ANS. D. P. P
10 14. 2 cent 15 12. 8 . À 20 10. 10.
45 KML. 28.6
86 ACCOMMODATIOM
A l’âge de 55 ans l'œil devient hypermétrope, à 60 ans, il existe déjà % dioptrie d’hypermétropie, qui nécessite l'emploi de la moitié de l’accgmmodation disponible pour corriger l’hypermétropie acquise, il ne reste donc en réalité à un tel œil que 14 dioptrie pour déterminer la position du P P, qui se trouve à 100 — 200 cent. de l'œil. On constate qu’à l’âge de 40 ans l'œil dispose encore de 4.5 D d'amplitude d'accommodation et que le P P se trouve situé à 22 cent.
La vision rapprochée dans de telles conditions cesse d’être facile pour les objets très fins, même pour la lecture ordinaire, la fatigue ne tarde pas à se manifester et elle résulte de l'emploi continuel du maximum de contraction du muscle ciliaire.
DONDERS a donné à l’état de l’œil où le P P a dépassé 22 cent. le nom de presbytie. Pour corriger ce défaut, il faut donc remplacer par des verres convexes l’amplitude d’accommodation qui manque pour être égale à 4.5 D. Ex : à l’âge de 50 ans, un œil emmétrope ne possède que 2.5 D d'amplitude d'accommodation, son P P se trouve situé à 40.5 cent. il faudra donc ajouter à ses 2.5 D ce qui lui manque pour constituer 4.5 D,donc il faudra prescrire + 2D; alors 2D + 2.5 D — 4.5 D = 22 cent.
Le tableau suivant indique l’âge, le degré d'amplitude d’accommodation en disponibilité, et ce qui manque pour voir nettement à 22 centimètres.
AGE, A. P. PRESBYTIE, 40 4.5 D æ. SD 45 3-5 sé RE 50 2.5 + 2 — 4.5 55 1.5 D ee à MS CT LC OS 60 O.5 OR 65 O + 45 — 4.5 70 ni HAUT FOSSES 48 75 LS + 6. — 4.5 80 2,5 + 7. — 4.5
Le parcours de l'accommodation est le déploiement progressif de l’accommodation sur une série de points compris entre le P Pet PK, le punctum remotum. Ce parcours est très étendu chez l’hypermétrope, il est au contraire très restreint chez le myope.
Pour voir distinctement de près et de loin, il faut que l’appareil refringent de l’œil soit intact, qu’il n’existe ni myopie ni hypermétropie, ni tache cornéenne centrale, que le cristallin et le corps vitré soient d'une transparence parfaite, que la rétine et le nerf optique fonctionnent intégralement, enfin, il faut que les objets soient suffisamment éclairés et qu’ils soient vus au moins sous un angle de 5’.
Acuité visuelle On entend par acuité visuelle la représentation par un chiffre de la valeur visuelle centrale, c'est le plus petit écartement sous lequel deux points puissent être perçus séparément. Nous avons vu plus haut que cet écartement est limité à un angle de 5’.
qu'il leur fallait un écartement de 1” ; les échelles de WECKER
Pour différencier deux points, l'expérience a démontré
SNELLEN sont construites d’après ce principe ; pour être reconnues aux différentes distances qu’elles indiquent, en mètres, il faut que l’œil puisse distinguer deux points séparés de chaque lettre par un angle de 1°: la largeur des traits noirs et les interlignes blancs ont juste 1: chacun du diamètre de la lettre entière, La lettre entière apparait sous un angle de 5’.
La grandeur de l’angie sous lequel sont vus les objets, est en raison de leur dimension et de la distance à laquelle ils sont
vus. L'éloignement d'objets de grandes dimensions, peut être tel, que l’angle qu'ils forment sur la rétine devient imperceptible à l'œil. La figure 46 s'explique par elle-même.
JS
Fig. 4;
On calcule l'acuité visuelle de différentes manières, selon les échelles employées. Celles de WECKER-SNELLEN sont les plus généralement en usage, elles contiennent des lettres qui peuvent être lues à des distances variant de 50 à s mètres. Lorsqu'à ces distances, les lettres sont vues distinctement, l'acuité visuelle est dite normale et se note comime suit: V = ff ou 5. L'acuité visuelle inférieure à ? se note comme suit : le numérateur indique la distance, en mètre, des échelles, et le dénominateur, le chiffre de la ligne de caractères les plus fins vus à cette distance, Ex : un patient placé à 3 mètres des échelles métriques ne distingue
nettement que la ligne qui pour-
rait être lue à 30 mètres, bn notera V = 3%.
