‹ Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pharynx [microforme]Chapitre 131 sur 154 · PHYSIOLOGIE DU NEZ · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DU NEZ

ARTICLE I L'odorat

Le mucus qui recouvre la membrane pituitaire, à l'état normal, sert à dissoudre les particules odorantes que l’inspiration introduit dans le nez ; c’est ce qui donne lieu au phénomène de l’odorat.

Pour que cette fonction s'exerce intégralement, il faut que les fosses nasales soient en parfait ordre. Des accumulations de mucus, des polypes, une sténose, une altération quelconque du nerf olfactif, diminuent, altèrent ou abolissent le sens de l'odorat. Le sens du goût est intimement lié à celui de l’odorat. ‘‘ Ceci s'explique par le fait que le sens spécial du goût est fourni à la langue par le glosso pharyngien et peut-être le gustatoire, et consiste réellement dans l'appréciation des substances acides, amères, douces ou salées, et rien de plus. L'appréciation la plus délicate des aromes est entièrement le résultat des impressions produites sur la terminaison des filaments du nerf olfactif.’ (1) On doit tenir compte de cette relation pour expliquer le manque d’appétit chez certains sujets et la difficulté que l’on éprouve à leur faire prendre une nourriture suffisante.

Il existe plusieurs théories pour expliquer le phénomène de l'olfaction. GRAHAM (2) prétend que l'odeur est le résultat

(1) Bosworth, Diseases of Nose and T'hroat, page 87.

(2) Bain's Sctence and Intellect.

Page 1