herbert lîarker, de Bedford. Ce chirurgien a enlevé avec succès um* masse formée de 29 fragments, pesant 105 gi^animes, sur un malade âge

(1) On peut voir de bons oxomples de ces petits calculs emprisonnés dans la substance de la prostate au :

Royal C.ollcjce of Surgeons, sous les n<^* 2519 et 2520. Musée de Universily Collette, — IG'iO et 3844.

On voit de beaux exemples de calculs enkystés de la prostate dans le Treatise on Caicuius de M. Crosse. London, 1835, pi. XI.

(2) Transactions of the Pnthologicnl Socief y y 1861, vol. Xll.

de viii;!t-5i\ Aiif^. Il les déoril conini luslre et uni' àmvV- nnalofîue» il wus est tpllpmi'iit iiiiiii]ii(^. (jii'il est diffid race» ;1). U ilurK^iir Cnldinj; llinl a de elmiix ('iriiiiii' li's nilciiK ■i:ilJv:iiri

un peu Jlllls Inilr <|ll<' <lll,ll.ilinli> ll<-

Quiutd la piciTi- lui ivslnuit'c [lur l'aji une longueur df 12 ceiilimètres,

Kou M. [Iiiiijnniin Gooeh, do Notwic b\iMt'. à cr-lui-lii. Le calcul i^lait fortn conlve l'aiilre, romiaienl une masse i Ils sont décrits comme ayant " une ( y a joint un d^sin qui repr4^sentt< le

Un a di>tatllé un ^-and'nombre di pn^ycnls, suur(3] ]Mr le volume [ ronmnlrp. lin iminri nnmtipp rfc i>hi

538 MALADIES DE LA PROSTATE. [fiXLM.

encore et ils y recherchent les manœuvres opératoires propres à h enlever (1).

Le procédé opératoire au moyen duquel on a extrait les calculs prostatiques est d'ordinaire une incision au périnée, allant jusqu'à Turèilire, un cathéter cannelé, de la même manière que dans la taille latérale. on fait l'ouverture sur la ligne médiane, ccst-à-dire sur le raphé du périnée. Sans aucun doute cette position est la meilleure et la plus sûrepov une incision, d autant plus que l'ouverture médiane donne une idée j/k exacte de la position qu'occupe la pierre, et que c'est la route la pbs érecte et la moins hasardeuse, dans ces circonstances, pour arriver jusfrti col de la vessie. L'opération est bien moins dangereuse que cdie kk taille ordinaire, car on ne touche pas à la vessie, dans le cas où ïm A pas trouvé de calcul vésical coexistant, point qu'il faut écIairciravanCM Il faut consaci*er un soin spécial au temps de Topération dans leqod (■ enlève les fragments logés dans la prostate, afin de ne point laisser de «QUI pour un nouve^m dépiH.

Sir Benjamin Brodie ni|)porte un cas où il enleva de petits calculs pRH statiques avec la longue pince uréthrale; il y en eut quelques-uns qûi^échappèrent dans la vessie, d'où il fallut plus tard les retirer.

L'existence de ces corps, lorsqu'ils sont petits et renfermés dans li fn- State, ne se révèle point piir des symptômes pendant la vie. Quand ili4^ amené de l'irritation en augmentant de volume, il peut se former un ilMkk ou un obstacle au cours de Turine ; ce dernier peut surgir aussi parudi. de rengagement de quelques calculs dans l'urèthre par où ils s'écha|fai Le traitement consiste à les enhwer, s'il est possible, au moyen d'une piM ou d'une longue curette, de la même façon qu'on enlève les fragmflDil après l'opération de la lilhotritie, comme nous le verrons dans le chapili^ suivant. Mais quand il y a des signes précis, et qu'on peut reconnaître tl« la sonde ou le ailhéter (jue le corps étranger est plongé dans le tissu dek prostate en ayant du col de la vessie, ou quand on peut s'assurer de sa présence} par le rectum ou le périnée, une incision sur cet endroit-ci offrira iB moyen simple et efficace de l'amener au dehors.

phatc de ctiaux, 13 de matière animale, et des (races de carbonate de chaux. {Joitrnal versei des sciences médicnhs, août 1820, t. XIX, p. 254.)

