I. TooMrso:!. — Malad. des yoîm urin
3Î2 MALADIES DE LA PROSTATE. [tm :
longueur, pt qui se continue en lifiiie droile jusqu'aux troncs prinri|Bai ces derniers, par leur réunion, formenl un seul canal excréteur pour 1; lobule tout enlier. Les pelUs conduits cheminent presque parallèkiM l'un à l'autre, et ils convergeni légèrement à mesure qu'ils approchrailft conduit principal. Au microscope, une section transversale de ces vaisyw montre aisément que leurs parois sont constituées par des fibres dispoif circulairement autour de ra>:e du tube.
h° Le terme de lobule signifie la réunion des culs-de-sac qui, au aa^it de canaux secondaires, se rendent dans le canal excrtUeur de la série,»' continuent ensuite jusqu'à l'urëlhre, sans se joindre au canal d'aucun au» lobule. Chaque lobule est un organe glandulaire complet et indépentlul analogue h une glande sudorîpare, et compris, comme celle-ci, sou-r terme générique de n glande >. Toutefois l'habitude qu'on a d'applîçu cette dénomination à l'organe entier, « glande prostate », reud pwfcrâkl' l'emploi du terme « lobule », pour le cas que nous considérons. Tout« f diverses parties sont revêtues d'un épithélium de nature dilTôrentc, eW facile, du reste, fi vérifier.
D'abord, les vésicules et les culs-Kle-sae sont recouverts d'un épiihéiiun extrêmement régulier; les cellules épithélialcs ont une disposition it demie ovoïdes, mais elles se présentent sous la forme polygonak*, à cau&ed» pressions latérales qu'elles supportent. Elles sont très-adhér(.>ntes votn elles, et se laissent enlever en masse, soil sur toute une surface coaxtu. soit sous une forme canaliculée.
Quant aux cellules épithéliales, elles ont un contenu granuleux, avecu noyau un peu plus allongé, par rapport à son volume, que n'est la cellule môme. Il n'existe pas de nucléole bien marqué. Vues sous une cerlÛK masse, les cellules offrent une teinte jaune, couleur de tan, duc aux gnoBlations qu'elles renferment, et pourtant une cellule ou une simple courlode cellules ne présente pas d'ordinaire cotte particularité. Leur diamètreesl de 1 à 10 FI.
Dans les petits conduits, ou conduits secondaires, les cellules superficielles sont prismatiques, fait dont je suis pleinement convaincu, bien qu'on ac les représente quelquefois que comme sphéroidales. C'est la même disposition dans les grands canaux, et l'épithélium dL>virnt alors, d'après m» observations, un épithélium à cils vibraliles.
Les vésicules sont quelquefois vides; d'autres fois on les tnmve remplies de cellules épithéliales. Parfois elles contiennent le liquide prostatique; de temps à autre on en aperçoit qui sont pleines d'une matière transparente, jauniktre, semi-liquide, analogue h de la gelée, remplir (l>* cellules épithéliales; dans d'autres cireonstances, elle est bien homogène et ne renferme pas une seule de ces cellules. Dans certains cas, on y aperçoit IfA conci-étions si connues de ceux qui ont étudié la prostate, et qui paraissent se trouver toujours dans l'organe à l'étal adulte (voy, chap. XVIII),
Les vésicules glandulaires ultimes sont fixées en place et unies entre elles en masses folliculaires, et ces dernières s'agrègent en lobules glandulaires, principalement au moyen de tissu connectif entremêlé de libres muscu-
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■ laires pâles en petite proportion. On rencontre des intervalles considérables comblés par ces tissus, entre beaucoup de parties secondaires dû ^ lobule. Néanmoins on peut isoler entièrement, ou à peu près, le véritable ' tissu glandulaire, en y consacrant beaucoup de soin et de patience, et en disséquant sous Teau avec deux aiguilles.
Les tissus connectifs, dont je viens de décrire la présence autour des éléments de la glande, sont aussi traversés par un Kn mais riche réseau de capillaires sanguins, lequel se ramifie dans la paroi externe des vésicules. L'apport vasculaire est considérable, si Ton en juge d après la quantité et l'aisance des communications capillaires.
Les lobules glandulaires, assemblage déjà décrit de vésicules et de follicules, sont au nombre d'environ quarante ou cinquante. Chacun de leurs canaux excréteurs vient s'ouvrir dans Turèthre, près du verumontanum. Parfois deux canaux indépendants s'ou>Tent par un orifice commun ; parfois aussi ils ne s'ouvrent pas directement dans Turèthre, au point où ils l'atteignent, mais ils cheminent sous la muqueuse jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au point que nous avons indiqué. Ils parcourent ainsi quelquefois d'assez longues distances, jusqu'à 10 ou 12 millimètres.
