‹ Traité pratique des maladies des yeux, des oreilles, du nez et du pharynx [microforme]Chapitre 23 sur 154 · DIOPTRIES DISTANCE FOCALE ANCIEN N · texte numérisé non relu

DIOPTRIES DISTANCE FOCALE ANCIEN N

Tout ce que a été dit à propos de la réfraction dans les verres sphériques, s'applique également aux verres cylindriques et à leur numérotage.

La formation des images fournies par les lentilles repose sur les lois d'optique que nous avons formulées plus haut ; nous allons les résumer brièvement, en omettant les formules qui ne peuvent trouver place dans le cadre restreint de cet image.

La formation des images dans les lentilles convexes a lieu de la façon suivante : Soit une lentille convexe (fig. 38), et une flèche B C, située au delà du foyer principal F. Si l’on trace un rayon incident B I, parallèle à l’axe principal H O, ce rayon après réfraction passe par le foyer principal F’, et se dirige en B’, d’un autre côté, si l’on mène un axe secondaire B' O, cet axe ne subit aucune déviation, va rencontrer le rayon B I, réfracté au point B’, et donne à ce point l’image de B. En procédant de la même façon pour le point C de la ‘lèche, on en obtient l’image en C’. L'image est donc renversée, réelle et plus petite que l’objet. Cette image renversée va en s’agrandissant à mesure que l’objet se rapproche du foyer principal de la lentille.

Lorsque l’objet est situé au foyer de la lentille, il n’y a pas formation d'images, les rayons sortent parallèles (fig. 39).

Lorsque l’objet est situé entre le foyer principal et la lentille, il se forme une image virtuelle, agrandie de l’objet, d'autant plus grande que l’objet est situé plus près du foyer principal.

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Tres

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Fig. 39

Fig. 40

Soit une lentille convexe (fig. 40) et A B, une flèche située entre le foyer principal F et la lentille. On obtient graphique- Li ment, par une construction analogue aux précédentes, l’image

de A Ben I O’’ ; c’est une image droite, virtuelle, agrandie, et

d d'autant plus grande que l’objet est placé plus près du foyer

principal F. Les lentilles convexes, ainsi employées, portent le

nom de loupes ou de microscopes simples. Elles sont souvent utilisées dans l'examen de l'œil, rendent compte du grossissement qu'on obtient en examinant le fond de l’œil d’un hypermétrope,

à l’image droite. La théorie de l’image renversée est aussi utile

à connaître, pour apprécier les grossissements obtenus en examinant le fond de l'œil d'un myope. À propos des grossissements obtenus en pareil cas, il faut se rappeler qu’un objet, placé en avant de la lentille, à une distance double de la distance focale, forme de l’autre côté de la lentille, à une égale distance, une image de même grandeur que l’objet ; qu’un objet à une distance plus grande que le double de la distance focale, forme une image plus petite que l’objet, et plus grande dans le cas contraire.

Les lentilles concaves, étant divergentes, forment des images virtuelles droites et plus petites que l’objet (fig. 41).

La manière de déterminer

la force de réfraction d’une

lentille est la suivante: s’il

s’agit d’un verre convexe, on

cherche quel est le verre con-

cave qui le neutralise com-

plètement, ou encore on dé-

termine à quelle distance, en

Pig: 41 (Moite-ster) pouces, se forme le foyer prin-

cipal. Pour les verres concaves, on neutralise à l’aide d’un verre convexe ; celui qui annule l’action divergente indique le numéro. On utilise aussi des instruments, spécialement construits dans le but de mesurer le dégré de courbure des lentilles.

La réfraction et la construction des images dans les verres cylindriques diffèrent de celles obtenues par les verres sphériques. Dans les cylindres convexes par exemple, les rayons lumineux, au lieu de se concentrer en un point unique se réunissent en une série de points qui, superposés les uns sur

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les autres, représentent une ligne parallèle à l’axe du cylindre. La réfraction ne s'exerce que dans le méridien courbe, les autres parties du verre agissent sur les rayons à la façon de surfaces planes. Les images se ressentent de ce mode de réfraction, elles sont déformées, allongées dans le sens de l’axe, un point est représenté par une barre parallèle à l’axe du cylindre. Si l’on croise à angle droit deux cylindres de force égale, un point lumineux sera représenté au foyer principal par une croix. Si les deux cylindres convexes sont de force différente, on aura deux foyers différents, et dans l’espace compris en deça et au delà de ces foyers, un point sera représenté par des formes rondes ou elliptiques. Réfraction de la lumière dans l’œil

L'appareil dioptrique de l'œil est représenté par différents milieux de force réfringente différente : ce sont la cornée, l'humeur aqueuse, le cristallin et le corps vitré. Ces milieux se prêtent un”mutuel concours et, en s’additionnant augmentent la réfraction de l’œil. Leur action combinée est comparable à l’action isolée d’une lentille convexe, dont la surface antérieure serait la cornée, et dont le foyer principal postérieur serait situé à peu près à 23 millimètres. C’est l'œil, réduit à sa plus simple expression ; mais pour en arriver là, il a fallu tenir compte de l'indice de réfraction des différents milieux de l'œil, de leur degré de courbure et de leur distance respective. Ces calculs, qui appartiennent à l’analyse mathématique de la vision, ne peuvent!trouver place ici. En résumé, on peut comparer l’œil à un appareil photographique : l'appareil dioptrique de l’œil représente la lentille de l'instrument photographique, la mise au point’a lieu dans l’œil à l’aide du muscle ciliaire qui, par ses contractions, augmente la courbure du cristallin et partant sa

réfraction, dans l'appareil photographique, c’est un pas de vis, qui fait avancer ou reculer la lentille ; enfin, dans l’œil, l'écran est représenté par la rétine ; dans la chambre noire, c’est un verre dépoli sur lequel on observe une image renversée de l’objet, c’est la plaque sensibilisée qui formera le négatif. Dans les deux cas il s’exercera une action chimique, et pour que l’image soit nette, il faudra que l’écran rétinien ou la plaque argentée, soit située exactement au foyer des rayons lumineux.