Lenoir et Nélaton, chamn un cas, composé de plusieurs frajçments, enlevés par la afflfk pression, la llthotrilie ou l'incision. [Gazette des hôpitaux^ 18^6.)

On on conserve de bons exemples dans le musée du Collège of Surgeons; les meîlletff sont numérotés H. 13, 15 et 23. Le premier, qui est le [dus gros, ne pèse pas raoîns 4e 378f,23.

(1) Dionis, Opérations dn chiruryir y par La Paye, p. 221. — Descliamps, Sur ia ittUkt 1. IV, p. |61 et suiv., 1796. — Sabalier, Médecine op*irafoire, t. Ul, p. 136, 1810.

IIAI'I'OHTS ESTRK PBOST. IIV1>.

.c cukul ti'ïicul tL'SLLlle GuiJ\oijt il'unp graaae | i.otnitle, — I^ calcul e«l souvcol niAulnnii, ■ p.nr le cillli/'Hrîniiie, ntc. — DlRlniillJï qu'on ilo In i|lllin(rilie. — Diijcclioiis à (ilrA \ ctiif incilt ii|i|i1ïriil)le. — Expérience iltw divcn i pm- le lUIuilrilcur à n mois eu Ivi^i ilo cuiller Sir I'. (;iMm(i|(ni. — Posilioii du sujpl. — Ii^ ilu ilru'lt'ur lli»kia. ■— Bm dicoinpBiants. — Truilpiiipiil. — Coniluilc il «uitre lorsque Ia ilii Iraileriieiiti — Mosures (>nï|iftr«luir«8. —

?/«ccfoissfimt!m d«voInme de in pros

5àA MAUDIE DK U PROSTATE. .>«

phie notabU>, c'est à peiiu* si le doigt peut atteindre la vessie ou ivnànA pierre, de favon à s assurer de sa position ou à la modifier. Tuis li f\ fondeur de la |)laie limite <'oiisidéi*ableiiient les mouvements di^ tiirfirj Il n'est pas seulement nécessaire de saisir Tobjet sans FassistaïKv «la 4>i c^r retendue d(\s mouvements possibles à Tinstrument est Irès-cin-oi mais dans certains cas rares, on peut à peine arriver au contact du à moins que les mors ne soient spécialement couriiés pt»ur p«^nm*| l'opérateur daller le chercber derrière la prostate. Par la ménr râ* l'extraction est plus diflicile; une augmentation dans la' longueur <hip| sage exige un accroissement proportionné du diamètns en dauljv^i* mes, une incision plus grande jwur donner une racililé d'extractiuor»] à celle (|U(* l'on observe dans les cas ordinaires.

Dans la litholrilie, Thyperlrophic de la prostate apporte un nl»>tdclr (»u moins considérable à l'introduction de Tinstrunient ; elle est km\ d'uni» dif(i<uilté plus grande à saisir la pierre, et oppose une liarridv j.j libre sortie des fragments.

Les deux premières sources de difficulté ont néanmoins coii)(ianLiment une faible imporlfince; la dernièi*e |H?ut être gi^ave.

Un maniement scrupuleux et judicieux du lithotriti'ur ne maiiqu^nirl de surmonter toutes les diflicullés que l'on rencontre en Iraversaullp-: thre, menu» (|uand il est considérablement modifié dans sa longuiiircii direction, ni de découvrir le calcul dans la vessie même. Ce sujet ni** cuté dans la lll* parlie, sur ia Taille et la LithotvUie^ et ailleurs : wnsi-l v<ms r<';ludier pleinement dans ses rapports avec celte dernière.