Aux distances indiquées à chaque ligne de caractère, corres-
pond pour l'œil un angle de 5°; par conséquent, le calcul
de l’acuité visuelle peut se faire à toutes les distances, même les
plus rapprochées, pourvu qu’on tienne compte de la grandeur
de l’angle visuel et de l'amplitude d’accomimodation.
Dans le calcul de l’acuité visuelle, il faut tenir compte de
l’hypermétropie, de la myopie et de l'astigmatisme ; on ne peut
lus [es eltvaqu'à "ues elle nine é vicom lique chel- 1iffre plus Lun des ngue
Dour:
)rresalcul 1e les
ideur
te de
peut
avoir une idée exacte de la valeur de cette acuité qu’en corrigeant préalablement tout défaut de réfraction,
Fig. 47
Fig, 48
Fig. 49
Fig, 50
Fig. 51
Il y a des cas où il est impossible de calculer l’acuité visuelle, tant elle est réduite, et où cependant on peut encore attribuer une certaine valeur à la perception lumineuse. On fera alors compter les doigts, en tenant compte de la distance, ou encore, si la vue est trop amoindrie, on établira le degré de perception lumineuse à l’aide d’une bougie que l’on fait mou-
40 AMÉTROPIE
voir en tout sens. Avec une bonne perception lumineuse un patient peut indiquer dans quel sens se meut une bougie située à 3 mètres.
Amétropie
Nous avons vu que l'œil emmétrope est l'œil parfait, l'œil type au point de vue de la réfraction (fig. 47 E), l'œil amétrope est celui qu’on étudie sous le titre d'anomalies de la réfraction. Il y a trois formes d’amétropie ; l'hypermétropie, la myopie et l’astigmatisme.
.L'hypermétropie est un défaut qui dépend d’un racourcissement de l’axe antéro-postérieur de l'œil (Æypermétropie axile fig. 48 H), ou d’une diminution de sa réfraction (4ypermétropie de courbure). Dans un cas comme dans l’autre, les rayons lumineux parallèles, au lieu de former leur foyer sur la rétine, vont se réunir en arrière, et forment des images diffuses (fig. 47 H). Il en résulte qu’un hypermétrope, sans le secours d’accomimodation, ne voit pas distinctement de loin. Pour voir distinctement, il lui faut des rayons convergents (fig. 48. Pour ramener sur sa rétine le foyer qui tend à se former en arrière, il est obligé de taire intervenir son accommodation, cette dépense accommodative, pour voir loin, est aucant de force dépensée et perdue pour la vision rapprochée. Il en résulte que le P P des hypermétropes est plus éloigné de l’œil que celui des emmétropes.
Si l’on veut trouver le P P d’un hypermétrope de 3 D à l’âge de 30 ans, voici ce que l’on obtiendra : à l’âge de 30 ans un emmétrope dispose de 7 D d'amplitude d’accommodation et son P P est à 14 cent. S'il existe 3 D d’hypermétropie, les 7D d'amplitude d’accommodation seront réduites d'autant, c’est-àdire que l’hypermétrope en dépensera 3D pour se rendre
EE
AMÉTROPIE 41
emmétrope, il ne lui en restera donc que 4 D, or, 4 D équivaut à un P P situé à 25 cent. Un tel hypermétrope sera donc presbyte avant l’âge de 40 ans.
On distingue trois sortes d’hypermétropie : hypermétropie latente, manifeste et absolue.
Elle est /afente, lorsque l’hypermétrope réussit, à l’aide de son accommodation, à ramener sur sa rétine le foyer des rayons lumineux parallèles, partant d'objets devant être vus sous un angle de 5’. Elle est r:auifeste, lorsque cette accommodation n’est pas suffisante pour lui permettre de distinguer toutes les lettres du tableau métrique. Elle est absolue, lorsque l’'accommodation devient insuffisante pour en reconnaître aucune.
Dans l’hypermétropie absolue et manifeste, la vision est plus ou moins défectueuse à distance. La vision de près est difficile, les symptômes de la presbytie sont anticipés, il existe des maux de tête, la vue devient embrouillée après une certaine durée de travail.
