POLYPES DU NEZ
n’est pas toujours convenable, les instruments ne fonctionnent pas toujours bien et le rayonnement de calorique dans le nez est 14 quelquefois un inconvénient sérieux. I,'anse froide est le moyen À qi le plus généralement en usage, au moins parmi les spécialistes. en Les serre-nœuds sont de différents modèles. Notre modèle (fig. a 182) est une modification de celui de BoOsWORTH. Son manie- | quil ment est facile, le fil y est fixé rapidement et solidement, l’ins- { ii trument est construit de telle sorte que l’on peut, pendant tout | le temps de l'opération, voir nettement l'emplacement de l’anse Run étallique ; l'axe de traction est parallèle à l'axe de la tige qui ni. porte l’anse, c'est le meilleur moyen d'éviter les faux mouve- É Hi ments de l'instrument dans le nez, mouvements qui auraient : pour effet de causer des douleurs inutiles, de déloger le polype “aa et nécessiter un nouveau réajustement ; enfin, l'instrument est assez fort pour exciser de gros polypes. k
Celui de KNIGHT (fig. 183) est d'un maniement plus rapide sa |
et plus facile ; laisse le champ opératoire libre, coupe le polype sans donner de secousse brusque et sa force est suffisante pour tous les cas qui peuvent se présenter.
L'opération, faite à l’aide de la cocaïne, n’est accompagnée d'aucune douleur ; l'hémorrhagie n’est pas aussi abondante que par le procédé d’arrachement. Dans le cas où il existe
Fig. 183 1 un grand nombre de polypes, il arrive un moment où le 1 champ opératoire est masqué par le sang ; dans ce cas, il est | |
418 ÉMPYÈME DE L’'ANTRE D'HYGMORE
préférable de renvoyer le patient au lendemain. Cette pratique permet de mieux voir ce que l’on fait et d'enlever plus complètement les derniers vestiges de la tumeur.
Les pédicules doivent être cautérisés à l'acide chromique ou au galvano-cautère. Si les polypes récidivent si facilement, c'est parce qu'ils ne sont pas enlevés complètement et que
leur point d'implantation n’est pas suffisamment détruit. Les hémorrhagies consécutives sont rares après l’excision
au serre-nœud, elles sont fréquentes au contraire, après l’arrachement violent, surtout si les polypes sont d’une consistance plus ou moins dure, se rapprochant de celle des polypes fibreux.
Le traitement consécutif est celui du catarrhe chronique simple.
Ostéomes.—Ce sont des tumeurs osseuses, recouvertes par la muqueuse nasale. Ces tumeurs n’affectent pas d’adhérence avec le squelette osseux du nez et n’y sont reliées que par un pédicule étroit.
Cette tumeur, de même que l'erchondrome, les kystes osseux, les papillomes, les angiomes, les adénomes et les fumeurs
malignes, est rare.