11 est certain, sans aucun doute, que les seules objections à la litk4t dans les cas (riiy[)4U'tnq)hie de la prostate ne consistent pas dans uii*>iï (Hilté particulière à [)r.iliqu(»r ro]M»ration. Il j a un obstacb» plus Vf^ dable, c'est uni» vessit» n^sserrée et irritable, qui ne «ranh* |ws ai>*MiH*i quantité voulue de l:(|uide, kà\ Ion ne rencontre ni es|Kire sufti>aiil^ opérer, ni possibilité de prali(juer les manœuvres nécessaires. M lus s l'autre de ces élath nt» coïncident d'ordinaire avec une grosse* prostat**: * au contrains la vessie est généralement dilatée, et l'urèthre souvtiitk accoutumé au contact des instnunents. L'objection sur le fait d»* IV'.p»sion diflicile des fragments est certainement plus im|>ortante. (^«minr il a une diminution dans le pouvoir contractile de la vessie, en lnul*^ 4'.4mmie il se présente un obstacle à sa sortie, il arrive nat u r< 'Ile ment quH> Il ne ptuit S4» débarrasser dtvs détritus avec facilité.

J'ai o|H'M*é d(* nombreux calculeux (huit la pi*ostat(^ était v<»lumiDet!» certainement de soixante à soixante-dix. Kn simune, je ne puis pasdi^ '! 4|ue cette complication ajoute beaucoup à la difficulté ou au risqu* ^ ro[M'M'ation,' t^xcepté dans (|uel(|nes cas seulement. Les cas exceplion»^ sont ceux des malades (|ui ne [K'uvent uriner sans sonde, vi dont la vi-sy m'ianie frt''(]uennnent le cath<'»l«*risme. Si Ton vit*nt auginent(*r (vt t^> d'irritation |mr Tusage du litbotrileur et par le bn»ieni«'nt de la piem. ^ situation |x»ut dt^venir grave, par suite de la fn'H|ueiico e\tivm<' du k^\^ térisme, que Ton doit pratiquer imrftkis lontt's les heui-es, ou niéuH- )>•'*

iAWl: \\\.] HAl'POnTS KNTRE PliOST. IIY

souvent, soil pni' suite de la cystilo

cependant n'cbl qu'un accidont lotit à

Nous arrivons mainlËiiaiit à l'étut

pour pratiquer le temps de celte opi^r

EXTUACTtON ES DEHOllS DE l,A CAVITI

— Il y a trois méthodes de procède Jes cas où l'on ivdoute et où l'ou t les employer toutes conjoinlonienl, t constances.

Ce sont : l'emploi du tilholriteur k p«!tées, (|ui rcviuiitient par une gross près de son exlràruik^, et d'un iip[Kir «nBn l'injection dans la vessie de li miner chacun de ces movcns en delà

1* Ap/ilicatioH du lUItotritfur à m Le lilhuti'ileur « à mors plais < fvoy

546 MALADIES DE U PROSTATS. {Tui tL

degré d'obstruction quelconque au moment où son extrémité finnchk k col de la vessie ; car un fragment peut s'être logé daaa rooreitare de II sonde avec un angle irrégulier ou dur qui fait saillie en dehors^et il pentei résulter, par suite d'oubli ou d'imprévoyance, une grande douleur, sinoi quelque lésion au col de la vessie. Si donc, en retirant la sonde, on sot quelque chose qui ressemble à un obstacle, ou que le malade se fhigat i d'une douleur aiguë, il viaut mieux faire une nouvelle injection, qui proki- '! blement déplacera le fragment et permettra de retirer aisément la sonde. Si Ton échoue, on introduira jusqu'au bout de l'instrument un long mandrin flexible, d'un calibre suffisant pour remplir la sonde, et dont (manu toujours eu soin de se munir; celui-ci réussira toujours à supprimer l'obstacle, et l'on pourra enlever la sonde sans difficulté. Dhi» c'est là un procédé auquel je n ai jamais recours, car la méthode qu'il me reste à décrire le rend inutile. .