Si on examine le fond de l’œil à l’ophtalmoscope seul, on obtient une image droite, agrandie et virtuelle. Nous verrons plus loin l'application d’un autre procédé de diagnostic, désigné sous les noms de kératoscopie.
Le traitement de l’hypermétropie consiste à faire porter des verres convexes appropriés aux besoins du patient. Ces verres ramènent sur la rétine le foyer des rayons lumineux parallèles (D fig. 50). S'il existe une hépermétropie absolue chez un jeune sujet, on peut se contenter de prescrire le verre convexe qui permet de lire le No 5 des échelles typographiques, et le faire porter continuellement. Pour voir de près, l'amplitude d’accommodation, jointe au numéro prescrit seront suffisants,
42 AMÉTROPIE
Dans le cas où il s’agit d’un sujet approchant l’âge de 40 ans, il faudra deux paires de lunettes, une pour voir loin, corrigeant l’hypermétropie absolue, et une autre pour voir près, plus forte, corrigeant l’hypermétropie absolue et la presbytic.
La même ligne de conduite peut être suivie pour corriger l'hypermétropie latente ; elle exige plutôt une correction pour voir. de près. L’amplitude d’accommodation est-elle suffisante pour ramener sur la rétine le foyer des rayons parallèles, on vient alors au secours de l’accommodation dépensée pour voir de loin, en prescrivant des verres convexes pour voir de près, et ces derniers doivent être d’autant plus forts que le sujet est plus agé.
La myopie peut résulter d’une longueur anormale de l'axe antéro-postérieur (fig. 49 et 51 M) (myopie axile), ou d’une réfringence exagérée des milieux transparents de l’œil (#2yopie de courbure). Dans les deux cas, le foyer des rayons lumineux parallèles se fait en avant de la rétine (fig. 47 M), et la vision éloignée est défectueuse. Pour voir distinctement, le myope a besoin de rayons divergents (C fig. 49) et il obtient ce résultat en faisant usage de verres concaves d'autant plus forts que la myopie est plus forte (fig. 51).. Le verre concave qui ramène sur la rétine le foyer des rayons lumineux parallèles, mesure le degré de myopie ; ‘' indique en même temps quel est le Punctum remoturn de cet œil. Dans la figure E le P R est situé en F. Supposons le cas où un æ1il myope exige un verre concave de 1 D pour lire le No 5 des échelles métriques, ceci indique que ie P R est situé à un mètre; le myope pourra voir nettement sous un angle de 3’, un objet situé à cette distance de son œil, il le verra embrouillé audelà. Pour voir entre 1 mètre et une distance plus rappro-
AMÉTROPIE 43
chée de son œil, il mettra son accommodation en activité, et aura le P P plus rapproché de son œil que dans l’œil hypermétrope et emmétrope. Le verre concave imprime aux rayons lumineux
parallèles le dégré de divergence nécessaire pour reporter le foyer sur la rétine.
Il existe plusieurs degrés de myopie, selon la position du P R. Ce dernier peut être situé tout près de l'œil, à quelques centimètres ; il peut être situé à 3 ou 4 mètres. Placé en face des échelles typographiques, les myopes peuvent distinguer quelques uns des caractères les plus gros, ou n’en voir aucun. Dans les myopies faibles les patients peuvent lire des caractères formant des angles supérieurs à 5’, et dont les cercles de diffusion ne sont pas assez grands pour embrouiller complètement l'image.
A l’état de repos, l’œil myope est adapté à son P R ; si l’accommodation intervient, la myopie paraît augmentée de la somme d’accommodation employée. Supposons le cas où un myope, à l’état de repos, a son P R à 16 centimètres, sa myopie devra se corriger par le verre concave 6 np. Ce verre placé devant l'œil permettra de lire le plus fin caractère des tableaux à 5 mètres, et ce verre, placé devant l'œil, imprime aux rayons parallèles une divergence qui fait paraître l’objet
comme s’il était situé au foyer principal de cette lentille, c’est: à-dire à 16 centimètres.
Quoique l'œil myope possède de la refringence en excès, il peut arriver que le P P se trouve assez éloigné de l’œil pour
constituer de la presbytie. L'œil peut donc être myope et presbyte en même temps.
Supposons le cas d'un myope de 1 D à l'âge de 65 ans. S'il était emmétrope il lui faudrait + 4.5 p, or, il est obligé d'em-
A4 AMÉTROPIE
ployer—1 D pour se rendre emmétrope ; il lui reste donc + 3.5 D à obtenir pour ramener son P P à 22 cent. ; il faudra donc lui prescrire—1 D pour voir loin et + 3.5 D pour voir près.
