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sion, on pratique une incision profonde sur la peau qui la recouvre. Cette incision doit s'étendre au perioste sur toute la hauteur de l’apophyse (WILDE).
Il ya des cas où le conduit reste gonflé, où la suppuration persiste en dépit d’une perforation, et où l’apophyse mastoide reste douloureuse avec manifestations fébriles ; il y a là des indications sérieuses d'ouvrir l’antre. Lorsqu’après quelques jours d’irrigations de la caisse, avec une solution chaude d’acide borique et l'emploi de la glycérine phéniquée, l'écoulement est encore abondant, au point de remplir le conduit dans l’espace d’une heure ou deux, lorsque la température s'élève à r1o1° et plus, qu'il existe des frissons qu’on ne peut attribuer à d’autres causes ; enfin, lorsqu'il existe un gonflement à la partie postéro-supérieure de l'extrémité interne du conduit ; que l’apophyse mastoide est douloureuse à la pression ou que le patient y éprouve des douleurs sourdes, il y a tout lieu de ‘supposer que l’apophyse contient du pus, et il y a indication d’opérer.
Cette opération, qui, il n’y a pas bien longtemps encore, était la terreur des chirurgiens tend de jour en jour à se généraliser dans la pratique des maladies de l’oreille. Un procédé opératoire plus rationnel, l’antisepsie mieux observée, a contribué à rendre la statistique plus favorable, L'opération demeure une affaire sérieuse et dans aucun cas ne doit être tentée à la légère ; mais d’un autre côté lorsque les indications existent, la retarder, c’est faire courir au patient un risque plus sérieux que l’opération n’en comporte par elle-même.
Dans les cas où l’apophyse ne contiendrait pas de pus, mais serait seulement le siège de congestion, l'opération aurait encore le bon résultat d'améliorer l’état du patient.
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Les cas de morts cités en rapport avec l'opération n’en sont pas tous le résultat immédiat ; il ne faut pas oublier que la perforation de l’apophyse mastoide a été et est encore trop souvent réservé aux cas désespérés, déjà compliqués de méningite ou d’abcès du cerveau. Les résultats favorables obtenus par HARTMANN et autres sont dus en grande partie au fait que l’opération est pratiquée plus tôt, dans le but de prévenir, plutôt que de guérir des complications cérébrales.
ARTICLE II Otite moyenne chronique
OTITÉ MOYENNE CATARRHALE CHRONIQUE.—II existe deux formes de cette maladie : 1° Une forme hypertrophique humide ; 2° une forme atrophique sèche ou scléreuse. Ces deux formes de l'affection résultent généralement d’un catarrhe aigu et se compliquent presque toujours d’un catarrhe de la trompe d'Eustache et du pharynx, c’est dire que la maladie est rarement primitive et chronique d'emblée.
La forme sécrélante de l’otite moyenne chronique s’accompagne de surdité variable, en rapport avec la quantité et la qualité de l’épanchement.
D'après SCHWARTZE, cet épanchement est tantôt séreux, tantôt séro-muqueux, muqueux où muco-purulent. Plus ilest consistant, plus il entrave le. fonctions auditives. Le tympan peut nous indiquer, par les modifications apportées à sa couleur normale, la présence et la
nature des liquides contenus dans la
Puitaor caisse fig 154. Cependant, ces indications