Comme addition au simple lavage. Sir Philip Cramplon, qui avait unes grande expérience sur la pratique de la lithotritie, et spécialement chei ks sujets âgés, appliquait, il y a déjà quelques années, et àVec un certiii succès, un appareil aspirateur à l'extrémité de la sonde, pour extraire les détritus d'une vessie distendue et inerte (1). Cet appareil à été tout à bl remplacé par celui qu'a imaginé M. Clover et qui remplit les îndicatios mieux qu'aucun autre. Je vais donc le décrire et je ne renverrai à aucone autre méthode purement mécanique que celle qui est en question.

L'appareil se compose d'une bouteille de caoutchouc, dans le col de bquelle est ajusté un cylindre de verre, avec un trou à scm extrémité, à calibre d'une sonde n° \U [n* 25 filière franc.], et d*une série desoodes évacualrices. Les sondes sont de formes et de calibrés différents, avec mie plaque transversale à l'endroit où sont d'ordinaire les oreilles, et un annen conique pour assurer une adhérence exacte des sondes avec le cylindre de verre, dans lequel elles s'enfoncent de 2 ,5 centimètres. Elles seront anss grosses que le permettra l'urèthre, faites d'argent fin et munies d'emboutstk gomme élastique. Dans beaucoup de cas, les meilleures sont celles qui sont coupées en travers à leur extrémité la plus reculée. (Voy. fig. 138, é.)

Les fragments sont plus facilement chassés par cette sonde que par cèdes qui ont des ouvertures latérales, puisque la route qu'ils doivent suivre sur ces dernières fait plus de circuits. Il n'y a que peu de difficulté à introduire un pareil instrument, si l'embout se termine par une extrémité conique d'argent, faisant saillie d'un centimètre au delà de l'extrémité de la sonde.

Après celle-là, la meilleure sonde a sur le côté une ouverture ovale, qui peut s'étendre à la moitié de l'épaissem* de l'instrument, de façon que le diamètre de l'ouverture soit égal à celui de la sonde elle-même (fig. 138, e)- Pour des cas particuliers, l'ouverture peut siéger sur le côté convexe ou le -côté concave de l'instrument.

Pour l'opération, le malade doit être couché sur le dos, le bassin élevé dans la position ordinaire de la lithotritie, c'^st-à-dire à quelques centi-

(1) Dublin Quarterly Journal, février 1846.

m.) RAPPORTS ENTRE PROST. HTP. ET PIERRE DANS LA VESSIE. Gt7

es au-dessus des épaules. Eu employant l'appareil, il faut suivre les actions que voici :

irës avoir pass(> la sonde, enlevez l'embout, et laissez couler l'urine.,

FiG. 138. — Appareil île Cluver.

■ fixez la bouteille de caoulcbouo, préalablement remplie d'eau chaude. «ex la bouteille élastique jusqu'à ce que vous sentiez la résistance de la

548 MALADIES DE LA PROSTATE. [Vm. n.

vessie ; alors abaissez doucement la sonde, de façon que son ouveitiirr interne puisse occuper la partie la plus déclive de la vessie. Laissez la bouteille élastique se distendre^ aussi longtemps que l'eau s'écoule librement; mais si récoulement diminue ou s*arréle, renversez le courant en pressant sur la bouteille, et si cela ne donne pas lieu à un écoulement facile, injecta un peu plus d'eau et dirigez l'extrémité de la sonde vers le centre de la vessie. Si le calcul a été suffisamment broyé, il viendra d'abord plusieurs fragments. Mais lorsqu'ils sont plus volumineux, ils peuvent boucbcr le tube, et il faut renouveler fréquemment le courant pour leur permettre de sortir. Les fragments qui ont traversé la sonde tombent dans \e\9» de verre, et iw peuvent remonter, quand le courant est en sens inverse.