S’ils’agit d’une myopie de 4.5 p le P R est situé à 22 cent., un tel œil ne deviendra pour ainsi dire jamais presbyte. Si la myopie est plus forte que 4.5 D il faudra des verres concaves même pour voir à 22 centimètres, il faudra diminuer la réfraction afin de reporter le P R plus loin.
Les symptômes de la myopie sont les suivants: le patient cherche à voir de près, il cligne des paupières afin de diminuer la grandeur des cercles de diffusion ; si la myopie est ti: forte, il regarde de très près, les yeux convergent fortement, il en résulte une fatigue des droits internes. Souvent, le globe de l'œil est allongé, la pupille est dilatée. A l’ophtalmoscope seul, l’image du fond de l’œil est renversée. La rétinoscopie est aussi utilisée pour en faire le diagnostic, ainsi que l’essai des verres concaves, mais ces derniers employés seuls, peuvent induire en erreur, attendu qu’une contraction du muscle ciliaire peut simuler ou augmenter une myopie.
La myopie est acquise ou héréditaire. JAVAL (1) prétend que la prédisposition à la myopie est héréditaire, mais que la myopie elle-même résulte plutôt d’astigmatisme non corrigé, ou d’un travail oculaire dans des conditions défectueuses. Le travail dans des conditions hygiéniques défectueuses, le mauvais éclairage, une position vicieuse de la tête y prédisposent, le mauvais état constitutionnel, les taies cornéennes, une congestion de la choroïde peuvent en être le point de départ. Les forts dégrés de myopie s’accompagnent généralement d’un décollement plus ou moins étendu de la choroïde, au pourtour du nerf optique.
(1) Bulletins de l'Académie de médécine.
tient nuer orte, il en »xe de seul, ie est i des suvent nuscle
hd que yopie d'un ravail éclaiauvais h de la dégrés nt plus que.
AMÉTROPIE 45
}s myopes d’un degré élevé sont sujets à la cataracte, aux
opacités dans le corps vitré, aux décollements dela rétine, aux congestions dela conjonctive et àl’insuffisancedes droitsinternes.
Le /raitement est d'abord prophylactique et hygiénique. Il faut surtout exercer une surveillance dans les écoles, au point de vue de l'éclairage, du mobilier scolaire, de la durée du travail, de l’impression des livres en usage. On corrige la myopie totale pour voir loin, ens’arrêtant au verre le plus faible qui la neutralise complètement. Ces verres ne doivent pas être portés continuellement, car ils nécessiteraient inutilement la dépense de l’accommodation pour voir de près et pourraient augmenter la myopie. ile P R est situé en deça de 22 cent. il faudra prescrire le verre le plus faible qui permet la lecture à cette distance. Pour la lecture de la musique à 40 ou 45 cent. on peut prescrire une troisième paire de lunettes, ou faire servir à cet usage le verre prescrit pour voir loin, en choisissant un verre qui ne neutralise pas complètement la myopie, mais permet une bonne vision à distance.
L'anisométropie est la différence de réfraction entre les deux yeux. Il arrive quelquefois qu’un œil est myope et l’autre œil hypermétrope où emmétrope, la correction répartie dans les deux yeux ne donne pas toujours des résultats satisfaisants, soit qu’il existe de l’amblyopie dans l’un des veux, ou que la différence de grandeur des images retiniennes nuise à leur fusion dans des points identiques de la rétine.
L'astigmatisme est un défaut qui résulte de la différence de réfraction existant dans différents méridiens de l’œil. Il cause la formation d'images retiniennes incomplètes: tandis qu’un méridien de la cornée réfracte les rayons et les fait con-
verger sur un point de la rétine, l’autre méridien, de courbure
46 AMÉTROPIE
différente, forme son foyer en avant ou enarrière de la rétine et il en résulte une déformation de l’image.
