‹ Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pharynx [microforme]Chapitre 132 sur 154 · LE NEZ ET LA PHONATION · texte numérisé non relu

LE NEZ ET LA PHONATION

d'une oxidation dans la muqueuse nasale. RAMSEY (1) a trouvé une relation entre le poids moléculaire des corps et leur qualité odorante, et attribue l’olfaction à une vibration moléculaire.

Pour OGLE, (2) l’odorat serait en rapport avec le pigment des fosses nasales, secrété par les glandes de BOWMAN.

Ces théories sont plus ou moins spéculatives, elles sont toutes appuyées sur des faits intéressants, mais aucune ne peut être acceptée à l’exclusion des autres.

La pituitaire tient sa sensibilité générale des branches du trijumeau ; c’est une des surfaces où s’exercent le plus souvent, et de la manière la plus variée, des reflexes de toute sorte.

ARTICLE II

Rôle äu nez dans la phonation .

Le nez peut être considéré comme une caisse de résonnance destinée à renforcer les sons. Lorsque les cordes vocales viennent en action, elles ébranlent une colonne d’air d’une manière variable en produisant des sons plus ou moins élevés, d'un volume plus ou moins considérable selon le degré de tension des cordes vocales et de la force avec ‘aquelle l’air est chassé de l’ouverture glottique.

Le caractère, l’individualité de la voix dépendent en grande partie du pharynx, de la bouche et de la cavité nasale. Le larynx émet les sons, mais dans le langage articulé ce sont le voile du palais, la langue, les lèvres et les joues qui les modifient.

Lorsque le voile du palais s’accole à la paroi postérieure du

(1) Nature.

(2) Med, Chirurgical Trans.

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