Aussitôt qu'on s'aperçoit que le courant dirigé de dedans en dehors s'affaiblit, il faut presser sur la bouteille pour repousser l'obstacle, car h diminution du courant, est CHiusée soit par trop de fragments ou parun fragment tro() volumineux, soit par le contact de l'extrémité de la soudf avec la muqueuse; il est alors inutile d'essayer de vider la vessie encore plus, car aucun fragment ne sera entraîné par un courant qui faiblit. Le courant dirigé de dehors en dedans doit être lent, le courant en dehors rapide et l'opération peut être répétée (juinze à vingt fois par séance. Quand il ne reste plus que quehiues petits fragments, le malade peut se pencher en avant contre une table, de façon à placer le col de la vessie dans une position déclive relativenu^nt à la cavité, pendant qu'on se sert de la sonde (fig. 138, cet (i.)

Il est à ptMue néci^ssaire de faire lemanjuer qu'avant d'employer cet instrument sur le vivant, il est à désirer qu'on l'emploie à exlrain^ une pierre broyée ou du charbon d'un vase contenant de l'eau.

(les détails résument les conseils de M, Clover lui-même pour l'usage de son instrumt^nt. Comme je m'en suis servi très-fréquemment, je puis ajouter qu'il faut mettre la plus grande douceur dans l'emploi d'un semblable ap()areil, et j(» préfère n'(*n point faire usage si possible, parce qu'il irrite autant la vessie qu'une séance de lithotritie. Des injections répétées qui modifient d'une manière rapide et considérable le volume de la vessie, peuvent toujours irritiT cet organe. M. Clover me dit qu'il m'a vu emplover son appareil deux cents ou trois cents fois, et je dois m'en être servi deux fois autant au moins, en sorte que je le connais assez bien, ainsi que tous ses avantages.

Il y a quelques cas, peut-être, où l'on peut obtenir quelque lion résultat de la méthode suivante, (jui est :

3° L'injection de liquides dissolvants dans la vessie,

.Nombre de calculs qu'on rencontre dans la vessie' en même temps qu'une grosse prostate, ont des caractères phosphatiques. En outiv, nous pouvons ajouter un autre fait, c'est que, de tous les dép<)ts, c<»ux-là sont les plus sensibles aux ré ictifs chimi(iues, non-seulement à cause de leur constitution chimique propre, mais à cause de l'état d'agrégation moléculaire qu'ils affectent d'ordinaire. L(»s dépots tœs-fins sont cependant expulsés de la vessie moins facilement que les petits fragments, surtout en pn*?-

Un\f. !,J\.| BArPOlirS ENTRE PltOSl. HV si'LOi» li'un luucu.s adhérent. De plus il cause i]<' leur état de division extréu H l'a<;IJoii (les liquides iliinsolvanls.

Telles siiul les circonstances qui, I lu vessie fjui l'emiiéche de se cnnlracl d'employer les dissolvants avec avant lércs chiinifiups du calcul, on décider

Ou a iuil lii'iiiii'oup d'essais, eU'on lils, au inii\rii îles solutions cfiimiqiiei ilchui-5 de tijute iulervciilion mécaniq |)eu de fails où cette pi-aliquo ait pi aiTiver aux fins que l'on désire. Mai:

mettre de cAIé. Ce qu'on demande Dl aider, apW's que nous aurons agi po jamais ù jouer un n'ile important dai dans l(t IratlAmt^nt médical du mlcul

MALADIES DE LA PftOSTATB. [l!MS.L

œtte classe d*ag«its ^a désagrégé même des calculs phospitttiqiies, tm doute aa moyen de leur action sur la matière animale qui unit eiàre dk les particules calcaires. Néanmoins, par suite de l'influ^Dce qu'ils ool è précipiter de Furine les sels pbosphatiques, on doit les considéra

4e capillaire, de persQ et de cbiendenl. ATiceime, Ekaiès el TÊcole arabe dans le même bot des solotioiis de earbonaie de soade et de pej—ae.