L'astigmatisme est stmple lorsqu'un méridien est emmétrope et l’autre myope ou hypermétrope ; il est composé quand les deux méridiens sont amétropes, hypermétropes ou myopes, à des dégrés différents ; l'astigmatisme est "ivre lorsqu'un méridien est hypermétrope et l’autre myope. Enfin, l’astigmatisme #rrégulier consiste en une différence de courbure de différentes parties du même méridien. Dans l’astigmatisme régulier, le méridien défectueux est ordinairement le vertical ou l’horizontal, c’est-à-dire, que la direction à donner au cylindre correcteur doit être à go ou 180°; cependant, les méridiens défectueux peuvent être obliques. L'astigmatisme oblique est en relation avec la contraction des muscles obliques. (SAVAGE). (1)
Le diagnostic de l’astigmatisme se fait de plusieurs manières : on peut déjà en soupçonner l'existence lorsque les verres concaves ne procurent pas une acuité visuelle normale, mais 1l peut aussi exister des lésions du fond de l'œil qui en rendent compte. L'astigmatisme se reconnaît à l’ophtalmoscope, à la présence de croissants atrophiques au pourtour de la papille (MARTIN de Bordeaux), à une déformation de la papille : la papille ronde, à l’état normal, devenant ovalaire, et cette forme ovalaire subissant des modifications pendant qu'on éloigne ou qu’on rapproche la lentille (JAVAL), ou encore en comparant la forme de la papille à l’image droite et renversée (SCHWEIGGER). Les vaisseaux du fond de l’œil peuvent aussi nous renseigner ; certains vaisseaux apparaîtront très nets, tandis que d’autres, en sens opposés, seront vus moins distinctement. L'épreuve
() The Ophtalmic Record.
SMme
[ues .
AMÉTROPIE 47
de la rétinoscopie de CuIGNET, le disque de PLACIDO, l'ophtalmomètre de JAVAL-SCHIOLTZ, et surtout ce dernier,
fournissent des renseignements précis. L’instrument de JaAvaz mesure 0.5 D de trop dans l’astigmatisme selon la règle, et o.5 D de moins dans l’astigmatisme contre la règle (BurRNET) (1). Une figure étoilée (fig. 52), offre une grande importance pratique, un astigmate voit mieux certaines lignes que d'autres; les lignes les mieux vues sont perpendiculaires au méridien cornéen, accommodé et intact. Le méridien
vertical de la cornée est ordinairement le plus convexe, l’astig-
matisme est alorsselon la règle. Si au contraire le méridien horizontal est plus convexe, l’astigmatisme est contre la règle.
Les astigmates sont sujets aux maux de tête, à des désordres nerveux variés, apparaissant surtout à la suite de travaux pro-
longés. L'astigmatisme peut être spasmodique, d'ordre réflexe et résulter de mala-
dies des organes avoisinants (MARTIN de Bordeaux, BATES).
On corrige ce défaut à l’aide de verres cylindriques appro-
priés, auxquels on combine souvent des verres sphériques convexes ou concaves. Dans le cas d’astigmatisme simple, on prescrit le verre cylindrique qui rend les deux méridiens
emmétropes, ce verre fait voir également toutes les lignes
(1) Ophtalmic Revieu:.
EE __ . = = nee
48 AMÉTROPIE
rayonnées du cadran. Supposons qu'il existe un astigmatisme simple myopique de 1 D selon la règle, on prescrira — 1 D 180° ; s'il existe un astigmatisme simple hypermétropique de 1 D selon la règle, on prescrira + 1 D 90°. Si l’astigmatisme est contre la règle, on prescrit en dirigeant l’axe en sens opposé. Si l'astigmatisme est composé, c’est-à-dire, si uu méridien est plus courbe que l'autre, mais tous deux hypermétropiques ou myopiques à des degrés différents, il faudra combiner un verre sphérique avec un verre cylindrique. Supposons un astigmatisme myopique composé selon la règle, on peut avoir à prescrire de la façon suivante: —2 D—1 D 180°. Pour le même degré d’'astigmatisme composé hypermétropique, selon la règle, on prescrira + 2 D + 1 D go”. Pour un astigmatisme mixte, selon la règle, le cas suivant peut se présenter : + 3 D — 6.5 D 180". Le pouvoir refringent de cette combinaison peut s'écrire comme suit :
— 3.5 D + 6.5 D 90° ou + 3 D 90° © — 3.5 D 180°
Une notatiou plus explicite est la suivante :
+ 3 D sph., © —6.50 D cyl. axe 180°. La position de l’axe des cylindres est indiquée ici par les principaux méridiens, horizontal et vertical, mais il ne faut pas oublier que l'axe des cylindres peut affecter toute autre direction se rapprochant de la verticale ou de l'horizontale, selon la position du méridien défectueux de la cornée. Lorsque les sujets ont dépassé l’âge de 45 ans, il faut tenir compte de la presbytie, et ajouter aux verres qui corrigent l’astigmatisme, ceux qui ramènent le Punctum proximum à 22 cent. pour tous les méridiens de l'œil.
