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THOMPSON. <— Malad. des roies urin

800 MAUDIES DE LÀ PROSTATE. [Pin. ■.

au-dessus (i). Ses observations l'ont conduit à admettre trois classes, suivant les poids :

La première classe, comprenant les prostates dont le poids est inférieur à 15^,50, et qu'il a considérées comme anormalement petites.

La seconde classe, dont le poids varie entre 15«%50 et 23«',26, et qui sont normales pour lui. Dans ce groupe, il avait /i5 cas pesant de 15^,5 à 25«',26; poids moyen, 19«',20; âges compris entre soixante et qualre-vin^quatorze ans.

La troisième classe, du poids de 23k%26 et au-dessus : ces prostates scot d'une grosseur normale.

Ce résultat, je veux dire la moyenne de 19»%20 pour une prostate saine, induit de ^5 préparations, se rapproche beaucoup des miens propres. Je pense néanmoins que la division de M. Messer, quoique presque corred^, ne l'est pas absolument, et que quelques exemples d'organes rangés dans la première classe n'étaient point nécessairement atrophiés, parce que leur poids était inférieur à 15*%50; s'ils eussent été comptés dans la classe des prostates normales, ils auraient faitbaisser le poids moyen. Du reste, nous examinerons cette question ultérieurement.

Rapports, — Après avoir ainsi délini les limites de la prostate, nous pouvons maintenant aborder ses rapports, ou son anatomie topogi-aphique; plus tant nous inciserons l'organe lui-même pour en étudier l'agencemeDl particulier ot la structure.

Dans la station debout, une prostate d'adulte se trouve précisément aodossous et en arrière du bord inférieur de la symphyse pubienne, c'est-àdire j\ la partie la plus élevée de l'arcade du pubis; il reste une distance d'environ 9 à 15 millimètres entre le corps principal de la prostate et la symphyse, et cet espace est rempli par des aponévroses et du tissu cellulaire et musculaire. La base, qui entoure, comme je l'ai expliqué, le col de la vessie, est la partie la plus élevée; l'organe dans son entier est dirigé quelque peu obliquement en avant et en bas, de telle sorte que le sommet est la partie la plus basse, tandis que l'axe médian répond à la ligne médiane du sujet; de chaque coté de cette ligne se trouve un lobe latéral, avec la face antérieure appliquée contre le pubis, la postérieure contre le rectum*

La prostate est maintenue dans cette position par diverses attaches, liiais non pas d'une manière complètement fixe ; en effet, un léger degré de mobilité lui permet de céder à la pression de la vessie chargée d'urine, ou du rectum distendu par les fèces, ou encore du doigt introduit dans l'intestin. Un certain nombre de ligaments viennent assurer cet état de choses.

Tout d'abord nous avons en haut ses rapports avec le col de la vessie, qui ont déjà été l'objet d'une description.

En second lieu, l'organe s'attache, en bas, à son sommet, sur le feuillet postérieur de l'aponévrose périnéale profonde [aponévrose moyenne de Richet] de la façon suivante : Cette aponévrose, que l'on peut aussi bien

(1) J. G. Messer, Report on the Condition of the Prostate in oîd âge {Trans, of Jler/.- Chirwrg, Society, London, 1860, XLIIP volume).

Chap. i] ANATOMIE TOPOCRAPHIQUE et structure. 307

regarder comme Taponévrose pelvienne, dont elle est en réalité une dépendance, descend de la face postérieure des pubis, en prenant ses insertions au bord postérieur de ces os et à la partie voisine des ischions, se termine à Tarcade pubienne, et s'applique sur la face inférieure du releveur de Vanus. Dans ce trajet, et à environ 2 centimètres et demi au-dessous de la symphyse des pubis, vis-à-vis du sommet de la prostate, se détache une sorte de gaine fibreuse qui Tenveloppe en totalité; cet étui contient dans son épaisseur, les veines qui circulent de chaque côté et en avant de Torgane, et envoie de nombreux prolongements à la capsule propre de la prostate elle-même. Cette même aponé\TOse se continue pour recouvrir les vésicules séminales, et les appliquer fortement contre la base de la prostate, c'est-à-dire contre la partie postérieure et supérieure, aussi bien que contre la vessie.

En outre, nous avons les attaches ligamenteuses et musculaires de la prostate ; peut-être ces dernières contribuent-elles, jusqu'à un certain point, à la mobilité de la glande.

D'abord les ligaments antérieurs de la vessie. Ils forment la portion recto-vésicale de l'aponéM'ose pelvienne; la partie antérieure de celle aponé\Tose s'étend, sous la forme d'une épaisse bandelette blanche, de la face postérieure des pubis, le long de leur bord inférieur, à la face anlérieure de la prostate, et jusqu'à la vessie, où elle se continue avec les fibres qui entourent le col de ce viscère, et rentrent dans son svstème musculaire. On les désigne aussi sous le nom de ligaments pubioprostatiques. Chaque ligament répond à son congénère, et il règne entre les deux une rainure ou une dépression, dans laquelle l'aponévrose s'enfonce en se dirigeant vers le sommet de la prostate, et va se continuer avec la gaîne fibreuse de l'organe.