Pour eo arrirer à des époques moins ékngBées, noos voyons foe CroUtiia, dam m itfh ika ehimiai (Francoforti, 1608), cooseflle le tartre dans me infiisioii de perfll^ afiaii •à la chanx était le priiidpal ingrédient ; dans d'antres cas, les aeides salfbiiqae an Iqèi^ chloriqoe {cvie, p. 117, 166, 220, 2A7). Daniel Seanert, dans son JVvxw merfâei^iBlevlement mentionne l'osa^ interne des alcalins, mais fl dft anssi ipi'ils doiràitéfre iqadii dans la vessie an moTcn d*aue sonde (lib. lU, part. Tm, § I, cap. u, 1^150). I^akv aoteors de cette époque, en particulier Rivière, médecin de la cour de Triaaoe (format mti, 1657), j ont anssi recours. Boerfaaave noos dit qne YaL Basile, an XT* siècle, indîfnit, fiv. dissoudre la pierre, l'usage inieme d'un sel alcalin, fabriqué avec les sarmeats des vigM. I {Elem. chimtœ, voU II. p. 53, 1732.) \

liais ces recherches reçurent une nouvelle impulsion de la renommée de la prafifM à ■ madame Joanna Stepben, dont le Parlement paja le secret, en 1739, In somme de 125 Ollfr. Elle décrivit ainsi elle -même ses agents : « Mes médicaments, dit-eUe, sont une pasèti ■ne décoction et des pilules. La poudre consiste en coquilles d'oeufs el escargots, cakiiéi \ tans deux. La décoction se fait en faisant bouillir dans l'ean quelifues herbes (afSelM : bdnle composée de savon, de cresson de pourceau calciné à blanc, et de miel), lès pUa sont composées d'escargots calcinés, de graines de carotte sauvage, de graines de bardaCi des fruits du hêtre et de l'aubépine, le tout calciné à blanc, de savon et de miel. » la àa était d'environ h grammes de poudre, trois fois par jour, dans du cidre ou qnelqBe arin liquide, avec 125 grammes de la décoction. Si l'estomac ne supporte pas la déeoetioii» • substitue les pilules à celle-ci. Tous ces faits excitèrent un grand intérêt, et l'on fit aB|^ nombre d'expériences, où l'on administra i la fois par la bouche et par des inyectioiif te la vessie une masse énorme d'alcalins, surtout de potasse pure fortement dilnée. Dani ia cas rares, le calcul semble avoir disparu ; dans beaucoup d'autres, les effets furent paBiitib i un haut degré. Parmi les nombreux auteurs qui ont écrit plus tard sur ce siyet, voici ccn qui donnent les informations les meilleures et les plus précises : Hartley, qui a modifiée! amélioré la méthode de madame Stephcn, 1739; Haies, 1740; Butter (d'Edimbourg), 17U; Whytt (d*Êdimbourg), 1755. Voyez aussi le mémoire du docteur Rutty à la Royal Socifl|f, 1741 ; deux essais pratiques par Alex. Blackrie, London, 1766-1771 ; et N. Hulme, 1788.

Le docteur Lobb, en 1739, a prescrit le jus de limon, largement, et le régime ée$ légumes; le docteur Dobson, 1779, « l'air fixe» (oxygène; el les alcalins; Spallanzani proposait le suc gastrique comme dissolvant [Expériences sur la digestion y Paris, 1783). Aisà firent le docteur Darwin et autres. Plus tard les docteurs Physick et Dorsey firent avec ed agent de nombreuses expériences sur les calculs ; le dernier l'essaya pendant peu de temps dans un cas de calcul vésical, et avec un succès partiel; mais il ne dit pas pourquoi il s*ert arrêté. (Voyez Dorsey 's Essay on the Lithontriptic virtues of tke Gtutric IJquor, PhUidelphia, 1802, in-8.;