Enfin, dans les cas où l’astigmatisme se complique d’insuffsance musculaire, il faut en outre prescrire des prismes appropriés.
ma- -1D e de e est )OSÉ.
1 est es ou verre gimaoir à même on Îla itisme 3D—
n peut
hxe des , horixe des ant de éridien é l'âge er aux tent le e l'œil.
insuffappro-
Si l’on décompose la lumière blanche, à l’aide d’un prisme, on obtient les sept couleurs du spectre : rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo et violet. La perception de ces couleurs peut manquer, chez certains sujets, en partie ou en totalité, et constituer un défaut désigné sous le nom d’achromatopsie partielle ou totale. Cette dernière forme d’achromatopsie est très rare, mais on rencontre souvent une achromatopsie partielle, congénitale ou acquise, surtout pour le rouge. (Daltonisme).
Dans le cas où les couleurs sont reconnues, mais difficilement, il existe une dyschromatopsie. Les couleurs qui servent aux arts et à l’industrie ne sont pas comparables aux couleurs du spectre ; ces dernières sont des couleurs simples et ne peuvent plus être décomposées, tandis que les échantillons de laine ou de papier colorés contiennent plusieurs couleurs, dont la présence est facilement démontrée en les soumettant à l'analyse du prisme.
Le mélange des couleurs spectrales ne donne pas le même résultat que le mélange des couleurs de l’industrie. Lorsqu’un peintre mélange ses couleurs, c’est la matière colorante qu’il mélange et non la lumière qu’elles réfléchissent. Le peintre mélange du bleu et du jaune pour produire du vert ; au contraire, le bleu et le jaune spectral produisent du rose.
Toutes les couleurs du spectre forment la lumière blanche ; on peut, en composant entreelles deux ou plusieurs des régions
du spectre, produire la couleur blanche : par exemple, en com-
binant le rouge et le vert bleuâtre, l’orange et le bleu vert, le jaune et le bleu d’outre mer, #e jaune vertet leviolet. Le vert seul n’a pas de complément simple, pour sa reutralisation, il réclame le pourpre qui est composé de rouge et de violet. Il y a plusieurs théories pour expliquer le mécanisme de la perception des couleurs, mais la découverte du pourpre rétinien par BoLL semble établir un rapport entre les modifications chimiques que subit la rétine pendant l'acte visuel, et la perception des couleurs.
C’est en 1877 que Boll à démontré qu’il existe dans la rétine une substance chimique qui se modifie sous l’action de la lumière, et à laquelle il a donné le nom de pourpre rélinien. La lumière détruit cette substance, l’obscurité la conserve, certaines couleurs sont plus actives que d’autres sur cette substance ; ainsi les rayons rouges, verts, bleus et violets sont plus actifs que les rayons jaunes et ultra violets, qui sont sans action. D'ou il résulterait que le phénomène désigné sous le nom de couleur n’est que le résultat d’une réaction chimique
sur la rétine, et que du mode d’action chimique dépend la qua-
lité et l’intensité de la couleur.
En se plaçant à ce point de vue, la rétine agirait à la façon de la plaque sensible du photographe. On sait déjà que l’image des objets extérieurs va se peindre renversée sur la rétine, les expériences de Boll ont démontré que ces impressions peuvent persister un certains temps. La médecine légale aurait pu utiliser ce phénomène pour faire connaître la figure des criminels, mais la persistence de l’image rétinienne ne peut s’obtenir que dans des conditions exceptionnelles, qui se réalisent difficilement. La différence qui existe encore entre la rétine et la plaque argentée du photographe, c’est que
, le vert 1, il pernien chi- Cep-
étine de la nien.
erve, subs- L plus
sans ous le mique
qua-
façon que sur la hpreségale gure me ne qui se entre que
les couleurs agissent différemment sur toutes deux. Ainsi, tandis que le rouge n’impressionne pas la plaque argentée, elle est au contraire une des couleurs actives sur le pourpre rétinien.
La cécité des couleurs peut avoir de sérieux inconvénients chez les employés de chemin de fer ou de bâteaux, ce danger est d'autant plus grand que les signaux les plus employés, le vert et le rouge, ceux qui indiquent que la voie est libre ou qu'il y a danger, sont justement les couleurs qui manquent le plus souvent.