L'œil, qui à l’état de repos, peut réuv'r sur la rétine le foyer des rayons parallèles, porte le nom d’'emmétrope (fig. 42). Avec un tel œil, sans effort d’accommodation, on voit de l'infini jusqu’à la distance de 5 mètres, pourvu que les objets forment sur la rétine un angle suffisant. Pour voir plus près, la vision est encore possible, pourvu que l’œil dispose d’un certain degré d’accommodation, plus l’objet regardé sera près de l’œil, plus il sera nécessaire de dépenser de l’accommodation.

Les rayons divergents ont donc une tendance à former un foyer conjugué en arrière de la rétine et à rendre la vision rapprochée de pius en plus difficile. (B fig. 43.)

Accommodation

L'accommodation est le pouvoir que possède l'œil de s'adapter aux rayons lumineux divergents en augmentant, selon besoin, la refringence de l'œil (fig. 27).

C’est le muscle ciliaire qui opère les modifications requises, et c’est le cristallin qui subit ces modifications en augmentant de courbure (fig. 44).

Le mécanisme de l'accommodation est le suivant : le cristallin, qui est normalement élastique a une tendance à devenir

sphérique, mais il est comprimé entre les capsules antérieure et

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nat orpostérieure, lesquelles sont tendues par le ligament suspenseur. VLTÉ #4 6fégté le muscle ciliaire se contracte, la tension diminue dans le ligament suspenseur et la capsule, le cristallin, abandonné

alors à sa propre élasticité, devient plus convexe. On conçoit,

Fig. 1!

Fig. 41

que plus l’action du muscle ciliaire sera forte plus le relâchement du ligament suspenseur sera complet, et plus le cristallin augmentera de courbure.

Les preuves qui démontrent que le cristallin subit réellement des modifications de courbure, pendant l’accommodation, nous sont fournies par les expériences de PURKINGE et SANSON. Voici en quoi elles consistent. La cornée et la

surface antérieure du cristallin représentent deux surfaces convexes, lisses et polies, qui réfractent la lumière, il est vrai, mais qui la réfléchissent aussi à la façon de miroirs convexes ; la surface postérieure du cristallin représente plutôt un

miroir à surface concave, Si on place une bougie dans le voisinage d’un œil humain, de façon à ce que la

ligne menée de la lumière à l’œil forme un angle de 30° environ avec la ligne visuelle, on voit dans le champ pubpillaire trois images de la flamme, différent les unes des autres par leur éclat, leur grandeur et leur position (fig 45). La plus brillante est droite, virtuelle et de moyenne grandeur, elle est formée par la surface antérieure de la cornée ; la plus éclairée après celle-ci est aussi la plus petite, elle est renversée et réelle, c’est celle qui est formée par la surface postérieure du cristallin ; enfin, la plus grande est la moins lumineuse, elle est droite, virtuelle et formée par la surface antérieure du cristallin.

Si on fait regarder alternativement de près et de loin, on constate que deux images subissent une modification, celle de la cornée reste la même, celle formée par la surface antérieure du cristallin se rapproche sensiblement de l’image cornéenne et devient plus petite ; celle de la surface postérieure diminue très légèrement de grandeur. On peut donc en conclure que le

cristallin subit des modifications, pendant l’acte de l’accommo-

dation, et que la surface antérieure est celle qui participe le plus à ce changement.

Le point le plus rapproché de la vision distincte (punctum proximum) dans l’œil emmétrope, détermine la force de l’ac-

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commodation. On désigne le punctum proximum en abréviation par les lettres P P.

L'amplitude d'accommodation est le déploiement de toute la force accommodative dont dispose un œil.

On détermine l'amplitude d'accommodation en cherchant le P P ; d'où il résulte que A (l'amplitude d’accommodation) - P P. Pour faire ce calcul on se sert de caractères d'imprimerie gradués de façon à former sur la rétine un angle de 5’; plus les caractères sont gros, plus ils peuvent être lus loin, plus ils sont petits, plus ils doivent être rapprochés pour êtres vus nettement. L'amplitude d'accommodation dépend du muscle ciliaire et de l’élasticité du cristallin, c’est dire qu’elle est plus active chez l'enfant que chez l'adulte. Chez ce dernier en effet les muscles perdent de leur force et le cristallin devient de moins en moins élastique, et par conséquent moins apte à subir les modifications

du muscle ciliaire. Après 75 ans, le cristallin ne change plus de forme.

DONDERS a tracé un tableau indiquant l’amplitude d’accommodation, à chaque âge, et la marche du punctum proximum

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