En France, les alcalins ont été fortement recommandés par Pierre Desault {Dissertatùm sur (a pierre des reins et de la vessie, Paris, 1736, in-12) et par J. P. J. d*Areet (Sar la préparation et r usage des pastilles alcalines, dans Ann, de chimie et de phys.^ 1836). Horand, le célèbre chirurgien de Paris qui vint à Londres pour faire un rapport à l'Académie sur Topération de la taille par Cheselden, examina aussi avec grand soin quarante malades traités par les remèdes de madame Stcphen. Il ne put trouver un seul cas de guérison par les dissolvants, mais il dit qu'il y en avait quatre qui « se trouvaient eux-mêmes » guéris. Beaucoup plus tard, les dissolvants alcalins furent l'objet des recherches de Fourcroy et Vauquelin, et plus récemment de Charles Petit (1834). Le premier et le dernier ont employé les eaux de Vichy. Voyez aussi un rapport à l'Académie royale de médecine de Paris, d'un grand nombre de cas, sur ces agents [Bulletin de t Académie, 1839, t. Ul}. P. Desault recommandait dans le môme but les bains et les injections d'eau de Baréges. Eu Italie, Michael Girardi (1764) indiquait l'usage des dissolvants, mais il trouvait des vertus spéciales à la décoction d'uva-ursi, pour le môme dessein {De uva ursina jusque et aqmt dulcis vi lithontriptica).

Chat-, jjx.] RAPPOliTS ENTRE PROST. Il\

I conlre-iitdiqués dans c<fS cas. Il n'esl

I tnatioii d'un dépi^l phosphatique, sur

f à l'uhagt? U-op aiiondant ou trop loiigl

1 voulait on olilcnir la dissolution. Et

I long traitement par le savon et l'eau

pays depuis cent ans environ, non-s

ménie des liomnies de l'art ont pris q

cipités de l'urine par les remèdes, |iol

des dissolvants sur le calcul (1).

Mais, lorsque le calcul qui comcid< phatiqiic, l'agent à choisir doit (ïtre ^ eomliiaaison avec les bases calcaire pnriiii eux c'est jusqu'ici l'acide nilriii Tout le raonde connaît le cas de .S disparaître deux calculs piiosphatiqu> des dissolvants. Il a employé de de

îrf^fk^D, dr* fh-^f^fkkie dr piûmb. et Tacétate àt b hue oe 4es k«s« se

Ufnttf: dans la âolutkjo. i ai soav^mt înifieie ce liquide es pn.s€mtt fjm

cakuJ pbo^pkatique ei d'oDe uriiie phospkatiqiaf trèy<haigêe, cl faî

olM#TTé qu^ le liiioide eipaJàê bissait déposor du phosphate de phinh îis»-

loMe, 1^ fréquence qu'on met à pratiquer FiiiîectioD doit dépenbe du àepè

de %t^%îMïté que manilesle b vessie. On peol l'eniploTer de trois bçoBS :

en bî»Mint séjourner une centaine de grammes dans b vessie aussi lopg-

Uffnp% que celle-ci peut le supporter: en l'introduisant pendant quelques

ff tifiuU-n au moyen d*une sonde à double courant, ou enfin en

Mil 4'jfurdtîi ftncore plus prolongé par b méthode qu a décrite le

^ iff JA il y a déjà quelques années. Elle consiste en un « réservoir pour b

\'u\HuU', ré«5rvoir élevé de 30 à 60 centimètres au-dessus du lit o« du

^îé^^î %Hr U'A\\xtt\ nfiKise le malade, relié, au moyen d'un tube flexiUe ^um

d'iiii robinet, a une si>nde à double courant. De cette bçon, on peut loo-

ymrn «voir un apurant continu de liquide qui circule au travers de b

yt*%%U% el pr^Hluil mr la pierre un excellent effet. Le réservoir doit se com-

\fim*r d'un vaw? double de fer-blanc; Textérieur est rempli deau à 35 de-

itron ou ;jO%o eentiKHides, maintenue à celte température au moyen d'une

ÇbAI-. m.] ftAPl'ORTS ENTKt l'ROST. HV

jtetite lampe a espril-de-viii. Il n'es bvs-i'apide à l'iutén'eur de la vessîc ( J'ai l)eaucj)U|) employé Vacétate de j peut supporter un malade, sans élre esl une solulinn de 5 ccuti(;i-ammes | second lieu, elle suffit pour pn^enii tille a arrêté la formatiou des calculs | sujets auparavant. En troisième lieu, jiiuriinlier, les phosphates se rnnceiil prmr (onsliluer un calcul. Enfin, dan»