Les conduits moyens et les plus volumineux ont des parois nettement fibreuses; elles se composent de fibres connectives, à la fois circulaires et longitudinales, entremêlées d'une petite quantité de fibres musculaires pâles. On n'y rencontre pas de fibres élastiques.
Ici s'élève naturellement une question que nous ne trouvons pas résolue à notre entière satisfaction, à cause des opinions très-diverses des observateurs. Toutes les parties de la prostate sont-elles parcourues par des éléments glandulaires? S'il en est ainsi, sont-ils distribués partout en proportions égales ?
Il y a deux moyens d'examiner l'organe pour obtenir à cette question une réponse satisfaisante. La première est d'en pratiquer avec grand soin de minces coupes au moyen du bistouri de Valentin, d'examiner à son tour chaque partie de la prostate, et de porter sous le microscope les coupes ainsi obtenues. Une autre méthode, peut-être préférable, consiste à faire successivement une incision, avec un instrument bien affilé, sur chacune des parties de la glande (ou dans des parties correspondantes des mêmes organes, pour parler plus exexaclement, parce qu'il faut plusieurs coupes pour l'examen en question); il faut avoir grand soin de ne pas presser avec les doigts les parties voisines de l'incision, sans quoi les liquides viendraient sourdre dans celle-ci ; on enlève alors aux diverses surfaces de section de petites parcelles de tissu, avec des ciseaux ou avec un bistouri et une pince; enfin, on regarde chaque partie l'une après l'autre au microscope, avec un bon objectif d'un quart de pouce [de 6 millimètres et demi]. Il n'y a besoin d'ajouter que de l'eau claire, et, après avoir examiné une parcelle de tissu, sans y toucher, il faut la dilacérer sous la lentille ail moyen de deux fines aiguilles.
Nous observerons alors la disposition que voici :
a. Supposons la présence d'éléments glandulaires.
^2$ MALVDIES DE LA PHOSTÂTE. [PAiff. 11.
D'abord la goutte d'eau distillée dans laquelle plonge la préparation, avant qu'on la dilacère, ou qu'on la recouvre d'un verre mince, prend tout de suite une teinte légèrement laiteuse, lorsqu'il y a des éléments glandulaires, aspect qu'elle n'oJtre jamais lorsqu'il n'existe pas de tissu de glande. Ce résultat est dû, sous le microscope, à ce que des cellules épithéliales suivnagent bien vite en grande abondance. En approfondissant l'examen à h lumière transmise, on voit que la masse est composée de fibres musculaires parallèles, molles, pâles, entremêlées d'une grande quantité de tissu connectif. Flottant tout autour dans le champ clair de l'instrument aussi bien qu'au milieu de la masse elle-même, sont de nombreuses cellules épithéliales à noyaux (voy. leur description, p. 322}. Ajoutons de l'acide acétique dilué, et les fibres molles vont presque disparaître, en semblant plus n)olles encore, et semi-transparentes, tandis que se montrent de nombreux noyaux allongés, lesquels indiquent, par leur disposition linéaire, la direction des libres musculaires. On aperçoit alors aussi quelques filaments de fibres élastiques, qui croisent les autres fibres en travers. Maintenant aussi on voit plus distinctement les cellules épithéliales dans les espaces qu'elles occupent, et où elles tapissent de petits culs-de-sac, ou les plus petits oon* duits excréteurs. Elles paraissent plus nettes, parce que les éléments environnants sont moins distincts, et non parce qu'elles sont elles-mêmes plus profondément modifiées par l'acide acétique; leurs contours ressortent un peu plus, tandis que le noyau est un peu plus indécis qu'auparavant. Maintenant on les voit se grouper ensemble, parfois en masses serrées, de forme lamellaire, cylindrique ou sphéroïdale : telles sont les parties du tissu glandulaire qui contiennent des éléments glandulaires sécrétants. Quelquefois les canaux et les acini sont vides, et Ton voit alors une œuche des mêmes cellules régulièrement appliquées et adhérentes aux parois, l'une à côté de l'autre, pour tapisser la cavité. Il n'est pas difficile d'en enlever une parcelle, au moyen de fines aiguilles, pour l'examiner à part; on obtient ainsi des portions partiellenjent cylindriques ou même ramifiées.