Los attaches musculaires de la glande sont les muscles élévateurs de la prostate [releveurs de l'anus]. Ces muscles s'insèrent à une ligne oblique située en arrière du pubis; les fibres les plus antérieures sont descendantes, et s'unissent à celles du muscle congénère pour s'insérer au devant et en bas du sommet de la prostate; les fibres moyennes et postérieures s'attachent, en suivant, le long des boixls latéraux, en sorte que l'organe se trouve, dans une certaine mesure, suspendu dans sa position.

La face postérieure de la prostate est quelque peu convexe; elle est étroitement appliquée conlœ la paroi antérieure du rectum. Ces deux organes ne sont séparés que par une pelite quantité de tissu cellulaire mince, qui fait suite à l'enveloppe fournie par l'aponévrose recto-vésicale. Elle est conligué à la partie du rectum connue sous le nom de tiers moyen, et repose dans la concavilé antérieure formée en cet endroit par l'inteslin ; mais, au point où celui-ci se dirige en bas, dans son (iei's inférieur, pour s'ouvrir à l'anus, on observe un léger interAalle entre l'intestin et le sommet de la prostate; les deux lignes qui correspondent à la direction de l'urèthre et de l'intestin s'en vont en divergeant, comme le ti^jet de ces deux organes. Du reste il est facile, avec le doigt, de délimiter promptement les contours et la position de la prostate. Supposons le sujet étendu sur le dos, et prenons

COJ VALlMLS DE U rROSTlTL ^lr

Tu main daii^ la supination: i^ doi^it. inlnidoit an Ëra.'W'E^ dn TiÉDaenr l'auus. s^'Ht. iniTD^iaU-ni^-nt au-d^-^sus. I «-xtiynûW^ piifiCHnefirP' m m i't la portion m^'mbraueuv* de Turrlbn*. pui^. eD aDaiBC pin» loin. !^ de la pro>tat *. et ^-nfin U- corps d^- la filande. fomhf «in «imix punte raies, qui sVlar;n^j>^nt en dehors, ju>qu'a sa fattse. >!>tte-*!!i .^ facil»' à rircoDi/rir*'. lorsfju»- la repaie e>l vid»-: D n'«a «fat pin» .un». «i| moins cela est beaucoup plus difficile. IrirsquVIle est &rfHndiUf.

VaISSEvIX et 5ERr?> on >E KEMiL^T a la PWrfTxTL — L'ir*/>*

inférieure donne an** branche, la v/«sic<^i-prostatiqiK-, «qni paâs«? -«ir !«■ nfe"! de la prostate, et est la princijiaU' M»urr*e d#- distrîlvCii^a. (b^ jrti!f?s. r \ aisseau s^' divise bient''4 «*n |>«'tit**> branches qui p^«ieCr*»iiC. «*n .iranL x travfTS d*' la Irlande, et s'anastfirnris^'nt avec d'aotr*^ brauurfait^ fournies par b- vai*^wîiu c4»n'#*s[iondant du côté f^ppctst^, El vient un p^u de sau^ de certaines branches fines et inwïfiuiitîeti- «fa* l'otifr honteuse intenje. et de la branche hémorrhoîdale idûj«»ii]1h (le la inférieure.

Telle est la fa';on la plus commune dont fn* dislribomt fiei» arten^ ricières de la prrjslate : mais il y a aus>i une disposîtkML «^!urffpcii»iuii?îk < |>**u fnkjuente de c^'s vaisseaux; celle-ci n'est pas miÂB Dt»inf*$i«airi^ i*»naître, dans les cas rares (Mx elle s«- pn'*sente. que le^ nk^i&* onfinau^ r distribution des arti'res nour^cière.^ de la prostate oo de^ ceilp;» i^ 6 .NUppb'feiit.

Quand lartêr** honleuM- est toute |>etite, ou qu'elle Tient à mampar. ^ qu'elle fournit une ou deux, ou même trois branches de moco:^ <{|]k ibmtude, un autr- va'ssean prr^nd sa place; il tire ordinairemenC ^>aoritdnr ■ troii^' de la honteuM% juste avant qu'elle contourne le lî^ameat «tin-iatique. O' vaiswau s*ap|x-lle YnrrrsHoire de la hontevfe i^tieme, nom -piî' ref;u de M. Quain. Ot auteur a décrit l'anomalie qui sV rapporte. «C 4Li donné des figurr^s dans son ouvrage sur les artères; il indique, i^ piicf. « fait d'une irnportanc^^ pratique dans Tanatomie de la prostate, «^t «{ui wssÈt de aftte anomalie '\ .