rii'urc ru rfliriiLÎti' à une solution d'ac siilïunt liiiri |llll.^ puissant (lu phosph iiu pln)sphi.iii(]ui.'. Il faut mettre de un 30 grammes d'eau. Par conséquent, les deux seuls agents auxquels j'aie r

4^5& MALADll!;S DE LA PROSTATE. [Pait.i.

peu à peu à la présence d'une sonde dans le canal, jusqu'à ce qu'on pmsse passer une grosse sonde avec une facilité relative, et que sa présence en ce îieu pendant deux ou trois minutes ait cessé d'exciter de la douleur, ou une forte irritation, ou quelque autre conséquence fâcheuse. Le temps et l'attention du chirurgien ne sont point inutiles dans ce traitement préliminaire; et bien qu'il le trouve parfois fort ennuyeux dans les cas opiniâtres, il se trouve en général récompensé par le succès qui en résulte. Par -ce moyen, les écoulements abondants de mucus peuvent presque disparaître, la difficulté et les souffrances de la miction diminuer fortement, la disposition à l'hémorrhagie cesser d'exister, et l'état général du malade s'améliorer du tout au tout. Dans les cas même qui, au début, paraissent promettre le moins, nous devons néanmoins essayer d'employer les mesures que j'ai décrites, puisque, quel qu'en soit le résultat pour faciliter la lithotritie, elles ne manqueront pas d'être utiles, jusqu'à un certain point; •et nous n'abandonnerons l'espoir de pouvoir pratiquer cette opération que lorsque nous découvrirons qu'il n'est pas en notre pouvoir d'améliorer ainsi iieaucoup l'état du malade. Alors se présente la question de savoir si le Iraitement futur ne sera que palliatif, ou si l'on doit soumettre le malade ^ux alternatives de la taille. Si, après tous nos efforts, les symptômes ne sont qu'à peine diminués ; si surtout Fusage préliminaire des instruments es suivi d'une fièvre ardente, et qu'il y ait production ou augmentation des signes de l'inflammation dans la vessie, nous ne pouvons courir la chance •d'essayer de broyer un calcul, à moins qu'il n'ait un très-petit yolume. Il vaut mieux, dans ces circonstances, choisir un moment copvenable pour débarrasser le patient de son mai, par une opération qui en permette la suppression complète, que de l'exposer aux conséquences fâcheuses d'effcnls répétés et douloureux, qu'un pareil état de la vessie rendrait inévitables, en supposant même que l'opération puisse être pratiquée.

Supposons toutefois que pour le moment l'emploi des moyens-opératoires soii totalement contre-indiqué, nous avons beaucoup à faire par le traitement purement palliatif. Joints à lui, nous appliquerons, autant que possible, et autant qu'on pourra les supporter, localement ou à l'intérieur, les agents qui produisent une désagrégation de la pierre. Quel que puisse être le degré d'action exercé sur elle par ce moyen, il ne peut être question •d'apporter du soulagement aux symptômes douloureux par un emploi persévérant des diluants, qui contiennent en solution les agents acides, salins ou alcalins réclamés par chaque cas en particulier. Notre opinion à ce sujet iHîpose sur des preuves absolues et nombreuses, tirées de toutes les sources que j'ai déjà indiquées. Je pense qu'un pareil mode de traitement a été depuis peu trop négligé, résultat probable du grand progrès dans les manœuvres chirurgicales que le dernier siècle nous a valu. Et nous avons là de bonnes raisons de dire que son emploi pourrait être excessivement fructueux, dans les cas qui se présentent chez les sujets âgés, ceux que l'on juge le moins propres à subir une opération (juelconque.

TROISIÈM

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