Si nous faisons sourdre un peu de liquide prostatique, et que nous l'examinions avec le même pouvoir grossissant, nous trouverons en abondance les mêmes cellules, et les cellules prismatiques qui proviennent des canaux; l'acide acétique exerce sur elles la même action très-légère que je viens de signaler.
6. Ce que l'on voit sur une préparation qui ne présente pas d'éléments glandulaires.
Dans ce cas, nous rencontrerons les fibres musculaires paies et les tissus connectif et élastique bref, le stroma(l) de l'organe, avec l'aspect, dans l'eau ou l'acide acétique dilué, qui a été décrit plus haut; mais maintenant on n'aperçoit plus de cellules à noyaux d'aucune sorte. Ce tissu nous reste encore à bien démêler; mais on ne peut découvrir aucune cellule, ni libre sur le champ du microscope, ni dans des canaux ou des interstices entre
(1) Nous emploierons désormais, pour abréger, le Icrmc de slroma, pour indiquer la couche, si souvent répétée, composée des trois tissus élémentaires, et pour la distinguer des élémeots glandulaires qu'elle entoure et auxquels elle fournit un appui.
Chap. I.] ANAT03li£ T0P0GRAPHIQI3E ET STRUCTDRK. 22b^
les fibres. Nous sommes parraitement assuré qu'il n'y a point d'éléments' glandulaires là où Ton arrive à un pareil résultat.
Or, dans la coupe médiane de la partie antérieure de Forgane au devant' de Turèthre, en d'autres termes dans Tépaisseur de Tisthme ou commissure antérieure, je n'ai jamais rencontré, même après plusieurs examens^ aucun élément glandulaire, pour\'u que la section porte précisément sur la ligne médiane. En s'écartant seulement de 3 millimètres en dehors de cette ligne, dans certains cas à une moindre distance, on voit apparaître des cellules sécrétantes et des culs-de-sac, et souvent aussi avec elles d^ petites concrétions. Dans toutes les autres parties de l'organe, on découvre la structure cellulaire, mais elle est plus abondante dans les parties^ externes et postérieures des lobes latéraux, et au centre du « lobe moyen » ou a portion médiane ». . .
Il ressort de là que les vrais éléments glandulaires d'un lobe ne se rejoignent pas avec ceux du lobe de lautre côté sur la ligne médiane et anté* rieurement, c'est-à-dire dans l'isthme antérieur, et qu'il existe en cet endroit un intervalle comblé par du tissu moins complexe, et variable cher les différents sujets ; il importe aussi de faire remarquer que, dans cet intervalle, j ai découvert quelques fibres musculaires de la vie de i-elation' qui descendent presque jusqu'à Turèthre. Une coupe pratiquée en ce point et bien éclaircie offrira souvent quelques fibres striées, quoique en faible proportion. Ce manque de continuité du tissu glandulaire en avant semble indiquer la persistance de la division en deux lobes, si bien marquée pen« dant la vie fœtale, et qui a fait donner à lorgane ])ar les anciens anatomistes le nom pluriel de a prostates ». Mais on trouve en abondance des grains^ glandulaires sur la ligne médiane en arrière de Turèthre.
I^ capsule propre de la prostate s'étend sur la totalité de l'organe, sauf à la base et au sommet par où Turèthre entre et sort, et cette enveloppe est là en continuité avec les parties voisines de chaque côté, comme je l'ai indiqué à la page 301. Cette capsule est distincte de l'étui fourni à la prostate par l'aponévrose recto-vésicale et forme partie intégrante de l'organe ; elle ne se laisse ni peler, ni isoler autrement que par la dissection. Elle se compose de tissus fibreux denses, c'est-à-dire de fibres musculaires pâles, de tissu connectif et d'un peu de tissu élastique, dont un grand nombre de l)andes pénètrent dans la substance de Torgane. Par le fait, la capsule est en continuité de tissu avec le stroma de la glande; il y a entrelacement des fibres, et de fins vaisseaux accompagnent du dehors les fibres qui |M^nèlrent pour s'anastomoser librement avec le reste de son système vasculaire.
De la prostate chez les jeunes sujets. — A une époque très-peu avancée de la vie intra-utérine, après que le rectum s'est séparé de la vessie, cette dernière et les organes génilo-urinaires en avant se présentent sous la fonne d'un canal connu sous le nom de sinus uro-génitaL Dans cette cavité, chez l'homme, viennent s'ouvrir les uretères et les canaux déférents, ceuxci d'abord par une seule ouverture ; plus tard les vésicules séminales se développent aux dépens d'une partie du sinus uro-génital voisine de celle
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