M. Sfiena* ^d'KdimlK>urg a rapporté des cas où l'artèi^ qui afinn^* ordinairement !a prostate ne s'est pas divisiV en branches sniTant W fflué*

M) N. (^uaiii décrit ainM c.f %ai%M>an : « I^ trajet de Tarressoirp de la boatetnw ôb/ baMÎo et v(;rft la prrH»tate varie l>eaiirou|» suivant »on lieo d'orifioe. Le ptvs 9mi'%imtlwn^ ^'avance pn*» de la partie la plu» dérli\e du rrMTvoir unnaire 'clle cbemiaak snr lis niie r cet OT^AUv cIk» le »njet qui a fourni la fipire 5 de la planehe L\1II : et «inaiiil m j rencontre à la partie antérieure du biMÎn, fournie par robtaratrice o« Yé^iç:^trvgx, dr deM'end immédiatement derrière le corp^ du pubis.

9 Eo longeant la proi^tate et l'urèllire (et c'est ici que la sitoation préct-v^ ^ cette a un grand intérêt pour le chirurgiens l'accessoire de la honteu5e se plaee à La |Mrtjf rieure de la glande, ou |»eul-^lre d.inf^ une courte <^tendue, sur le b<Yd p«>-«€tfrKnr: dépassant la iKirtiou membraneuse de l'urèthre, elle arrive dans le perîae^, <« lAt *

divibe eu braurlir^ trmiinalef> » Je n'ai jamais vu Taccessoire de U hoo

jMocber du flanc di* la prostate, saufdans un cas, quej'ai repn-«entê à U pi. LXIII. te. t-

« Brakchks. — l.'arresftoire de la honteuse, qui, chez quelques $iriet5, s«ic le de rartère vésico- prostatique, se substitue aussi à cette demiÎTe, on platiM feai isccciàe. « lournit des branches aux m<>mes organes situés dans le bassin. > (V<Kex KickanI l^satf. f K. C. 8., (hf Anntowy uf thr Arfrrirs ufthf Uuuinn Bi»(fy, p. 443.)

Cbap. 1.] ANAT03I1E TOPOGRAPHIQUE ET STRLCTCRE. 309

pixlinaire, et a cheminé jusquau sommet de la prostate; elle peut ainsi ^levenir la source d'hémorrhagies abondantes dans la taille latérale {\).

De nombreuses veines rampent à la surface et le long des bords latéraux de la prostate, et c*est entre ces veines que pénètrent les plus petits vaisseaux de l'organe ; les grosses veines en question tirent leur origine de la • veine dorsale du pénis, qui est un vaisseau considérable. La veine dorsale ■ traverse Tapouévrose périnéale profonde [ aponévrose moyenne de Richet ] » 12 millimètres environ au-dessous de Tarcade du pubis. Au niveau de la I prostate, elle se divise en deux branches; chacune d'elles longe un côté de t la glande et le col de la vessie, et s'anaslomose, en cet endroit, avec les I veines vésicales, qui sont nombreuses et agglomérées autour du col et à ï la base de Torgane. La réunion de ces veines a reçu en conséquence le nom I de plexus veinevx prostatique; elles ont une tendance à augmenter de volume ; quelquefois elles deviennent tortueuses et variqueuses, spécialement chez les gens âgés. De là le sang est emporté vers le cœur par les veines iliaques inlenies (2).

Quelques vaisseaux ténus, des veines principalement, se distinguent sous la muqueuse de la portion prostatique de Turèthre, en lignes parallèles surtout, de chaque côté du verumonlaimm ; cependant on les rencontre plutôt dans les portions membraneuse et bAlbeuse que dans la portion prostatique du canal.

Les lymphatiques de la pmstate sont constitués par des vaisseaux qui accompagnent les veines au-dessous de la gaine aponévrotique. Ils se ramifient à la surface de la capsule propre, et leurs vaisseaux efférents se rendent aux lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux iliaques. On rencontre aussi quelques lymphatiques sous la muqueuse.

Les nerfs qui se rendent à la prostate et aux parties a voisinantes ont un volume considérable; ils forment le plexus prostatique du grand sympathique, émanation inférieure du plexus hypogastrique inférieur. Ils se continuent jusqu'au pénis, en sorte qu'on peut les suivre de chaque côté, entre le releveur de l'anus et la glande, à laquelle ils fournissent quelques filets. CoNFOini vTiON EXTÉRiEi RE DE LA PROSTATE. — LoBES. — On a l'habitudc de reconnaître à la prostate, dans l'analyse anatomique, plusieurs divisions (ju'indique naturellement sa conformation, sans cependant qu'elles diffèrent entre elles sous le rapport de la structure.

Ces divisions sont les suivantes : Deux lobes latéraux symétriques et un lobe moyen ^ ou troisième lobe, situé entre les deux autres et deiTière Turèthre. En outre, certaines parties de la substance prostatique qui unissent les lobes latéraux en avant et en aiTière de l'urèthre ont reçu des dénominations spéciales : par exemple, V isthme (partie unissante postérieure), ou bien V isthme antérieur et postérieur (parties unissantes antérieure et postérieure), ou encore, pour les mêmes parties, les commissures antérieure et Itostérieure, Nous allons les étudier les unes après les autres.

<l» Eftinburgh MefficalJournal, 1841, vol. I, p. 157.

(2) Cette disposition est bien décrite dans l'ouvrage cité plus haut, sur les artères (Toycx |»lanche LXV, tig. 2 et 3}. Cette dernière représente les sionusitcs et les Taricositcs.

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