L'achromatopsie ou la dyschromatopsie se rencontrent au cours des affections du nerf optique, à la suite d’intoxications, par le tabac ou l'alcool, et au cours d’affections nerveuses, entr'autres l’hystérie.
Il existe plusieurs procédés pour rechercher l'anomalie de la perception des couleurs : le disque rotatif de MAXWELL, qui permet de mélanger les couleurs, à l'infini ; c’est la mé/hode des intensités minima, décrite par LANDOLT ; le contraste simultané, qui consiste à recouvrir des papiers diversement colorés avec un papier de soie très mince. On voit apparaître, à travers le transparent, la couleur complémentaire du papier coloré sousjacent, ainsi le jaune paraîtra bleu, le vert pâle, pourpre ; le rouge, vert bleu. Dans le procédé de DAAE, on dispose des petits carrés de laines de différentes couleurs en séries horizontales. Les unes sont composées de la même couleur, mais d’intensités différentes, les autres renferment des carrés de couleurs différentes, mais dont la coloration devient de plus en plus étendue et disparate.
Le procédé de HOLMGREEN est remarquable par sa simplicité, c’est celui qui est le plus généralement employé. Il con-
siste à mettre devant le sujet à examiner, un écheveau de laine de la couleur sur laquelle on veut spécialement se renseigner, le vert clair, par exemple. Le patient est prié d'assortir cette
couleur parmi les nombreuses teintes qui s'étalent devant lui. On juge du sens chromatique de l'individu d’après la manière
dont il s'acquitte de cette tâche. On renouvelle l'expérience avec le pourpre (rose). L’aveugle pour le rouge n’approuve jamais l'épreuve de l’aveugle pour le vert et vice versa. Le défaut de perception de couleurs est plus fréquent pour les teintes pâles que pour les teintes foncées, c'est-à-dire que la dyschromatopsie est plus fréquente que l’achromatopsie partielle.
Il existe encore d’autres procédés et des instruments pour faire cet examen, mais le procédé de Holmgreen donne satis-
faction. CHAPITRE IV CHAMP VISUEL
Le champ visuel es/ foute l'étendue qui peut être embrassée d'un seul coup d'œil : ainsi, lorsqu'on regarde un point, on doit pouvoir distinguer, dans une certaine étendue, ce qui l'entoure.
Le champ visuel normal est compris dans un certain rayon, que l’on peut calculer à l’aide d'instruments spéciaux, le pérrmètre ou le campimètre.
Les limites normales du champ visuel sont les suivantes, indiquées dans la fig. 53.
À l’état pathologique, le champ visuel peut être rétréci con-
ceutriquement, dans toutes les directions, ou irrégulièrement ;
ine 1er, il peut exister des lacunes partielles (sco/omes). Celle formée par ette la tache de MARIOTTE ( papille du nerf optique) est constante. lui. On en rencontre au cours de l’atrophie héréditaire des nerfs ière | optiques, de l'apoplexie de la macula, de la chorio-rétinite nCe spécifique, de l'hémiopie et du glaucome. JU VE Le - les e la parpour satis- En haut 50° En dedans 60° assée En bas 65° doit En dehors 75° et au delà.
pure.
yon, Le champ visuel peut aussi être altéré au point de vue de la béri- perception des couleurs. Cet examen offre un grand intérêt pratique pour le diagnostic et le pronostic des affections du | fond de l’œil. La perception des couleurs disparaît plus vite tes,
que celle du blanc, et plus il y a disproportion entre le champ visuel pour le blanc et celui des couleurs, plus le pronostic est grave.
Les limites du champ visuel des couleurs est indiqué par la
figure'suiv:.nte de LANDOLT.
1 ! Fig, of.
1 à (Landolt) | Il existe des cas d'atrophie du nerfoptique, surtout au début,
ou le diagnostic est rendu difficile, par le peu de décoloration
de la papille. L'étude du champ visuel pour les couleurs con-
tribuera à éclairer le diagnostic. Le champ visuel pour le
blanc sera peut-être normal, tandis qu'il existera un rétrécis-
sement plus où moins accusé pour les couleurs.
Dans l'atrophie grise, de cause spinale, le rétrécissement du
champ visuel pour le vert, puis pour le rouge, se manifeste à
bonne heure ; la perception du bleu, au contraire se perd la
dernière,